GEROME HALLEUX

TRAVAIL DE QUALIFICATION 2002

6 ème TECHNICIEN CHIMISTE

 

L'ATPmétrie

Travail effectué chez INTERBREW

 

Introduction

 

 

Interbrew se situant à quelques kilomètres de mon domicile (Fléron), j'ai de suite pensé à aller me renseigner là bas afin d'y effectuer mon stage dans les laboratoires de la brasserie. Ce stage se déroulera du 28 janvier au 8 février et sera une partie importante de ma qualification de fin d'année 2002.

J'espère que cette période de 10 jours dans les laboratoires d'Interbrew me fera découvrir le monde du travail et que ce stage améliorera ma façon de travailler au quotidien.

 

 

 

Descriptions d'Interbrew

 

Avant tout, un bref rappel historique de l'entreprise Interbrew:

 

Interbrew est un groupe brassicole, né de la fusion de deux grandes brasseries belges :
" La Brasserie Artois " et "La Brasserie Piedboeuf "

 

1.    La Brasserie Artois :

L'histoire de cette brasserie remonte à 1366. La maison "Den Hoorn" était alors établie à Louvain.

Au début du dix-huitième siècle, Sébastien Artois, ayant obtenu le titre de maître brasseur, devient propriétaire de la maison "Den Hoorn" et en 1717 la rebaptisa "Brasserie d'Artois". La première Stella, à l'origine bière de Noël, fut brassée en 1926.

Ensuite dans la seconde moitié du siècle; la brasserie se développa d'abord en Belgique puis à l'étranger.

C'est ainsi qu'en 1954, la brasserie Leffe fut reprise par la société Artois. Ce fut ensuite le tour de la brasserie Dommelsch aux Pays-Bas en 1968, de la Brasserie du Nord en France en 1970 et en, 1979, Artois acquiert la Brasserie De Gheest à Alost où la Safir était brassée depuis 1930.

 

2.    La Brasserie Piedboeuf :

Si la réputation brassicole Liégeoise remonte à la nuit des temps, celle de la famille Piedboeuf date du dix-neuvième siècle.

En 1812, cette famille de chaudronniers, livrait des chaudières aux brasseurs belges et Allemands. C'est alors que l'idée leur vint de tirer profit de leurs propres installations, de l'eau pure de Jupille ainsi que de l'orge et du houblon poussant aux quatre coins de la cité.

Nous sommes en 1853, la brasserie Piedboeuf était née.

En 1910, cette brasserie familiale connut un second souffle et l'élaboration d'une stratégie de marque qui lui donnera ses véritables lettres de noblesse.

Depuis elle perpétue une tradition ancestrale : l'art de brasser la bière.

En 1966, la première Jupiler voit le jour et connaît une ascension fulgurante; en moins d'un an quatre belges sur cinq connaissent Jupiler et celle-ci gagnait déjà le cœur de nos voisins.

C'est ainsi que la brasserie familiale de Jupille qui fabriquait déjà 345000 hectolitres par an, dépasse actuellement la barre des 3 millions d'hectolitres.

La production de la Jupiler est la plus importante puisqu'elle représente 84 % de la fabrication contre 16 % pour l'ensemble des autres bières à savoir : Stella; Piedboeuf Triple, Brune, Blonde et Excellence (fabriquée à la demande); la Ginder Ale (bière de type Scotch).

 

3.    La société Interbrew :

En 1988, c'est la grande fusion : Stella Artois décide de rejoindre Piedboeuf. Les deux plus grandes marques du pays "Stella" et "Jupiler" ne sont plus concurrentes mais sœurs

Très rapidement, deux autres brasseries belges, de bières spéciales cette fois (Hoegaarden et Belle vue), viennent rejoindre le groupe Interbrew.

Dans les années suivantes Interbrew acheta les brasseries en Europe de l'Est; au Canada (Labatt) et réussit également la conquête des Amériques.

Grâce à ses rachats Interbrew occupe une place importante dans le "hit parade" brassicole (deuxième) et nourrit l'espoir de devenir un jour premier brasseur au monde.

 Mon stage s'effectuera dans les laboratoires de l'ancienne brasserie Piedboeuf.


