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GALOP du 03/03/2001
Copie de Questions  internationales

« Espoirs et menaces dans l’Afrique de l’après guerre froide. »

Copie de Franck PARIS
 

NOTE : 14/20
 

Rien qu’à la présentation, votre copie apparaissait clairement comme l’une des deux  meilleures, et la lecture me l’a confirmé.  Elle est intelligente et vive, très riche aussi, avec des « coups de projecteurs » juridiques ou francophiles très bien venus. Et puis, vous maîtrisez déjà le « lexique du sérail » sans tomber dans la fatuité. N’était la conclusion écourtée, c’était irréprochable.

I- Forme

Surface

Les atouts « de surface » de votre copie sont évidents : une présentation bien ordonnée et aérée,  une écriture nerveuse qui sent la pensée rapide, et fait que l’on pardonne les quelques ratures (vous n’utilisez pas de typex : soyez béni !)  En plus l’orthographe est irréprochable.

Intro

Votre intro est un peu longue et vous hésitez encore à vous affranchir du cours (la mention mon pesant cadrage géo-climatique n’était pas utile sur ce sujet, ni au demeurant l’allusion trop longue à l’héritage colonial : une phrase suffisait).

L’annonce de plan est un peu longue aussi. Comprimez-là :
« La fin de la guerre froide a laissé espérer un renouveau africain basé sur la paix et de la démocratie. Cet espoir est toutefois menacé par l’émergence de conflits et d’acteurs nouveaux   que la communauté internationale n’a pas su contrôler. » 

Plan

Il est bon et vous l’avez suivi. C’est donc bien. Même s’il est mauvais d’ailleurs il faut le suivre. Un détail important : Rappelez bien, par une phrase en début de chaque sous-partie, à quelle étape on en est : 

IA : La fin de la guerre froide a d’abord suscité un espoir de paix, les superpuissances cessant de s’y affronter.
IB  votre formulation est bien.
IIA pas mal mais indirect. Mettez d’abord : « Tranchant avec les premiers espoirs, l’Afrique a vite vu ressurgir de nouveaux conflits.
IIBLe retrait des puissances traditionnelles a par ailleurs laissé le champ libre à de nouveaux acteurs pas toujours innocents.

Conclusion

Vous avez été pris par le temps pour conclure ; faites-y attention en conditions « réelles », ici cela vous coûte un point. Pour mémoire, tachez de rappeler les 4 leçons que vous retenez  de la dissertation, casez une touche française et ouvrez, in fine, une voie élégante de sortie. Ci dessous un ex. qui « suit » cette méthode. 

« La fin de la guerre froide a d’abord fait naître un espoir de paix et de démocratie en Afrique. La paix a semblé possible quand on a vu, en Angola, pouvoir et guérilla s’asseoir à la table des négociations une fois ceux ci privés de l’appui des blocs. La démocratie africaine, avec l’exemple de la transition en douceur menée par Nelson Mandela, a suscité un espoir auquel faisait écho, côté français, le discours de la Baule.

Toutefois cet optimisme a été vite tempéré. De nouveaux conflits sont apparus là où les despotes ont cédé la place au chaos, comme en Somalie ou dans l’ex Zaïre. De nouveaux acteurs ont remplacé les anciennes puissances. Publics ou privés, le choc de leurs ambitions explique en bonne part les crises actuelles du continent noir. 

Pour autant, la succession démocratique au Sénégal ou en Afrique du Sud comme la prospérité retrouvée de l’Ouganda montrent que l’Afrique peut réussir. Il appartient sans doute à la communauté internationale de mieux assumer ses responsabilités envers  un continent jeune, encore « au milieu du gué. »

II FOND

Votre copie est à bien des égards intelligente, parfois même agréable : et ce genre de chose fait que l’on identifie à vous lire le futur collègue. Vous êtes, en clair, très bien parti pour réussir.  Dans le détail :

Registre d’expression :  vous avez des formules qui viennent à propos : soit par leur pertinence s’agissant de concepts (afro pessimisme, guerre froide de mouvement, sécurité collective, qualification juridique) soit par le côté « Canada dry énarchique » : « articulation, nuances, clivages, dialectique entre espoirs et menaces, logique d’instrumentalisation,  conversion à la démocratie, intraétatique, instruments juridiques incertains, corollaire » : à croire que vous vous êtes fait un lexique … C’est excellent.

