L’affaire du plagiat d’Improbabilités
>>>> L’affaire du plagiat d’Improbabilités 2: la scandaleuse suite de l'affaire!!!
Tout
d’abord je tiens à préciser quelques points pour
aider à comprendre mon opinion:
- Je t’ai promis une analyse détaillée et objective. J’espère l’avoir faite. En échange, je te demande de ne pas entrecouper ce " rapport " avec des commentaires personnels (tu peux les faire à la fin si tu veux). En effet, mon analyse est déjà suffisamment longue et chaque partie est faite pour être lue d’un seul bloc . De plus, j’emploie un ton impersonnel pour être la plus neutre et la plus claire possible.
- Pour comparer ton style d’écriture et ton scénario avec ceux de Zaboo de la façon la plus complète possible, j’ai lu et relu les 2 fics incriminées, mais aussi l’autre fic de Zaboo (Papillon) ainsi que tes fics où l’on trouve Rhadamanthe (Blue Lagoon, Le Prétendant).
- Les citations sont copiées-collées à partir des textes originaux (avec les fautes).
- J’explique maintenant comment j’ai procédé. Pour établir s’il y avait ou non plagiat je n’ai quasiment tenu compte que des points communs entre Retour aux Enfers et tes fics (surtout Improbabilités évidemment). Les différences dont je tiens compte sont ce que j’appelle des (curieux) effets d’inversion (j’expliquerai ce que j’entends par là). Donc même si j’ai établi des échelons de gravités dans les similitudes, ça reste quand même des ressemblances qui s’accumulent.
J’ai divisé l’analyse en 2 grandes parties:
## Les éléments scénaristiques repris par Zaboo.
## Le style d’écriture et la construction de l’histoire.
La 1ère partie sur le scénario est elle-même divisée en trois sous-ensembles allant des reprises les plus graves à mon sens (et les plus impardonnables) aux reprises qui peuvent s’admettre en les considérant indépendamment des autres (s’ils n’y avaient qu’elles …), plus une catégorie intermédiaire.
Après cet avant-propos, place à l’analyse.
I) Les éléments scénaristiques repris par Zaboo.
A. Les ressemblances les plus graves.
C’est là ou j’ai pris Zaboo en flagrant délit de recopiage pur et simple d’éléments scénaristiques voire de phrases caractéristique de tes fics. Autrement dit, une reprise évidente ( limite mot pour mot parfois) d’originalités " tipically " Impro, que je n’ai pas vu ailleurs.
Un gros morceau pour commencer:
- 1) La personnalité de Kanon.
La ça saute aux yeux à chaque chapitre, ce Kanon vulnérable, enfantin et mine de rien ultra sensible c’est ton Kanon. C’est bien simple, ailleurs, y’a pas. Dans ces 2 seules fics, exit le grand dragon des mers pétri d’arrogance et sûr de lui, place à un Kanon inédit (et craquant) dont la personnalité touchante se développe autour de 4 thèmes:
- Féminisation
- Infantilisation
- Victimisation (c’est barbare mais je n’ai pas trouvé mieux)
- Animalisation
La féminisation:
Il est clair que Kanon est doté d’une sexualité «féminine». Il est complètement dominé dans les relations sexuelles. Dans les 2 fics, il ressemble à une jeune fille ingénue, naïve, style «vierge effarouchée» (ImproI 2ème partie). Dans Impro il ne cesse au départ de repousser Siegfried et dans Retour… Kanon refuse la pénétration :
«Mais
Kanon n'était pas de son avis, il fit rouler le juge sur le
côté, se levant à moitié, subtilisant de
la même façon ses fesses rondes au doigt inquisiteur.
"
Oublie ça tout de suite, il est hors de questions de faire
entrer quoi que ce soit par là… "(…)Rhadamanthe,
quant à lui commençait à comprendre que sa folle
nuit d'amour venait de prendre fin, emportant avec elle la douceur
qui avait lue dans les yeux turquoises qui le fixaient maintenant
avec une colère contenue. Il devina assez bien ce qui se
passait sous les cheveux bleus ébouriffés, du moins en
partie…
" Excuse moi, je ne peux pas… " (
Retour aux enfers chap.8).
Il est totalement puceau et reçoit son 1er baiser à 28 ans:
ImproI 1ère partie:
«Quelle
ne fut donc pas sa stupeur quand il sentit les levres de cet homme
(qui plus est) plus jeune que lui de quelques annees, et d'apparence
tout a fait classique, pour ne pas dire hetero, venir s'emparer des
siennes pour lui imposer...
Et c'etait ca le plus rageant(QUI
a dit: ... le plus risible??!!!)...
Son
premier baiser!!
Et bien oui, a 28 ans.(…)Et
Kanon, qui avait compris devoir attendre patiemment que Siegfried se
calme, se laissa plaquer contre la porte de
la salle. (…)C'etait la que ses poignets avaient
ete happes l'un apres l'autre par chacune des mains de Siegfried, et
immobilises contre la porte(…)
Kanon, qui se savait rouge comme une pivoine, en concevait tant de honte, que sans meme realiser l'effet que cela produisait sur Siegfried, il cherchait desesperement a cacher son visage contre la poitrine du Guerrier Divin.»
Retour…chap.5: «Le grec s'adossa à la porte, voulant prolonger un peu ce moment de complicité qu'ils n'avaient jamais eu. Ils finirent par se souhaiter une bonne nuit, Kanon souriait en le voyant s'éloigner de quelques mètres pour regagner son lit, puis revenir sur ses pas pour placer une main sur le montant de la porte à quelques centimètres de sa tête. Il approcha ensuite son visage du sien avec lenteur, fermant doucement les yeux et vint frôler ses lèvres des siennes, rouvrant les paupières en s'écartant de lui, le révélant écarlate.»
Puis
chap.6: «Kanon était resté longtemps, appuyé
sur la porte, le rouge aux joues et
les yeux dans le vague.
Un baiser.
Son
premier baiser.
Son premier baiser avec Rhadamanthe…
Si
on lui avait dit que son premier baiser lui serait donné par
un homme… Et quel homme je vous le demande ! Un ancien ennemi,
un juge des Enfers ! Décidément, il n'aurait jamais une
vie normale…
Quel
couillon, il avait gardé les yeux ouverts !!! Même le
dernier des nigauds ferme les yeux pour un baiser, mais lui non il
avait fallu qu'il les garde ouverts…Nan mais, je te
jure, il avait dû passer pour un débile ! L'autre devait
être en train de se foutre de lui, en comprenant qu'il
s'agissait de son premier baiser ; c'était sûrement pour
ça qu'il était parti précipitamment. Mais quel
crétin, quel crétin !!! Il aurait dû fermer les
yeux, et puis on rougit pas comme ça
pour un tout petit bisou de rien
du tout à 28 ans (bientôt 29 même dans quelques
jours…),
halala il avait été
ridicule, RI DI CU LE… Vite il fallait se coucher
et oublier cette humiliation de plus, et le petit dragon partit au
dodo, complètement enfermé dans son délire(…)Il
revit alors en pensée les yeux dorés se
rapprocher de son visage avec une lenteur calculée,
puis les paupières se clore doucement tandis que son visage se
rapprocher du sien.»
On peut dire qua la scène du 1er baiser de Zaboo est un mixe entre le 1er baiser dans Impro (le 1er baiser à 28 ans contre la porte, la honte de Kanon qui rougit) et le 1er baiser entre Rhada et Kanon dans Blue Lagoon («Kanon abasourdi vit deux yeux couleur or fondu se rapprocher des siens, tandis que des meches de cheveux sable caressaient son front.»(…)"Tu sais qu'en general, on ferme les yeux pendant un baiser? ").
Dans les 2 fics Kanon ignore tout des relations sexuelles: dans ImproIII 2ème partie, il ne sait pas comment «rendre la monnaie» à Siegfried ( une fellation, comme dans la scène de la baignoire), il essaie de se rappeler comment Siegfried faisait mais il n’y arrive pas. Dans Retour… il ne sait pas à ce qu’est un préservatif ou une MST, il ignore comment se passe les relations entre hommes. Dans les 2 fics il essaie de prendre des initiatives au lit. Dans ImproIII 2ème partie c’est laborieux et finalement il se défile. Dans Retour … il se débrouille un peu mieux, mais il fait mal à Rhada quand il lui met son préservatif. Dans les 2 cas il finit toujours uke.
Kanon est timide comme une jeune fille: dans les 2 fics il rougit souvent et il est gêné de voir son amant nu:
Impro
VII 1ère partie: «Au moment ou il avait
(a peine) deboutonne le troisieme bouton de sa chemise, il avait vu
son Dragon, rouge brique jusqu'aux oreilles, faire un bond sur
son fauteuil pour se retourner et s'agripper au dossier du siege en
tendant le cou vers la fenetre qui se trouvait derriere lui.(…)Tandis
que ses mains descendaient peu a peu le long de la ligne de boutons
ornes du blason des armees d'Asgard, d'une chemise militaire qui
faisait partie de son uniforme de General en Chef des Armees,
Siegfried surveillait son Dragon... qui
semblait s'etre decouvert un soudain interet pour le decor de la
chambre, pourtant on-ne-peut plus sobre.
En
bref, il regardait partout, SAUF a deux metres droit devant lui.»
Et dans Retour…chap.7«Kanon ouvrit des yeux ronds, heureusement, qu'une couette providentielle cachait les parties disons les plus intimes de son corps. Il se surpris à détailler le torse puissant, et la peau blanche ; il était plus musclé que lui-même, ses muscles étaient plus développés, mais pas trop tout de même, l'ensemble était à vrai dire très harmonieux… Le gémeau qui se sentait rougir, ne savait plus où poser le regard et, afin que le juge ne remarque pas trop son trouble, il se décida à le poser sur la table de chevet à laquelle il manifesta tout à coup un grand intérêt…».
Kanon est assimilé à une femme: il est déguisé en femme (Pandora pour Impro, le diadème de la femme du seigneur dans Retour…), auquel il faut rajouter la chambre de l’amante dans la fic de Zaboo. Il a un corps très féminin ( chevelure soyeuse, tétons roses, peau blanche et délicate…).De plus il est comparé à la Belle au bois dormant:
ImproIII 1ère partie:«la peau presque trop blanche de sa Belle au Bois Dormant aux charmes legerement masculins.»
Retour…chap.3:«Tant mieux, il en avait un peu marre de " la belle au bois dormant ", il avait un souvenir plus " sportif " du chevalier des gémeaux…»
Enfin, dans les 2 fics il se plaint d’être traité comme une fille:
ImproII 1ère partie: «Je te signale que tu tiens un ... homme!!... de 28 ans et 1m88 sur tes genoux?!! Est ce que je ressemble a une frele jeune fille, franchement??!! Hein?!!»
Retour…chap.7:
«Il entra donc dans la chambre, celle-ci était plus
grande que la sienne et décorée de manière plus
sobre mais dans le même style, c'était assurément
la chambre d'un homme, alors que lui avait eu celle de l'amante.
(Est-ce qu'il avait une tête de fille, franchement ?)»
L’infantilisation de Kanon:
Dans les 2 fics Kanon se comporte comme un gamin en manque d’amour:
Impro
VI 1ère partie: «Et pourtant, il etait si
fragile, si instable, si exasperant de maladresse et de naivete, que
c'en etait a se demander a quoi ca pouvait bien lui servir, d'avoir
28 ans.
Il etait cense etre le plus grand criminel de la planete,
mais tout ce qu'elle (Brunehilde)voyait en lui, c'etait un petit
garcon assoiffe d'amour.»
Retour…chap.7 «La phrase fut récompensée par un sourire radieux qui convainquit Rhadamanthe de penser que c'était une bonne idée de donner une compagnie à ce dragon en mal d'affection»
Dans
Retour…chap. 6 ,il se fait bercé comme un bébé:
«Monsieur faisait de méchants cauchemars, alors je vous
ai réveillé, car Monseigneur n'est pas là pour
vous bercer. "
Et il disparut…
Le bercer ? Qu'est-ce que c'était que cette histoire, encore ? Qu'est-ce qu'il avait voulu dire par là ? Il imaginait mal le juge des enfers en nounou !»
Il ne sait pas se tenir à table, il se goinfre:
Impro
VI 2ème partie: «Sitot assis, Kanon saisit couteau
et fourchette dans chaque main, balaya la table d'un regard serieux
et concentre, puis se mit a enumerer a toute vitesse, en pointant
chaque objet de sa convoitise avec sa fourchette:
"L'espece
de soupe avec les trucs roses qui flottent, la-bas! La viande sans
les legumes, juste a cote! Le gratin avec les machins verts dedans!
Deux, non trois, saucisses de la-bas! La boule de pain blanc, et
l'autre en forme de Lune sur sa droite! PLEIN de beurre a tartiner,
et la confiture toute noire avec les petites boules (myrtille... )!
Le... la... qu'est ce que c'est que ca?? Mais je le veux aussi, juste
un petit bout, pour gouter! La cuisse de poulet que Siegfried essaie
de saisir, mais qui lui glisse entre les doigts depuis tout a
l'heure!!"