Activités d’Interbrew :

 

La Bière

 

La bière aujourd'hui si populaire est par excellence un produit noble et subtil. A l'instar du vin, on peut en apprécier la robe, le bouquet, les nuances du goût, de corps et de longueur. De plus elle est dotée de diverses qualités : elle est désaltérante, conviviale et réconfortante.

 

1. Définition légale de la bière :

 

D'après le décret du 28 juillet 1908 modifié par le décret du 30 mai 1935 et la lettre circulaire du 15 juin 1950, la bière est une boisson obtenue par fermentation alcoolique d'un mout fabriqué avec du houblon et du malt d'orge pur ou associé à 30 % au plus de son poids de malt provenant d'autres céréales, de matières amylacées[1], de glucose

 

2. Les matières premières :

Pour brasser une bière, produit extrêmement naturel de par ses composants, il faut de l'orge, des grains cru, du houblon, de l'eau et des levures ainsi que le savoir faire des ingénieurs brasseurs, dictant leurs exigences dans le choix des matières premières et des installations devant répondre à des critères d'hygiène stricte.


 

Zone de Texte: Figure 1 : Molécule d'eau

 

L'eau

 

L'eau est l'élément principal de la bière, même la bière la plus forte comporte 95 % d'eau. Son rôle est primordial tant par sa pureté bactériologique que par sa composition en sels minéraux.

 En brasserie, trois qualités d'eau sont à prendre en considération:

-L'eau potable brute, dépourvue de micro-organismes présent dans l'eau d'alimentation et servent pour le nettoyage extérieur.

-L'eau potable décarbonatée, ayant subit une décarbonatation afin d'amener la dureté de l'eau à un niveau correct ou d'éliminer les sels de calcium et magnésium. Elle sert lors du brassage et de l'embouteillage.

-L'eau déminéralisée servant pour l'alimentation des chaudières.

Au total, il faudra 5 à 10 litres d'eau pour fabriquer 1 litre de bière.

 

Le malt

Zone de Texte: Figure 2 : Malt L'orge est une céréale riche en amidon, mais ce dernier a son état premier et ne peut se dissoudre dans l'eau, il faut donc le malter[2].

Il existe deux sortes d'orge de brasseries:

-L'orge d'hiver semé en automne

-L'orge de printemps semé en mars

Tous deux doivent posséder un certain pouvoir germinatif, une pureté végétale, un calibrage et une teneur modérée en protéines.

L'orge est essentiellement cultivée dans les zones du globe à climats tempérés, telles que la Belgique, la France, La Grande-Bretagne, L'Allemagne, l'Australie,…

 

Les grains crus

Les grains crus sont des céréales non maltées, généralement ce sont le riz, le froment et le maïs qui sont utilisés. Ils permettent d'augmenter la stabilité du produit en réduisant l'azote soluble contenu dans le mout.

Zone de Texte: Figure 4 : Plants de maïs Zone de Texte: Figure 3 : Plants de riz

 

 

 


Zone de Texte: Figure 5 : Cônes de houblon

Le houblon

Le houblon est l'aromate de prédilection de la bière.

Appartenant à la famille des cannabinacées, c'est une plante grimpante pouvant atteindre huit mètres et à floraison dioïque

En brasserie, on utilise seulement les fleurs femelles non fécondées (.les cônes).

Ces cônes renferment de la lupuline, dont les résines et les huiles essentielles donnent à la bière son amertume et ses arômes particuliers.

De plus, on ajoute des tanins pour aider à la clarification du malt et à la conservation de la bière.

Le houblon est employé de 3 manières différentes:

- en cônes.

- sous forme d'huile

- sous forme de pellets (granulés) comme ici à Jupille

 Le houblon est, comme l'orge cultivé dans des régions tempérées.

 

Zone de Texte: Figure 6 : Levures vues au microscope Les levures

Micro organismes unicellulaires responsables de la fermentation, la levure est l'âme de la bière. C'est elle qui permet la transformation des sucres du malt en alcool et gaz carbonique. Elle se produit par bourgeonnement.

Chaque bière est élaborée à partir d'une souche de levure distincte dont la qualité et la variété déterminent en grande partie le caractère de la bière.

