(Elisa Point / Christophe – 2001)
Ces petits luxes providentiels
n’ont plus le gout de nos amours bien
chambrées.
Du grand hotel vide à la rue, il n’y
a qu’un pas.
La foule qui me mène à toi a
tout l’air, l’air d’un faux pas.
Le Rafaelson a du vernis quand je balance
entre deux belles, entre deux belles.
Le superflu c’est l’amour, le comprends-tu ?
Ton indifférence est le cœur de
ma folie.
Et ton allure singulière a la
distance et la beauté
Des photos glacées que j’aime.
Plus tu m’échappes et plus tu me
plais.
Au jeu de l’amour on s’est bien
ruinés.
Tes seins, ta peau douce, tes yeux
mouillés,
ta jeunesse désormais me laissent
sans regrets.
Le superflu c’est l’amour, le comprends-tu ?
Ton indifférence me va droit au
cœur.
Tes accents superficiels ont la distance et
la beauté
désespérés des rares
instants perdus ensemble.
C’est dommage, rien ne va plus.
Entre nous, rien ne va plus.
Ces petits luxes providentiels n’ont plus le
gout de nos amours bien
chambrées.
Plus tu m’échappes, plus ça me
frappe.
Je retombe amoureux, là presque aussi
sec.
Je te dis reste. J’retourne ma veste.
Nous voilà encore une fois dans de
beaux draps.
Et c’est comme ça que tu m’attrappes.
Non, n’essaie pas de comprendre.
Ce qui t’échappe, c’est toujours moi.
Ces petits luxes providentiels ont le
dégout de nos amours, meme
chambrées.
Ces petits luxes providentiels font leurs
adieux au Raphael en privé.