Retour…chap.4: «Le juge des Enfers finit son déjeuner bien avant son invité qui dévorait absolument tout ce qui se trouvait à sa portée, il avait même bu le thé sans rechigner»
Dans les 2 fics Kanon a face à lui une nourriture abondante et variée:
Impro:
«Siegfried, y'a... y'a plein de choses a manger, la,
partout?!!"
Laissa echapper Kanon, les yeux brillants,
mi-emerveille, mi-incredule.
"Ben... oui?... Et
alors?"
Siegfried ne voyait pas du tout ou il voulait en
venir.
"C'est... c'est TOUT pour moi?"
"?!!"
Voyant
tout le monde tiquer, le Dragon rougit et reprit, plus bas mais avec
la meme voix vibrante d'emotion:
"Je peux manger ce que je
veux?... "
Siegfried
et Heleine se regarderent, comprirent enfin ou etait le probleme.
Il
semblait que le Dragon n'ait jamais vu autant de nourriture de sa
vie.». A cela il faut rajouter l’énumération
des plats faite par Kanon ci-dessus.
Retour…: «il y avait du sucré (tartines de confiture, pancakes au sirop d'érables) et du salé (œufs, bacon,…) ; bref un sacré régal pour son féroce appétit.»
Il se fait servir par une servante qui fait preuve de bonne volonté pour suivre le rythme:
Impro:
«Mais Greta, aussi surprise que tout le monde, etait desarmee
depuis longtemps.
Elle repliqua, avec un grand sourire, et en
guidant Kanon tout emu vers sa chaise:
"Bien sur, Madame,
avec plaisir!... Asseyez-vous la. Qu'est ce qui vous ferait
plaisir?"(…)
Kanon ouvrait la bouche pour tenter de discuter, quand Greta, qui courait a droite et a gauche pour aller lui chercher tout ce qu'il lui avait "commande", lui ramena un bol de "l'espece de soupe avec les trucs roses qui flottent".»
Retour…: «Kanon ne faisait plus du tout attention au spectre et commandait à l'aide d'un langage des signes improvisé ce qu'il désirait à Margaret qui obéissait de bonne grâce…»
Il est très sale à table et s’en met plein partout:
Impro:
«Les deux dignes representants de la Famille Siegfried se
rendirent compte qu'il y avait quelque chose de pas tres... digne,
qui se produisait a quelques chaises de la.
Ils tournerent de
concert la tete vers Kanon.
Apres avoir bu sa soupe A MEME
L'ASSIETTE, celui-ci s'appliquait a la nettoyer... de la
langue.
CHLIP, CHLIP, CHLIP...»
Retour…: " il avait réussi à se mettre du nutella partout sur le visage, avait des miettes de pain dans les cheveux et comble du ridicule de magnifiques moustaches blanches !»
Forcément il se rend ridicule et fait rire tout le monde:
Impro:
«"Oui, mais pas dans l'assiette de mon fils??"
Objecta
Heleine, hilare.(…)La servante prit le temps de poser son
fardeau, se precipita vers la porte de la salle, et sitot celle-ci
refermee derriere elle, partit dans un fou rire tonitruant»
Retour…: «Rhadamanthe le regardait visiblement amusé et même complètement hilare. Il le vit même rire franchement, de petites larmes au bord des yeux (…)Le spectre était littéralement écroulé sur sa chaise (…)Même Margaret se retenait de rire, tant Monseigneur riait de bon cœur… A vrai dire, il ne pensait pas que le spectre pouvait rire, il n'arrivait même plus à s'arrêter ; c'était un rire nerveux maintenant qui lui était impossible de réguler, il se tenait les côtes, ses larmes coulaient le long de ses joues, il était presque aussi ridicule que lui…»
En plus, Kanon fait des blagues de gosse comme le réveil en fanfare de son amant:
Impro
III 1ère partie: (Kanon devant la chambre de
Siegfried qui dort) «Il se campa solidement sur ses jambes,
planta les poings sur ses hanches, bomba le torse, et hurla(NDLR:
tout en finesse, le type, je vous dis ):
- Siegfried!! Sors de ta
cachette!!Je sais que tu es la!!»
Retour…chap.7:
«Pour sa plus grande surprise, le juge n'était pas
encore debout, il était pourtant persuadé qu'il était
un lève-tôt… Il décida de faire office
de réveil matin et puis Rhadamanthe ne s'était pas gêné
d'en faire autant…
Il commença par frapper à
la porte de la chambre et attendit un signal qui ne vint pas, tant
mieux, il aurait le plaisir de le secouer ce dormeur !!! (…)
Il s'approcha de l'endormi, complètement détendu,
inconscient du danger qui allait lui tomber dessus. En effet,
Kanon ne connaissait pas les réveils en douceur et avait
commencé à le secouer sans ménagement, en le
traitant de marmotte (voilà il l'avait sa revanche).
Dans les 2 cas le dormeur se réveille abasourdi car pas du tout habitué à ce genre de réveil:
Impro:
«A ce moment la, une voix ensommeillee s'eleva a quelques
distances de la:
- ... 'dormait' serait plus juste. Et c'est la
premiere fois que je me reveille en entendant quelqu'un me crier
dessus, je te remercie, Kanon.
Siegfried, bien sur.
Seuls
sa tete un rien ahurie et un pan de chemise blanche, depassaient par
l'encoignure d'une porte, un peu plus loin. "
Retour…: «Rhadamanthe se redressa d'un bond, pas du tout habitué à se faire réveiller autrement qu'avec les sonneries mécaniques et répétitives d'un réveil électrique.(…)" Qu'est-ce qui a ? " grogna le spectre, pas du tout réveillé et qui n'avait pas remarqué le repli stratégique de Kanon sur la lampe.»
Kanon a la candeur et la vulnérabilité d’un enfant. Dans les 2 fics il fait des cauchemars et il a besoin d’être rassuré. En fait, Kanon a besoin d’être rééduqué car sa vie tragique a fait de lui quelqu’un de froid et de méfiant qui ne peut plus faire confiance en un être humain (notamment à cause des effets dévastateurs que Saga a eu sur lui). La seule personne a qui il accepte d’accorder sa confiance, son amour et a qui il s’abandonne est Siegfried/Rhadamanthe.
Kanon en victime:
Ce
thème rejoint celui de l’infantilisation. Dans les 2
fics Kanon est posée en victime (du destin, de son frère…)
et plus en guerrier puissant et impitoyable (ce qu’il est dans
le manga). Dans Impro Kanon passe du statut de traître cruel
qui a déclenché 3 guerres saintes à celui
d’humain blessé par la vie, touchant par son
inconscience naïve et cette fausse froideur implacable qui ne
fait que protéger un cœur tourmenté. Dans Retour
aux Enfers, Zaboo ne revient pas sur la dimension de traître
,sans doute parce que Rhadamanthe est à la base un ennemi
d’Athéna, donc un méchant, alors que Siegfried a
toujours été un noble guerrier trompé par les
manipulations de Kanon. Mais Kanon perd aussi sa puissance, sa dureté
de redoutable chevalier au profit d’une personnalité
plus tendre et fragile. Le plus valeureux adversaire du spectre
devient à son contact vulnérable et sentimental. Dans
les 2 fics Kanon dévoile une personnalité pitoyable (
dans le sens qu’il inspire la pitié, je n’ai pas
dit minable) et c’est ce qui le rend attendrissant (Siegfried
le dit lui-même). Il développe une sensibilité à
fleur de peau à tel point qu’on oublie qu’il était
le fier dragon des mer arrogant, cynique, sûr de lui. Dans
Retour aux Enfers, Rhadamanthe se moque gentiment de Kanon en
disant:" Alors voilà donc le redoutable Kanon des
Gémeaux, celui qui défia les dieux "; Siegfried
fait de même dans Impro VI 1ère partie:
«Il retint un eclat de rire.
Nooon, mais... Vous parlez d'un
REDOUTABLE Dragon des Mers?!»
Il n’impressionne plus personne. Ce n’est pas le manque d’avoir essayé: dans les 2 fics quand il se réveille pour la 1ère fois chez son hôte, sa 1ère réaction reste fidèle à sa réputation de guerrier fougueux, il ne se laisse pas faire, tente de se défendre et se plante lamentablement à cause de sa/ses main(s) entravée(s) par une chaîne ou par un plâtre:
Impro
I 2ème partie: «Il se jeta contre son
opposant, avec une telle violence, qu'il parvint a le desequilibrer.
Alors que Siegfried partait en arriere, Kanon, d'un mouvement, lui
enroula sa chaine autour du cou, puis lanca sa jambe droite en avant
pour precipiter le guerrier Divin au bas du lit; Il n'esperait pas
arriver a lui briser les cervicales, mais un peu de chance, il
parviendrait a le blesser au cou, ou a l'etrangler a
moitie.
Ensuite, il aurait interet a l'achever
rapidement.
Malheureusement pour lui, Siegfried etait bien
plus robuste qu'il ne le pensait, et s'il recut effectivement le coup
de pied de plein fouet, cela ne suffit pas a le renverser.
Il
y eut un instant de silence et d'immobilite totales, pendant lequel
ils se regarderent fixement, les yeux dans les yeux.
Puis,
sans un mot, Siegfried deroula la chaine d'autour son cou.
Kanon
comprit qu'il n'avait plus qu'a reconnaitre sa defaite.»
Retour…chap.3: “Trompé par la pénombre et pas vraiment bien réveillé (et donc avec les idées pas claires du tout), Kanon se jeta sur son ennemi qu'il lui fallait achever, puisqu'il n'était pas encore mort, parce qu'il n'était pas question qu'il s'en sorte, Athéna allait triompher et lui Kanon entraînerait Rhadamanththe de Wyvern, spectre de l'étoile céleste forte et violente, juge des Enfers dans la mort…(…) Enfin, il n'eut pas vraiment le temps de se poser toutes ces questions, et encore moins d'autres qu'il aurait peut-être mieux fait de se poser : pourquoi il était dans un lit douillet, pourquoi avait-on pansé ses blessures et comment on fait pour donner un coup de poing avec un bras plâtré ? (…)il s'était écrasé au beau milieu du hall, redonnant de l'éclat au grand tapis rouge devant la lourde porte de d'entrée… Cependant, le spectre qui entre temps avait revêtu son surplis, ne semblant pas affecté par l'état de l'ancien marina, lui asséna un méchant coup de pied dans les côtes.»
Dans ce passage, Rhadamanthe récupère Kanon sous forme de «petit tas sanglant» or la comparaison de Kanon avec un «tas» est récurrente dans Improbabilités: «Siegfried se releva avec un soupir, ouvrit la bouche pour interpeler le tas de draps gisant de l'autre cote du lit " (ImproIII 1ère partie), «Kanon, si je m'etais vraiment 'defoule' sur toi, tu ne serais plus qu'un petit tas d'os sanglants.» (ImproIII 2ème partie).
En
outre, dans les 2 fics, Kanon se permet d’insulter son hôte.
Dans Improbabilités, Kanon traite Siegfried de
«malade», de «pervers» (Dans Le Prétendant
I Kanon n’en pense pas moins de Rhadamanthe: «ca
n'est pas ce dingue de Spectre que j'avais CRU avoir reussi a
semer "). Dans Retour aux Enfers chap.3 Kanon traite le
spectre de «dingue» et de «malade»: «Tandis
que la personne s'attardait à ausculter ses doigts, le grec
ouvrit les yeux pour voir son sauveur qui avait sûrement dû
le soigner une fois que l'autre malade avait eu fini de jouer
avec lui….
Mais voilà, son sauveur et le dingue
était une et même personne, à savoir
Rhadamanthe»
La fierté qui lui reste (ou son côté gamin un brin «tête à claques») l’empêche de remercier son hôte de l’avoir soigné:
Impro
III 1ère partie: «Comme Kanon prenait un
air menacant, il reprit, en riant:
- Avec mes trois servantes dans
la meme chambre? Tu plaisantes, j'espere? Elles n'ont pas voulu nous
laisser seuls trois secondes, alors j'ai du utiliser une dose massive
d'energie pour te soigner a l'aveuglette. Et je peux te garantir que
quelque soit l'etat dans lequel tu etais alors, tu es maintenant
'comme neuf'.
Kanon,
bien evidemment, n'allait pas le remercier.
Si l'idee lui en
vint, sa fierte la repoussa immediatement, et il fit, avec une
pointe d'exasperation 'un rien' forcee:
- Ah, ca, j'espere
bien. Non, parceque par la faute de qui est-ce que je me suis
retrouve dans un tel etat, hein?»
Retour…chap.6: «Il dormit merveilleusement bien, son dos ne lui faisait plus mal et cela le soulageait énormément… Il remercia en lui-même ce cher juge qui l'avait soigné avec patience (ne comptez pas sur lui pour le remercier de vive voix quand même…)»
Il faut dire aussi que dans les 2 fics Kanon n’est pas sûr à 100% des intentions de son hôte à son égard: Rhadamanthe et Siegfried sont-ils encore ses ennemis? Doit-il encore les craindre?:
Impro
II 2ème partie: «Il aurait du s'y
attendre...
Siegfried allait l'executer, c'etait dans l'ordre des
choses.
(…)
Pourquoi s'etait-il laisse aller a
accepter les cadeaux empoisonnes de homme qui n'etait rien d'autre
qu'un ennemi?»