Une fois sélectionnée, la levure fait l'objet d'une culture pure, en vue de la multiplier, au sein même de la brasserie ou de laboratoires spécialisés 

 

3.Etapes de fabrication:

 

Le maltage :

L'opération est souvent effectuée par des malteries indépendantes à la brasserie.

Après sa récolte, l'orge subit une période de repos appelée "dormance" destinée à faciliter la germination. Les grains seront ensuite nettoyés et humidifiés pendant 48 heures. L'orge est alors mise à germer. Durant cinq jours on contrôlera la température, l'humidité et l'apport d'oxygène afin d'optimaliser les conditions de formation d'enzymes permettant la transformation d'amidon en sucres. Après germination le grain va subir l'opération de touraillage qui va stopper la germination.

Le touraillage comporte 2 étapes:

-Le séchage à 45-50°C en air sec

-Une augmentation rapide de la température appelée "coup de feu" qui va permettre le développement de l'arôme, le goût et la couleur du malt.

 

Le brassage

Le brassage est l'opération fondamentale dans la fabrication de la bière. Cette opération consiste à produire du mout aromatise au houblon, que l'on pourra mettre en présence de levures après cuisson pour débuter la fermentation;

Le brassage se subdivise en six étapes qui sont toutes automatisées à ce jour

Le concassage :

Réduit le malt en farine tout en conservent l'enveloppe du grain intacte

 

-Le brassage :

Zone de Texte: Figure 7 : Cuves de brassage On mélange la farine de malt obtenue lors du concassage à de l'eau de brassage dans la "cuve matière" ce qui donne la maische, à ce moment on ajoute les grains crus, préalablement bouillis dans la "cuve à maische". Le mélange est ensuite graduellement réchauffé ce qui permet de placer les enzymes dans des conditions favorables. En quelques heures l'amidon est transforme en sucres et les protéines en peptides et acides aminés, qui constitueront la source azotée nécessaire à la levure.

Au terme de cette étape le mélange est nommé mout.

 

-La filtration du mout:

L'objectif de cette filtration est d'obtenir la meilleure extraction entre la partie insoluble appelée drêche et la partie soluble. Le mout est ensuite recueilli dans des "cuves d'ébullition".Quant aux drêches, elles seront lavées afin d'extraire le mout dont elles sont inhibées. Ensuite, elles seront utilisées comme alimentation pour le bétail.

 

-La cuisson et le houblonnage:

Le mout de la bière, additionné de houblon, soumis à ébullition dans une chaudière d'ébullition, subit diverses transformations.

- il se stérilise

- il se concentre suite à une évaporation d'eau.

- dissolution des principes utiles du houblon (amertumes et arômes).

- destruction des enzymes sous l'effet de la température.

- précipitation des matières agglomérées.

A la fin de l'ébullition, nous avons un liquide sucré, houblonné, stérile, bouillant et chargé de certains dépôts (floculants) qui donneront un trouble au moût

 

-La clarification du moût:

A la fin du temps de cuisson, le contenu de la cuve (le brassin) passe dans un filtre qui retiendra les drêches. Puis dans une centrifugeuse qui éliminera le "trub" (le trouble) et clarifiera le mout sous l'effet de la centrifugation.

 

-Le refroidissement:

Le moût bouillant va être refroidit par un échangeur de chaleur

Le refroidissement se déroule en deux temps, le mout passe d'abord dans des réfrigérants à plaques à contre courant d'eau froide.

Il passe en second lieu dans un second réfrigérant dont le refroidissement est assuré par une solution glycolée.

Le mout est à ce moment pompe dans les cuves de fermentation.

 

La fermentation

C'est l'opération qui consiste à dédoubler le sucre du mout en alcool et acide carbonique, sous l'influence de la levure.

C6H12O6 -à 2C2H5OH +2CO2

 A partir de ce moment, nous pouvons parler de bière.

La fermentation se passe en deux phases successives et distinctes: la fermentation PRINCIPALE et le fermentation SECONDAIRE.

A. La fermentation principale:

Se caractérise par son intensité, sa rapidité et sa courte durée (6 à 12 jours).

