| �LISABETH COUILLARD | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| N�e le 9 f�vrier 1631 � Qu�bec, Canada, mari�e le 27 novembre 1645 et d�c�d�e le 5 avril 1704 � Ch�teau-Richer Qu�bec, Canada. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| �poux | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Jean Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Filles | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Fils | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Marie-Madeleine Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Joseph Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Catherine-Gertrude Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Fran�ois-Xavier Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| �lisabeth Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Guillaume Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Marie Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nicolas Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Genevi�ve Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Jean-Fran�ois Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ange Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Charles Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Pierre Guyon | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| GUILLAUME COUILLARD | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| N� en 1595 � Bretagne (Ille-et-Vilaine) en France, mari� le 26 ao�t 1621 � Qu�bec, Canada et d�c�d� le 5 mars 1663. Il �tait charpentier et matelot. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Guillemette Hebert | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| �pouse | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Fils | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Filles | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Louis Couillard | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Louise Couillard | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Marguerite Couillard | Guillaume Couillard | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Marie Couillard | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nicolas Couillard | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| �lisabeth Couillard | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Charles Couillard | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Madeleine Couillard | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Catherine-Gertrude Couillard | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| GUILLAUME COUILLARD | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| N�s lui et sa femme au environ de 1570 et mari�s en France. | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| �lisabeth de V�sin | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| �pouse | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Guillaume Couillard | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Fils | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Guillaume Couillard arriva � Qu�bec en 1613, soit 5 ans apr�s la fondation de Qu�bec par Samuel de Champlain. Il fut d�ailleurs l�un des plus fid�les collaborateurs de ce dernier et on le consid�re, � ce titre, comme l�un des pionniers de la Nouvelle-France.
Ardent travailleur, il se mit r�solument � la t�che d��tablir une colonie viable en terre d�Am�rique. Il avait d�ailleurs pris comme devise : �Dieu aide au premier colon�. Son travail fut remarqu� en haut lieu, si bien qu�en 1654, le Roi Louis XIV lui accorda des lettres de noblesse pour �ses belles actions dans le pays de Canada�. Comme ces lettres de noblesse furent les premi�res � �tre accord�es � un sujet de la Nouvelle-France, Guillaume Couillard fut donc le premier canadien anobli. Les descendants de Guillaume Couillard devaient par la suite obtenir confirmation de leur noblesse. Il avait prit les armoiries dont l�effigie appara�t ci-contre : �D�azur, � la colombe au vol �tendu et vers� d�or tenant en son bec un rameau d�olivier de sinople�. |
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| Monuments de Guillaume Couillard | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| PS.... Extraits du journal de Samuel de Champlain parlant de Guillaume Couillard /Gillemette Hebert |
