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LES 11 ET 18 MARS 2001
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GALOP du 03/03/2001
Copie de Questions internationales
« Espoirs et menaces dans l’Afrique de l’après guerre froide.
»
Copie de Franck PARIS
NOTE : 14/20
Rien qu’à la présentation, votre copie apparaissait clairement
comme l’une des deux meilleures, et la lecture me l’a confirmé.
Elle est intelligente et vive, très riche aussi, avec des «
coups de projecteurs » juridiques ou francophiles très bien
venus. Et puis, vous maîtrisez déjà le « lexique
du sérail » sans tomber dans la fatuité. N’était
la conclusion écourtée, c’était irréprochable.
I- Forme
Surface
Les atouts « de surface » de votre copie sont évidents
: une présentation bien ordonnée et aérée,
une écriture nerveuse qui sent la pensée rapide, et fait
que l’on pardonne les quelques ratures (vous n’utilisez pas de typex :
soyez béni !) En plus l’orthographe est irréprochable.
Intro
Votre intro est un peu longue et vous hésitez encore à
vous affranchir du cours (la mention mon pesant cadrage géo-climatique
n’était pas utile sur ce sujet, ni au demeurant l’allusion trop
longue à l’héritage colonial : une phrase suffisait).
L’annonce de plan est un peu longue aussi. Comprimez-là :
« La fin de la guerre froide a laissé espérer un
renouveau africain basé sur la paix et de la démocratie.
Cet espoir est toutefois menacé par l’émergence de conflits
et d’acteurs nouveaux que la communauté internationale
n’a pas su contrôler. »
Plan
Il est bon et vous l’avez suivi. C’est donc bien. Même s’il est
mauvais d’ailleurs il faut le suivre. Un détail important : Rappelez
bien, par une phrase en début de chaque sous-partie, à quelle
étape on en est :
IA : La fin de la guerre froide a d’abord suscité un espoir de
paix, les superpuissances cessant de s’y affronter.
IB votre formulation est bien.
IIA pas mal mais indirect. Mettez d’abord : « Tranchant avec
les premiers espoirs, l’Afrique a vite vu ressurgir de nouveaux conflits.
IIBLe retrait des puissances traditionnelles a par ailleurs laissé
le champ libre à de nouveaux acteurs pas toujours innocents.
Conclusion
Vous avez été pris par le temps pour conclure ; faites-y
attention en conditions « réelles », ici cela vous coûte
un point. Pour mémoire, tachez de rappeler les 4 leçons que
vous retenez de la dissertation, casez une touche française
et ouvrez, in fine, une voie élégante de sortie. Ci dessous
un ex. qui « suit » cette méthode.
« La fin de la guerre froide a d’abord fait naître un espoir
de paix et de démocratie en Afrique. La paix a semblé possible
quand on a vu, en Angola, pouvoir et guérilla s’asseoir à
la table des négociations une fois ceux ci privés de l’appui
des blocs. La démocratie africaine, avec l’exemple de la transition
en douceur menée par Nelson Mandela, a suscité un espoir
auquel faisait écho, côté français, le discours
de la Baule.
Toutefois cet optimisme a été vite tempéré.
De nouveaux conflits sont apparus là où les despotes ont
cédé la place au chaos, comme en Somalie ou dans l’ex Zaïre.
De nouveaux acteurs ont remplacé les anciennes puissances. Publics
ou privés, le choc de leurs ambitions explique en bonne part les
crises actuelles du continent noir.
Pour autant, la succession démocratique au Sénégal
ou en Afrique du Sud comme la prospérité retrouvée
de l’Ouganda montrent que l’Afrique peut réussir. Il appartient
sans doute à la communauté internationale de mieux assumer
ses responsabilités envers un continent jeune, encore «
au milieu du gué. »
II FOND
Votre copie est à bien des égards intelligente, parfois
même agréable : et ce genre de chose fait que l’on identifie
à vous lire le futur collègue. Vous êtes, en clair,
très bien parti pour réussir. Dans le détail
:
Registre d’expression : vous avez des formules qui viennent à
propos : soit par leur pertinence s’agissant de concepts (afro pessimisme,
guerre froide de mouvement, sécurité collective, qualification
juridique) soit par le côté « Canada dry énarchique
» : « articulation, nuances, clivages, dialectique entre espoirs
et menaces, logique d’instrumentalisation, conversion à la
démocratie, intraétatique, instruments juridiques incertains,
corollaire » : à croire que vous vous êtes fait un lexique
… C’est excellent.