Variété des connaissances citées : vous avez tapé largement, de l’Afrique du Sud au Tchad, de la Somalie au Sahara occidental. Votre mention de la Minuso en incidente est parfaite là aussi dans le genre « Canada dry » : ce qui est bien, c’est d’avoir insisté sur les choses centrales (Congo, Angola,) et d’avoir mentionné plus vite mais avec précision et pas par allusion des choses périphériques.

Variétés des regards : trois passages vous « marquent » dans les bons éléments : la référence à  l’arrêt sur Aozou, avec sa date, le couplet sur la Baule,  la réflexion juridique que vous insérez  sur le caractère inapproprié de la Charte pour traiter des conflits africains. Le premier illustre vos connaissances. Le second est l’indispensable « regard français ». Le troisième révèle une capacité à prendre de la hauteur, et comme cela vient à la fin de l’exposé, c’est d’un très bon effet

Capacité à trier : il y a enfin très peu de scories dans votre copie. Un couplet colonial un peu long en intro,  une sortie « non alignée » pas convaincante. Mais comme vous savez jeter des éclairages variés, organiser votre pensée, on a même plaisir à vous voir plier un peu les évènements pour les faire correspondre à ce que voulez démontrer.(« démocratisation » en Somalie). 

Que vous dire donc pour améliorer encore ce très bon travail? Attention à la gestion du temps, maîtrisez mieux votre intro et la conclusion, et vous pourrez aborder les concours en toute sérénité.

 
GALOP du 03/03/2001
Copie de Questions  internationales

« Espoirs et menaces dans l’Afrique de l’après guerre froide. »

Copie de Julie BEDOS
 

NOTE : 12/20
 

Votre copie a une présentation excellente : je l’avais spontanément mise au dessus du paquet. A la lecture,  certains éléments formels le confirment, d’autres vous pénalisent un peu. L’élément positif, c’est que vous gérez très bien l’ordre logique de votre démonstration. Vos annonces de partie, de sous partie, les premières phrases de vos paragraphes sont de très bonne tenue : il est donc facile de vous suivre, et l’on ne conteste des lors aucun de vos choix logiques. C’est un très bon point. L’intro a quelques lourdeurs mais c’est facile à améliorer ; votre conclusion est de bonne facture quoique un peu écourtée. Ce qui nuit, ce sont des formules un peu relâchées genre « journalisme oral » (accompagné de rares étourderies d’orthographe) qui ne font pas assez « enfant du sérail ». Je vous en fais plus bas une correction détaillée. Ce point est important car les concours que vous présentez, au delà du contrôle de connaissance, sont des exercices d’identification sociale. Vous devez peaufiner le lexique et le style « ENA » ou « quai d’Orsay ». 

Sur le fond des connaissances, j’ai peu à redire : vous connaissez des choses variées, et vous les exposez avec exactitude. Vous avez eu le parti pris d’insister en I B sur la construction institutionnelle avec des remarques intelligentes sur des points qui révèlent une profondeur d’apprentissage (union monétaire en Afrique centrale) et en IIB sur un angle économique que vous défendez bien. Une mention sur ce point de la dévaluation du CFA aurait été bienvenue. Dans le règlement des conflits, une allusion à la CIJ (arrêt sur Aozou, sur la péninsule de Bakassi) aurait été le bienvenu : le coup de projecteur un peu juridique donne un parfum de maîtrise technocratique qui est toujours de bon effet.

I- Forme

Surface

Les atouts « de surface » de votre copie sont évidents : une présentation bien ordonnée et aérée,  une écriture régulière qui dénote un exposé maîtrisé, des reprises peu nombreuses et discrètes (vous n’utilisez pas de typex : soyez bénie !)  Attention à quelques étourderies d’orthographe ou de transcription (ethnik recto feuille 1, au verso « caractéristiques sociaux » pour sociales). A la fin du I (dernière page de la copie double) une séparation par trois points  comme après l’intro ou avant la  conclusion aurait été utile pour aérer.  