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| (entre le 29 juin et le 9 juillet 1628) Or comme toutes choses furent prestes il ne failloit plus treuver qu'un homme qui fut entendu � calfeutrer la barque, & l'accommoder de ce qui luy estoit necessaire, nous nous adressames � un habitant du pays, qui se nourrit de ce qu'il a defrich� au pays, appel� Couillart bon matelot, charpentier, & calfeutreur, qui ne pouvoit estre sujet qu'� la n�cessit�, auquel nous mettions toute notre asseurance qu'il nous secoureroit de son travial & industrie, d'autant que depuis quinza ans qu'il avoit est� au service de la compagnie, il s'estoit tousjours monstr� courageux en toutes choses qu'il faisoit, qu'il avoit gaign� l'amiti� d'un chacun,
faisant ce que l'on pouvoit pourluy, & de moy je ne m'y suis pas espargn� en tout ce qu'il avoit � faire. En fin je luy dis qu'il estoit necessaire, n'ayant personne en nostre habitation, qu'il allast � Tadoussac accommoder ceste barque, il chercha toutes les excuses qu'il peust pour s'en exempter, assez mal � propos & sans raison, qui me fit luy tenir quelques propos fascheux. Bref pour toute conclusion dit qu'il avoit peur des Sauvages qu'ils ne l'assommassent : pour le relever de cette apprehension, je luy fis offre de luy donner une chaloupe bien esquipp�e d'hommes & d'armes, & envoyer mon beau-frere pour l'asseurer, tout cela ne servit de rien, sinon que pour accommoder deux chaloupes qui estoient en nostre habitation, qu'il le feroit volontiers, mais d'y aller il craignoit sa peau, & ne vouloit abandonner sa femme, pour la conserver, je luy dis vous l'avez tant de fois laiss�e suele avec sa mere par le pass�, allez luy dis-je alors, vous perdez toutes les conditions que l'on pouvoit esperer d'un homme de bien, si ce n'estoit pour peu je vous fairois mettre prisonnier, pour la desobe�ssance que vous faite en une necessit�, vous deservez le Roy en tout cecy, neantmoins on advisera � ce que l'on aura � faire. Le sieur du Pont (Fran�ois Dupont-Grav�) & moy advisames que se servir d'un homme par force l'on en auroit jamais bonne issne, & falloit s'en passer, & qu'il nous calfeutrast deux chalouppes, n'en pouvant tirer autre service. (hiver 1628-1629) Nous esperions que le Champ de Heber(Louis H�bert) & son gendre(Guillaume Couillard), nous pourroient soulager de quelques grains � la cueillette : dequoy ils nous donnoient bonne esperance, mais quand ce vint � les recueillir il se trouva qu'ils ne nous pouvoient assister que d'une petite escul�e d'orge, pois et bleds d'Inde par sepmaine, pesant en viron 9. onces & demie, qui estoit fort peu de chose � tant de personnes, ainsi nous fallut passer la misere du temps. (1629) Cette arriv�e de Canaux de Sauvages ne nous apporta aucun benefice, car ils n'avoient point de farines � traitter qu'environ deux sacs, que les Peres Recolets traitterent, & le sieur du Pont en fit traitter un autre par le Sous-commis : Pour moy il fut hors de ma puissance d'en pouvoir avoir, ny peu, ny prou, & ne m'en fut seuleument offert une escuell�e, tant de ceux qui en pouvoient avoir, parmy les nostres, que parmy les autres : toutesfois je prenois patience, ayant tousjours bon courage, attendant la recolte des pois, & des grains qui se feroit au desert de la Veufve-Hebert & son gendre, qui avoient quelque six � sept arpens de terres ensemenc�es, ne pouvant avoir recours ailleurs, & peux dire avec verit� qu j'ay assist� un chacun de tout ce qui m'estoit possible, ce qui fut neantmoins fort peu recogneu en mon particulier, & ceux qui estoient avec moy au fort, & estant les plus mals pourveus de toutes choses. ... Toutes ces nouvelles suffisoient pour s'en retourner promptement treuver ledit Emery (Emery de Ca�n), & quelque diligence qu'ils eussent fait, ils eussent treuv� le vaisseau pris des Anglois, mais au contraire ils vont passer contre le fort, entendent les sentinelles de l'ennemy, ils ne se contentent de se retirer, ils vont � la maison de la Veufve Hebert ou de son gendre, les voyant leur demandent ce qu'ils estoient venu faire, Nous venons, dirent ils, de la part du sieur Emery voir si l'habitation estoit prise : helas, leur dirent ils, que vous estes simples & peu advisez, ne le voyez vous pas bien, falloit il venir icy pour vous faire prendre, que dira-on, s�achant par les Sauvages que vous estes venus icy, & que je ne le dise, il y va de ma vie & de toute la ruyne de ma famille, il faut que par necessit� si je me veux conserver, je dise que vous estes