Variété des connaissances citées : vous avez tapé
largement, de l’Afrique du Sud au Tchad, de la Somalie au Sahara occidental.
Votre mention de la Minuso en incidente est parfaite là aussi dans
le genre « Canada dry » : ce qui est bien, c’est d’avoir insisté
sur les choses centrales (Congo, Angola,) et d’avoir mentionné plus
vite mais avec précision et pas par allusion des choses périphériques.
Variétés des regards : trois passages vous « marquent
» dans les bons éléments : la référence
à l’arrêt sur Aozou, avec sa date, le couplet sur la
Baule, la réflexion juridique que vous insérez
sur le caractère inapproprié de la Charte pour traiter des
conflits africains. Le premier illustre vos connaissances. Le second est
l’indispensable « regard français ». Le troisième
révèle une capacité à prendre de la hauteur,
et comme cela vient à la fin de l’exposé, c’est d’un très
bon effet
Capacité à trier : il y a enfin très peu de scories
dans votre copie. Un couplet colonial un peu long en intro, une sortie
« non alignée » pas convaincante. Mais comme vous savez
jeter des éclairages variés, organiser votre pensée,
on a même plaisir à vous voir plier un peu les évènements
pour les faire correspondre à ce que voulez démontrer.(«
démocratisation » en Somalie).
Que vous dire donc pour améliorer encore ce très bon travail?
Attention à la gestion du temps, maîtrisez mieux votre intro
et la conclusion, et vous pourrez aborder les concours en toute sérénité.
GALOP du 03/03/2001
Copie de Questions internationales
« Espoirs et menaces dans l’Afrique de l’après guerre froide.
»
Copie de Julie BEDOS
NOTE : 12/20
Votre copie a une présentation excellente : je l’avais spontanément
mise au dessus du paquet. A la lecture, certains éléments
formels le confirment, d’autres vous pénalisent un peu. L’élément
positif, c’est que vous gérez très bien l’ordre logique de
votre démonstration. Vos annonces de partie, de sous partie, les
premières phrases de vos paragraphes sont de très bonne tenue
: il est donc facile de vous suivre, et l’on ne conteste des lors aucun
de vos choix logiques. C’est un très bon point. L’intro a quelques
lourdeurs mais c’est facile à améliorer ; votre conclusion
est de bonne facture quoique un peu écourtée. Ce qui nuit,
ce sont des formules un peu relâchées genre « journalisme
oral » (accompagné de rares étourderies d’orthographe)
qui ne font pas assez « enfant du sérail ». Je vous
en fais plus bas une correction détaillée. Ce point est important
car les concours que vous présentez, au delà du contrôle
de connaissance, sont des exercices d’identification sociale. Vous devez
peaufiner le lexique et le style « ENA » ou « quai d’Orsay
».
Sur le fond des connaissances, j’ai peu à redire : vous connaissez
des choses variées, et vous les exposez avec exactitude. Vous avez
eu le parti pris d’insister en I B sur la construction institutionnelle
avec des remarques intelligentes sur des points qui révèlent
une profondeur d’apprentissage (union monétaire en Afrique centrale)
et en IIB sur un angle économique que vous défendez bien.
Une mention sur ce point de la dévaluation du CFA aurait été
bienvenue. Dans le règlement des conflits, une allusion à
la CIJ (arrêt sur Aozou, sur la péninsule de Bakassi) aurait
été le bienvenu : le coup de projecteur un peu juridique
donne un parfum de maîtrise technocratique qui est toujours de bon
effet.
I- Forme
Surface
Les atouts « de surface » de votre copie sont évidents
: une présentation bien ordonnée et aérée,
une écriture régulière qui dénote un exposé
maîtrisé, des reprises peu nombreuses et discrètes
(vous n’utilisez pas de typex : soyez bénie !) Attention à
quelques étourderies d’orthographe ou de transcription (ethnik recto
feuille 1, au verso « caractéristiques sociaux » pour
sociales). A la fin du I (dernière page de la copie double) une
séparation par trois points comme après l’intro ou
avant la conclusion aurait été utile pour aérer.
