
Bernard
POLITOUR
Tout
a commencé
par
une utopie…
Géométrie
du divin
ZAPPING PHILOSOPHIQUE
Editions Bénévent
…UTOPIES
INNOCENTES

Ce
livre est hermétique ! Il talonne l’inspiration, atteint parfois même les rives
de la poésie. Il se doit de révéler les énigmes urbaines, c’est-à-dire en fait « la philosophie du piéton qui cherche à traverser la
rue du néant » celle qui cherche à panser les
douleurs de l’âme… tel un vulgaire tag comparé à la peinture, un déchet fétide
comparé à l’emballage neuf, il a pourtant aussi le droit d’exister…
La
perception urbaine est plate, faite de deux dimensions : sens obligatoires et
sens interdits ; en fait elle est voilée par une autre dimension: l’envie de vivre ensemble, invisible
à la surface, en dehors de toute connaissance livresque, localisée dans les
tripes, elle crache comme des flammes, des mythes géants du passé, celles qui
ont balayé et traversé des civilisations entières.
Il
faut puiser la raison d’être de notre civilisation dans les déchetteries
verbales publiques, à l’endroit où les mots et les idées comme de véritables
cailloux de vérités, sont jetés et entassés les unes sur les autres, toutes figés
dans des grains de sable de cette mer mythique où la vie surgit. A l’aube du
nouveau millénaire l’espoir du bonheur pour tous vient de cet arbre de la
vérité, qui a poussé entre les dalles, s’est nourri d’acid queen et qui a respiré de l’ammoniac et des sulfures.
Il
est si facile de jauger le savoir des autres, quelle indécence, mesurer la
faiblesse des faibles ? Narguez celui qui ne marche pas et qui n’est pas bon,
les sages très prudents, avaient déposé « le silence » dans de l’or car ils
savaient que la parole pouvait corrompre l’esprit et fausser toutes les
authenticités.
Dans
cette grande déchetterie, chacun est l’immigré de l’autre, étrange quand on
change de trottoir, étranger quand la nuit on suit l’autre. L’univers nous
appartient mais pas le bled d’à-côté, les mots, souvent violents prennent au
contact de la bouche une telle force et parfois fétidité qu’ils peuvent
étouffer celui qui les prononce, on finit par être étranger dans sa propre vie.
HERMÉS
et APHRODITE, dieux éternels, sont unis à jamais dans un mot banal qui désigne
l’union sacré des orifices – l’herm-aphrodite vrai
– privilège des divinités cachées au cœur des êtres déchirés. C’est cela le
langage ! Un lieu secret où cohabitent la vérité et le venin des serpents.
HERMÉS Dieu suprême ! Aide-nous à inspirer la sympathie de ceux qui n’aiment
plus leurs semblables.
La
connaissance des mystères de l’univers n’est pas dissociable et incompatible
avec la connaissance des valeurs de la République, la chose publique, la
démocratie peut-elle ignorer l’univers ? Ceci dit tout l’univers dans sa
splendeur, n’est pas plus énigmatique que la connaissance d’un seul mot ! Car
comprendre un seul mot c’est comprendre tout l’univers !
En
peu de temps, les mots prennent vie et les I-D volent de leurs propres ailes.
Toute conversation peut égager une exégèse mortelle
et sismique. C’est vrai la découverte des lois de l’attraction universelle par
« Newton », se cache sous le patronyme du savant: New Ton, « nouveau Ton », «
Nouvel élan que l’on a donné aux communs des mortels, les astres bougeaient de
partout dans le ciel alors même que de nos jours une majorité ignore les lois
qui gèrent le cosmos, tout ce que l’on sait : Il n’y a que les vivants qui ne
ressemblent pas aux étoiles, hormis
quelques illuminés… »
Les
mots ne sont pas figés comme des dalles dans des cimetières ou des
dictionnaires, ils volent librement et signifient ou se cachent, s’exposent ou
se voilent, on peut les recombiner pour en faire renaître d’autres qui vont à
leur tour s’effacer devant une nouvelle vérité révélée comme cet échafaudage
que l’on démonte à chaque clôture définitive de chantier.
