"L'enfant est une cr�ation po�tique de ceux qui en ont pass� l'�ge" - Carl Spitteler
La volont� est une acquisition tardive de la civilisation.Ce sont les rituels, chez les primitifs qui ont pour fonction de mobiliser l'�nergie.
"Tu te trouves � une crois� de chemins, o� l'�tre humain, s'il essaie de vivre pleinement l'orbite de sa vie, s'est d�j� fr�quemment trouv� avant toi. La situation qui est aujourd'hui la tienne a d�j�, au cours des mill�naires, �t� v�cu un nombre incalculable de fois."
L'ombre
est l'un des arch�types les plus accessibles � l'investigation - plus accessible que l'anima ou l'animus, qui,
dans la r�gle, ne se manifestent qu'ensuite, et l'ombre une fois �lucid�e. (Ai., p22)
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Anima-Animus
En d�sinvestissant l'objet qui nous exaltait, n'allons-nous pas tout simplement nous exalter sur nous-m�me ? - J.Jacobi
... Il ne sagit pas d'un sentiment d'autocomplaisance, de suffisance, mais d'une connaissance de soi. Lorsqu'on a d�couvert et rendu consciente en soi la partie du sexe oppos� dans sa propre �me, on tient mieux en main ses �motions, ses affects. Cela �quivaut en premier lieu � une r�elle ind�pendance, bien qu'en m�me temps � la solitude, cette solitude de l'homme "libre int�rieurement", qu'aucune relation d'amour ou d'amiti�, qu'aucune association ne peut plus encha�ner, pour qui l'autre sexe n'a plus rien d'inqui�tant ni de myst�rieux, parcequ'il en a reconnu les traits essentiels dans les tr�fonds de sa propre �me. Un tel individu ne pourra plus gu�re "tomber amoureux" ; il ne peut plus �tre "�perdue", se perdre en un autre ; en revanche, il sera capable d'un amour d'autant plus profond, dans le sens d'un don conscient au Toi. (Jac. P.J., p 134)
- Qu'est-ce qui active le ph�nom�ne de la projection de l'Anima, que ce soit de fa�on fugitive, r�curente, ou pr�gnante ?
"lorsque tu es seul, et que tu crois pouvoir faire ce que tu veux, n'oublie pas le vieux sage qui habite en ton coeur." HDA p386
La m�thode est pr�f�rable � la technique car plus humaine.
" Il savent que leur pass� est toujours en mouvement, et que les morts eux-m�mes casseront leurs
sentences au fond de leur tombeaux, pour juger � nouveau un pass� qu'aujourd'hui vient de faire revivre et
transfigurer. "
(MAETERLINK, Le Temple enseveli,op cit p216).
De la Psychanalyse
"Toute imperfection dans l'int�grit� de la personnalit� de l'analyste sera impitoyablement r�v�l�e, et aucun
analyste ne peut vraiment aider un malade au-del� du niveau de sa prise de conscience personnelle... La
personnalit� et l'int�grit� de l'analyste sont donc en fin de compte infiniment plus importantes que sa
"technique". (G.ADLER pp. 95-96)
> Ce qui rejoint certaines positions qui affirment qu'aucune structure traditionnelle (ordre, groupe, secte...) ne peut s'�l�ver en conscience (et en perfection?) au del� m�me du stade atteint par son ou ses fondateurs. Mais alors qu'en est-il du libre arbitre et de la transcendance?
Et Jung d'encha�ner � propos de l'interpr�tation des r�ves :
Les connaissances seules... elles non plus, ne suffisent pas ; elle ne doivent point �tre des souvenirs momifi�s, mais au contraire conserver chez celui qui les manie la saveur de l'exp�rience vivante. Que signifient, par exemple des connaissances philosophiques dans le cerveau d'un homme qui n'est pas philosophe par le coeur? Quiconque veut interpr�ter un r�ve doit poss�der une envergure personnelle comparable � celle du r�ve, car, et c'est absolu, on ne reconnait jamais en quoi que ce soit davantage que ce que l'on est soi-m�me. (HDA, pp. 62-63)
En face de la projection, il faut en outre situer l'introjection, qui lui est pour ainsi dire sym�trique. Ici on sera moins port� � commettre une confusion avec le transfert, car si l'on projette de l'ancien, du d�j� v�cu, (oedipe) on introjecte du nouveau, on tend � se modeler sur l'objet r�el qu'on a devant soi, dans l'occurence l'analyste.
p256 "insens�s! dit le sage, heureux! dit le po�te" > Musset.
Il est bon que nous ayons un appareil r�gulateur, notre "psychisme spinal", et notre "psychisme sympathique", susceptibles, � l'occasion, d'�lever des protestations. Lorsqu'un philosophe �difie un syst�me, ou lorsqu'un fondateur de religion en pr�che une qui suscite en lui des douleurs corporelles, comme par exemple des troubles stomacaux, c'est � mes yeux le d�menti le plus s�v�re qui puisse lui �tre inflig�. Lorsque je veux savoir si une v�rit� est bonne et salutaire, si c'est une vraie v�rit�, je me l'incorpore, je l'int�gre, pour ainsi dire : si elle me convient, si elle collabore harmonieusement au sein de mon organisme avec les autres �l�ments de mon psychisme, si je continue � bien fonctionner, � bien me porter et si rien en moi ne se r�volte contre l'intruse, je me dis que c'est l� une bonne v�rit�, qu'elle n'est pas v�n�neuse, qu'elle ne me nuit pas. (H.D.A pp.353-354.)
"Quelle est la diff�rence entre la femme et le diplomate? Le diplomate, quand il dit oui, cela veut dire peut-�tre ; quand il dit peut-�tre, cela veut dire non ; quand il dit non, ce n'est pas un diplomate. La femme, il faut voir la chose en sens inverse : quand elle dit non, cela veut dire peut-�tre ; quand elle dit peut-�tre, cela veut dire oui; quand elle dit oui, ce n'est pas une femme."
La Chute
On peut parler de culpabilit� collective, de p�ch� originel ; mais c'est toujours, en dernier ressort, l'individu, c'est le moi qui se sent coupable. Le moi se sent m�me, au d�part, coupable d'�tre un moi, ou de le devenir. Et ce drame se refl�te aussi dans les mythes. Dans un sens, la perte du paradis premier co�ncide avec l'apparition du moi, qui, dans la mesure, o�, pour exister, il se s�pare des puissances tut�laires, se sent isol� et d�muni. p330
Dans le monde des apparences, vaut la loi de l'universel passage, et il semble que tout ce qui est vrai se transforme, et que cela seulement qui se transforme demeure vrai. Tout viellit et a besoin de m�tamorphose et de renouvellement. > le mouvement?
P376 BAS