Intro
J’ai eu une hésitation au démarrage de votre intro : vous
semblez commencer par modifier le sujet , et les termes « revient
à » et « etat des lieux » m’ont inquiété.
J’ai eu peur que vous n’ayez choisi de procéder par inventaire.
Cela se rattrape tout de suite après, mais l’amorce fait la première
impression. Vous amenez bien les articulations logiques que vous allez
développer.
L’annonce de plan est un peu longue : faites court, ce sera plus musclé
:
« Si la fin de la guerre froide a permis de régler certains
conflits et d’espérer des progrès économiques et institutionnels
en Afrique, cet espoir est terni par la résurgence des conflits
intra-étatiques et la permanence du sous développement. »
Plan
Il est bon et vous l’avez suivi. C’est donc bien. Même s’il est
mauvais d’ailleurs il faut suivre son plan comme Moïse dans le Sinaï.
Vos annonces et conclusions de sous partie, vos phrases d’amorçage
de paragraphe son bonnes car elles vont droit au fait. La lecture en est
grandement facilitée et c’est bien.
Conclusion
Elle est bien, même si elle se termine en l’air (le temps sans
doute). Je vous ai ajouté, au crayon, une suggestion pour la terminer
de manière plus balancée.
II FOND
Votre copie est très solide par la solidité des connaissances
et la sélection que vous en proposer : rien n’est hors sujet. En
revanche elle pêche souvent par e style, et c’est facilement améliorable.
Registre d’expression : je décortique dans l’ordre tout ce qu’il
convient de lisser pour rendre le style plus fluide et « énarchique
».
Dans l’intro :
? Vous devriez, ici comme dans tout le I, utiliser davantage le passé
simple : les espoirs ont de facto été transitoire alors
que les menaces sont présentes. Mettez les temps en concordance
avec l’articulation chronologique de votre exposé.
?« S’interroger sur » : n’ouvrez pas la copie sur un infinif
substantivé, en plus intransitif : c’est lourd. Dites plutôt
: « La question de » : c’est sobre.
?« revient à » : ne donnez pas l’impression de reformuler
le sujet, ce n’est pas sur les frontières qu’on vous interroge.
« amène à » c’est plus neutre.
?« structuré par les frontières hérités
de la colonisation », c’est bien. En revanche ?« balkanisé
» c’est journaleux bosniaque. Donc «divisé plus que
structuré par les frontières.. etc. »
?« idéologies » : plutôt « ambitions
».
?« affrontement » : voir formule alternative en marge de
la copie .
? « faute de moyens » : inutile , on l’a deviné.
? « qui reposent sur » un espoir repose certes toujours
sur quelque chose et en général sur des illusions, mais une
menace? Je préfère « qui traversent » ou «
qui agitent »
? « à un développement et à une pacification
» (redoublez le « à »)
? « Nous tenterons de démontrer » Vous ne le tentez
pas, vous le faites. Donc éliminez la formule, elle est superfétatoire
et alourdit l’annonce de plan
Dans le IA
? comme pour l’intro, l’emploi du présent narratif est malvenu
: passé simple ou passé composé : il s’agit d’évènements
circonscrits dans le passé.
? « par un règlement des conflits qu’avaient alimentés
les deux superpuissances et l’émancipation politique d’un continent
pouvant désormais prétendre à prendre en charge son
destin.»
? « indépendance temporaire » : incongru. Dites
plutôt «téméraire ou du moins précipité»
? « la récupéra » : préférez
«en reprit le contrôle l’année suivante et ne la perdit
définitivement qu’à la chute de Mengistu ».
? « se conforme ainsi » dites plutôt « trouvant
par des voies de droit inspirées de la Charte de l’OUA un règlement
définitif que l’emploi de la force n’avait jusqu’alors pas permis
d’approcher ».
? « laisse place à l’optimisme pour » : je préfère
« a pu apparaître comme un modèle ou un précédent
en vue du »…
? « occupait encore en 1966 » : non : « qu’elle
occupait illégalement depuis 1966 après la révocation
par les Nations Unies du mandat qu’elle y tenait de la Société
des Nations ».
? « La Namibie obtient l’indépendance…de même que
le Mozambique » La maladresse de style vous fait écrire
une erreur que vous ne pensez pas. Une idée par phrase, sinon on
se prend les pieds dans le tapis. « La Namibie accède à
l’indépendance. Au Mozambique enfin, le conflit… connaît un
règlement parallèle à celui du conflit angolais.)