Au cours de la fermentation le sucre est transformé en alcool qui reste dans la bière et en acide carbonique qui se dégage en partie et est récupéré dans des réservoirs spéciaux

B. La fermentation secondaire (ou garde) :

Est beaucoup moins active et se prolonge plus longtemps. (Moyenne de 30 à 60 jours selon le genre de la bière).Cette fermentation est subdivisée en deux parties : la garde chaude qui a pour but d'affiner la bière et la garde froide, ou la température de la bière sera diminuée a -1°C.

 

La filtration

Afin de plaire aux clients, la bière doit acquérir une limpidité et une brillance exemplaire; pour ce faire, elle doit subir une filtration.

Lors de cette opération, la bière est mélangée à de la terre diatomée[3] (Kieselguhr).

Lorsque le mélange sera en contact avec les parois en carton qui composent le filtre, le Kieselguhr se dépose, permettant le passage de la bière, mais retenant les levures qui y demeurent. La bière est alors claire et limpide.

A la sortie des filtres, la bière est dirigée vers des tanks de stockage (canneterie), d'où elle sera envoyée vers le soutirage.

Avant d'être conditionnée, la bière subit un dernier traitement; elle est pasteurisée dans un flash.

Le flash pasteurisation est un échangeur de température où la bière est portée à une température élevée pendant un cours instant, il permet une sécurité supplémentaire.

 

Le conditionnement

La bière est enfin prête pour l'embouteillage et la mise en fûts.

Cette opération est entièrement automatisée, elle doit être effectuée dans des conditions de soins et d'asepsie élevée pour ne pas altérer le goût ni la qualité du produit fini.

A. L'embouteillage:

Une colonne de soutirage comprend un dépalettiseur, une décaisseuse, une laveuse de casiers, une laveuse de bouteilles, une inspectrice, une soutireuse, une étiqueteuse, une encaisseuse et un palettiseur.

Les bouteilles sont lavées puis inspectées par une mireuse qui vérifie l'absence de résidus liquides ou de corps étranger dans les bouteilles, ainsi que leur aspect extérieur. Le soutirage proprement dit peut alors commencer.

Tout d'abord, l'air contenu dans la bouteille est remplacé par du CO2 pour éviter la prise d'oxygène par la bière et donner une pression suffisante à la bouteille pour la phase de remplissage.

Lors du remplissage, la bière s'écoule normalement dans la bouteille, sans formation de mousse, car la pression de la bière et de la bouteille sont identiques.

Une fois remplie, la bouteille subit une dépression progressive et un surmoussage permettant d'éliminer l'air du col. Elle peut alors être capsulée ou bouchonnée, étiquetée et encaissée.

 

B .Le soutirage des fûts:

Certains produits (Jupiler et Stella) sont également conditionnés en fûts de 30 et 50 litres.

Le soutirage des fûts est entièrement automatise et se déroule en plusieurs étapes:

-Vérification de la pression résiduelle et vidange du reste des bières.

-Nettoyage à l'eau, à l'acide et à la soude.

-Stérilisation à la vapeur.

-Mise sous pression du fut avec du CO2, remplissage avec de la bière et contrôle du remplissage des fûts.

 

Régulièrement les contrôles de qualité seront réalisés sur le produit en cours de soutirage et soutiré.

 

Description d'un appareillage

 

Méthode d'ATPmétrie.

 

1. Qu’est-ce que l'ATPmétrie?

 

L'ATPmétrie ou bioluminescence peut être définie comme étant une émission de lumière produite par une réaction catalysée par des matières d'origine biologique. L'adénosine tri phosphate (ATP) est une substance que l'on peut trouver dans tout être vivants, qu'ils soient d'origine animale ou végétale.

On peut utiliser le niveau d'ATP comme indication de la quantité de ces matières présentes sur des surfaces pouvant entrer en contact avec des aliments, donnant ainsi une mesure de propreté.

 

ATP + Réactif luciférine/luciférase à AMP + PP + Lumière

 

En mesurant avec précision la lumière émise par cette réaction, l'appareil (ex: le Hylite 2) permet de déterminer avec précision la quantité d'ATP présente.

L'intensité de la lumière émise par un échantillon est directement proportionnelle à la contamination par des agents biologiques.

