Bonjour, et bienvenue sur la page de Francis Lebrun!
Je suis né à Angoulème le 27 juillet 1962, d'une mère catholique et d'un père protestant. Autant dire qu'il y avait de l'animation à la maison. Grâce aux longs débats théologiques que j'ai subi toute mon enfance, je suis très vite devenu athée, et tout ce qui avait un rapport avec la religion m'était insupportable.
A l'âge de quatorze ans, grâce à un professeur de mathématiques que je n'oublierai jamais (M.Varrel), j'ai découvert la programmation, sur une calculettre Texas Instrument. Tout de suite, cela m'a passionné, et je décidai que mon métier serait informaticien. J'avais vu juste, puisque cela fait plus de dix ans que je travaille dans l'informatique, et je dois avouer que j'y prends un grand plaisir.
En 1988, j'ai fait une rencontre qui a donné une nouvelle
dimension
à ma vie: le Qi Gong. Toute mon enfance, j'avais
été
de
faible
constitution, passant d'une maladie à l'autre, et attrapant
froid
au premier courant d'air. Je me souviens d'un médecin scolaire
qui
m'avait dit: "mon pauvre garçon, tu dois avoir un souffle au
coeur,
tu ne feras pas de vieux os." C'est ainsi qu'après les
curés,
les médecins sont devenus ceux que je fuyais par dessus tout. Et
donc, en 1988, alors que je faisais mes études à Paris,
j'ai
rencontré le Qi Gong. Comment est-ce donc arrivé,
à
moi qui avait horreur de tout ce qui pouvait avoir un aspect religieux
voire mystique? Vraiment par le plus grand des hasards. Convaincu que
si
je ne faisais pas de sport, mon coeur me lacherait avant la
quarantaine,
j'avais décidé que tous les dimanches matins, je ferais
un
peu de footing, à mon rythme. C'était aussi pour moi
l'occasion
de découvrir parcs et jardins de la capitale. Ainsi, un beau
dimanche
matin de mai 1988, alors que je trotinais dans le parc des Buttes
Chaumont,
je suis tombé sur un spectacle très surprenant: un groupe
de gens étaient réuni autour d'un vieux chinois, et ils
chantaient
des sons, faisaient des mouvements lents, un peu bizarres.
Fasciné
sans savoir pourquoi, je m'asseyai sur un banc et regardai ce spectacle
peu commun. Vers la fin, ce fut encore plus surprenant quand chacun
alla
de son côté pour faire des mouvements personnels, parfois
choquants. Je m'approchai d'un homme qui semblait avoir fini et partir,
et lui demandai de quoi il s'agissait. Il me répondit que
c'était
du Qi Gong, une discipline de santé chinoise, et que
c'était
très agréable, qu'il fallait que j'essaie. Il nota sur un
bout de papier le nom du Maître et le numéro de
téléphone
de son centre. J'étais perplexe.
Un midi, alors que je me promenais jardin du Luxembourg, je ne sais pourquoi, j'ai appelé. Une dame chinoise m'a répondu très poliment, et m'a dit que la prochaine séance était à 14:00, dans un appartement boulevard Saint-Germain. L'idée d'essayer cette discipline bizarre à l'intérieur me rassurait, comme ça personne ne me verrait. D'un autre côté, j'étais un peu méfiant et stressé quand j'entrai dans l'appartement boulevard Saint-Germain. Un Chinois sans âge, l'air bonhomme, m'accueillit en tendant une main chaude et sans tension. En lui serrant la main, je fus tout de suite en confiance. Il me dit "buvez un peu de thé, nous allons pratiquer." Nous étions cinq ou six, et commençammes à prononcer des sons censés être bons pour les organes. Puis il y eut des séries de mouvements, et à la fin la "méditation", une posture debout. Le Chinois sans âge passa derrière moi et me dit "c'est moi, détendez-vous, tout va bien pour vous, laissez-faire." A nouveau je fus un peu stressé, et en même temps le ton de sa voix me rassurait. Je ne sais pas ce qu'il fit, mais une demi-heure après, dans le métro, tout mon corps fut pris de fourmillements, et je ne pus m'empêcher de rire. Un peu gêné, je sortis de la rame, le corps parcouru de vibrations extatiques. C'est ainsi que je rencontrai le Qi Gong.
J'y retournai régulièrement, et je commençais
à découvrir que ce que j'avais jusqu'alors
considéré comme la réalité n'était
peut être pas si réel que ça. Ce fut le
début d'une passion intarrissable pour le Qi Gong,
véritable exploration sensorielle du monde "réel". C'est
en voyant le film "'MATRIX" que je commençai à comprendre
l'effet de cette discipline
millénaire...