Dans le IB
? « une vague de démocratisation est à noter»
Vague, raz de marée, lame de fond, tremblement de terre, cyclone
: laissez le vocabulaire climatico-catastrophiste aux géographes
et aux chroniques de Ouest France, et ne notez pas les vagues. «
On observe un mouvement politique vers la démocratie dans de nombreux
points du continent, et ce pendant l’ensemble de la décennie écoulée.
»
? « à condition d’effectuer des réforme ».
Il fallait dans ce paragraphe caser des termes énarchiques comme
« octroi conditionnel de l’aide subordonné à l’engagement
de réformes démocratiques » et « couplage
des aides à la mise en œuvre de politiques de réformes
structurelles »
? « le droit de vote des noirs » : « l’introduction
du suffrage universel ».
? « une justice transitionnelle » : parlez plutôt
d’un « examen non juridictionnel des contentieux passés, visant
la révélation des fautes plus que la sanction des coupables,
avec un objectif d’éducation civique et non de réparation
des préjudices particuliers. »
Dans le IIA
? « dégel des conflits ». Encore un aphorisme climatico-journalistique
balkanico-sibérien à éviter. « réapparition,
renouveau».
? « les risques d’instabilité sont considérables
pour la Côte d’ivoire » : « problématiques »
? « ayant atteint le génocide » : « qui a
couvert des actes relevant du crime de génocide »
? pro et anti kabila : les états de la région intervenant,
en fonction de leurs intérêts, aux côtés
du nouveau pouvoir ou en appui de ses opposants armés.
Dans le IIB
? «apporter un mieux » : « marquer une amélioration
»
? «décollage économique n’a pas encore eu lieu»
éviter la métaphore aéronautique: « le continent
conserve son retard de développement ».
? « organisation coloniale de l’économie » : «
économie extractive héritée de la colonisation, où
le secteur primaire représente une part prédominante sinon
exclusive dans les exportations. »
? « voient leur pib constitué à hauteur de 50%
» : « tirent la moitié de leur ressources de »
Conclusion
? « présence des ethnies » « permanence des
dissensions ethniques »
Variété des connaissances citées : vous avez tapé
largement, de l’Afrique du Sud au Tchad, de la Corne de l’Afrique au Libéria.
Tout est précis et documenté. On regrette juste que vous
ayez développé davantage le conflit burundais que le rwandais,
dans lequel la France s’est davantage impliquée. Ce qui est bien,
c’est le volet économique de votre analyse, avec son « fond
» démographique, qui cajole mon penchant de géographe.
C’est judicieux. Pour l’épreuve, cajoler cependant plutôt
le juriste international.
Variétés des regards : deux passages vous « marquent
» dans les bons éléments : la référence
à la Baule et à Abidjan, moins connu, et la réflexion
institutionnelle sur la construction régionale. Cà, c’est
d’un très bon effet.
Capacité à trier : il n’y a pas de scories dans votre
copie : pas un passage n’est hors sujet.
Travaillez donc essentiellement le style ; le canevas formel est très
bon, les connaissances suivent. Un effort sur le « Canada dry »
vous propulsera facilement deux points plus haut.
GALOP du 03/03/2001
Copie de Questions internationales
« Espoirs et menaces dans l’Afrique de l’après guerre froide.
»
Copie de Isabelle BIBOLET
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NOTE : 7/20
Votre copie a des défauts de forme qui lui sont dommageable,
et ce malgré des connaissances de bonne qualité. Votre introduction
est sommaire, elle évoque les problèmes et « quelques
points positifs », et il n’y a pas d’annonce de plan. Cela se répercute
ensuite et le corps de vos développement est mal introduit par vos
annonces de parties, quand il ne s’en écarte pas complètement.
Vos sous parties sont compactés en paragraphes d’une page qui mélangent
les choses et parfois les emmêlent. Votre conclusion résume
la problématique trop vite et ouvre de trop longues digressions.
Il vous mieux structurer le plan et vous y tenir.