Retour…chap.9:«Il ignorait pourquoi, mais il avait confiance en cet homme qui avait été un ennemi (qui l'était peut-être encore d'ailleurs, il n'avait que sa parole…).»
Après des débuts laborieux, Rhadamanthe et Siegfried réussissent à faire baisser sa garde à Kanon, à faire sauter les barrière d’insensibilité qui protégeaient le cœur du dragon. Alors, ce dernier se laisse aller: il pleure, fait des cauchemars, exorcise ses vieux démons. Dans les 2 fics, Kanon est tourmenté par des souvenirs douloureux ( souvenirs réveillés par l’illusion du phénix dans Improbabilités) et il faut toute la force de persuasion d’un Siegfried ou d’un Rhadamanthe pour le calmer et le mettre en confiance:
ImproI 2ème partie: «Il y a avait quelque chose en train de chasser les tenebres au dessus de lui
Brusquement,
il serrait un corps contre lui, et chose etrange,
il y avait une main qui caressait ses
cheveux, et
une voix qui murmurait doucement a son oreille,
comme une litanie apaisante. Il se sentait bien, il etait
sorti du cauchemar...
Il ne
risquait plus rien... Maintenant, il pouvait s'abandonner...»
Impro
II 2ème partie: " Brusquement, les bras
de Siegfried furent autour de lui, l'attirerent,
l'enlacerent.
Chaleur et
douceur... ces bras-la n'etaient pas herisses
d'epines...
Il
ne comprenait pas ce qui se passait, mais il savait une chose: ces
quelques mots murmures a son oreille etaient la seule chose vraie
dans l'Univers, la seule chose a laquelle il pouvait croire,
sur laquelle il pouvait se reposer:
- Tout
va bien... Tu es avec moi, et tout va bien...»
Retour…chap.1: «Finalement, il se calma, s'abandonnant dans les bras puissants qui se refermèrent sur lui. Une main lui caressait distraitement les cheveux, sa tête reposait sur une épaule large et accueillante, à son oreille une voix virile mais douce lui soufflait que tout allait bien, qu'il était en sécurité, qu'il n'était plus seul…»
Retour… chap.2: «Il s'était recroquevillait sur lui-même, s'accrochant frénétiquement à cette épaule amie et protectrice, à ses paroles, douces et apaisante qui sonnait comme une douce mélodie à son oreille. Il ignorait où il était et avec qui, mais il était trop épuisé pour se battre contre le sommeil qui le gagnait, en plus la petite voix au dessus de lui lui disait que tout allait bien et qu'il n'était plus seul, et il voulait croire à ce mensonge, au moins cette nuit… Demain, il réapprendrait comme à chaque fois que le bonheur n'était pas pour lui, que de toute manière, il ne le méritait pas ; mais là, il se laissa guider, réchauffé doucement par des bras protecteurs… "
Retour…chap.6: «Ne t'inquiète pas, c'est fini, tout va bien.
Oui, cette voix qui le calmait, cette voix virile mais dénué de toute animosité, cette voix qui lui répétait les mêmes mots. Cette voix… et cette chaleur autour de lui, il se souvenait maintenant… Ses bras puissants resserrés autour de lui, les ténèbres autour de lui se dissipaient ; pour une fois, il se sentit en sécurité et à sa place…
Tu as gagné, tu vas bien.
(…)
Un
semblant de confiance s'immiscer en lui, dans
quelle nouvelle histoire se dirigeait-il ? Il décida de voir
où tout cela le mènerait, il attendrait le spectre et
il aviserait. Il referma les yeux, de doux mots résonnant à
ses oreilles…
Ne
t'inquiète pas, Kanon.
Tout va bien.
Tu as gagné
et tout va bien.
Ne t'inquiète pas, je suis là et tu
n'es plus seul…»
La même scène se répète dans les 2 fics: la chaleur et la douceur protectrices des bras de Siegfied et de Rhadamanthe, les caresses sur les cheveux, les mêmes mots apaisants soulagent la solitude de Kanon le sécurisent et chassent les ténèbres de son esprit (on remarque que les phrases se ressemblent beaucoup, c’est presque du mot à mot, ça se voit avec le code des couleurs). Le dragon a terriblement besoin d’être protégé, dorloté, bref…aimé.
Kanon recherche la sérénité dans la mort s‘il le faut (le dragon ne croit pas au bonheur et a des tendance suicidaire):
Impro
I 2ème partie: «Kanon avait fondu en
larmes, de longs sanglots qui avaient du etre longtemps retenus, et
entrecoupes de mots dont Siegfried n'avait tout d'abord pas saisi le
sens. Puis, en tendant l'oreille:
- Mais qu'on
me...laisse..........qu'on...me...laisse... en paix...
Murmurait faiblement une petite voix brisee.»
ImroII
2ème partie: «Sans nul doute, le seul
souhait qu'il ait jamais ose formuler, le seul espoir auquel il se
soit jamais accroche, avait ete de voir quelqu'un faire a Kanon la
grace d'une mort decente. Au terme de trois guerres
sanglantes, c'etait l'ultime bienfait dont il avait espere que sa
courte et quasi-inexitante vie se verrait accorder la faveur.
Reduit
a devoir accepter l'idee d'une mort abjecte quand il avait vu Kanon
croiser la route de Siegfried, il n'avait plus existe qu'a travers
cette hantise...» («il» est le 2ème
Kanon, celui avec les cheveux noirs, il est aussi désespéré
et fragile que son double)
Impro
III 1ère partie: - Rends
moi cet equilibre qui etait le mien avant que je ne te rencontre.
-
Equilibre? Tu appelles equilibre cette espece de masque de froideur
inhumaine derriere lequel tu te cachais?
- Masque ou pas, ca ne te
regarde pas. Je me protegeais comme je le pouvais, et je veux
retrouver cette quietude. Cette insensibilite.
- Retrouve-la,
et je t'abats tout de suite.
- Qu'est ce qui te donne le droit de
jouer les juges et bourreaux? Pourtant, tu devrais me comprendre
mieux que quiconque, toi qui vis dans la hantise d'une guerre qui a
detruit ton univers.
- Sauf que moi, je ne fuis pas.
- Grand
bien te fasse. Moi, je ne me vois pas du tout prendre Shaka en otage
pour me defouler sur lui en esperant guerir mes blessures.
-
Kanon, si je m'etais vraiment 'defoule' sur toi, tu ne serais plus
qu'un petit tas d'os sanglants.
- Mais je me porterais quand
meme beaucoup mieux que maintenant. Psychologiquement parlant.
-
Ooh, parceque tu souffres tant que ca? Et qu'est ce que je
t'ai fait de si horrible, a part te secouer un peu et te forcer a
sortir de ta coquille? Je ne me souviens pas de t'avoir torture ou
viole?(NDLR: Ah bon?)
- Je te l'ai dit: tu m'as vole ma serenite.»
Retour…
chap.4: " Je t'ai trouvé mourant aux enfers, alors je
t'ai soigné ; tu es ici en Ecosse… "
"
Pourquoi ? "
" Pourquoi quoi ? "
" Pourquoi
est-ce que tu ne m'as pas achevé ? "
La voix de Kanon
était sans émotion, son regard était inexpressif
; l'anglais ne comprenait plus : il était vainqueur, son frère
était vivant, pourtant, d'après son expression, il
aurait apparemment préféré qu'on l'achève…
" TU aurais préféré que je t'achève
? "
Sa voix dénotait sa colère ; c'était
quoi cette idée débile encore ?
" Ca aurait
mieux valu pour tout le monde "
Ca y est il était
tombé sur la tête, il débloquait…
"
Et tes amis ? Tu crois que ça leur aurait plu ? "
Kanon
lui répondit d'un pauvre sourire
" Mes amis ? Je n'ai
pas d'amis, Rhadamanthe ; j'ai emprunté la place de mon frère
un moment, et je dois la lui rendre aujourd'hui… "
Eh
bien, Saga avait fait bien des dégâts sur son jumeau
pour avoir une si haute opinion de lui-même… Ces paroles
avaient amené le spectre dans une colère noire, il se
jeta sur son vis-à-vis, renversant le fauteuil, lui assénant
un grand coup de poing dans les mâchoires.
" Tu veux
que je t'achèves ? "
Deuxième coup…
"
Et qu'espères-tu de la mort ? "
" La paix "
Kanon
avait fermé les yeux attendant sagement le troisième
coup qui ne vint pas… Le juge des Enfers connaissait le
devenir de ces âmes torturées qui espéraient la
paix à leur mort, et lui, il savait…
" La paix
? Et tu crois que la mort va t'apporter la paix ? Allons, Kanon, tu
as vu les enfers de tes propres yeux, comment peux-tu croire que ce
monde-là t'apportera la paix ? "
Il laissa la question
en suspens un moment puis reprit.
" La mort ne sera pour toi
qu'une douleur de plus, crois-en mon expérience, tu ne peux
trouver la paix que de ton vivant, c'est un des juges des Enfers qui
te le dit… "
Kanon avait rouvert les yeux et regardait
le spectre au dessus de lui avec tristesse…
" Je suis
fatigué, Rhadamanthe, je ne veux plus de tout ça…
"
Kanon a été battu dans sa jeunesse, ce qui explique son comportement «farouche» et dépressif :
Impro I 2ème partie: «Kanon s'etait...roule en boule contre la tete du lit, dos courbe instinctivement presente aux coups. Et ca, ca n'etait pas le reflexe d'un guerrier, mais celui de quelqu'un qui a l'habitude de prendre des coups.»
Retour… chap. 5: «en réalité, les seuls contacts physiques qu'il avait eus depuis les quinze dernières années n'avaient été que des coups»
A cause des maltraitances qu’il a subi, Kanon a peur des contacts physiques et est déstabilisé par l’attention que lui porte son hôte. Il est effarouché (sexuellement notamment) mais finit par être conquis par les marques d’affection de son hôte:
Impro
I 2ème partie: «Sans repondre, Siegfried
posa une main contre la joue de Kanon, douce et chaude. Il laissa ses
doigts glisser dans la somptueuse chevelure azuree, remarqua que son
prisonnier, crispe de haut en bas, commencait a trembler.
Il
a peur, il n'y a pas de doute. Mais est-ce que c'est moi, qu'il
craint, ou ce simple contact?
Comme pour verifier sa
pensee, il se pencha sur Kanon, approcha ses levres des
siennes.
Pendant une fraction de seconde, il vit la peur
emplir le magnifique regard turquoise, puis l'instant d'apres, Kanon
le frappait au visage, de ses deux mains reunies dans de lourds fers
d'acier.(…)Seulement, nuance. Kanon n'en etait pas revenu au
schema effarement-indignation-colere. Il etait consentant. Il lui
opposait une resistance de vierge effarouchee et se sauvait aux
quatre coins du lit en protestant... mais il n'en descendait pas.»
Impro
II 2ème partie: «Il se sentait las, comme
vide de toute substance, et n'avait pas envie de rouvrir les yeux...
il avait l'impression de l'avoir enfin trouvee, cette quietude qu'il
avait si longtemps recherchee... il avait tellement peur de la perdre
a nouveau...
(…)
Brusquement, ses levres furent de
nouveau abandonnees, le tiede effleurement disparu comme s'il n'avait
lui meme jamais ete qu'un reve.
Mais non.
Il ne
s'etait pas laisse seduire par une chimere, il en avait l'intime
certitude.
Et il ouvrit les yeux, esperant arriver a decouvrir
la source de l'inconnu et ephemere delice.
Le beau visage
grave de Siegfried lui apparut, avec cette chevelure pale aux reflets
chatains qui coulait en calmes vagues sur ses epaules et sa poitrine,
avec ce regard clair de glaciers refletant l'azur de quelque ciel
lointain.
Kanon, bien qu'ayant
completement repris contact avec la realite, se vit incapable de
prononcer un mot, ni de faire un geste. Il ne savait absolument pas
comment reagir, et se contenta de repondre au regard du Guerrier
Divin, par le sien, un peu perdu, un peu interrogateur.»
Retour…chap.
5: «Lui-même n'essaya pas de lever les yeux vers le
lord et détourna le regard pour cacher son trouble. (…)Il
ne savait pas comment se comporter avec une personne qui le touchait,
non pas pour le frapper, mais pour le soigner…
Le spectre observait son blessé à
la dérobée, il avait remarqué son embarras
bien sûr, mais il avait surtout noté, que même
s'il était à l'autre bout du sofa, il n'avait pas
retiré sa main des siennes, semblant apprendre doucement à
lui faire confiance.
La rééducation terminée,
il replaça un bandage serré sur la main…
"
Voilà, j'espère que je ne t'ai pas fait trop mal "
"
non… "
La réponse n'avait été
qu'un murmure… Rhadamanthe en avait un peu marre de jouer les
gentils avec cet animal sauvage, mais sa détresse le touchait
et il craignait qu'en le secouant un bon coup comme il en avait
envie, celui-ci ne s'enfuie "
Touché et mis en confiance par les marques de tendresses que lui témoigne son hôte, Kanon se laisse allé aux sentiments et s’abandonne à celui qui les lui a enseignés. Cela se voit dans les scènes sexuelles: au début il refuse, il n’est pas prêt à s’engager et à se donner puis il accepte d’être possédé par son amant:
Impro
II 2ème partie: «Il se sentit doucement
renverse en arriere, laissa les hanches de Siegfried entrer entre ses
cuisses, ses mains passer dans son dos et sous ses reins, le
soutenir, le soulever.