RÉSUMÉ
Cet
ouvrage est le résultat de plusieurs années de travail et de réflexion, il est
en partie inspiré de l’enseignement de HERMÈS, Divin et Penseur qui avec
élégance et grâce proclame pour l’éternité : Peu importe si j’ai existé,
voici ma parole gravée à jamais sur la table d’émeraude. Cela implique
l’universalité de l’écriture, le contenu transcende l’auteur. L’être humain se
nourrit par ses racines terrestres mais son âme s’abreuve par ses souches
célestes. L’écriture est un don du ciel, les caractères de tous les alphabets
sont inscrits et tracés depuis des millénaires sur la voûte céleste, l’écriture
est comme une étoile filante qui éclaire le chemin de la pensée, mieux, c’est
un oiseau espiègle, frétillant d’un point à l’autre qui traverse le ciel
l’instant d’un éclat de lumière. Futile, volage parfois ô combien puissante,
l’écriture peut s'ordonnancer comme ces oiseaux en vol groupé qui dessinent la
lettre V dans le ciel serein.
Hermès,
Dieu des oiseaux de tous genres est aussi le Saint Patron des voleurs de
carrefour, ils sont munis de ‘rossignols’, clés universelles qui ouvre
promptement les coffres-forts et soulagent les mécréants de leur richesse
pesante et enfin la plume relate leur apaisement. Selon l’auteur, l’homme et la
femme sont des êtres célestes, ce qui rend la vie complexe mais renforce le
princeps universel ‘de l’égalité entre tous’ car la vie sur terre est
strictement identique pour tous et ce n’est que par les racines célestes que
l’on peut distinguer les uns des autres, c’est ainsi que l’on reconnaîtra
aisément le Noble, le Chevalier ou le Seigneur de toutes les nations qui
traverse la vie avec élégance, bravoure, à la poursuite d’un idéal suspendu au
ciel.
Ce
livre cherche avec humour à délier ce qui se passe quelque part dans les cieux
sans pour autant se référer à la philosophie ou à la théologie, l’approche est
quasi-ludique, en tous les cas c’est comme cela que l’enfant de l’homme
découvre la vie. La lecture de ce pavé est également un délice, une bouffée
d’oxygène car destinée à explorer la légèreté subtile de l’Etre. L’auteur s’est
engagé sur une piste qui mène vers la frontière de la compréhension, à l’image
des ‘Frontierers’ ces aventuriers insensés de
l’Amérique naissante qui face aux montagnes rocheuses savaient qu’Hollywood –le
bois sacré- existait et qu’avec sa baguette magique elle allait répandre à
jamais la félicité de sa richesse illimitée.
Voici mon Holluwood !
BIOGRAPHIE
Né
sur la terre sacrée de Zoroastre, d’une mère française, écrivain, érudite et
d’un père médecin, diplomate, homme politique, tous deux bienfaiteurs de
l’humanité. Sa naissance coïncide avec la naissance de la Société des Nations,
il est persuadé que sa génération va boire le petit lait de l’alliance
pacifique des peuples, la volonté de la paix est si prééminente que toutes les
guerres paraissent ringardes et obsolètes. Un idéal de ce genre ne s’oublie
jamais. Inspiré à l’âge de cinq ans par Hollywood dans une présentation
éclatante de la chevalerie médiévale où les hommes se battent pour un idéal
perdu, le Saint Graal, il compose cinq morceaux de musique encouragé par une
Professeur de musique, Dame anglaise prodigieuse de 90 ans qui parcourt les
ex-colonies et pays d’influence de l’Empire Britannique pour répandre les
secrets de l’harmonie universelle, les étoiles jouent de la musique
entre-elles. A l’âge de quatorze ans, il est premier prix du conservatoire de
musique en Orient. Il interprète Jean Sébastien Bach et fait pleurer le
jury ! J.S. Bach, Maître des concordances célestes, guide sa marche
inexorable vers le mysticisme occidental.
Teenager,
il découvre la Chevrolet 55, Little Richard, Del
Shannon, les Radios Américaines, le chewing gum puis les Beatles, mythe de la perfection intemporelle.