Le style n’est pas celui qu’on vous demande au concours. Trop de termes
catastrophistes vous entraînent à des affirmations catégoriques
parfois inexactes : l’Afrique tropicale ne « s’enfonce pas irrémédiablement
dans le marasme » : ce n’est vrai ni en Ouganda, ni au Togo, ni au
Bénin, ni au Gabon, ni en Angola. Les aides directes « catastrophiques
et infantilisantes » sont certes pernicieuses quand elles sont structurelles,
mais elles sont louables dans l’urgence. Mettez de la nuance donc.
Sur le fond, il y a aussi des choses à redire : certains conflits
sont esquissés, les enjeux du contrôle des ressources (pétrole,
diamant) n’apparaissent pas, les « nouveaux acteurs » sont
ignorés, et vous procédez trop par allusion. Sur la Namibie
et l’Angola, comme sur la Somalie et le Rwanda, vous avez mélangé
les deux affaires.
Un gros travail formel est donc nécessaire. Faites des plans
détaillés, des lexiques d’expression énarchiques ,
évoquez moins de choses mais traitez les en profondeur, et soyez
plus précise dans les éléments mentionnés.
I- Forme
Surface
Gros paragraphes compacts, pas de séparation des parties
et sous parties. En revanche copie propre et bonne orthographe.
Intro
Pas de rappel initial des termes du sujet, pas de décorticage
de ces termes, pas d’annonce de plan : votre intro est trop courte, peu
structurée, pas « située » dans l’actualité,
et prépare ce qui suit : un développement déséquilibré.
Plan
L’annonce de votre I parle d’inquiétudes « en particulier
sur le plan ethnique et religieux » que l’on s’attend à voir
constituer vos A et B. Or vous démarrez par un long paragraphe économique,
dérivant sur l’éducation, puis la démographie, puis
une phrase de politique. Suit un second paragraphe traitant d’isolement
historique, à nouveau de population, puis du poids de la dette,
et se terminant par une phrase mêlant religion, culture et «
organisationnel », sans illustrer ce que cela représente.
Il n’a été question ni des ethnies ni de religion dans ce
A. Le B démarre ensuite sur le jeu d’alliances de Moscou en Afrique.
Il se poursuit sur un paragraphe où il est question cette fois des
nouveaux conflits, mais vous mêlez les affaires inter et intra-étatiques,
les conflits religieux, les questions tribales. Vos paragraphes-sous parties
mélangent des choses différentes, or l’une des qualités
qu’on attend de vous c’est de les trier.
En annonce de votre II , vous évoquez maintenant
des points positifs : fin de l’intervention directe, apparition de pôles
de développement. Sauf que tout de suite en dessous vous substituez
à ce deuxième point le développement des coopérations
infra africaines. On se demande ce qui va suivre. En fait vous avez fait
un II en trois sous partie, en piochant dans les deux annonces. Ne le faites
jamais au concours. La règle du balancement binaire est d’ordre
public. Deux parties, deux sous parties par partie, sinon c’est le souk.
Votre A, compacté en un paragraphe unique, mélange la Somalie
et le Rwanda (vous vous emmêlez à un moment), le dispositif
militaire français, et expédie d’une phrase, au final, la
politique américaine. Votre B traite de la coopération
interafricaine –bien d’ailleurs- puis apparaît un C sur les pôles
de développement, avec un premier paragraphe consacré à
distinguer les sous ensembles du continent , et un second qui part sur
les « pôles » -pas tous pertinents à mon avis-
pour faire demi tour sur la SADC qui relevait de votre B. C’est là
que le désordre du plan fait mal.
Conclusion
Votre conclusion présente également des irrégularités
formelles gênantes. Vous condensez les conclusions de votre
démonstration dans le premier paragraphe. Puis vous en consacrer
un second à dénoncer l’échec des interventionnismes
(ce qui relevait du corps de la dissertation). Vous terminez en donnant
l’Afrique du Sud en exemple de prise en main de l’Afrique par elle même,
ce qui néglige le fait que la puissance de ce pays s’est construite
sous l’apartheid et certainement pas harmonieusement.
II FOND
Registre d’expression : trop de formules catastrophistes ou journalistique.
Faites vous un lexique.
Variété des connaissances citées : beaucoup
de choses, mais pas toujours approfondies. Deux confusions (sur le Rwanda
et la Somalie, sur la Namibie et l’Angola).
Variétés des regards : Des éléments
économiques et politiques, mais pas d’éclairages juridiques
qui font « techno sérieux ». Le passage important sur
la politique française (page 3, sur La Baule) est mis entre parenthèse.