Des jambes qui devaient etre les
siennes se leverent pour aller enserrer les flancs puissants du
Guerrier Divin, des doigts qui devaient etre les siens allerent
aggripper la chevelure chatain pale. Une voix qui devait etre la
sienne invita Siegfried a le faire...
....sien...»
Retour…chap.8:»
Kanon avait été touché par la douceur de
Rhadamanthe, par le respect qui lui témoignait, il se surprit
à vouloir lui faire confiance, et tandis que le juge
l'allongeait sur la table, il lui susurra à l'oreille :
"
Prend moi ".»
Avec Zaboo et avec toi, on est loin du redoutable guerrier cruel et parfaitement égocentrique que l’on connaissait. En fait, il souffre d’un complexe d’infériorité par rapport à son frère qui a toujours retenu les attentions et par rapport à son amant (il se sent indigne de lui):
Impro
V 1ère partie: «Comment avait-il pu
toucher Siegfried avec ces mains-la?
Comment Siegfried avait-il pu
supporter de laisser ces mains-la le toucher?
Les mains du
Dragon des Mers. Il y voyait presque des griffes, longues, acerees,
porteuses de mort et malediction.
Il tachait et lacerait tout
ce qu'il approchait, avec ces mains-la.»
Impro
VI 2ème partie: «Meme son "
Triangle d'Or ", ou toutes ses autres attaques paraissaient
derisoires, comparees a ce dechainement de forces destructrices...
Rien que d'y penser, il en avait la nausee.
Siegfried
n'allait jamais le lui pardonner, pas plus qu'il ne se le
pardonnerait jamais lui-meme
Il etait la pire erreur que la
Nature ait jamais commise.
Une Bete d'apparence humaine.
Il
se voyait enfin tel que tout le monde le voyait.»
Retour…chap.6:
«Ceux-ci étaient très gentils, ils l'avaient
adoré tout de suite en fait…
Mais Kanon ne semblait pas s'en rentre compte ; il ne voyait jamais l'attention que les autres lui portaient, car il avait été trop longtemps ignoré au profit d'un frère trop parfait…»
Retour…chap.9: «Les doux rêves s'assombrirent alors, il fut envahi par les ténèbres ; il sentit l'eau monter rapidement autour de lui, bientôt son corps entier fut immergé, tandis que seule sa tête restait au dehors de l'eau cognant contre la paroi de la grotte, ses mains serraient convulsivement les barreaux. Sur la berge, un couple s'embrassait, il appela à l'aide les deux grandes silhouettes et reconnut leurs traits, l'un avait une armure d'or et de longs cheveux bleus, une allure noble et majestueuse ; et à côté de lui, un blond, au surpris menaçant et aux ailes noires, au charisme imposant. Ils riaient, alors que l'eau remontait encore et qu'il se noyait. "
Kanon a une mauvaise opinion de lui-même car il n’a jamais été aimé. Le dragon a perdu de sa superbe mais pas de son charme. Bien au contraire, c’est cette vulnérabilité qui le rend si touchant.
L’animalisation de Kanon:
Kanon ressemble à un animal perdu (et sauvage) apprivoisé par son ancien ennemi. Il est appelé le dragon, dans Improbabilités il est appelé " la bête " et dans Retour aux enfers Rhadamanthe le compare à un " animal sauvage ". Dans les 2 fics il est comparé à un chat qui ronronne sous l‘effet des câlins de son amants:
Impro
I 2ème partie: «Tout en plantant de petits baisers
un peu partout sur le beau visage empourpre de son Dragon, il s'etait
hasarde a lui poser une main sur la poitrine, pour lentement y
laisser glisser ses doigts en savourant la souplesse des muscles
fermes et lisses qui fremissaient legerement a son contact. En se
mordant les levres, Kanon malmenait les draps de ses mains
tremblantes, sans oser regarder ce qui se passait sur sa
poitrine.
Voyant ses yeux mi-clos et brillants, Siegfried
songea avec amusement:
“Serait-il un chat, qu'il ronronnerait certainement... "
Impro IV 1ère partie: " son habituelle aisance a se mouvoir dans l'espace comme un chat a la demarche feutree "
Retour…chap.2: " il lui faisait penser à un chat magnifique, livré à lui-même, la même majesté, la même expression sauvage, le même besoin de tendresse… "
Retour…chap.5: " car les chats, il (Kanon) connaissait et il appréciait d'ailleurs ces petites bêtes aussi solitaires et indépendantes que lui-même… "
Retour…chap.8: " Eh par Athéna, que ces caresses étaient délicieuses, il en ronronnait presque… "
Kanon a des rapports privilégiés avec les animaux. Dans Retour aux Enfers, il adopte un chat. Dans Improbabilités et Retour aux Enfers il apprivoise le/les chevaux de son hôte dont un étalon noir fougueux qui finit par préféré Kanon à son maître.
Impro V 2ème partie: " le fier et redoute Schwarzkopf (NDLR: Elseve et Schwarzkopf... mais bien suuur... ) a la robe de nuit plus noire que l'oeil du Demon (…)
Est-ce
qu'il avait l'air de l'une de ces montures anonymes sans cavalier
attitre, je vous le demande?!
SEUL Siegfried en personne, ou a
la rigueur sa veneree Mere, dont le caractere bien trempe et la
prestance admirable etaient rares chez les femelles de son espece,
avaient le droit de le monter!!
Il allait vous le faire
decamper en vitesse, cet impudent aventurier!
(…)
Allez,
il allait la (Le cheval prend Kanon pour une fille) laisser le monter
; Sa ressemblance avec " Elseve " ne devait pas etre pure
coincidence, et si Siegfried l'avait choisie, Elle... et bien, il
pouvait bien lui faire confiance.
(…)
Tout en notant
que sa " cavaliere " etait armee d'une epee aux armoiries
de la famille Siegfried, Schwarzkopf se laissa docilement sortir de
sa stalle.»
Schwarzkopf est tellement apprivoisé par Kanon qu’il fait tout pour le protéger quand il se retrouve face à la mère de Siegfried. En plus il est outré par l’attitude de son maître envers " sa promise " (Kanon) car le guerrier divin exige que Kanon implore le pardon d’Asgard agenouillé dans la neige, blessé et à moitié nu. Du coup, l’étalon déteste son maître:
Impro
V 2ème partie: " Schwarzkopf vit Siegfried
se hater vers lui, sa " Promise "aussi pale et glacee qu'un
cadavre dans les bras, et se retint, par egard pour le precieux
fardeau de son Maitre, de ne pas accueillir ce dernier a grands coups
de sabots dans sa ridicule petite croupe humanoide.
Fremissant
de colere, il regarda d'un oeil carrement mauvais le Guerrier d'Alpha
monter en selle puis hisser sa compagne devant lui, et apres s'etre
assure que tous deux etaient bien installes, prit au galop la
direction du Domaine.
(…)
Il avait fait tout ce
chemin en bravant la tempete et etait deja passablement fatigue, mais
il se jura de regagner le chateau en moitie moins de temps qu'il ne
lui en avait fallu pour venir jusque la. Il devait au moins cela a
celle qu'il avait cru pouvoir sauver en guidant son Maitre jusqu'a
elle, alors qu'il la savait seule et desarmee face a une adversaire
sachant manier epee mieux que bien des soldats de la Garde Divine.
(…)
Et
c'etait plus fort que lui, il etait si choque, si decu, si amer
enfin, que ca lui donnait envie de mordre ou d'envoyer voler dans le
decor d'une bonne ruade, cet humain envers lequel il avait toujours
pense son estime justifiee.
Vous parlez, s'il en etait
tombe de son piedestal, le " Heros Legendaire d'Asgard " !!
(…)
Sa derniere pensee coherente fut de ne
surtout pas oublier la bonne ruade, voire le bon coup de dents
(NDLR : Kanon est specialiste en la matiere... ) qu'il reservait a
son "Bourreau" de Maitre. "
Impro
VI 2ème partie: " Sans se douter du
danger*, il se presenta, comme une fleur, devant la stalle de sa
monture favorite, et tendit la main pour se saisir de son sac de
voyage effectivement la ou il l'avait pense.
Deux rangees de
grandes dents blanches capables de broyer un os de belle taille,
claquerent a cinq millimetres de son petit doigt, alors qu'il
ressentait brusquement, tout pres de lui, une aura vibrante de colere
et de menace.
Il sursauta, retira vivement sa main, fit face a son
ennemi.
Schwarzkopf, les naseaux dilates et les yeux
fous, le fixait en agitant furieusement la queue et grattant du
sabot.
Ebahi, Siegfried murmura, en tendant de nouveau la main,
mais vers le museau de l'animal cette fois:
"Ben alors,
qu'est ce qui te prends? Ca n'est que moi?"
(…)
Schwarzkopf,
fou de rage, se mit a ruer de plus belle contre les murs de sa
stalle, sous les yeux d'un Siegfried qui ne comprenait absolument
rien a ce qui etait en train de se passer, mais se souvint
brusquement de la raison pour laquelle il etait venu.
Son
sac.
(…)
Siegfried tendit une nouvelle fois la
main, mais voila: Schwarzkopf, qui l'avait vu faire, fut plus rapide
que lui. Saisissant le sac en question entre ses dents, il le lui
ravit sous le nez, et ne trouva rien de mieux que de le lacher droit
sur un beau tas de crottin frais, derriere lui.
C'etait un avis de
guerre, dans les termes suivants:
"Ah, tu veux ton sac?!
Et bien viens le chercher!"
"Ah, tu veux la guerre?!
Et bien tu vas l'avoir!"
Lui repondit Siegfried, plus
d'humeur DU TOUT, a essayer de raisonner.
Il se detourna, alla se
saisir d'un grand seau d'eau glacee abandonne pas bien loin, par
quelque palefrenier etourdi.
Dix minutes plus tard, un
Siegfried epouvante et trempe des pieds a la tete, sortait
precipitamment du batiment, fuyant une douzaine de chevaux ayant pris
le parti de Schwarzkopf, en ruant et hennissant de plus belle dans
leurs stalles, et en mettant sans dessus dessous les ecuries toutes
entieres. "
Retour…chap.5:
" Il (Rhadamanthe) se dirigea donc vers les deux chevaux
vigoureux, qui s'agitèrent à son approche. L'un des
deux, celui avec la magnifique robe noire semblait très agité,
le spectre sut immédiatement que s'il essayait de le monter,
il passerait la plupart de son temps par terre, et cela ne le
calmerait pas du tout, au contraire… (…)le chevalier
s'approcha de la bête, il ne connaissait pas les chevaux ; en
fait c'était la première fois qu'il en voyait un de si
près… il tendit la main pour le caresser entre les deux
yeux, et l'animal répondit favorablement à ses
caresses, en réclamant d'autres en se frottant à sa
main comme un chat (…)Le spectre regarda le spectacle un
moment, le cheval semblait avoir adopté Kanon ; il en était
même un peu jaloux, puisqu'il n'avait pas encore réussi
à dompter véritablement Blanche, même s'il avait
pu la monter. Il avait amené Tonnerre de meilleure humeur que
tout à l'heure pour s'occuper de lui également, il
l'attacha donc au côté de sa compagne.
Kanon,
engaillardi par la réaction de Blanche, décida de faire
de même avec Tonnerre, mais celui-ci était plus farouche
et le spectre crut qu'il allait donner un coup à l'imprudent
qui tendait la main vers lui. Cependant, il n'en fit rien, venant
également se coller à l'ancien marina ; alors là,
c'était sûr, il était jaloux ! non mais, c'était
lui leur maître quand même !
Retour…chap. 7: " ils montèrent sur leurs montures respectives : Rhadamanthe prit Blanche et Kanon, Tonnerre qui ne semblait n'apprécier que lui. "
A l’issu de cette sous-partie traitant de la personnalité de Kanon (je rassurre les lecteurs: c’est, de loin, la plus longue), il me paraît évident que le personnage de Kanon dans la fic de Zaboo a été recopié sur celui d’Improbabilités . C’est très certainement, l’élément le plus flagrant et grave (on peut même dire qu’il suffit à lui seul pour établir le plagiat), mais dans cette partie " recopiage impardonnable ", ce n’est malheureusement pas le seul. La personnalité de l’amant de Kanon est aussi similaire dans les 2 fics (je tiens compte aussi des ressemblances qu’il y a avec le Rhadamanthe de tes fics).
-2)La personnalité de l’amant:
Siegfried et Rhadamanthe sont tout simplement le négatif de Kanon. Ce sont des anciens ennemis du gémeau. Et surtout ils incarnent la force mêlée d’amour, la virilité sécurisante (tout ce que Kanon n’est pas ou n’est plus). Ce sont eux qui font les 1ers pas vers un Kanon récalcitrant au départ. Ils sont les 1ers à éprouver des sentiments . Je déclinerai les points communs en 4 thèmes:
## Le mâle dominant
## Le protecteur paternel avec un rôle d’éducateur
## L’écriture et le thé.
## La ressemblance avec le Rhadamanthe de Blue Lagoon.
Le mâle dominant:
Siegfried et Rhadamanthe sont le modèle de l’homme viril dans toute sa splendeur. Ils dominent complètement Kanon. Ils ont une position sociale beaucoup plus élevée: ce sont des aristocrates ( à la décharge de Zaboo, je dirais que ce statut va bien au spectre, j’en parle dans une autre partie). Ils sont dominants dans les relations sexuelles: ce sont de vrais étalons (dixit Rhadamanthe) qui " remettent ça " (surtout Siegfried). Ils ont un comportement possessif et jaloux envers Kanon: le gémeau leur appartient et ils sont jaloux quand Kanon manifeste la moindre attention envers quelque’un d’autre (de vrais machos). Ils sont contents et émus à l’idée d’être les 1ers et les seuls à toucher Kanon.