Intro

J’ai eu une hésitation au démarrage de votre intro : vous semblez commencer par modifier le sujet , et les termes « revient à » et « etat des lieux » m’ont inquiété. J’ai eu peur que vous n’ayez choisi de procéder par inventaire.  Cela se rattrape tout de suite après, mais l’amorce fait la première impression. Vous amenez bien les articulations logiques que vous allez développer.

L’annonce de plan est un peu longue : faites court, ce sera plus musclé : 
« Si la fin de la guerre froide a permis de régler certains conflits et d’espérer des progrès économiques et institutionnels en Afrique, cet espoir est terni par la résurgence des conflits intra-étatiques et la permanence du sous développement. » 

Plan

Il est bon et vous l’avez suivi. C’est donc bien. Même s’il est mauvais d’ailleurs il faut suivre son plan comme Moïse dans le Sinaï. Vos annonces et conclusions de sous partie, vos phrases d’amorçage de paragraphe son bonnes car elles vont droit au fait. La lecture en est grandement facilitée et c’est bien.

Conclusion

Elle est bien, même si elle se termine en l’air (le temps sans doute). Je vous ai ajouté, au crayon, une suggestion pour la terminer de manière plus balancée.
 

II FOND

Votre copie est très solide par la solidité des connaissances et la sélection que vous en proposer : rien n’est hors sujet. En revanche elle pêche souvent par e style, et c’est facilement améliorable. 

Registre d’expression : je décortique dans l’ordre tout ce qu’il convient de lisser pour rendre le style plus fluide et  « énarchique ».

Dans l’intro :
? Vous devriez, ici comme dans tout le I, utiliser davantage le passé simple : les espoirs ont de facto été transitoire  alors que les menaces sont présentes. Mettez les temps en concordance avec l’articulation chronologique de votre exposé. 
?« S’interroger sur » : n’ouvrez pas la copie sur un infinif substantivé, en plus intransitif : c’est lourd. Dites plutôt : « La question de » : c’est sobre.
?« revient à » : ne donnez pas l’impression de reformuler le sujet, ce n’est pas sur les frontières qu’on vous interroge. « amène à » c’est plus neutre.
?« structuré par les frontières hérités de la colonisation », c’est bien.  En revanche ?« balkanisé » c’est journaleux bosniaque. Donc «divisé plus que structuré par les frontières.. etc. »
?« idéologies » : plutôt « ambitions ».
?« affrontement » : voir formule alternative en marge de la copie .
? « faute de moyens » : inutile , on l’a deviné. 
? « qui reposent sur » un espoir repose certes toujours sur quelque chose et en général sur des illusions, mais une menace? Je préfère « qui traversent » ou « qui agitent »
? « à un développement et à une pacification » (redoublez le « à »)
? « Nous tenterons de démontrer » Vous ne le tentez pas, vous le faites. Donc éliminez la formule, elle est superfétatoire et alourdit l’annonce de plan 

Dans le IA
? comme pour l’intro, l’emploi du présent narratif est malvenu : passé simple ou passé composé : il s’agit d’évènements circonscrits dans le passé.
? « par un règlement des conflits qu’avaient alimentés les deux superpuissances et l’émancipation politique d’un continent pouvant désormais prétendre à prendre en charge son destin.»
? « indépendance temporaire » : incongru. Dites plutôt «téméraire ou du moins précipité»
? « la récupéra » : préférez «en reprit le contrôle l’année suivante et ne la perdit définitivement qu’à la chute de Mengistu ».
? « se conforme ainsi » dites plutôt « trouvant par des voies de droit inspirées de la Charte de l’OUA un règlement définitif que l’emploi de la force n’avait jusqu’alors pas permis d’approcher ».
? « laisse place à l’optimisme pour » : je préfère « a pu apparaître comme un modèle ou un précédent en vue du »…
?  « occupait encore en 1966 » : non : « qu’elle occupait illégalement depuis 1966 après la révocation par les Nations Unies du mandat qu’elle y tenait de la Société des Nations ».
? « La Namibie obtient l’indépendance…de même que le Mozambique » La maladresse de  style vous fait écrire une erreur que vous ne pensez pas. Une idée par phrase, sinon on se prend les pieds dans le tapis. « La Namibie accède à l’indépendance. Au Mozambique enfin, le conflit… connaît un règlement parallèle à celui du conflit angolais.)