Or il faut au contraire souligner la contribution de notre pays à
la question que vous traitez, et non la minorer (elle l’est bien assez
comme çà dans les faits).
Capacité à trier : vous traitez trop de tout. Vous
pouviez exclure du champ l’Afrique du Nord, c’est une problématique
différente, et les allusions que vous y faites affaiblissent votre
démonstration au lieu de la muscler (les « pôles de
développement » cités sont isolés de leur environnement).
GALOP du 03/03/2001
Copie de Questions internationales
« Espoirs et menaces dans l’Afrique de l’après guerre froide.
»
Copie de Diane de POMPIGNAN
NOTE : 10/20
Un louable effort de méthode et d’organisation parcourt
toute la démonstration et la structure. Des connaissances nombreuses,
citées de façon pertinente et sobre illustrent le propos.
Restent quelques points faibles à corriger : une conclusion sacrifiée
et c’est dommage, un traitement trop allusif des positions de la France,
et deux « boulettes » qui pourraient faire mal au concours
(l’Afrique francophone identifiée à la CEDEAO et «la
Libye d’Hafez El Assad »).
I- Forme
Surface : vous vous reprenez trop (retouches, effaceur et ratures) ce
qui doit vous dévorer une bonne demi heure qui eut été
mieux employée à conclure et fait redouter au correcteur
une confusion que vous n’avez pourtant pas. Ayez confiance en vous, rédigez
d’un jet (sauf les transitions et annonces, prévues dès le
brouillon) et gardez quinze minutes pour relire, effaceur en main. La présentation
est aérée, mais collez 3 étoiles pour baliser l’intro,
les parties et la conclusion, et une entre les sous partie, ça aidera
à se guider des yeux.
Attention à quelques distractions d’orthographe (formes verbales).
Vous avez quelques expressions techno très bienvenues (en édictant
des sanctions unilatérales, des frontières intangibles devenues
sources de contentieux, les chemin de la croissance, un ensemble
régional intégré), mais il en faudrait plus
: faite vous un lexique de vocabulaire techno- diplomatique dans
les bonnes copies des annales et collez moi de ce Canada dry partout.
Intro : vous auriez dû d’entrée coller votre phrase 2 et
ensuite faire le recadrage « NOI » et l’éclairage «
actualité » (très bien vu d’ailleurs). Vous posez (quoique
sans la reprendre), la question de la pluralité africaine. Votre
annonce est bien mais un peu longue. Il faut compacter çà
sur deux ligne et demi.
« Si la fin de la guerre froide a permis de régler les
conflits entre Etats, les puissances et les tensions n’ont pas disparu
du continent africain. Celui ci reste de surcroît économiquement
fragile , malgré l’émergence de certains pôles régionaux.
»
Plan : de bonnes annonces de parties et sous parties, un plan qui se
tient et surtout auquel vous vous tenez ; c’est bien
Conclusion
Sacrifiée faute de temps et c’est dommage. Un truc pour
y échapper : une fois que vous avez fait votre plan, rédigé
au propre votre intro, vous lâchez la copie et rédigez au
brouillon vos annonces et transitions. Puis, vous rédigez
la conclusion sur une intercalaire vierge en paraphrasant les 4 annonces
de sous partie et en trouvant une chute élégante. Ca vous
obligera à ne pas vous écarter du plan choisi et en cas de
« rush », vous sortez cette conclusion pré-rédigée
comme roue de secours. Il vaut mieux expédier un peu le IIB –que
vous rédigez en général avec nervosité et c’est
bon- que sabrer la conclusion.
II FOND
Registre d’expression : pas tout à fait assez énarchique,
il y aurait pas mal d’expression améliorables. Voir ce que j’ai
dit plus haut en matière de « Canada dry ».
Variété des connaissances citées : vous avez bien
travaillé, vous êtes la seule à mentionner certains
faits pertinents (Coup d’état de Côte d’ivoire, économie
d’un mono-produit).
Variétés des regards : Là c’est très bien,
sauf que vous avez expédié la France et pas assez fouillé
l’éclairage juridique (CIJ). Vous avez, seule, distingué
opérations humanitaires de l’ONU et opération de maintien
de la paix. Votre ouverture initiale sur la « pluralité africaine
» était prometteuse : trois ligne là dessus dans le
corps (pas plus) auraient fait de l’effet. Vous l’amorciez au IIB mais
vous attardez sur la CEDEAO et oubliez cette jolie occasion de sortie originale.
