L i b r a i r i e . . .

T h e  V a n c o u v e r  S u n . . .

T r u  C a l l i n g  F a c e s  T r u  C h a l l e n g e . . .

 

Traduit par Aeris (Buffy's Spirit)

La série qui distord le temps va être en compétition avec des poids lourds.

Eliza Dushku a un truc pour les noms. Dans Angel et Buffy contre les Vampires, elle a joué un personnage nommé Faith (Foi) - vous avez compris ? coup de coude... clin d'oeil... - et maintenant, dans le nouveau thriller métaphysique qui voyage dans le temps sur la chaîne FOX, Tru Calling, basé à Vancouver, elle joue un personnage nommé Tru (true = vrai) Davies.

La vérité (truth) n'est pas toujours ce qu'elle semble être.

Tru Calling est une énième série TV avec un nom accrocher, des prémisses intriguants et un futur incertain, mais Dushku est sûre d'une chose quand elle a dû choisir entre un spin-off autour de son personnage de Buffy ou cette série : il était temps de passer à autre chose.

"C'était un truc comme ça," dit-elle doucement. "J'ai commencé le personnage de Faith il y a cinq ans et elle m'a accompagnée pendant que je grandissais, et m'a ressemblé en beaucoup de points. Ce personnage m'a été bénéfique. La série aussi, et j'apprécie énormément les gens qui y participaient. Il n'y avait aucun doute dans mon esprit que cette série aurait été intéressante, mais je pense qu'il faut parfois parcourir des chemins moins empruntés et prendre des risques."

Elle sourit, momentanément perdue dans ses pensées. Quand Tru Calling débutera le 30 octobre sur la chaîne FOX, les paris seront ouverts. La série sera jetée dans l'arène contre des lions, le jeudi à 20h, la saison finale de Friends et la nouvelle saison de Survivor. Les chances de Tru Calling ne sont pas énormes, mais des choses plus étranges sont déjà arrivées. Après tout, on dirait que cette année sera enfin celle où les gens vont se fatiguer d'Urgences, le mastodonte du jeudi soir qui semblait ne jamais pouvoir être égalé au niveau de l'audience - jusqu'à ce que, évidemment, Without a Trace fasse son apparition.

Tru Calling mélange le fantasme "que feriez-vous si vous pouviez revivre une journée ?" de Groundhog Day avec les sombres présages de Sixième Sens pour créer une bombe à retardement dans ce thriller surnaturel, dans lequel le personnage de Dushku, une étudiante en médecine obligée à travailler à la morgue après avoir été écartée d'un internat médical prometteur, ne sait plus ce qui est réel et ce qui est hallucinatoire. Dans le premier épisode, elle remet en question sa santé mentale lors d'une nuit à la morgue où elle travaille après avoir cru entendre la victime d'un meurtre l'appeler à l'aide. Le matin suivant, elle se réveille et découvre qu'elle revit la même journée, 12 heures avant un meurtre dont elle sait seulement qu'il va se produire.

Tru Calling est une oeuvre à l'atmosphère sombre, dans la veine de Dark Angel, Haunted et Millenium - toutes des séries se déroulant la nuit qui ont vite disparu des écrans. Elles étaient toutes, ironiquement, basées à Vancouver.

Tru Calling est seulement à propos de la mort en surface. C'est surtout sur la vie - à propos du besoin de défier les idées préconçues, de ne pas se laisser tromper par les apparences et de trouver le courage de combattre l'inévitable. Il y a peut-être des séries plus soignées et avec plus d'assurance à la télévision à la rentrée, mais peu sont aussi intéressantes.

"C'est comme quand on conduit sur l'autoroute et qu'on voit un accident de voiture," déclare Dushku. "On ne veut pas regarder, mais il y a quelque chose d'intriguant dans le fait qu'on est en vie. Il y a des choses qu'on ne sait pas sur la mort et qu'on désire connaître. Je crois qu'on est curieux de voir où se termine la vie."

Le créateur et co-producteur exécutif de Tru Calling, Jon Harmon Feldman, déclare que le personnage de Dushku est guidé par sa curiosité et également un désir motal profondément encré de faire du monde un meilleur endroit.