Dans le IB
? « une vague de démocratisation est à noter» Vague, raz de marée, lame de fond, tremblement de terre, cyclone : laissez le vocabulaire climatico-catastrophiste aux géographes et aux chroniques de Ouest France, et ne notez pas les vagues. « On observe un mouvement politique vers la démocratie dans de nombreux points du continent, et ce pendant l’ensemble de la décennie écoulée. »
? « à condition d’effectuer des réforme ». Il fallait dans ce paragraphe caser des termes énarchiques comme « octroi conditionnel de l’aide subordonné à l’engagement de réformes démocratiques » et  « couplage des aides à la mise en œuvre de  politiques de réformes structurelles »
? « le droit de vote des noirs » : « l’introduction du suffrage universel ».
? « une justice transitionnelle » : parlez plutôt d’un « examen non juridictionnel des contentieux passés, visant la révélation des fautes plus que la sanction des coupables, avec un objectif d’éducation civique et non de réparation des préjudices particuliers. »

Dans le IIA
? « dégel des conflits ». Encore un aphorisme climatico-journalistique balkanico-sibérien à éviter. « réapparition, renouveau».
? « les risques d’instabilité sont considérables pour la Côte d’ivoire » : « problématiques »
? « ayant atteint le génocide » : « qui a couvert des actes relevant du crime de génocide »
? pro et anti kabila : les états de la région intervenant, en fonction de leurs intérêts, aux côtés  du nouveau pouvoir ou en appui de ses opposants armés.

Dans le IIB
? «apporter un mieux » : « marquer une amélioration »
? «décollage économique n’a pas encore eu lieu» éviter la métaphore aéronautique: « le continent conserve son retard de développement ».
? « organisation coloniale de l’économie » : « économie extractive héritée de la colonisation, où le secteur primaire représente une part prédominante sinon exclusive dans les exportations. »
? « voient leur pib constitué à hauteur de 50% » : « tirent la moitié de leur ressources de »

Conclusion
? « présence des ethnies » « permanence des dissensions ethniques »
 

Variété des connaissances citées : vous avez tapé largement, de l’Afrique du Sud au Tchad, de la Corne de l’Afrique au Libéria. Tout est précis et documenté. On regrette juste que vous ayez développé davantage le conflit burundais que le rwandais, dans lequel la France s’est davantage impliquée. Ce qui est bien, c’est le volet économique de votre analyse, avec son « fond » démographique, qui cajole  mon penchant de géographe. C’est judicieux. Pour l’épreuve, cajoler cependant plutôt le juriste international.

Variétés des regards : deux passages vous « marquent » dans les bons éléments : la référence à la Baule et à Abidjan, moins connu,  et la réflexion institutionnelle sur la construction régionale. Cà, c’est d’un très bon effet.

Capacité à trier : il n’y a pas de scories dans votre copie : pas un passage n’est hors sujet.  

Travaillez donc essentiellement le style ; le canevas formel est très bon, les connaissances suivent. Un effort sur le « Canada dry » vous propulsera facilement deux points plus haut. 
 

 
GALOP du 03/03/2001
Copie de Questions  internationales

« Espoirs et menaces dans l’Afrique de l’après guerre froide. »

Copie de  Isabelle BIBOLET
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NOTE : 7/20

Votre copie a des défauts de forme qui lui sont dommageable, et ce malgré des connaissances de bonne qualité. Votre introduction est sommaire, elle évoque les problèmes et « quelques points positifs », et il n’y a pas d’annonce de plan. Cela se répercute ensuite et le corps de vos développement est mal introduit par vos annonces de parties, quand il ne s’en écarte pas complètement. Vos sous parties sont compactés en paragraphes d’une page qui mélangent les choses et parfois les emmêlent. Votre conclusion résume la problématique trop vite et ouvre de trop longues digressions. Il vous mieux structurer le plan et vous y tenir.

Le style n’est pas celui qu’on vous demande au concours. Trop de termes catastrophistes vous entraînent à des affirmations catégoriques parfois inexactes : l’Afrique tropicale ne « s’enfonce pas irrémédiablement dans le marasme » : ce n’est vrai ni en Ouganda, ni au Togo, ni au Bénin, ni au Gabon, ni en Angola. Les aides directes « catastrophiques et infantilisantes » sont certes pernicieuses quand elles sont structurelles, mais elles sont louables dans l’urgence. Mettez de la nuance donc. 
 