L’excitation quand l’amant prend conscience de la virginité de Kanon:
Impro
I 2ème partie: " Siegfried n'avait pas
tarde a comprendre que sa proie, si elle semblait avoir par le passe
eu affaire a quelques brutes assez viles pour la maltraiter, n'avait
jamais pour autant appartenu a personne, ni homme, ni femme.
La
preuve etait simple et evidente, dans la mesure ou Kanon... ne savait
rien!!... Ou si peu.
Il le regardait avec de grands yeux,
comme cherchant la signification de chaque geste,
et...
Seigneur!!... Ce qu'il etait adorable...
Alors
Siegfried prenait son temps, tout en le guidant. "
Retour…chap.9: " Le spectre sourit légèrement, apparemment le saint ne connaissait pas grand-chose et il trouvait cela excitant. A ce point là, ça devait être la première fois, sa toute PREMIERE fois et pas simplement sa première fois avec un homme… Il se délectait de savoir qu'il avait été le premier à toucher cette peau si douce, légèrement iodée "
Siegfried et Rhadamanthe ne veulent pas que quelque’un autre touche à Kanon. Ils sont jaloux de l‘attention que Kanon a pu porter à une autre personne:
Impro II 2ème partie: «Mais alors lui vint l'idee que quelqu'un d'autre que lui puisse jamais toucher cette chevelure somptueuse. Sans se donner la peine de cacher son irritation, mais tout en se disant qu'il ne permettrait sous aucun pretexte a quiconque d'oser poser un doigt sur SA - prise- , il entraina fermement Kanon vers le lit improvise devant la cheminee. "
Impro
VI 1ère partie: " C'est alors qu'il
(Kanon) sentit la petite main de Brunehilde se glisser dans la
sienne.
Il baissa le regard avec etonnement, et la vit lui
sourire, comme si elle cherchait a l'apaiser.
Ce qu'elle etait
donc gentille.
Il lui retourna son sourire...
Ce qui ne plut
PAS DU TOUT a Siegfried, qui s'ecria, en se levant d'un bond:
"Non
mais, dis donc, toi!! Lache la main de MON Dragon tout de
suite!!"
Kanon en resta bouche bee.
Il n'allait pas
lui faire une scene de jalousie, en plus?! "
Retour…
chap.2: " Saga… "
Il devait s'imaginer dans
les bras de son frère, le spectre s'étonna de
l'amertume que ces deux syllabes avaient créée en lui "
Retour…chap.9: " Pour rien au monde, il n'aurait laissé sa place à un autre. " (cette phrase fait suit au précédent extrait de Retour…chap.9)
Les marques d’appartenance (suçon, morsure):
Impro V 1ère partie: " Pas etonnant que son fils tienne a ce Dragon-la au point de lui laisser sur l'epaule la marque indelebile de sa "propriete"(une morsure). "
Retour…chap.9:
" Un suçon, c'est la marque des amants ; on aspire la
peau (le plus souvent celle du cou) jusqu'à laisser une marque
particulière qui partira au bout de plusieurs jours. "
(…)
"
Et pourquoi tu m'as fait ça ? "
(…)
"
C'est la marque des amoureux ", répondit-il espiègle.
La
surprise se lut sur les traits du grec qui digérait la
réponse, amoureux ?
" Comment ça ? " la
colère s'était envolée.
" _ Eh bien
quiconque verrait cette marque saurait que tu es avec moi…
_
Parce qu'en plus il faut l'exhiber !
_ Non, généralement
on la cache ; mais c'est une manière de dire que tu es à
moi "
De plus les 2 amants incarnent la force. Les 2 fics insistent sur la puissance musculaire du guerrier divin et du spectre: aux " mains puissantes " et aux hanches tout aussi puissantes de Siegfried, répondent les " bras puissants " de Rhadamanthe. Autant Kanon a des muscles fins, autant ses 2 partenaires sont du genre baraqués.
Le protecteur éducateur:
Cette puissance est une protection pour Kanon: c’est dans les bras forts de son amant qu’il se sent en sécurité. Alors que Siegfried et Rhadamanthe sont d’anciens ennemis de Kanon, ils refusent de le tuer:
Impro II 2ème partie: " Je ne te tuerai pas, Kanon. Je te protegerai meme, si l'occasion s'en presente. "
Retour…chap.4: " MAIS NE COMPTE PAS SUR MOI POUR T'ACHEVER ! Il est hors de question d'avoir été vaincu par un perdant ! "
Il se leva sur ces mots et sortit ; sur le tapis, le grec resta allongé longtemps, ne sachant pas trop comment interpréter les paroles de son hôte ; une seule chose était sûre : il ne le laisserait pas mourir… "
C’est dans les bras de son hôte que Kanon apprend à vivre et à aimer. L’amant seme endosse un rôle paternel " pédagogique ". Je développerais ce rôle d’initiateur dans la partie traitant de la nature des relations entre Kanon et son amant.
L’écriture et le thé:
En outre, Siegfried et Rhadamanthe ont tous les 2 une écriture " patte de mouche " (surtout pour le dernier mot des 2 lettres):
Impro
VI 1ère partie: (Thor lisant un mot de
Siegfried) " Mais ce qui lui parut le plus interessant, dans ce
petit mot griffonne a la hate, etait le "merci" ecrit tout
en bas, en lettres plus petites que les autres.
Pour ne pas dire,
en pattes de mouches presque illisibles.
Il allait falloir
qu'il se retienne pour ne pas les faire encadrer, ces "pattes de
mouche". "
Retour…chap.6:
" il attrapa la feuille et l'ouvrit. Elle était écrite
manuellement à l'encre noire, l'écriture était
fine et dénuée de toute fioriture ; son auteur,
visiblement habitué à écrire beaucoup, ne
prenait pas vraiment la peine de former toutes les lettres. C'était
un tas de petites vagues, avec des pointes plus ou moins grandes vers
le haut ou vers le bas ; on devinait les mos plus qu'on ne les
lisait. (…)L'écriture fine et illisible de Rhadamanthe
lui signalait donc qu'il avait été appelé en
urgence aux enfers pour remettre un peu d'ordre, certains y auraient,
parait-il, foutu un bazar innommable, humiliant les gardiens,
détruisant des murs…. (…)
Une pâte de
mouche encore plus illisible terminait la lettre et heureusement que
Kanon connaissait le nom de son hôte, sinon il n'y aurait
jamais lu Rhadamanthe… "
Les 2 châtelains ont du thé chez eux. Ce n’est pas tant la présence du thé chez Rhadamanthe que je trouve suspecte (nous sommes quand même en territoire britannique) mais le fait que les 2 protagonistes n’aiment pas le thé, alors que le spectre est anglais:
Impro
VI 2ème partie: " Mais la, il (Siegfried)
se rendit compte qu'on venait de lui poser une tasse de the fumante,
pile sous le nez.
Il sentit qu'il allait se trouver mal. "
Retour…chap.4: " Lui, pourtant britannique, n'aimait pas vraiment le thé, y préférant le café plus corsé "
Les similitudes avec le Rhadamanthe de Blue Lagoon:
Les 2 Rhadamanthe s’intéresse au droit. Dans Blue Lagoon, Rhadamanthe a fait des études de droit:
Blue Lagoon: " Rhadamanthys avait revele a Kanon qu'il etait encore etudiant en droit a l'Universite(…) Kanon inspecta la petite bibliotheque remplie de livres de droit et de sciences politiques. "
Dans Retour aux Enfers il règle les droits de sucession de son château et lit le code civil:
Retour…chap.5:
" Kanon ignora la remarque et posa la question qui lui brûlait
les lèvres.
" Et toi qu'est-ce que tu fais ? "
"
Je fais du tri dans les papiers de succession ". "
Retour…chap.7: " Rhadamanthe, entre deux lignes de codes civil, observait son invité finir son ouvrage "
A chaque fois, la paperasse administrative, c’est pour lui et à chaque fois ça soûle Kanon:
Blue
Lagoon: " Il fallait dire que vu tout le boulot que se
tapait Rhadamanthys, veritable drogue de travail rapide, applique et
efficace (NDLR : pas comme l'administration francaise, tiens....), il
meritait ce traitement de faveur comme sa place de cadre
superieur.
Meme Kanon, qui s'etait deux-trois fois invite dans
les bureaux luxueux ou le Spectre et ses camarades s'occupaient de
gerer les allees et venues des ames dans les Enfers, ne pouvait que
reconnaitre la valeur d'un tel "employe ".
(…)Il
(Kanon) y trouva trois nouveaux ouvrages (les livres de droit et
sciences politiques), qu'il se garda bien de parcourir, sachant par
avance que ca ne lui servirait qu'a s'enfoncer un peu plus dans sa
mediocrite.
Rhadamanthys lui avait dit avoir hesite entre deux
cursus universitaires, mais ne lui avait donne aucun detail quand a
ce qui l'interessait dans ces etudes. Il ne voulait plus jamais
revoir sur le visage de l'ex-Dragon des Mers, ce pauvre sourire gene
qu'il lui avait adresse apres s'etre risque pour la premiere et
derniere fois, a feuilleter l'un de ces bouquins hermetiques que
lui lisait d'une main, et en buvant son cafe.»
Retour…chap.5:"
Et toi qu'est-ce que tu fais ? "
" Je fais du tri dans
les papiers de succession "
Kanon, assez déçu
par la réponse…»
Retour…chap.7: " il lui restait encore quelques papiers, mais la fatigue le gagnait, il préféra donc les garder pour le lendemain. Il referma le dossier (…) Ils se retrouvèrent pour le déjeuner, le spectre ayant fini sa paperasse "
Toujours fourré dans son bureau ce Rhada!
On remarque aussi que le Rhadamanthe de Blue Lagoon boit du café.
Le Rhadamanthe de Retour aux Enfers ressemble étonnament au Siegfried d’Improbabilité (en moins violent, mais un peu quand même: voire la nature des relations entre Kanon et son amant). L’effet de mimétisme est moindre que pour Kanon ou du moins se comprend mieux (j’en parle dans ma catégorie intermédiaire des points communs) mais il y a quand même des détails qui choquent: l’écriture par exemple: on peut aisément concevoir la virilité et la force de Rhadamanthe mais pourquoi lui attribuer la même écriture que Siegfried?. L’accumulation des caractéristiques communes ne semblent donc pas un hasard.
Je vais maintenant m’intéresser à une autre figure commune aux 2 fics: les servantes.
-3) Les servantes:
Là encore je note un effet de mimétisme. Dans les 2 fics elles sont touchées pas la beauté et la fragilité de Kanon:
Impro
VI 1ère partie: " Oui, elle, la petite
servante aux yeux et aux cheveux sombres si communs, la jeune
villageoise qui avait l'habitude de passer inapercue mais ne s'en
plaignait jamais...
Elle, qui se savait douce mais faible,
effacee mais transparente...
Elle, qui avait recu a sa
naissance le nom magnifique mais bien impropre de " Brunehilde
", avait trouve quelqu'un a proteger.
Un Dragon.
Il
etait tout le contraire d'elle-meme; Il attirait et retenait
l'attention par sa seule presence, gravait son souvenir dans la
memoire de ceux qui l'approchaient, d'un simple regard, d'un simple
mot.
Certainement etait-il capable de tuer d'un simple
sourire.
Il avait infiniment plus de " relief " que
n'importe qui, et cela, meme habille d'un simple drap.
Et
pourtant, il etait si fragile, si instable, si exasperant de
maladresse et de naivete, que c'en etait a se demander a quoi ca
pouvait bien lui servir, d'avoir 28 ans.
Il etait cense etre le
plus grand criminel de la planete, mais tout ce qu'elle voyait en
lui, c'etait un petit garcon assoiffe d'amour.
Alors un jour,
elle avait decouvert qu'elle etait prete a tout, pourvu d'arriver a
proteger le sourire qu'elle lui surprenait quelques fois. "
Retour…chap.2: " Il somnolait depuis un moment mais le bruit d'une porte qui s'ouvre l'avait réveillé, c'était la petite Mary qui jouait les troubles fêtes… Apparemment, elle appréciait beaucoup Kanon, évidemment, il avait un charme fou et ce n'est pas lui qui avait passé la moitié de la nuit à le bercer qui dirait le contraire (…)Rhadamanthe, allongé sur le lit avait entendu la jeune fille monter, il le savait en fait… Apparemment, le gémeau avait fait des ravages dans son cœur, certes, il n'était pas n'importe qui, elle ne devait jamais avoir vu un homme comme lui dans le coin "
Les servantes écoutent aux portes et se précipitent au secour de Kanon, malmené par son hôte:
Impro
III 1ère partie: " Siegfried explosa,
abattit son poing.