La luciférine est un substrat produit par la luciole Américaine "Photinus Pyralis".

 

2. Principe de la réaction:

 

Lorsque la lumière entre en contact avec l'ATP et la luciférase, il y a production d'un intermédiaire excité.

Cet intermédiaire, reprend son état fondamentale en émettant des quantum de lumière (photons) directement proportionnels a la quantité d'ATP présente dans l'échantillon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zone de Texte: Figure 8, 9 et 10 : Procédés de mesure

 


3. Description de l’appareil :

 

Le but premier de cet appareil est d'examiner la propreté et l'hygiène dans un environnement de production alimentaire

L'appareil est constitué:

-D'une chambre de mesure ou l'on peut placer l'échantillonneur.

-D'un détecteur utilisant l'électronique pour amplifier le signal reçu et le transformer en ATP.

-D'un compensateur automatique de température car la réaction biochimique dans l'échantillonneur est dépendante de la température.

Le système Hylite possède également un autotest.

Zone de Texte: Exemple d'un kit d'ATPmétrie A l'allumage de l'instrument, un autotest unique s'exécute avec une source de lumière de référence interne. Des déviations limitées par rapport aux valeurs internes spécifiques sont corrigées automatiquement.

S'il y a une plus grande déviation que celle prévue part l'appareil, aucune correction n'est effectuée et un message d'erreur apparaît.

Une correction de signal de fond interne, dépendant de la température, se produit automatiquement avant chaque prise de mesure.

De même quand on éteint l'appareil, il s'assure qu'il n'y a aucun échantillonneur présent dans la chambre de mesure

 

4. Substances inhibant ou réduisant le signal émis par bioluminescence:

 

La réaction enzymatique entre l'enzyme Luciférase et le substrat Luciférine, est inhibée par:

            Les produits détergents : tel le chlore, le monochloramine etc.…

            Les agents tampons modificateurs du PH tel le thiosulfate de sodium.

            La présence d'ions métal.

            Les sels

Lors des prélèvements d'eau, il arrive très fréquemment que ces produits se retrouvent dans les échantillons

 

Lorsque ces produits se libèrent dans une solution, ou qu'ils se trouvent même en faible quantité dans des liquides prélevés, en présence du substrat enzyme Luciférine-Luciférase, la réaction enzymatique est partiellement ou totalement détruite. Le signal lumineux émis peut même être détruit de plus de 90 %. Un échantillon laissera apparaître une faible teneur en ATP bactérien, alors qu'en réalité il a une population dix fois supérieur.

Cette réduction peut avoir de graves conséquences: lors de contrôles dans l'industrie agro-alimentaire, ou lors de la vérification de l'asepsie[4] de surface en production pharmaceutique, dans les salles propres ou dans les salles d'opérations chirurgicales, par exemple

 

Afin que le signal émis par bioluminescence ne soit pas affecte lors de l'extraction de l'ATP, il faut absolument éliminer les substances inhibitrices avant l'extraction de l'ATP des cellules microbiennes. La modification du PH par exemple avec du thiosulfate de sodium pour contrecarrer l'effet de chlore, ne va pas résoudre le problème, mais provoquer aussi une inhibition de la réaction enzymatique.

Dans les prélèvements de liquide, de surface et d'aérosols biologiques, il arrive souvent que de grandes quantités d'ATP non microbien s'y trouvent. On ne peut pas procéder à une détection microbienne par bioluminescence de l'ATP de l'échantillon, tant qu'il reste de l'ATP libre ou contenu dans les cellules somatiques.

Détecter l'ATP microbien plutôt que l'ATP total d'un échantillon est indispensable pour l'assurance qualité. Pour éviter de mesurer l'ATP total, il est nécessaire de lyser les cellules somatiques possédant de l'ATP, sans affecter la membrane des microorganismes contenus dans l'échantillon, afin de libérer cet ATP et ensuite le lessiver.

Afin d'éviter toute déperdition d'ATP microbien, il est impératif d'effectuer un lessivage, l'extraction et détection de l'ATP microbien dans le même contenant

 

Comparaison de la méthode d’ATPmétrie

et la microbiologie traditionnelle

 

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