Sur le fond, il y a aussi des choses à redire : certains conflits sont esquissés, les enjeux du contrôle des ressources (pétrole, diamant) n’apparaissent pas, les « nouveaux acteurs » sont ignorés, et vous procédez trop par allusion. Sur la Namibie et l’Angola, comme sur la Somalie et le Rwanda, vous avez mélangé les deux affaires. 

Un gros travail formel est donc nécessaire. Faites des plans détaillés, des lexiques d’expression énarchiques , évoquez moins de choses mais traitez les en profondeur, et soyez plus précise dans les éléments mentionnés. 
 
 
 

I- Forme

Surface
 Gros paragraphes compacts, pas de séparation des parties et sous parties. En revanche copie propre et bonne orthographe. 
Intro

Pas de rappel initial des termes du sujet, pas de décorticage de ces termes, pas d’annonce de plan : votre intro est trop courte, peu structurée, pas « située » dans l’actualité, et prépare ce qui suit : un développement déséquilibré.
 

Plan

L’annonce de votre I parle d’inquiétudes « en particulier sur le plan ethnique et religieux » que l’on s’attend à voir constituer vos A et B. Or vous démarrez par un long paragraphe économique, dérivant sur l’éducation, puis la démographie, puis une phrase de politique.  Suit un second paragraphe traitant d’isolement historique, à nouveau de population, puis du poids de la dette, et se terminant par une phrase mêlant religion, culture et « organisationnel », sans illustrer ce que cela représente.  Il n’a été question ni des ethnies ni de religion dans ce A. Le B démarre ensuite sur le jeu d’alliances de Moscou en Afrique. Il se poursuit sur un paragraphe où il est question cette fois des nouveaux conflits, mais vous mêlez les affaires inter et intra-étatiques,  les conflits religieux, les questions tribales. Vos paragraphes-sous parties mélangent des choses différentes, or l’une des qualités qu’on attend de vous c’est de les trier. 

 En annonce de votre II , vous évoquez  maintenant des points positifs : fin de l’intervention directe, apparition de pôles de développement. Sauf que tout de suite en dessous vous substituez à ce deuxième point le développement des coopérations infra africaines. On se demande ce qui va suivre. En fait vous avez fait un II en trois sous partie, en piochant dans les deux annonces. Ne le faites jamais au concours. La règle du balancement binaire est d’ordre public. Deux parties, deux sous parties par partie, sinon c’est le souk. Votre A, compacté en un paragraphe unique, mélange la Somalie et le Rwanda (vous vous emmêlez à un moment), le dispositif militaire français, et expédie d’une phrase, au final, la politique américaine.  Votre B  traite de la coopération interafricaine –bien d’ailleurs- puis apparaît un C sur les pôles de développement, avec un premier paragraphe consacré à distinguer les sous ensembles du continent , et un second qui part sur les « pôles » -pas tous pertinents à mon avis- pour faire demi tour sur la SADC qui relevait de votre B. C’est là que le désordre du plan fait mal. 
 

Conclusion

Votre conclusion présente également des irrégularités formelles gênantes. Vous condensez les  conclusions de votre démonstration dans le premier paragraphe. Puis vous en consacrer un second à dénoncer l’échec des interventionnismes (ce qui relevait du corps de la dissertation). Vous terminez en donnant l’Afrique du Sud en exemple de prise en main de l’Afrique par elle même, ce qui néglige le fait que la puissance de ce pays s’est construite sous l’apartheid et certainement pas harmonieusement. 
 

II FOND
 

Registre d’expression : trop de formules catastrophistes ou journalistique. Faites vous un lexique.

Variété des connaissances citées :  beaucoup de choses, mais pas toujours approfondies. Deux confusions (sur le Rwanda et la Somalie, sur la Namibie et l’Angola).
 