venus pour voir si le sieur de Champlain estoit icy, & vous fera point de tort, ce qu'ils firent, lequel leur usa de quelques paroles & menaces fascheuses, les retenans pour les faire travailler. ... " Au reste je s�ay tres asseur�ment que Marsolet (Nicolas Marsolet de Saint-Aignan) a forg� en son esprit ce qu'il vous mande, n'ayant treuv� autre moyen pour perdre ces filles, & jouir de sa desordonn�e volont� s'il peut. Je s�ay asseurement que les Sauvages estant au Conseil des trois rivi�res, il ne fut parl� aucunement de ces filles, ny de ce que Marsolet vous a escrit, mesme je s�ay que lors qu'estiez � Qu�bec vous vous informastes si les Sauvages n'estoient point faschez de ce qu'elles s'en alloient, que Gros Jean de Dieppe qui s'est donn� � vous, truchement des Algommequins, vous dit au contraire qu'ils fussent faschez de ce que je les emmenois qu'ils en estoient bien contents, que s'il y avoit du danger de les emmener allant dans les pays comme il alloit, il n'y aut pas est� pour beaucoup de choses, & Coullart vous dit aussi, Monsieur nous avons autant d'interest que personne, � cause de ma femme & de mes enfants, que s'il y avoit quelque risque je vous le dirois librement, au contraire les Sauvages m'ont dit qu'ils en estoient bien aise, qu'elles estoient bien donn�es, tout cecy est un tesmoignage suffisant, auquel devez adjouster Foy, plus qu'� ce que vous mande Marsolet, qui veut abuser de ces filles, les ayants mesmes sollicit�es � s'en aller avec luy, qu'il leur donneroit des presens : l'ayant ainsi dit aux Sauvages, vous vous en pouvez informer s'il vous plaist."...Est il possible que ce mauvais Capitaine nous vueille empescher d'aller en France avec toy, que nous tenons comme noste perre, & duquel nous avons receu tant de biens faits, jusqu'� oster ce qui estoit pour ta vie, durant les necessitez pour nous le donner, & nous entretenir jusqu'� pr�sent d'habits : nous avons un tel desplasir en nostre coeur que nous le pouvons dire, n'y auroit il point moyen de nous cacher dans le vaisseau, ou si nous pouvions te suivre avec un canau nous le ferions, te priant de demander encoire une fois � ce mauvais homme qu'il nous laisse aller avec toy, ou nou mourrons de desplaisir, plustot que de retourner avec nos Sauvages, & si tu ne peux obtenir que nous allions en France, au moins faits en sorte que nous demeurions avec la femme de Coullart. ... nous la servirons elle & tous ses enfans de tout nostre pouvoir en ton absence, attendant l'ann�e � venir, & s�achant de tes nouvelles aussi tost nous prendrons un canau pour t'aller treuver � Tadoussac." ... Voil� la conclusion prise que ces filles demeureroient ; je ne laissay de faire pour elles tout ce que je peux, & les assister de petites commoditez, leur donnant esperance de nostre retour, qu'elles prinssent courage, & qu'elles fussent tousjours sages filles, continuant � dire les prieres que je leur avois enseign�es : L'une me demanda un chapelet, disant que les Anglois avoient pris le sien, ce que je fis � l'une, & mon beau-frere en donna un � l'autre : car il ne falloit rien donner + l'une que l'autre n'en eust autant pour oster la jalousie qui estoit ente elles, priant Coulart de les mettre avec sa femme tant qu'elles y voudroient estre jusques � ce qu'ils eussent des vaisseaux Fran�ois, & qu'il taschat de les conserver, ne leur donnant aucun subject de les perdre, mais qu'il les traittast doucement, que c'estoit une grande charit� pour Dieu, qui le recompenseroit : qu'elles luy serviroient en sa maison, en milles petites choses necessaires, que me faisant ce plaisir, o� j'aurois moyen de le servir, je le ferois de bon coeur; Asseurez vous, Monsieur, me dist-il, que tant qu'elles auront la volont� de demeurer avec moy, j'en auray du soin comme si c'estoit mes enfans, & disant cela en leur presence, elles luy firent une revernce, & en le remerciant luy dirent, Nous ne t'abandonnerons point non plus que nostre perre en l'absence de Monsieur de Champlain : ce qui nous donnera de la consolation, & nous fera patienter, c'est que nous esperons le retour des Fran�ois, & s'il eust fallu qu'aussi-tost que nous fusmes arrivez � Qu�bec, & eussions est� vers les Sauvages nous fussions mortes de desplaisir, & neantmoins nous estions resolu�s ma compagne & moy d'y demeurer plustot qu'avec les Anglois. |
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