Pour nous écrire...

Accueil

Petite histoire reliée au vin
 

Lys.gif (1939 bytes)L'histoire du vinLys.gif (1939 bytes)    au Québec

gvin_2.gif (19685 bytes)

 

 

 

 

 

Le vin et la vigne en Nouvelle-France (1534-1760)

     C’est le 7 septembre 1535, à l’arrivée de Jacques Cartier, que les français découvrent la vigne sauvage appelée vitis riparia . Cette plante pousse en abondance partout sur les plaines du St-Laurent et surtout sur l’Ile d’Orléans. Dès 1608, Samuel de Champlain plante du vinifera (vigne française) et tente de la cultiver. Cette dernière périra, à cause du gel. Il est possible que les clercs,dont les sulpiciens, vers 1681, auraient réussi, pendant un certain temps, à faire pousser de la vinifera, afin de s’assurer un approvisionnement en vin de messe. Ensuite, bien des colons ont tenté de la vinifier mais sans succès. C’est suite à cet échec que les colons se tourneront vers l’autre espèce de vigne disponible découverte un siècle auparavant. Cependant, ces raisins donnent un goût plus acrimonieux rendant son vin plus ou moins délectable pour une consommation courante. Et comme les ressources manquent en Nouvelle France, on importe le vin de France et d’Espagne, de sorte que presque seulement l’élite de la société peut s’en procurer. Malgré tout, il est très plausible que plusieurs colons continuent à cultiver la vitis riparia puisqu’ en 1707, un règlement prévoit une amende pour ceux ayant cueilli du raisin sur le terrain du voisin. Bref, l’époque de la Nouvelle France est jallonée par une forte importation de vin provenant d’Europe que seuls les riches peuvent s’acheter, et par la culture personnelle de la vigne sauvage pour les colons n’ayant pas les moyens de se procurer du vin autrement.

 

 

La  période britannique méconnue ( 1760 -1867 )

     Après la guerre de la conquête, et jusqu’en 1867, la Nouvelle France perd son nom mais aussi les liens privilégiés avec son ancienne métropole qui lui fournissait un vin de qualité. La nouvelle administration anglaise rétablit cependant en peu d’année l’approvisionnement en boissons alcolisées. Le vin passe par la métropole anglaise jusqu’en 1840 à cause des « actes de navigation ». Le vin vient donc directement des producteurs après cette date. Durant toute cette période, les spiritueux dominent le marché, bien que la consommation du vin ne semble pas décroître, à l’exception de l’élite de la société (français). Peu avant la Confédération Canadienne, on assiste au début d’une tentative d’implanter la viticulture, surtout dans la péninsule du Niagara, laquelle se développe en quelques années.

 

Le développement et le déclin de la viticulture de la Confédération à l'après-guerre ( 1867 - 1945 )

     Vers la fin des années 1860, la viticulture connaît un véritable essor au Québec. Plus d’une trentaine de vignobles se créent à travers la province se concentrant principalement dans la région de Montréal. L’importation d’une espèce hybride provenant des États-Unis pourrait être une des causes ayant favorisé ce développement rapide. Cependant, ce phénomène aurait été encore plus influencé par les efforts d’un certain Comte originaire de France nommé Justin M . de Courtenay, qui depuis 1858 essaie de convaincre le gouvernement du Québec de lui attribuer une subvention pour effectuer des expérimentations agricoles portant sur la vigne. Dès 1864, l’Assemblée législative charge un comité spécial afin d’enquêter sur la possibilité de cultiver la vigne au Québec. La commission interroge donc plusieurs personnes lesquelles appuyant toutes de Courtenay sur la qualité des vins produits avec des raisins français. Malgré ces efforts pour une vinification de vinifera, plusieurs vignobles plantent, entre 1870 et 1890, des nouvelles variétés de vigne. De Courtenay migrera donc en Ontario où il y finira sa vie. De tous les vignobles présents en ces années, trois se démarquent des autres. Le premier situé à Pointe-Claire appartient à M.Menzies, compte 2500 plants en production ainsi que 85000 en voie de produire et se nomme: « Vignoble Beaconsfield ». Le second appartient à son ancien associé, dénommé Gallagher, qui après avoir quitté Menzies crée les « Vignobles Beaconsfield » et ce, toujours près de Pointe-Claire. Le dernier en importance est celui de Longueil ayant appartenu à L. Carvi, G.Cefini et H.Renaud.

     Malgré ce très bon départ, de lourdes pertes de cépages européens tués par le gel commencent à se faire sentir vers 1894 soit seulement 27 ans après les débuts du développement de la vigne. De plus, plusieurs mauvaises années de récolte se font sentir et viennent affecter la qualité du vin. Ensuite, les lois sur la prohibition officielle aux États-Unis ainsi que dans les provinces canadiennes entre 1919 et 1933 n’ont fait que détériorer les conditions déjà malsaines des vignobles québécois. Ce qui est certain, c’est qu’à la fin de la période, il n’y a plus de vigne au Québec. En résumant en une phrase, il est donc probable que, pendant ces années, la nature se soit liée à la tempérance et au monopole d’État pour étouffer les initiatives (citation du livre).

 

La période d'expérimentation ( 1945 - 1980 )

     Durant la période d’après guerre, seulement quelques vignobles sont créés. Vers 1950, les immigrants contribuent à un très grand changement, qui se développe dans toute l’Amérique du Nord, quant à la façon de boire du vin. Ce dernier n’est plus uniquement social mais commence à apparaître lors des repas. C’est donc avec cette nouvelle mentalité que plusieurs se mettent à faire eux-mêmes leurs vins à partir de raisins de Californie et d’Ontario. Cette phase est caractérisée par une appparition d’un très grand nombre de vignobles expérimentaux non commerciaux hasardant leurs recherches sur différentes sortes de viniferas greffées, de viniferas et d’hybrides. Les études effectuées par un certain Joseph O. Vandal, agronome et professeur de génétique à la faculté des Sciences de l'Université Laval, portant sur des variétés de France, des États-Unis et du Canada pour en étudier la rusticité et faire des croisements, ont cependant sucité plus d’intêret. De plus, l’importation de vins étrangers par la Régie des alcools du Québec à la suite de l’Expo 67, l’ouverture de la Maison des vins (1973) et la vente de vin dans les épiceries ont grandement contribué à l’augmentation de la consommation du vin.

 

Les nouveaux vignerons ( 1980 - 1996 )

     Quelques vignobles continuent à produire depuis la dernière période. À ces derniers viennent s’en ajouter près de 75. En 1986, cinq d’entre eux obtiennent leur permis d’exploitation de vente. D’autres vignobles continuent toujours d’ouvrir leur porte. De nos jours, plus de 60 endroits cultivant de la vigne ont été recensés au Québec.
 

Toutes les informations concernant cette page ont été pris dans le Guide des Vignobles du Québec.  Cliquez sur l'image pour visiter le site officiel de ce livre.

vignoble360.jpg (26855 bytes)



 


 

Hosted by www.Geocities.ws

Hosted by www.Geocities.ws

1