Variétés des regards :  Des éléments économiques et politiques, mais pas d’éclairages juridiques qui font « techno sérieux ». Le passage important sur la politique française (page 3, sur La Baule) est mis entre parenthèse. Or il faut au contraire souligner la contribution de notre pays à la question que vous traitez, et non la minorer (elle l’est bien assez comme çà dans les faits). 

Capacité à trier :  vous traitez trop de tout. Vous pouviez exclure du champ l’Afrique du Nord, c’est une problématique différente, et les allusions que vous y faites affaiblissent votre démonstration au lieu de la muscler (les « pôles de développement » cités sont isolés de leur environnement). 

 GALOP du 03/03/2001
Copie de Questions  internationales

« Espoirs et menaces dans l’Afrique de l’après guerre froide. »

Copie de Diane de POMPIGNAN

NOTE : 10/20

Un louable effort de méthode et d’organisation  parcourt toute la démonstration et la structure. Des connaissances nombreuses, citées de façon pertinente et sobre illustrent le propos. Restent quelques points faibles à corriger : une conclusion sacrifiée et c’est dommage, un traitement trop allusif des positions de la France, et deux « boulettes » qui pourraient faire mal au concours (l’Afrique francophone identifiée à la CEDEAO et «la Libye d’Hafez El Assad »).
 

I- Forme

Surface : vous vous reprenez trop (retouches, effaceur et ratures) ce qui doit vous dévorer une bonne demi heure qui eut été mieux employée à conclure et fait redouter au correcteur une confusion que vous n’avez pourtant pas. Ayez confiance en vous, rédigez d’un jet (sauf les transitions et annonces, prévues dès le brouillon) et gardez quinze minutes pour relire, effaceur en main. La présentation est aérée, mais collez 3 étoiles pour baliser l’intro, les parties et la conclusion, et une entre les sous partie, ça aidera à se guider des yeux.

Attention à quelques distractions d’orthographe (formes verbales).  Vous avez quelques expressions techno très bienvenues (en édictant des sanctions unilatérales, des frontières intangibles devenues sources de contentieux,  les chemin de la croissance, un ensemble régional intégré),  mais il en faudrait plus :  faite vous un lexique de vocabulaire techno- diplomatique dans les bonnes copies des annales et collez moi de ce Canada dry partout. 
 
 

Intro : vous auriez dû d’entrée coller votre phrase 2 et ensuite faire le recadrage « NOI » et l’éclairage « actualité » (très bien vu d’ailleurs). Vous posez (quoique sans la reprendre), la question de la pluralité africaine. Votre annonce est bien mais un peu longue. Il faut compacter çà sur deux ligne et demi. 

« Si la fin de la guerre froide a permis de régler les conflits entre Etats, les puissances et les tensions n’ont pas disparu du continent africain. Celui ci reste de surcroît économiquement fragile , malgré l’émergence de certains pôles régionaux. »

Plan : de bonnes annonces de parties et sous parties, un plan qui se tient et surtout auquel vous vous tenez ; c’est bien

Conclusion
Sacrifiée faute de temps  et c’est dommage. Un truc pour y échapper : une fois que vous avez fait votre plan, rédigé au propre votre intro, vous lâchez la copie et rédigez au brouillon vos annonces et transitions. Puis,  vous rédigez la conclusion sur une intercalaire vierge en paraphrasant les 4 annonces de sous partie et en trouvant une chute élégante. Ca vous obligera à ne pas vous écarter du plan choisi et en cas de « rush », vous  sortez cette conclusion pré-rédigée comme roue de secours. Il vaut mieux expédier un peu le IIB –que vous rédigez en général avec nervosité et c’est bon- que sabrer la conclusion. 

II FOND
 

Registre d’expression : pas tout à fait assez énarchique, il y aurait pas mal d’expression améliorables. Voir ce que j’ai dit plus haut en matière de « Canada dry ».

Variété des connaissances citées : vous avez bien travaillé, vous êtes la seule à mentionner certains faits pertinents (Coup d’état de Côte d’ivoire, économie d’un mono-produit).

Variétés des regards : Là c’est très bien, sauf que vous avez expédié la France et pas assez fouillé l’éclairage juridique (CIJ).  Vous avez, seule, distingué opérations humanitaires de l’ONU et opération de maintien de la paix. Votre ouverture initiale sur la « pluralité africaine » était prometteuse : trois ligne là dessus dans le corps (pas plus) auraient fait de l’effet. Vous l’amorciez au IIB mais vous attardez sur la CEDEAO et oubliez cette jolie occasion de sortie originale. 

