Les poèmes oubliés

Aveugle était le jour, aveugle était la nuit ;

J'ai marché, sombre esprit venu du sombre oubli,

Sur ce chemin de rêve que l'on appelle la vie.

Les jours qui passent ; éclairs dans la nuit noire

De la noire destinée ; le printemps d'un beau soir

Puis les fleurs qui se fanent et l'amour qui se meurt

Et au fond de mon cœur cette innommable douleur

Flamme de l'enfer qui brûle mon printemps.

 

 

 

Je vais rester ici sur le pas de ta porte ;

Je verrais à l'automne tomber les feuilles mortes

Après que tout l'été soit passé en silence

Et quand viendra l'hiver et sa noire tristesse

Et son froid et son deuil, quand il étendra

Sur mon âme mourante son linceul glacé

Je la réchaufferai sur les charbons ardents

De ton beau souvenir.

Je vais rester ici sur le pas de ta porte

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"J'ai cueilli cette fleur pour toi ma bien aimée"

Dans le jardin fleuri que ta main a semé.

Elle est triste et le temps a changé ses couleurs

En la berçant longtemps dans les bras du malheur.

Ce n'est point une épine de mon cœur arrachée

Ce n'est point une larme de mes yeux desséchés

Ce n'est point le cri que l'on jette à la nuit

Avant de sombrer dans l'éternel oubli.

Non! C'est la foi infinie diffusée par l'aurore

Qui éclaire ton front et que mon cœur adore.

 

C'est ainsi que j'ai lu, dans le ciel étoilé

De tes yeux envoûtants, le livre dévoilé

De l'énigme de la vie, du bonheur et du temps.

Je l'ai vu seulement pendant quelques instants

Mais j'ai senti naître en moi une vérité

Que je pourrais décrire durant l'éternité.

 

 Dans ses yeux merveilleux scintillaient les étoiles de l'univers entier.

 

 

 

 

 

 

J'ai vu, comme dans un rêve, revenir le printemps et fuir le noir hiver vers un pays lointain.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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