NOËL CULINAIRE
Les
périodes de Noël s'étendent de l'Avent (1er
dimanche 4 semaines avant la veille de Noël) à l'Epiphanie
(6 janvier).
Depuis de nombreux siècles, le 25
décembre célèbre le jour de la naissance du Christ.
A cette fête s'accompagnent de nombreuses
coutumes : le sapin, la
crèche, le
Père-Noël, les cadeaux, le
houx, les contes, les cantiques, la
dinde, la
bûche, les chocolats, etc.
Tous ces éléments font traditionnellement partie des fêtes de Noël.
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Célébration d'abord religieuse, Noël est devenu une fête de recueillement en famille. Pour les enfants, on devrait toujours célébrer cette nuit, car si le Père-Noël se retrouve au chômage, qui va leur distribuer les cadeaux? |
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En France,
des mets traditionnels se dégustent à Noël, comme la dinde, le foie gras,
les huîtres, les escargots, le boudin blanc, la
bûche,
les chocolats, etc. |
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La "dinde aux marrons" constitue le plat de résistance traditionnel du réveillon de Noël. Ce volatile, déjà domestiqué par les indigènes, a été découvert lorsque Christophe Colomb a découvert l'Amérique en 1492. |
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Ainsi,
croyant à l'époque découvrir les Indes, il appellera cette espèce de
gallinacés le "polletz d'Inde" ou "coq d'Inde". De même en anglais, le mot
a été déformé puisque "turkey" vient de la confusion, au XVIè siècle,
entre des espèces de gallinacés d'Amérique et d'autres venant d'Afrique,
appelée alors "turque". En 1518 les pères missionnaires Jésuites, accompagnant Cortès au Mexique pour convertir les âmes des "sauvages", apprécièrent ce gibier au point de faire exporter des dindons en Espagne pour la première fois en 1519, puis dans le reste de l'Europe. En France, ce noble oiseau a été élevé à la ménagerie du château de Louis XIV à Versailles... Cette volaille se mange rôtie, parfois farcie, et sa chair est très savoureuse. De plus, sa taille en fait un plat familial idéal, même si depuis les années trente le gabarit des dindes a assez diminué, avec un élevage privilégiant des variétés plus petites, plus adaptées à des familles moins nombreuses et à des fours moins grands. Mais surtout, ces variétés arrivent à maturité plus vite et coûtent donc moins cher à nourrir... |
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D'abord un
simple mélange de blé mondé et bouilli dans du lait agrémenté d'épices et
servi accompagné de viande, on ajouta progressivement d'autres ingrédients
tels oeufs, pruneaux, muscade, etc. avant d'obtenir au XIXè siècle le
bourratif aliment que l'on connait aujourd'hui. Autrefois, on commençait sa préparation cinq semaines avant Noël, le "Stir-up Sunday" (dimanche du mélange), en mélangeant les ingrédients de base du Pudding : raisins secs, écorces de fruits (citron, orange, angélique, ananas), abricots... Tout un rituel accompagnait la confection du pudding : il fallait remuer avec une cuillère en bois (en hommage à la crèche où est né Jésus), dans le sens des aiguilles d'une montre (correspondant au voyage des Rois Mages, d'Est en Ouest), tous les membres de la famille devaient y participer, et les yeux fermés chacun devait faire douze voeux (un pour chaque mois de l'année) en soulevant la pâte trois fois! Ensuite on ajoutait des objets particuliers à la préparation : une bague, une pièce de 10 shillings en or, un bouton en argent, un dé à coudre et un petit cochon! (Chaque surprise avait une signification particulière : le cochon désignait le gourmand, la pièce prédisait la fortune, la bague annonçait la personne qui se marirait dans l'année, le dé à coudre était au contraire destiné à une vieille-fille et le bouton à un célibataire!). Enfin, on enveloppait la préparation dans un torchon pour qu'elle repose quelques semaines jusqu'au soir de Noël. Le pudding se servait en dessert, chaud, et surmonté d'une branche de houx. Parfois, on l'arrosait de punch et on le faisait flamber... |
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