"Je ne sais pas si c'est une fascination morbide de la mort mais il y a quelque chose d'inévitable dans le décès qu'on ne comprend pas totalement, et c'est toujours intéressant en tant que scénariste d'explorer l'inconnu et découvrir les réponses au fur et à mesure," déclare Feldman. "Elle ne sauvera pas quelqu'un chaque semaine. Elle a ce pouvoir qui est un don, mais aussi un fardeau, car parfois elle perd. C'est un fardeau pour une fille de 22 ans d'avoir des vies entre ses mains et de savoir qu'elle ne fera pas toujours forcément le bon choix."

Dushku voit une similarité très claire entre son personnage dans Tru Calling et Faith dans Buffy contre les Vampires : les deux sont des femmes fortes.

"Je suis attirée par les personnages de femmes fortes, courageuses et grandes gueule," déclare Dushku. "Je pense qu'il devrait y avoir plus à la télévision, parce qu'il n'y a pas assez de filles et de femmes fortes à admirer au cinéma et à la télévision de nos jours. Je pense que j'ai de la chance. Je me suis retrouvée dans le rôle d'un modèle avec Faith, et je n'avais pas réfléchi à cela au départ. Ca ne m'était pas venu à l'esprit, en tout cas par au début. Mais il est devenu très clair pour moi, au fur et à mesure, que le personnage touchait les filles, qui reprenait le pouvoir et confiance en elles. Ca me semble pareil avec Tru."

"Beaucoup des personnages que j'ai joué ont eu l'opportunité de faire quelque chose qui était réellement important. je pense que beaucoup de filles cherchent à voir comment quelqu'un d'autre réagirait dans leur situation. Tout le monde a envie de dire qu'il ferait ce qui est juste, et pourtant... personne n'est parfait. Ce qui va être intéressant pour moi c'est de voir où elle triomphe et où elle échoue, et comment elle s'en sort. D'une certaine façon, je pense que pour toutes les filles, voir ce genre de séries est presque comme une thérapie."

Feldman insiste que la décision de baser la série à Vancouver rendra la transition de la page à l'écran beaucoup plus faciles : une équipe expérimentée et la réputation de Vancouver d'être une ville qui peut fournir des paysages très différents laissera à Tru Calling une certaine fraîcheur. Il n'est pas inquiet de la vague de chaleur ou de la sécheresse inabituelle de l'été ; il attend la bruine de novembre et décembre, et l'alternance des jours longs et courts ne pourra qu'être un avantage à l'apparence et au sentiment que donne Tru Calling.

"Soyons honnêtes, ça ne sera pas facile à faire," déclare Feldman. "Mais Vancouver est un endroit merveilleux pour tourner. Les points positifs compensent de loin les points négatives. Oui, on s'attend à beaucoup de pluie, mais on va faire avec."

En ce qui la concerne - ce qui est plutôt surprenant, peut-être, si on considère toute l'attention qu'elle a reçu grâce à Buffy contre les Vampires - Dushku, native de Boston dont la beauté classique a attiré l'oeil de la caméra dans les films American Girls et City By The Sea, semble remplie d'énergie à la perspective de vivre les six prochains mois loin des projecteurs des médias de Los Angeles.

"Je suis un peu lassée de L.A., pour être honnête," dit-elle doucement, en souriant et à voix basse pour ne pas que les personnes autour l'entendent. "Vancouver a de bonnes vibrations, comme Boston. Les gens de là-bas sont très gentils, très agréables. J'adore y être."

Dushku laisse les inquiétudes sur l'audience à Feldman et aux responsables de la Fox ; son boulot à elle, dit-elle, c'est de se concentrer pour faire du mieux qu'elle peut, en espérant que les gens regardent.

"J'ai grandi avec Friends. J'ai 22 ans maintenant. J'ai grandi au collège et au lycée avec Friends. Il y a une génération de filles de 14, 15, 16, 17 ans qui ne connaissent pas la série comme moi et, je crois qu'avec la fin de cette série, cela semble le bon moment pour présenter une nouvelle série avec de nouvelles personnes, de nouveaux personnages qu'ils pourront suivre depuis le début. Je ne suis pas intimidée. On va essayer et rendre les choses aussi réelles que possible, créer des problèmes, des relations et des luttes authetiques et réalistes. Et je pense que c'est ce que veulent voir les gens."

 

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