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Enfin le chauffage central! Plus de pièces enfumées l'hiver. Le dortoir des moyens se trouvait au dernier étage, et communiquait avec celui des grands. A l'entrée la chambre de Sur Angèle et au fond celle de Sur jean-marie. Il y avait du parquet au sol, beaucoup de fenêtres et une vue sur le parc. Dans un angle, une rangée de lavabos, et des casiers pour mettre les affaires de toilette. On dormait les fenêtres ouvertes en été. On entendait les chants des crapauds, des grillons, le hululement d'un hibou, de temps à autre la visite d'une chauve-souris. En automne par vent d'autant, les sifflements, les bruits des volets qui tapent l'un sur l'autre nous dérangeaient dans notre sommeil. Alors sous les couvertures avec une lampe de poche nous lisions des livres et des journaux interdits. Lorsque nous étions plusieurs à ne pas dormir, nous glissions nos affaires sous les draps pour faire croire à notre présence et nous nous retrouvions dans un endroit pour discuter des sujets tabous, d'actualités et de la vie quotidienne. Le réfectoire était une grande pièce avec des ouvertures, des grandes baies vitrées, de grandes tables, des bancs et quelques tabourets, au fond la cuisine, et de coté l'entrée de la chapelle.Dans cet endroit j'ai beaucoup de souvenirs... les réveillons, les fêtes de Noël, le repas de la communion solennelle, La nouvelle cuisine, avec le fourneau au gaz et le congélateur améliora la qualité de nos repas. Nous découvrîmes de nouveaux plats: Ragoût de buf, quiche lorraine, des frites, du poulet rôti le dimanche. Au dessert des gâteaux et enfin des yaourts et des glaces. |
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