Capacité à trier : Ca n’est pas votre meilleur atout : vous avez un peu « tout mis ». Il n’y a ceci dit pas de Hors sujet, mais plutôt des précisions parfois trop longues : sur la CEDEAO, l’impossibilité pour l’ONU d’intervenir avant 1990.
 GALOP du 03/03/2001
Copie de Questions  internationales

« Espoirs et menaces dans l’Afrique de l’après guerre froide. »

Copie de  Laurence KUNLIN

NOTE : 8/20

Votre copie est souvent trop allusive,  comprend quelques boulettes (Reagan en 1992, Haré pour Hissène Habré, corne africaine au lieu de corne de l’Afrique) et le raisonnement est un peu alourdi par l’inclusion de l’Afrique du Nord dans le sujet, alors que la problématique y est complètement distincte. Au plan structurel, vous avez suivi votre plan mais il n’est pas assez bien balisé par l’introduction, qui manque d’une annonce de plan lapidaire au final. L’annonce entre parenthèse des I et II n’est pas un substitut efficace. C’est très bien dans une note sur dossier, mais il vaut mieux éviter dans une dissertation. Enfin la conclusion est sabrée et n’en est pas une « dans les règles ». Ceci est néanmoins facilement perfectible.
 

I- Forme

Surface Gare au typex, je ne suis pas le seul à détester çà ! A deux reprises (bas de la page 2 de la copie et bas du recto de la première intercalaire) vous avez continué d’écrire le temps que cela sèche et oublié de boucher les trous. Ailleurs vous avez réécrit sur le truc pâteux et c’est crasseux comme tout, alors que le reste de la copie est très bien calligraphié, aéré et propre, n’étaient les traces de mazout que laisse ce machin mélangé à l’encre fraîche. Entraînez vous ou repasser à l’encre bleue et à l’effaceur (+bic, le feutre bave sur l’effaceur), c’est toujours mieux. Sinon, disposition très bonne : c’est aéré, balisé d’étoiles comme il faut, on navigue bien. 

Intro
Cela démarre bien, (paragraphes I et 2 bien tournés) mais votre sorte d’annonce de I  est un peu fourre tout et donne des inquiétudes. L’annonce de II est mieux dans le genre. Mais exprimez plutôt les mêmes choses en décortiquent les termes du sujet, ramassez cela en 4 paragraphe et construisez, en les associant 2 par 2, votre annonce de plan. 

Plan : Le plan est très défendable, les annonces de sous partie sont bonnes sauf la dernière un peu lourde. Il manque une conclu en 2 lignes du I.  

Conclusion :   Ménagez vous le temps de conclure ! Un truc pour y échapper : une fois que vous avez fait votre plan, rédigé au propre votre intro, vous lâchez la copie et rédigez au brouillon vos annonces et transitions. Puis,  vous rédigez la conclusion sur une intercalaire vierge en paraphrasant les 4 annonces de sous partie et en trouvant une chute élégante. Ca vous obligera à ne pas vous écarter du plan choisi et en cas de « rush », vous  sortez cette conclusion pré-rédigée comme roue de secours. Il vaut mieux expédier un peu le IIB –que vous rédigez en général avec nervosité et c’est bon- que sabrer la conclusion. 
 
 

II FOND
 

Registre d’expression : l’expression est bonne : pas de métaphores journalistiques nuageuses, évitez cependant les etc… et modérez l’emploi des adverbes qui alourdissent la phrase pour rien. Une dose supplémentaire de « Canada dry » ENA ne ferait toutefois pas de mal.

Variété des connaissances citées :  bon et précis sur l ‘économique, parfois un peu allusif sur le politique (Grands Lacs) et quelques boulettes irritantes. 

Variétés des regards : Un bon passage final sur la coopé française, et c’est bien. Une grosse lacune : cela manque d’éléments juridiques ou conventionnels : des arrêts CIJ, une charte, un tribunal ad hoc pour faire joli. 

Capacité à trier : . Vous pouviez sabrer le Maghreb.
 
 
 
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