La Foire de Magie - Eldamar
� Ophelia, reine toute puissante d'Outremer et concubinne combl�e d'Atano,
Que Melkor puisse me pardonner, ma lettre a tard�, au-del� de tous d�lais� Je m�en excuse� Moi, Lee, mari�e � �z�chiel de Libertal, je vous ai d�shonor�. J�essaierai d�obtenir votre gr�ce, et le pardon  d��ru, m�me si cela doit me co�ter la vie� Toutefois, j�ai bel et bien accompli ma mission. J�ai rencontr� ces femmes avec qui vous vouliez que je prenne contact. De grandes femmes, de haute noblesse, au teint fonc� et aux cheveux blancs laiteux.  Des elfes noirs, des Drows, dans le langage commun d'Outremer. Les ennemis naturels des humains et elfes de lumi�re, mais parmi eux se trouvent  les meilleurs combattants parmi les enfants d'Eru.. Ces femmes � la peau d��b�ne m�ont dit ce que vous attendez de moi, sans d�tour. Elles m�ont dit votre haine pour toute sorcellerie bienfaitrice, toute magie blanche. En fait, je ne crois m�me pas que vous appr�ciez la magie tout simplement. Elles m�ont dit que vous aimeriez que tout cela finisse au plus vite, peu importe les moyens, pour enfin pouvoir exercer la domination � la laquelle vous esp�rez depuis tant d�ann�es.
Elles m�ont aussi racont� une charmante l�gende que j�ai trouv� futile en les premiers instants, mais a voici, en mes simples mots :
Les sorciers �l�mentaires
En des temps tr�s anciens, alors que Tol Eressea �tait encore attach�e dans la baie de Balar, un �tre merveilleux naquit sur l'�le. Les Anciens racontent que ce seraient Pal�rien, la Terre, et Vanw�, le Ciel, qui lui auraient donn� naissance.
Son c�ur �tait pur, sa t�te remplie de bonnes et chastes intentions. Il n�avait qu�un r�ve: cr�er l�endroit parfait, o� il n�y aurait pas de guerres, pas de famines, o� le noir ennemi du monde n'aurait pas acc�s. Une terre dont seuls les c�urs aussi purs que le sien trouveraient le chemin.
Il prit alors en ses belles mains ,que le vice n�avait jamais effleur�es, un bout de terre qu�il jeta dans l�oc�an. Une �le se forma, aussi belle qu�une femme peut l��tre le jour de son mariage. Ses monts �taient des pentes douces, ses for�ts de belles �meraudes �tincelantes, ses rivi�res des eaux azurs au go�t sucr�. Il nomma son enfant si loin de tout Outremer, signifiant � O� le mal ne va �.
Et avant d�inviter les peuples d�Eressea � s�y installer, il cr�a une toute derni�re chose : il donna vie � une flaque d�eau, une motte de terre ainsi qu�un bout du ciel. Les trois �l�ments, r�duits � de minuscules particules, prirent formes humaines. Les trois personnages ainsi invent�s ressembl�rent en tous points � leur �l�ment. Un quatri�me apparut de l'union des trois autres, scintillant comme la lumi�re d'une lanterne.
Le fils de Pal�rien, la Terre, �tait un homme fort, g�n�reux. Une carrure de guerrier, de grandes mains pr�tes aux gestuels, un visage intelligent. Il �tait casanier, peu enclin aux paroles inutiles, cherchant le pratique � tous objets.
Le fils d'Oarista, l�Eau, �tait un homme au visage de gamin, longiligne, de teint p�le et le corps nerveux. Il ne savait quand dire non, savait �couter, �tait d�une na�vet� touchante. Un p�cheur.
Le fils de Baradis, l'Air, �tait un homme grand, mince, rapide. Bavard, cr�atif, extraverti, excentrique �taient ses caract�ristiques. Il savait �tudier, apprendre. Un mage.
Le Feu �tait un homme grand, mince, se faufilant partout. Il �tait bouillant, s�v�re, impatient mais juste et bon. Un artiste.
L�homme leur donna � chacun une baguette magique, taill�e des branches d'un arbre se trouvant dans le jardin de Tynwel.
Il les obligea � quatre r�glements tr�s stricts, qu�ils ne n�gligeraient que dans la mort :
- Ne jamais tuer un autre sorcier, m�me accidentellement.
- Toujours venir en aide � son prochain, peu importe la situation.
- Toujours suivre son propre code moral, ne jamais se faire influencer par le Mal.
- Toujours demeurer discret, utiliser ses pouvoirs que dans les situations critiques.
Les quatre sorciers �l�mentaires �taient de m�me puissance. Et s�ils s�unissaient, leur force unie serait invinsible. Une telle union d�truirait � jamais le Mal de la surface d'Arda.
J�en restai bouche-b�e. Une telle union d�truirait jamais tous nos plans.  Que serait le Bien sans le Mal, le jour sans la nuit, saurions-nous ce qu'est le bonheur sans connaitre le malheur ? Mon fils, Jason, est un brillant illusionniste. Un cracheur de feu., mais je ne pense pas qu'il soit  li� aux Urufea. Mais ma fille Miaka, cependant� Je l�ai vu, la veille, s�amuser avec le feu. Les flammes lui l�chaient les doigts, sans laisser la moindre plaie ! Ma fille, une sorci�re du feu ? Devrais-je an�antir ma propre chair ?. Trop dangereuse pour vous, votre Majest�. Beaucoup trop dangereuse� Les elfes noirs m�ont aussi confi� que je pourrais trouver de l�aide en les personnes de Benjamin, bras droit d�Atano le redoutable ainsi que de Gr�goire le Barbare, un guerrier sans attaches et d�testant enti�rement toutes formes de magie. Des alli�s parfaits� Je vous envoie cette lettre le plus t�t possible. J�enverrai m�me un de mes corbeaux vous pr�venir.
J�accomplirai ma mission sans tarder. Du moins, d�s que j�aurai rencontr� mes futurs alli�s.
Qu��ru puisse vous b�nir�

Lee
Pretresse de Fui Nienna, la veuve noire
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