Et se retrouva
brusquement etendu par terre, enfoui sous une masse de jupons
hurlants.
...heu? ...
C'est a dire, sous
trois jeunes servantes affolees qui s'etaient in extremis jetees sur
lui en hurlant de concert:
- SEIGNEUR SIEGFRIED,
ARRETEZ!!
Abasourdi, il cueillit ici et la des bribes de
phrases emmelees se resumant a une phrase simple:
- Mais vous ne
voyez pas qu'il est fou de terreur?!(…)
En
voyant deux des jeunes servantes lui raffraichir le visage et les
bras avec des linges mouilles, il demanda a la troisieme, qui
revenait de la salle de bains avec un grand seau d'eau tiede:
-
Au fait, Greta, qu'est ce que vous faites la, toutes les trois?
Le
jeune femme rougit.
- On ecoutait derriere la porte...»
Retour…chap.3: " Ainsi, il ramassa le petit tas sanglant à ses pieds avec précaution, et le ramena dans sa chambre, Mary qui jusqu'à maintenant était restée cachée derrière une porte, se précipita à sa suite pour recouvrir d'un drap une nouvelle fois le lit. Elle retourna ensuite chercher eau compresses, alcool, bandages… et rougit une nouvelle fois devant la plastique de la créature aux cheveux bleus. "
Les servantes traitent Kanon comme une femme: elles lui font utiliser des produits de beauté ( dans Retour aux Enfers c’est sous-entendu et on se demande ce que ça vient faire là d’ailleurs):
Impro
II 2ème partie: " Siegfried se contentait
alors, avec un grand sourire, de le remettre entre les mains des ses
trois servantes, qui ne le lachaient pas tant qu'elles ne l'avaient
pas gave de sucreries, ou couvert de soie et de
rubans.
Curieusement, il n'arrivait pas se mettre en colere a
leur contact. Elles avaient beau tourner autour de lui comme de
petites abeilles affairees, a se disputer pour savoir laquelle allait
lui brosser les cheveux voire le maquiller(!!) "
Impro IV 1ère partie: " Nul doute qu'il le retrouverait habille de soie, cheveux nattes et attaches par un nouveau ruban d'ici une heure. La derniere fois que Kanon etait tombe dans une embuscade de ses trois servantes, il en etait ressorti pomponne et parfume comme le toutou a sa memere "
En plus, les 3 servantes habillent Kanon en femme.
Retour…chap.6: " Sur le rebord de la baignoire, différents flacons de toutes les couleurs étaient déposés, Mary le prenait pour une fille à lui refiler tous ces produits de beauté ? Il pénétra dans l'eau et se détendit un peu, s'adossant au rebord en fermant les yeux, il resta un long moment sans bouger puis se décida à humer tous flacons, essayant chaque produit, et se félicitant des effets de cette crème étrange avec des grains qui rendait la peau si douce… "
Les domestiques sont comparés à des abeilles (voir déjà la précédente citation d’Impro II 2éme partie):
Impro IV 1ère partie: " Siegfried fixa pendant une bonne minute, et avec des yeux ronds hallucines, la cour de son chateau transformee en ruche tombee de l'arbre. Serviteurs et gardes meles et hurlants courant en tous sens comme autant d'abeilles folles "
Retour…chap.4: " Kanon regarda la servante qui s'affairait comme une abeille dans la ruche pour leur servir un petit déjeuner "
Enfin, je note également l’épisode de la servante exorcisée:
Impro VI 2ème partie: " Siegfried se dit que decidement, il faudrait un jour qu'il pense a la faire exorciser, sa servante. Il etait sur de voir en sortir tout un tas de Demons plus terribles les uns que les autres... "
Retour… chap. 2: (Rhadamanthe vient de demander à Mary si elle connaît les fantômes du château, Mary a répondu oui) " Mary était rouge jusqu'aux oreilles, sa réponse n'avait été qu'un murmure et Margaret qui s'était accrochée au plan de travail à côté d'elle en entendant cette question, aurait préféré qu'elle mente, car elle craignait qu'on cherche à l'exorciser… "
Selon moi, les domestiques de Retour aux Enfers ont de nombreux points communs avec ceux d’Improbabilités ce qui incite à (de nouveau) penser au plagiat. La partie suivante des ressemblances graves s’attache à l’étude des relation entre Kanon et son amant.
-4)La nature des relations entre Kanon et Siegfried/Rhadamanthe
La relation amoureuse se double d’une relation maître/élève dans laquelle Siegfried/Radhamante devient le professeur qui apprend à vivre à Kanon ( y compris dans des choses simples comme cuire des nouilles dans Impro, faire du cheval dans Retour… ). Le partenaire seme devient le guide de Kanon sur le chemin de l’amour et d’une manière générale des sentiments. Les 2 fics prennent en compte cette notion d’apprentissage: Siegfried est un " tuteur ", Rhadamanthe un " professeur ":
Impro
III 1ère partie: " Siegfried se rendit
compte que sous pas mal d'aspects, Kanon lui faisait penser a un
gamin malheureux qui aurait tourne mal. Si, comme l'effrayante idee
lui en vint, chacun de ses actes n'avait ete qu'une provocation de
plus afin d'attirer l'attention, ca n'etait plus un dressage
qu'il lui fallait, mais une veritable education... un
equilibre?
Mais comment allait-il pouvoir l'aider a le
trouver?
!!!!!!
UNE SECONDE!! Pourquoi, lui, Siegfried, se
retrouvait-il a devoir jouer les tuteurs pour un homme de quatre ans
son aine?! Et certainement, un futur condamne a mort?
Mais
le fait est qu'il ne pouvait plus l'abandonner.
"
Retour…chap. 5: " Kanon apprécia beaucoup ce moment, le spectre était un très bon professeur, il expliquait bien sans toutefois prendre un ton professoral ou condescendant. "
Rhadamanthe et Siegfried sont les 2 adultes responsables de l’histoire (quoique pour Siegfried parfois on se demande). Les 2 sont des initiateurs sexuels pour Kanon. L’apprentissage de l’amour alterne la violence et la douceur dans Improbabilités. Dans Retour aux Enfers, la méthode est plus tendre mais pas exempte de quelques coups de la part du spectre:
Retour…chap.3:
" Rhadamanthe qui avait bien failli recevoir un plâtre en
pleine figure, vit rouge ; voici donc la gratitude de ce gr**@@ ##*
de chevalier d'Athéna… Et il fit la même erreur
que son compagnon, c'est-à-dire qu'il ne se posa pas de
questions : pourquoi ne pas lui dire que c'est fini ? Est-ce la Great
Caution c'est pas risquée sur un mec blessé et sans
armure ?
La dernière question avait une réponse
évidente, mais trop tard, l'attaque était lancée
(…) Cependant, le spectre qui entre temps avait revêtu
son surplis, ne semblant pas affecté par l'état de
l'ancien marina, lui asséna un méchant coup de pied
dans les côtes.
" Lève toi "
Mais aucune
réaction ne lui parvint de la marionnette désarticulée
qui gisait à ses pieds ; un second coup, la fit se retourner
et le juge des Enfers comprit que le combat était fini…
Du sang coulait de sa lèvre fendue, ainsi que de son arcade ;
ses blessures à la poitrine et au ventre, pourtant sur le
point de guérir, s'étaient rouvertes et nimbaient de
sang ses bandages fraîchement changés…
Rhadamanthe soupira, quel gâchis ! "
Retour…chap.4:
" Ces paroles avaient amené le spectre dans une colère
noire, il se jeta sur son vis-à-vis, renversant le fauteuil,
lui assénant un grand coup de poing dans les mâchoires.
"
Tu veux que je t'achèves ? "
Deuxième coup…
"
Dans les 2 fics, Kanon est têtu comme une mule: il faut lui faire rentrer de force dans sa caboche que le monde n’est pas fait que d’ennemis ou d’indifférence, qu’il peut aimer et être aimé.
Cette relation initiateur/élève amène dans les 2 fics une relation de dépendance mutuelle. Kanon est dépendant de son amant:
Impro
VII 1ère partie: ( Siegfried en pensant à
Kanon) " Fragile.
Fragile et desarme, et tellement
dependant de lui.
C'etait tel qu'il le voyait a present,
lui avec son regard d'eau, tellement, tellement... sondable.
Que
pourrait-il jamais encore arriver a lui cacher? "
Retour…chap.6: (Rhadamanthe est parti pour quelques jours et à laisser un mot à Kanon) " Il y en avait au moins pour cinq jours et son cœur se serra malgré lui, en pensant qu'il risquait d'être parti pour longtemps. (…)Le temps avait la même humeur que lui : triste et mélancolique (…)Mary était passé souvent voir le blessé dans la bibliothèque, sans se faire voir, pour s'assurer qu'il se portait bien, même si ce n'était pas vraiment son bras qui l'inquiétait… Pourquoi Monseigneur l'avait-il laissé seul ? Ses yeux étaient vides et tristes, son teint était trop pâle et ses gestes sans vie… "
Mais on peut dire aussi que Siegfried et Rhadamanthe ont besoin d’avoir Kanon à leur côté (même si dans Impro la relation de dépendance est plus forte: Siegfried est " drogué" à Kanon):
Impro
V 2ème partie: (Kanon s’est enfui vers le
palais d’Hilda. Siegfried à réussi à le
ramener gravement blessé. Kanon vient de passer une nuit
cruciale à laquelle il a survécu. Siegfried désespéré
à l’idée de perdre Kanon se tient à son
chevet): " Et meme s'il ne se reveillait pas, lui,
Siegfried, serait oblige de le transporter jusque devant la Statue
d'Odin, de... de...
De le jeter dans le gouffre qui ouvrait sa
gueule sombre au pied de la statue, parce que c'etait la l'Epreuve.
(…)
Et lui, le suivrait tout de suite.(…)
Sentir
la Vie s'eteindre doucement.
Ne t'inquiete pas, Kanon, je te
rejoins tout de suite.
Je ... te...
Je
t'aime.
Est-ce que tu m'entends?
"...
Est-ce que tu m'entends?"
Les yeux de Kanon
s'ouvrirent doucement, il leva les mains, les posa sur celles,
refermees autour son cou, de Siegfried penche au-dessus de
lui.
Siegfried qui pleurait comme un enfant, a longs sanglots
enfin liberes.
Les mains de Siegfried se desserrerent, tandis
que dans son esprit coulaient des mots tendres, longtemps
attendus.
"Je vis pour toi. J'existe pour toi. Je suis
a toi. Aime-moi... parce que je t'aime... ". "
Dans Impro Siegfried ne peut plus vivre sans son dragon. Un lien indestructible les unit qui s’explique par l’histoire des seigneurs Siegfried et de leurs dragons relatée dans les mémoires des Siegfried.
Retour…chap.7:
" c'était pour cette raison qu'il devait refaire les
soixante dix kilomètres en sens inverse pour regagner son
manoir, mais y aurait-il encore quelqu'un pour l'attendre ?
Cela
faisait cinq minutes que le château perché sur une
colline était en vue, et pas de doute possible, la
cosmo-énergie de Kanon n'y était pas… D'humeur
maussade, il arrêta la voiture devant la lourde grille de
fer forgée de deux mètres cinquante de haut du domaine
et sortit la clef d'argent pour ouvrir. (…)De la tristesse
qu'il témoignait, lui, n'avait retenu qu'une chose et
c'était plutôt réjouissant : il avait l'intention
de rester ici, au moins un moment. "
Dans Retour aux Enfers, Rhadamanthe est triste à l’idée que Kanon l’aie quitté. Il n’est pas aussi désespéré que Siegfried (Kanon n’est pas dans le même état) mais quand même: il a besoin de Kanon. D’ailleurs il est enchanté quand il comprend que Kanon va rester. Quant à la réaction de Siegfried quand Kanon se réveille, on n’en parle même pas, c’est un soulagement extrême doublé d’une déclaration enflammée.
Une énième fois, les similitudes s’entassent. On ne les compte plus et le plagiat est sur-confirmé. A présent, je vais passé à une curieuse partie des ressemblances les plus graves même s’il ne s’agit tout à fait de points communs (paradoxalement) mais d’étranges effets d’inversion.
-5)Les effets d’inversion:
Je m’explique: dans la fic de Zaboo j’ai noté des scènes similaires à celles d’Improbabilités a un détail prêt écrit de tel façon qu’on dirait que Zaboo fait référence à Impro (genre: vous voyez dans Impro c’est comme ça et bien chez moi, c’est précisément le contraire). Je dirai même que pour comprendre complètement ce qui est écrit dans Retour aux enfers (pourquoi c’est écrit comme ça à cet endroit là) il faut lire le passage correspondant de Improbabilités.
Exemple:
Kanon et le thé. Dans Impro VI chap.2 Kanon ne veut pas
boire une goutte de thé: " Siegfried sursauta, regarda sa
Mere puis Kanon qu'il decouvrit en train de lorgner sa tasse de
the d'un air soupconneux, et hasarda d'une voix blanche:
(…)
"Effectivement.
