La crise des inventaires.
Février 1906 : L'application de la loi de Séparation
donne lieu à de violents incidents à Paris et dans plusieurs
départements au moment où l'administration procède
aux inventaires des biens cultuels et demande l'ouverture des tabernacles.
La loi de Séparation est condamnée, le 11 février
1906, par le pape Pie X dans la lettre encyclique Vehementer nos qui
encourage les catholiques français à s'opposer aux inventaires
; puis le 10 août 1906, par l'encyclique Gravissimo offici, il
interdit la formation des associations cultuelles prévues par
la loi pour administrer les biens mobiliers et immobiliers nécessaires
à l'exercice du culte. Les catholiques s'opposent aux inventaires
des biens prévus par la loi, refusent de constituer les associations
cultuelles destinées selon la loi à subvenir aux frais,
à l'entretien et à l'exercice public d'un culte. Les prêtres
refusent de remplir les formalités auxquelles la loi les soumet.
La force publique intervient afin de protéger les fonctionnaires
chargés d'ouvrir les tabernacles; des échauffourées
ont lieu à Paris et en Bretagne
6 mars 1906 : Chute du cabinet Rouvier suite aux troubles.
14 mars 1906 : Cabinet Sarrien. Georges Clemenceau ministre de
l'Intérieur, Aristide Briand ministre de l'Instruction publique
et des Cultes. Suspension des inventaires. " Quelques chandeliers
ne valent pas une révolution ", déclare Clemenceau
mai 1906 : La gauche remporte les élections législatives.
Dans un souci d'apaisement, le gouvernement de Georges Clemenceau fait
voter la loi du 2 janvier 1907 laissant les édifices nécessaires
à l'exercice du culte à la disposition des fidèles
et des ministres du culte, à défaut d'associations cultuelles.
La loi du 28 mars 1907 autorisant la tenue des réunions
sans déclaration préalable permet de régler les
problèmes posés par le refus de l'Église catholique
de souscrire la déclaration annuelle prévue pour les réunions
cultuelles par l'article 25 de la loi du1905
Le 6 septembre 1907 Mort de Madame de Noireterre