Il est étudiant à Paris mais amoureux de Genève. Déçu de Paris car il y cherche
en vain cette joie de vivre décalée que projette le ciné américain, la musique
anglo-saxonne, les hamburgers et un tas de mal bouffe chouette... Paris est
romantique certes mais tout est sale et vieux, les étudiants sont tous barbus,
marxistes, chantant des chansons préhistoriques païennes, bouffant une baguette
desséchée avec une tranche de jambon anémique et fumant des saloperies qu’ils
appellent des brunes…
Dans
les seventies, quand il rédige sa thèse de Doctorat de Médecine à la faculté de
médecine de Paris, il décide de s’expatrier vers l’Angleterre! Cela dure au
juste huit jours ! Aventure close définitivement, les Beatles ne
marchaient plus à Abbey Road ! Puis découvre
Miami, le paradis terrestre, très vite déçu, il appelle sa bien-aimée et lui
dit : je suis au cœur du paradis et je n’ai jamais été aussi malheureux de
ma vie… cela dure deux mois ! Puis il s’aventure en orient, ingurgite la
musique locale, la bouffe locale, les traditions locales, un mois et trois
jours, Adiós ! Y a-t-il un endroit au monde
–bordel- où je puisse être heureux ?
C’est
alors qu’il travaille sa spécialité de cardiologie à Paris; un jour de
printemps, ensoleillé avec des oiseaux ivres et le ciel bleu intense, il
dévisage les rues de Paris, respire son air intense et ressent soudainement ce
que tout amoureux a un jour connu: Plus jamais je ne te quitterai ! Tu es
mon amour, tu es ma raison de vivre, tu es mon pays, Paris la France.
Après
un voyage scientifique en Belgique, puis au Texas, il s’installe dans la ville
succulente de Nice. De retour d’un voyage de Santa Cruz de Tenerive, il découvre le Christ Positif qui en somme
sacralise à ses yeux la terre de France, il perçoit le mythe errant de la
chevalerie noble qui rode en France, il comprend qu’enfin pour l’homme vrai il
n’y a de patrie que de sacrifice et d’honneur. Chaque homme a une mission sur
terre, mais il y aussi une étoile au ciel qui te protège disait sa chère maman,
elle sera là pour toi… sa maman, son papa sont aujourd’hui sur cette
étoile et le ciel n’est plus étrange à sa pensée.
Il
découvre aussi certains secrets de sa terre natale, les Rois Mages, aime-t-il
préciser, sont partis en vérité de l’Empire de Zoroastre pour annoncer la
naissance de la lumière, de l’enfant Christ des millénaires après l’annonce de
la naissance de Mithra en ce même jour de solstice d’hiver. La légende des Rois
Mages issus de trois races différentes reflète le folklore puéril du XIIe
siècle où l’idée de races distinctes ‘germe’ dans l’imaginaire, l’homme n’est
plus universel mais possède une couleur... c’est un objet colorié !
L’obscurantisme naissant aboutit quelques siècles plus tard à des drames
d’incompréhension, à des aberrations neurasthéniques, même le drapeau
olympique, emblème si puissant de l’amitié entre les peuples, dessine un anneau
noir pour l’Afrique, un anneau bleu pour les habitants apparemment cyanosés
d’Europe !! Les Peaux-rouges ne sont pas épargnés sur le continent
Américain! Les Martiens ne sont pas oubliés, ils sont en Australie, hommes
verts et à l’envers… il ne reste plus que les jaunes pour former l’anneau
Asiatique, bridé pour les circonstances. Et si ces cinq anneaux étaient en or
sur fond blanc ou sur fond noir, les médailles n’ont pas de couleur…ni le cœur
des athlètes.
L’auteur
pense que l’enfant imagine le monde et l’adulte se charge à le détruire, la
preuve en est que le patriarche Noé n’a jamais embarqué sur son Arche, des ours
en peluche, car elles étaient éternelles à son regard. Il faut être gosse en
vérité pour vivre dans un monde naïf, intemporel qui ne mérite aucune punition
ni déluge. L’adulte interprète la vie en une succession d’actes de haine
et de vengeance, il ne lui reste alors que l’écriture, la poésie et les causes
perdues pour préserver et ouvrir une petite lucarne sur cette enfance perdue où
noblesse rime avec courage et peluche avec teintes et couleurs de la vie.
Merci de lire ce pavé.
©
Editions Bénévent, 2004
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