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Editorial Par ERIC DUPIN Le mardi 31 octobre 2000 |
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| Rien ne sert pourtant de regretter des choix aussi malheureux quirréversibles. Lessentiel des dépenses a été engagé. Sauf accident grave, la construction de la station spatiale internationale se poursuivra inexorablement jusquen 2006. A quoi servira-t-elle? Les expériences industrielles ou médicales en apesanteur annoncées laissent perplexe. Improbable est la découverte en orbite dune poule aux ufs dor. Rien ninterdit pourtant que ces expérimentations spatiales hasardeuses réservent dheureuses surprises. Ce laboratoire volant fera-t-il franchir à lhumanité une étape mémorable dans lémancipation de son berceau terrestre? Limpact dans lopinion négalera assurément pas celui des premiers pas de lhomme sur la Lune. Même si un projet de «sitcom» est dans les cartons, les aventures dune poignée dastronautes tournant comme des gnous dans notre banlieue céleste lasseront vite. Au moins peut-on espérer que les longs séjours en orbite apporteront dutiles enseignements pour de lointaines expéditions. Comme la compréhension de la mauvaise qualité du sommeil qui handicape les pionniers de lespace. Reste enfin lintérêt stratégique de lentreprise. Derrière la collaboration affichée, les Etats-Unis sautorisent un droit de regard sur la haute technologie de la Russie. Daucuns susurrent même que, pendant ce temps, les Russes seront moins tentés daider à larmement de pays comme lIrak ou la Corée du Nord. Tout cela pour un coût pas si démesuré. Après tout, les Américains dépensent à peu près autant pour lespace militaire que pour lespace civil. |
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