Il ne l'a pas vu. Et alors?... "
Le coupa sa Mere, avant de
s'adresser au Dragon, qui essayait de pousser la tasse loin de lui
le plus discretement possible "
Dans Retour aux Enfers chap.4 Kanon le boit sans problème: " il avait même bu le thé sans rechigner, et semblait même avoir apprécier… "
On se demande pourquoi Zaboo insiste tant sur le fait que Kanon n’hésite pas à boire son thé (le thé n‘a pas la réputation d‘avoir mauvais goût, sauf dans Impro), d’autant que c’est après cette phrase qu’elle oppose la préférence de Rhadamanthe pour le café. Selon moi, l’explication de cette tournure de phrase est que Zaboo renvoit à Improbabilités.
Pareil pour la capacité de Kanon à faire la cuisine. Dans Improbabilités Kanon n’a absolument aucun talent culinaire: il se fait un sandwich avec n’importe quels ingrédients (viande crue, œufs durs…) et ne sait même pas cuire des nouilles. Par contre dans Retour aux Enfers il sait faire la cuisine et prépare une omelette:
Retour…chap.8:
" Kanon partit d'un rire joyeux, puis fit offrande de sa gorge à
la bouche affamée, enfin il se dégagea, engageant la
conversation :
" _ Tu as faim ?
_ Mais non, qu'est-ce qui
te fait croire ça ?
_ …
_ …
_ Tu
veux que je te prépare quelque chose ?
_ Tu veux
m'empoisonner ?
_ Figure toi que, contrairement à ce que tu
as l'air d'insinuer, je suis plutôt doué pour faire la
cuisine.
_ De toute façon, j'ai toujours aimé
vivre dangereusement. "
Pourquoi
Rhadamanthe pense que Kanon est nul en cuisine? C’est pas parce
qu’il est ignorant sur le plan sexuel qu’il n’y
connaît forcément rien en cuisine, sauf si on se réfère
au talent de cuistot de Kanon dans Improbabilités.
Dernier étrange effet d’inversion: la porte ouverte/fermée quand Kanon s’enfuit de la chambre:
Impro
II 1ère partie: « Kanon eut un frisson,
pendant une fraction de seconde, son regard se fit plus flou... et
brusquement, il bondit hors du lit.
Sans faire un geste,
Siegfried le regarda sortir de la chambre, grande forme blanche
enveloppee de draps, disparaissant dans
l'obscurite de la porte ouverte "
Retour…chap.3: " La dernière question avait une réponse évidente, mais trop tard, l'attaque était lancée et Kanon venait de passer dans l'entrée, sans que quelqu'un lui ait ouvert la porte… Et il s'était écrasé au beau milieu du hall (…)
3. qu'il évite de se prendre les pieds dans les draps au moment de lui sauter à la gorge, "
Les scènes sont similaires: Kanon sort de son lit, empêtré dans ses draps pour se retrouver dans le couloir à part que dans Retour aux Enfers Kanon se prend la porte fermée. C’est une différence sur laquelle Zaboo insiste: déjà dans la citation ci-dessus: " sans que quelque’un lui ait ouvert la porte " ( ben oui, dans Impro quelque’un l’a laissé bien ouverte la porte) et un peu plus loin dans le texte: " Il s'était réveillé, seul, dans la chambre même dont il était sorti (avec la porte) quelques temps auparavant ". Franchement, quand j’ai lu cette scène de Retour aux Enfers j’ai tout de suite pensé à l’équivalent dans Impro: Zaboo insiste tellement lourdement sur cette différence…ça sent " le fait exprès ".
-6) Autre: les mémoires
Pour
moi, c’est la moins grave des ressemblances les plus
flagrantes. Dans les 2 fics Kanon lit les mémoires des
ancêtres de son hôte. C’est vrai que dans les 2
cas, on est dans un vieux château mais mémoires et vieux
château ce n’est pas systématique y compris dans
les clichés populaires (ce qui est déjà plus le
cas pour les fantômes par exemple). Une bibliothèque de
château est à priori bien fournie (dans celle de
Siegfried, on trouve le marquis de Sade) et il faut que Kanon tombe
pile sur les mémoires dans Retour aux Enfers (et
pourtant, Kanon lit plein de sorte de livres dans Retour…Il
aurait pas pu dégoté Tolkien, Les Métamorphoses
d’Ovide…, cela aurait été plus
original).
Voilà, j’ai fini cette partie sur les reprises évidentes. Sur mon ordi ça fait 23 pages : c’est …beaucoup. Enorme même. Plus de 20 pages rien que pour les ressemblances graves: c’est sûr il y a plagiat (je sais, je me répète). Mais je n’ai pas passé en revue tous les points communs (eh oui, il en reste). Je vais passer à la catégorie intermédiaire, c’est à dire des ressemblances que j’estime moins graves.
B.
Catégorie intermédiaire: des points communs plus
admissibles.
Qu’est-ce que j’entends par là? Tout simplement des ressemblances, certes, mais que je ne peux pas qualifier de copiage flagrant parce qu’elles obéissent à une logique établie par l’œuvre originale de Kurumada , par la littérature en général ou par l’imagination populaire qui est source commune à tous. Ce sont des points communs qui ne sont pas des originalités typiques d’Impro. (on les retrouve dans d’autres fics par exemple). Donc ce sont des similitudes qui peuvent se comprendre (et s’admettrent) si on les considère une par une, indépendamment des autres , mais il ne faut pas perdre de vue que ce sont des ressemblances qui s’accumulent.
Le statut social de Siegfried et Rhadamanthe:
Bien sûr les 2 sont des aristocrates, riches possédant un château médiéval. Le Rhadamanthe de Zaboo est un dandy amateur de " belles choses " comme dans Blue Lagoon ( vêtements de marque, meubles précieux, voiture de luxe)…mais il faut avouer que ça lui va bien au spectre. Le Wyvern, c’est quand même n’importe qui! En admettant que le juge des Enfers soit de la haute société (hypothèse tout a fait crédible) ça laisse 2 solutions:
- Le spectre est un noble, donc possède un château. Il est riche, a les moyens d’acheter ce qui se fait de mieux et ne s’en prive pas. Je sais que les aristocrates désargentés, sans château ça existe (c’est même le cas le plus courant) mais ce n’est pas le cliché qui sévit dans l’imagination populaire. Nous autres, pauvres roturiers, nous imaginons " naturellement " que les aristocrates sont riches, beaux, admirés…
C’est la " culture " conte de fée ( les fameux D.A Disney que l’on a ingurgité quand ont étaient môme: ça laissent des traces indélibiles) et puis c’est quand même beaucoup plus glamour (parce qu’un Rhada en guenille, SDF, faisant la manche c’est moins sexy et ça colle moins au personnage).
C’est " strass et paillettes " mais il ne faut pas oublier que Impro et Retour… sont des fictions, donc pas censées copier scrupuleusement la réalité. On ne peut quand même pas en vouloir à Zaboo de ne pas être allé enquêter en Ecosse pour voir comment vivent les nobles des Highlands.
- Autre hypothèse: le juge est un homme d’affaire appartenant à la haute bourgeoisie. Pas de château mais quand même une vie de luxe.
- 3ème hypothèse foireuse: Rhada est une star du Show Business, jet-setteur efféminé ( Rhadamanthe Mac Doom dans la " ferme des célébrités" …oh l’affiche!), sapé comme un boys band, se faisant des bains au champagne, se " streapteasant " sur les tables design des boîte branchées au milieu d’une foule de groupies hurlant: " A poil Rhada je t’aiaiaiaime!!! "… oups…excusez-moi je m’égare…besoin de me défouler après 24 pages.
Bon, comme je disais, il reste 2 hypothèses plausibles (si on veut une histoire sérieuse). Ce n’est pas énorme et ça ne laisse pas beaucoup de latitude aux autres auteurs de fics sur Rhadamanthe. Tu ne peux quand même pas accuser de plagiat tout ceux qui veulent faire de Rhadamanthe un aristocrate: la noblesse (et tous les clichés glamours qui vont avec) sied au personnage.
Rhadamanthe a un château en Ecosse comme dans Le Prétendant. Là encore, je dirai que le thème du château médiéval en Ecosse est aussi cliché que le château de sable en Espagne. Rhadamanthe a la nationalité anglaise, l’Ecosse fait partie du Royaume Uni. Zaboo aurait mis le château en Bavière, j’aurai trouvé ça beaucoup plus louche.
C. Les ressemblances les moins graves.
Dans
cette partie, je place les points communs qu’on peut le moins
qualifier de plagiat (voire pas du tout). Ce sont des ressemblances
qui découlent logiquement de l’histoire ou qui
s’inspirent de Saint Seiya même.
Le fantôme du château:
Le fantôme dans un château écossais est un classique de la littérature. D’ailleurs dans la fic de Danielle Des Vacances particulières (sur le site de la ssy2004) Rhadamanthe est un lord écossais, propriétaire du château d’Inverness qui est hanté par le fantôme d’un de ses ancêtres. Le côté protecteur du fantôme est plus suspect, mais dans la fic de Danielle le fantôme n’est pas méchant non plus. On va dire que Zaboo s’est inspiré de Casper le gentil fanôme (c’est gentillet, comme le reste de sa fic qui est une bluette sentimentale, ça va bien ensemble).
Le passage secret:
Là aussi, c’est fourni (en série) avec le château. Et puis dans la fic de Zaboo, avec les pièges, le fantôme gardien du trésor et le trésor on nage en pleins dans les clichés façon Disney. Certes ce n’est absolument pas original, mais je ne vais reprocher à Zaboo de tomber dans ce genre de facilités car beaucoup d’auteurs (de fics, de romans, de scénarios) font pareil et le traitement du passage secret (et surtout ce à quoi il aboutit) est différent du passage secret dans Improbabilités ( ce n’est pas le même trésor).
La guérison par le cosmos:
J’ai trouvé ça dans d’autres fics (un don de Mû du Bélier notamment) et surtout dans la Bataille du Sanctuaire Aïloïa du Lion soigne la jambe de Seiya avec sa cosmoénergie ( il l’appelle son " fluide ").
J’ai achevé mon grand I sur les reprises des éléments scénaristiques. Je me suis intéressée également à la comparaison entre les style d’écriture et la construction du texte.
II) Construction et style d’écriture.
A.La construction.
Je remarque encore des ressemblances louches. Pour l’ouverture de l’histoire, c’est du pur copiage. Dans les 2 fics le texte s’ouvre sur un ancien ennemi de Kanon (qui deviendra son amant) en mouvement et en ébullition pour ne pas dire furax, ruminant les derniers évènements (les nombreuses résurrections y compris des plus " affreux ": Albérich/ Kassa de Lyumnades):
Impro
I 1ère partie: " Tout
en ouvrant son manteau pour laisser le vent glacial de la
course penetrer ses vetements, et avec l'espoir que cela le calmerait
quelques peu, Siegfried dirigea le galop de son cheval vers le coeur
de la tempete.
Certes, quand il y pensait, la Bataille
d'Asgard, directement suivie de l'affrontement entre Athena et
Poseidon, etait enfin terminee et avait eu une fin... sinon heureuse,
du moins inesperee.
Tous ses compagnons d'armes, comme
lui-meme, avaient ete ressuscites. Ils etaient a present bien
vivants, et de nouveau au complet... En cela, ils avaient eu plus de
chance que les Marinas de Poseidon, aux corps engloutis et disparus a
jamais dans les flots qui avaient de nouveau immerge le Royaume
sous-marin.
Siegfried aurait donc du se sentir rassure,
apaise; Il aurait du reprendre confiance en l'avenir, et s'estimer
heureux de pouvoir a nouveau veiller en silence sur sa Princesse,
comme il l'avait fait pendant des annees, en bon chevalier
servant.
Mais, pour une raison obscure, voire par les caprices
d'un destin amer qui ne comptait decidement pas l'epargner, les
choses avaient tourne toutes autres pour lui.
(…)
Et
il savait a present autre chose: sept jours, a peine, de sa
nouvellevie s'etaient ecoules, et il en etait deja au point de
non-retour. Il se sentait sur le point d'exploser...
(…)
Quand
a Alberich...
Siegfried devait bien se l'avouer...A chaque
arret aupres d'un nouveau corps glace, il avait espere, avec une joie
anticipatrice franchement mauvaise, decouvrir le cadavre ensanglante
de ce maudit traitre frappe et abattu en plein delire de gloire...Ce
traitre qui serait certainement le seul destine a rester allonge sans
vie dans la neige cruelle.
Mais Athena et Hilda lui avaient, a
lui aussi, rendu la Vie. "
Retour…chap.1:
" Tout en traversant au pas de
charge les Enfers, Rhadamanthe fulminait ! Cela faisait à
peine deux jours qu'il avait été ressuscité et
on le rappelait déjà, alors qu'on lui avait conseillé
de prendre des congés; ce qu'il s'était empressé
de faire d'ailleurs….
(…)
tous les autres étaient
revenus : son frère, Masque de mort, Albérich, même
l'autre monstruosité (comment s'appelait-il déjà
? ah oui Kassa de Lyumnades), tous mais pas lui… "
Les 1ers mots de la fic de Zaboo sont directement repris des 1ers mots d’Impro: " tout en " + gérondif, c’est la même formule.
