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Vingt-deux heures
Pendant que mes cheveux poussent
Mais je te cabine téléphonique
Je respiration
S’il te plaît
mon Amour
ouvres-moi un chaos
ouvres grande la bouche
Mais n'ais pas peur
Je vais nous sauver
La hache dans la porte
En plaine
Allons ensemble
Comme autrefois
sous notre paratristesse
suspendre des sourires
mettre des jardins rêveurs
là
on entend des fenêtres
là
où même le jour
n’est plus végétarien
car lorsqu’il ouvre toute grande la bouche
on peut voir
Allons ensemble
Toi
- ma précieuse océane
ma cruelle lointaine
À des années vadrouille
ma tête en automne
- n'arrive plus
à filtré la poussière
Il faudrait
demain
si j'y pense
que j'aille sortir
que je nourrisse mes journées
avec plus de prairies
et moins d'alcool
car enfanter du vide
c'est plus douloureux
qu'accoucher d'une montagne
Il faudrait
demain
que j'aille en secret
afin de pouvoir rouler
à nouveau
la nuit
dans tes rêves
Vingt sept heures
Pendant que mes cheveux poussent
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