Capacité à trier : Ca n’est pas votre meilleur atout :
vous avez un peu « tout mis ». Il n’y a ceci dit pas de Hors
sujet, mais plutôt des précisions parfois trop longues : sur
la CEDEAO, l’impossibilité pour l’ONU d’intervenir avant 1990.
GALOP du 03/03/2001
Copie de Questions internationales
« Espoirs et menaces dans l’Afrique de l’après guerre froide.
»
Copie de Laurence KUNLIN
NOTE : 8/20
Votre copie est souvent trop allusive, comprend quelques boulettes
(Reagan en 1992, Haré pour Hissène Habré, corne africaine
au lieu de corne de l’Afrique) et le raisonnement est un peu alourdi par
l’inclusion de l’Afrique du Nord dans le sujet, alors que la problématique
y est complètement distincte. Au plan structurel, vous avez suivi
votre plan mais il n’est pas assez bien balisé par l’introduction,
qui manque d’une annonce de plan lapidaire au final. L’annonce entre parenthèse
des I et II n’est pas un substitut efficace. C’est très bien dans
une note sur dossier, mais il vaut mieux éviter dans une dissertation.
Enfin la conclusion est sabrée et n’en est pas une « dans
les règles ». Ceci est néanmoins facilement perfectible.
I- Forme
Surface Gare au typex, je ne suis pas le seul à détester
çà ! A deux reprises (bas de la page 2 de la copie et bas
du recto de la première intercalaire) vous avez continué
d’écrire le temps que cela sèche et oublié de boucher
les trous. Ailleurs vous avez réécrit sur le truc pâteux
et c’est crasseux comme tout, alors que le reste de la copie est très
bien calligraphié, aéré et propre, n’étaient
les traces de mazout que laisse ce machin mélangé à
l’encre fraîche. Entraînez vous ou repasser à l’encre
bleue et à l’effaceur (+bic, le feutre bave sur l’effaceur), c’est
toujours mieux. Sinon, disposition très bonne : c’est aéré,
balisé d’étoiles comme il faut, on navigue bien.
Intro
Cela démarre bien, (paragraphes I et 2 bien tournés)
mais votre sorte d’annonce de I est un peu fourre tout et donne des
inquiétudes. L’annonce de II est mieux dans le genre. Mais exprimez
plutôt les mêmes choses en décortiquent les termes du
sujet, ramassez cela en 4 paragraphe et construisez, en les associant 2
par 2, votre annonce de plan.
Plan : Le plan est très défendable, les annonces de sous
partie sont bonnes sauf la dernière un peu lourde. Il manque une
conclu en 2 lignes du I.
Conclusion : Ménagez vous le temps de conclure !
Un truc pour y échapper : une fois que vous avez fait votre plan,
rédigé au propre votre intro, vous lâchez la copie
et rédigez au brouillon vos annonces et transitions. Puis,
vous rédigez la conclusion sur une intercalaire vierge en paraphrasant
les 4 annonces de sous partie et en trouvant une chute élégante.
Ca vous obligera à ne pas vous écarter du plan choisi et
en cas de « rush », vous sortez cette conclusion pré-rédigée
comme roue de secours. Il vaut mieux expédier un peu le IIB –que
vous rédigez en général avec nervosité et c’est
bon- que sabrer la conclusion.
II FOND
Registre d’expression : l’expression est bonne : pas de métaphores
journalistiques nuageuses, évitez cependant les etc… et modérez
l’emploi des adverbes qui alourdissent la phrase pour rien. Une dose supplémentaire
de « Canada dry » ENA ne ferait toutefois pas de mal.
Variété des connaissances citées : bon et
précis sur l ‘économique, parfois un peu allusif sur le politique
(Grands Lacs) et quelques boulettes irritantes.
Variétés des regards : Un bon passage final sur la coopé
française, et c’est bien. Une grosse lacune : cela manque d’éléments
juridiques ou conventionnels : des arrêts CIJ, une charte, un tribunal
ad hoc pour faire joli.
Capacité à trier : . Vous pouviez sabrer le Maghreb.