Ensuite Rhadamanthe et Siegfried pensent à Kanon qui a disparu:
Impro
: " Au cours d'une longue et eprouvante reunion organisee a
Asgard afin de faire le bilan de la situation, et reunissant Athena,
Julian Solo(qui n'en menait pas large, mais indispensable en tant que
temoin), ainsi qu'une bonne partie des rescapes des 3 guerres divines
qui avaient mis la planete a feu et a sang...il avait appris
l'existence d'un responsable.
Un certain Kanon des Gemeaux.
A
l'origine, il se trouvait adosse a un des murs de la salle, Hagen et
Cyd a sa droite, deux chevaliers d'Or delegues du Sanctuaire a sa
gauche, et ecoutait les debats...avec un certain calme.
Et
brusquement, il avait fallu Hagen, Aior et Milo pour le maitriser
lorsqu'il avait appris, de la bouche du Phenix, que ce dernier
n'avait rien trouve de mieux que de laisser s'echapper, et
COMPLETEMENT INDEMNE, le coupable en question.
Et oui: l'homme
le plus dangereux de la planete, celui qui avait provoque trois
guerres et s'etait en toute impunite joue de trois dieux comme de
leurs armees...gambadait gaiment dans la nature!! " (voilà
pourquoi Siegfried est furieux).
Retour : " D'ailleurs, toutes les armures étaient plus belles que jamais, de l'armure de bronze en passant par les armures divines et les écailles de marinas ; tous leurs propriétaires en étaient restés bouche bée, enfin presque tous, car une écaille était sans porteur. L'homme contre qui il s'était battu aux Enfers n'avait pas été ressuscité, l'homme qui avait renié Athéna pour rejoindre Poséidon et le tromper, puis qui avait renié le dieu des océans pour rejoindre Athéna n'avait pas trouvé grâce aux yeux de Zeus "
Et ils tombent sur Kanon en mauvaise posture (à moitié mort dans Retour, futur dragon surgelé dans Impro) qui a atterri sur leur domaine:
Impro:
" Siegfried n'en croyait pas ses yeux. Il y avait un type (un
abruti) en jean et en t-shirt au beau milieu de la lande!!
Et
en y regardant mieux... mais oui: il etait pieds nus!!
Le
Guerrier Divin pressa son cheval vers la silhouette esseulee au
milieu de la neige.
Il nota vaguement la longue tresse bleue
agitee par la tempete, mais l'absurdite de la situation l'empecha de
soupconner meme etre en presence du... Monstre sur lequel il desirait
si ardemment se passer les nerfs.
Enfin, il s'arreta face a
Kanon, et lui cria, a travers la tourmente qui menacait de balayer
jusqu'a ses mots:
- Qu'est ce qui vous arrive?! Qu'est ce que vous
faites la, dans cette tenue?!
Comme son vis a vis le regardait
avec de grands yeux et esquissait meme un mouvement de recul, il
pensa avoir affaire a un etranger qui ne comprenait pas ses paroles.
Mais alors qu'il allait repeter sa question en Anglais, l'autre lui
cria, dans un Allemand approximatif:
- Je, Je me suis perdu!!
Nonnon, heu...
Bon, de toute evidence, il n'a plus toute
sa tete, ou il ne trouve pas les mots pour m'expliquer, pensa
Siegfried, qui commenca a soupconner que le malheureux soit un
voyageur etranger ayant ete attaque par des voleurs puis cruellement
abandonne dans cette tenue, dans un endroit pareil.
Pas etonnant qu'il ne trouve pas ses mots ou qu'il n'ait plus toute sa tete. Il a du avoir la frayeur de sa vie, pensa-t-il encore avec indulgence. "
Retour: " Tout à ses pensées, Rhadamanthe était parvenu à l'endroit indiqué, et c'est au milieu de ce paysage de désolation qu'il le découvrit, arc-en-ciel de couleurs dans ce pays sombre. Il était rouge et bleu, mais surtout rouge, rouge sang…
Il reconnut au premier coup d'œil cette silhouette élancée, à la chevelure sauvage et se précipita à sa rencontre ; l'homme était toujours vivant, mais dans quel état ! "
Ils ramènent Kanon chez eux pour le réchauffer ou le soigner (la différence: Siegfried ne sait pas à qui il a affaire):
Impro:
" Alors il reprit, en Anglais et en haussant plus encore le ton
que la fois precedente, tant le vent avait forci:
- Ne vous
inquietez pas, je vais vous emmener en lieu sur!!
(…)
Face
a lui, l'Etranger sembla hesiter. Puis peut etre estima-t-il que de
toute facon, il n'avait rien a perdre. Toujours est-il qu'il hocha la
tete.
Siegfried lui sourit d'un air rassurant, puis enleva son
manteau et le lui tendit.
L'Autre s'en saisit apres un temps
d'arret, puis le revetit sans un mot.
Alors il lui tendit la main
pour l'inviter a monter en selle derriere lui.
Nouvelle
hesitation.
L'etranger le jaugea un instant, puis saisit la
main tendue.
Elle etait curieusement tiede, malgre le froid.
Peut
etre le malheureux avait-il ete relache relativement peu de temps
auparavant?
Mais peu importait, le plus pressant etait de
l'emmener dans un endroit sur et chaud au plus tot. "
Retour: " Il décida que cette mort n'était pas digne de lui, et, comme il lui fallait des soins immédiats et efficaces, il concentra son cosmos, et se téléporta au beau milieu du hall d'entrée de sa nouvelle demeure où il fit préparer une chambre pour son invité. Il ignora totalement la pauvre femme proprement effrayée d'avoir vu apparaître le nouveau seigneur déguisé en gargouille, un cadavre dans les bras… Il monta les marches quatre à quatre, avec sur les talons la petite Mary qui l'aiderait à soigner l'ex-général… "
Ensuite débute vraiment l’histoire (l’attirance de l’amant seme pour Kanon). Je ne reviendrai pas sur le développement de l’histoire d’amour, j’en ai déjà assez parlé comme ça.
Un autre élément dans la construction de l’histoire de Zaboo m’a frappé c’est le manque de fluidité du scénario. Je préviens que c’est très subjectif car cela s’appuit sur des impression générales et pas sur des citations. Mais je suis là pour dire mon avis en mon âma et conscience. Donc voilà, je trouve que Retour aux Enfers est mal ficelé non seulement par rapport à Improbabilités mais surtout par rapport à l ‘autre fic de Zaboo: Papillon. C’est complètement différent. Dans Retour il y a pas mal de scènes " inutiles ", c’est à dire des flopées de lignes où il ne se passe rien. L’histoire n’avance pas du tout, on en oublie l’intrigue, c’est même lourd à lire. Par exemple dans le chapitre 6, je note tout un passage où Kanon se réveille, mange, bouquine un peu, bref il ne fait pas grand chose, je dirai même qu’il s’ennuit et le lecteur avec:
"
Il se réveilla vers midi, et le ciel semblait pleurer
l'absence de Rhadamanthe sur ses terres ; il se leva tout de même,
afin de calmer son estomac. Il découvrit sur le fauteuil une
montagne de vêtements propres, que Rhadamanthe avait sûrement
déposée là en même temps que son message…
Il y en avait au moins pour cinq jours et son cœur se serra
malgré lui, en pensant qu'il risquait d'être parti pour
longtemps. Il descendit en cuisine et discuta un peu avec Margaret
qui parlait facilement, puis il mangea avec les domestiques, ne
voulant pas se retrouver seul dans la salle à manger. Ceux-ci
étaient très gentils, ils l'avaient adoré tout
de suite en fait… Mais Kanon ne semblait pas s'en rentre
compte ; il ne voyait jamais l'attention que les autres lui
portaient, car il avait été trop longtemps ignoré
au profit d'un frère trop parfait… Il alla ensuite à
la bibliothèque, continuer son livre… Lorsqu'il finit
son premier tome, la nuit était déjà tombée
et la pluie n'avait pas cessé une minute. Le temps avait la
même humeur que lui : triste et mélancolique ; son
regard se posa sur le grand bureau où hier encore le spectre
remplissait des papiers. Il était bien rangé, deux
piles de documents sur la droite et une lampe de bureau à
gauche, au milieu trônait un fauteuil, vide…
Il passa
à la cuisine, prendre un encas et irait se coucher ; demain,
il faudrait aller voir Blanche et Tonnerre… "
Après ce passage, Kanon prend un bain et se fait un gommage…passionnant.
J’ai remarqué plusieurs scènes similaires où les 2 héros mangent, dorment, se réveillent, discutent de tout et de rien, re-mangent, se recouchent…Franchement, ça traîne en longueur. Le rapport avec le plagiat? C’est l’impression très personnelle que cela me donne. En effet, je pense que Zaboo a fait du remplissage (personnel, cette fois-ci) entre 2 éléments repris d’Impro. Par exemple dans le chap.6 j’ai noté 4 reprises d’Impro qui entourent la scène ennuyeuse: la suite du 1er baiser, la lettre écrite en patte de mouche, les produits de beauté de Mary, Kanon bébé bercé et rassuré par Rhadamanthe (Tout va bien). Le mélange de phrases personnelles avec des éléments copiés donne un assemblage hétérogène que l’on ne retrouve pas dans Papillon. Dans cette fic, l’intrigue est soutenue, chaque élément est à sa place. C’est fluide, homogène (parce que plus personnel?); je ne me suis pas ennuyé à la lire. Si je peux me permettre une métaphore culinaire je dirai que Retour aux Enfers c’est une barquette pré-cuite réchauffée au micro-onde (cuisson hétérogène: brûlant dessus, encore congelé dessous) alors que Improbabilités et Papillon sont des plats du terroir (recette perso et secrète) longuement mijotés, cuits au four traditionnel (cuits à point partout). Moi, je trouve que Zaboo c’est beaucoup plus investie dans Papillon et ça se voit.
B.Le style d’écriture
Pour comparer les styles j’ai pris en compte Papillon. En effet, on peut admettre que 2 auteurs aient " naturellement " le même genre d’écriture. Tu n’as pas l’exclusivité du style littéraire tragique. Donc pour savoir si Zaboo avait trahi son style pour emprunter le tien j’ai comparé avec son autre fic.
D’abord, une brève analyse des style d’Impro de Retour et de Papillon:
Improbabilités: C’est très littéraire. Le vocabulaire est recherché, les phrases longues, très descriptives. Tu fais de longs développements. L’ambiance est tragique, mêlant violence, émotion, érotisme mais l’humour ne manque pas. Le style est tragi-comique.
Retour aux Enfers: C’est beaucoup moins recherché mais plus littéraire que d’autres fics. Zaboo fait des efforts pour bien écrire. Il y a des passages émouvants. Le niveau d’écriture est honorable. L’ambiance mêle tristesse, émotions, érotisme et effets comiques. C’est un style émouvant-triste-comique.
Papillon: C’est mieux écrit que Retour…Le style est plus recherché. L’ambiance est émouvante, un peu triste (Mû perd son sang, se retrouve à l’hôpital mais s’en sort), il y a moins de scènes érotiques (une assez courte scène Kanon/Sorrente le reste s’arrête aux préliminaires) . Par contre l’humour est absent.
Un élément est commun à Impro et Retour alors qu’il est absent dans Papillon: ce sont les effets comiques. Je distingue 2 sortes:
- les scènes comiques: toutes les fois où Kanon se ridiculise à cause de ses gaminerie (la scène du repas).
- Les appartés de l’auteur entre parenthèse. Dans Impro et Retour, elles sont nombreuses (comiques ou pas d’ailleurs) alors que dans Papillon, elles se font beaucoup plus rares et ne sont pas comiques (à part peut-être, dans la 1er chapitre: le tablier motif bélier). Zaboo a sans doute fait une adaption de ton style tragi-comique.
Il faut rajouter aussi les nombreuses phrases inspirées, voire presque recopiées sur Improbabilités. J’en ai cité pas mal, j’en rajoute une autre: le beau -château -qui -va- se- retrouver- en-- ruine:
Impro
I 1ère partie: " Alors pas de risque que je fasse
sauter ton beau chateau...ou salisse de ton sang ces...beaux draps de
soie.
(…)
- Je vois d'ici que c'est toi qui a pousse
Kanon a provoquer les trois dernieres Guerres Divines...
Grinca-t-il,
sentant que si ca continuait, c'etait lui qui allait craquer et le
faire sauter lui-meme, son beau chateau. "
Retour…chap.4: " Il allait finir dans quel état son joli château tout neuf ? (enfin tout neuf pour lui, car il datait quand même du XIIe siècle…) "
Ah aussi la phrase du dragon qui crache du feu dans la chambre de son hôte est commune aux 2 fics mais je n’ai pas noté les références et j’ai la flemme d’aller à la pêche aux citations au bout de 29 pages…donc pas de citation pour prouver, il faudra me faire confiance.
Conclusion: En tenant compte de l’ensemble des similitudes (graves, moins graves, médium), ça fait un sacré paquet. Evidemment, on note des différences (heureusement, sinon ce ne serait plus un plagiat mais une photocopie) mais, d’une part elles ne font pas le poids, d’autre part pour établir un plagiat, il faut tenir du nombre de ressemblances qui s’accumulent et non pas des (quelques) différences. 29 pages de points communs plus ou moins graves (je vais réussir à tenir mon analyse en moins de 30 pages, quelle perf!): le plagiat est définitivement avéré.