11 décembre 1905 : Publiée au Journal officiel , la loi entre en vigueur au 1er janvier 1906.
La loi affirme la neutralité de l'État dans les questions religieuses. L'article 2 met fin au régime des cultes reconnus et subventionnés par le budget de l'État. La liberté de conscience et la liberté collective de pratiquer une religion sans entraves sont garanties par la loi.
24 décembre 1905 : Grand "banquet de la Séparation".

La crise des inventaires.
Février 1906 : L'application de la loi de Séparation donne lieu à de violents incidents à Paris et dans plusieurs départements au moment où l'administration procède aux inventaires des biens cultuels et demande l'ouverture des tabernacles. La loi de Séparation est condamnée, le 11 février 1906, par le pape Pie X dans la lettre encyclique Vehementer nos qui encourage les catholiques français à s'opposer aux inventaires ; puis le 10 août 1906, par l'encyclique Gravissimo offici, il interdit la formation des associations cultuelles prévues par la loi pour administrer les biens mobiliers et immobiliers nécessaires à l'exercice du culte. Les catholiques s'opposent aux inventaires des biens prévus par la loi, refusent de constituer les associations cultuelles destinées selon la loi à subvenir aux frais, à l'entretien et à l'exercice public d'un culte. Les prêtres refusent de remplir les formalités auxquelles la loi les soumet. La force publique intervient afin de protéger les fonctionnaires chargés d'ouvrir les tabernacles; des échauffourées ont lieu à Paris et en Bretagne
6 mars 1906 : Chute du cabinet Rouvier suite aux troubles.
14 mars 1906 : Cabinet Sarrien. Georges Clemenceau ministre de l'Intérieur, Aristide Briand ministre de l'Instruction publique et des Cultes. Suspension des inventaires. " Quelques chandeliers ne valent pas une révolution ", déclare Clemenceau
mai 1906 : La gauche remporte les élections législatives. Dans un souci d'apaisement, le gouvernement de Georges Clemenceau fait voter la loi du 2 janvier 1907 laissant les édifices nécessaires à l'exercice du culte à la disposition des fidèles et des ministres du culte, à défaut d'associations cultuelles.
La loi du 28 mars 1907 autorisant la tenue des réunions sans déclaration préalable permet de régler les problèmes posés par le refus de l'Église catholique de souscrire la déclaration annuelle prévue pour les réunions cultuelles par l'article 25 de la loi du1905


Le 6 septembre 1907 Mort de Madame de Noireterre

La loi du 13 avril 1908 modifie de la loi 1905 pour tenir compte du refus de l'Église catholique de créer les associations cultuelles. Elle autorise les communes à " engager les dépenses nécessaires pour l'entretien et la conservation des édifices du culte " dont ils ont la propriété, mettant ainsi ces dépenses à la charge du contribuable.
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