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Sourate (2) �Al Baqara� (La Vache) M�dinoise, compos�e de 286 versets Au Nom d�Allah, le Mis�ricordieux, plein de mis�ricorde. C�est une sourate m�dinoise dont la R�v�lation eut lieu � M�dine apr�s l�H�gire; c�est la sourate la plus longue du Coran Sacr�, selon l�ordre de classement des sourates du Livre Saint (Al Moshaf). Cette Sourate commence par d�tailler le contenu des versets de la Sourate �Al Fatiha�. En effet, elle nous apprend que le Coran est � l�origine de la bonne direction; cette Sourate mentionne ceux qui ont re�u le privil�ge de l�approbation d�Allah et ceux, parmi les incroyants et les hypocrites, qui ont soulev� la col�re d�Allah. Cette Sourate parle de l�authenticit� du Coran et montre que son Appel est une v�rit� incontestable. Puis elle parle de trois cat�gories d�individus: les croyants, les incroyants et les hypocrites; ensuite c�est une invitation � adorer Allah exclusivement. On y trouve un avertissement destin� aux incroyants et l�annonce d�une bonne nouvelle aux croyants; ensuite il y est fait une r�f�rence particuli�re au peuple d�Isra�l: par un appel et un rappel o� leur sont rappel�s les jours de l�intervention d�Allah en leur faveur, leurs aventures avec Mo�se - � lui le salut - ainsi que l�histoire d�Abrah�m et d�Isma�l et de la construction du Sanctuaire Sacr�. Ce th�me occupe environ la moiti� de la Sourate o� l�on trouve ins�r� un discours adress� aux croyants, afin que ce qui est arriv� aux juifs et aux chr�tiens leur serve de le�on. Ensuite le discours s�adresse aux d�tenteurs du Coran pour leur rappeler ce qu�il y a de commun entre le peuple de Mo�se et celui de Mohammad, c�est-�-dire le m�rite et la descendance d�Abrah�m. L�affaire de la Qibla et autres y sont �galement mentionn�es. Ensuite il est question de l�unicit� d�Allah, gr�ce � un rappel des signes qui prouvent Son existence. Puis il est question du polyth�isme, des nourritures prohib�es: la prohibition et la licit� �tant un droit qui appartient � Allah exclusivement. La Sourate explique le fondement de la d�votion, puis mentionne quelques-unes des sentences concernant le je�ne, le testament, le fait de s�emparer injustement des biens d�autrui, les sanctions de repr�sailles, les combats, le p�lerinage, l�alcool, les jeux de hasard, le mariage, le divorce, l�allaitement, le d�lai de viduit�, etc. Cette Sourate parle �galement du dogme d�une mani�re g�n�rale, tels le Message, la foi en l�unicit� d�Allah et la R�surrection. Il y est �galement question des d�penses, de l�usure, du commerce et de la n�cessit� d�inscrire les dettes. Enfin la Sourate se termine par une invocation adress�e par les croyants � leur Seigneur afin qu�Il les soutienne, les appuie et leur accorde la victoire. Cette Sourate renferme un certain nombre de principes dont nous citerons les suivants: - Le fait de suivre le chemin d�Allah et de mettre en application Sa religion doivent mener au bonheur en ce monde et dans celui de l�au-del�. De plus, aucun �tre raisonnable n�est cens� inviter les autres � la pi�t� et � la vertu avant d�avoir commenc� par lui-m�me. Il faut faire pr�valoir le bien sur le mal, et donner la priorit� � ce qui est noble sur ce qui est bas. - La religion a trois fondements: la croyance en Allah, la croyance en la R�surrection, et l�accomplissement des actions pieuses - La r�tribution portera aussi bien sur la foi que sur la mise en pratique de la foi, la premi�re condition de la foi �tant la docilit� de l��me et la soumission du coeur � tout ce que nous a enseign� le Messager. Les non-musulmans n�approuveront les musulmans que lorsque ces derniers auront suivi la religion des premiers. L�autorit� l�gitime doit �tre confi�e � ceux qui sont dou�s de foi et d��quit� et non � ceux qui sont incroyants et injustes. La foi en la religion d�Allah, telle qu�elle fut r�v�l�e, exige l�union et l�entente; et, si l�on s�en �carte, on aboutit � la m�sentente et � la discorde. On peut r�aliser les actions nobles gr�ce au recours � la patience et � la pri�re. Quant � l�imitation aveugle, elle est vaine et m�ne � l�obscurantisme et au fanatisme. - Allah a rendu licites pour Ses serviteurs les bons aliments, et Il en a prohib� certaines choses qui sont n�fastes. Seul Allah d�tient le pouvoir de rendre licite ou de prohiber. Toutefois, ce qui est prohib� peut �tre licite pour celui qui est contraint (d�en manger), car les n�cessit�s autorisent les choses qui font l�objet d�interdictions, et la n�cessit� se mesure � son importance. En effet, la religion repose sur la facilit� et sur l�aplanissement des difficult�s; car Allah n�impose � Sa cr�ature que ce qui est en son pouvoir de faire et Il n�impose � Ses serviteurs que ce qu�ils peuvent supporter. Le fait de causer sa propre perte est prohib� et inadmissible. Les choses sont sollicit�es gr�ce aux moyens appropri�s. Toute contrainte en mati�re de religion est interdite. En Islam, le combat est licite en cas de l�gitime d�fense, ou lorsqu�il s�agit de d�fendre la libert� du culte ou encore pour assurer la supr�matie de l�Islam dans sa communaut�. Le musulman a le droit de jouir de la vie tout en s�acquittant de ce qu�il doit faire pour sa vie future. Le recours aux exp�dients et la reconnaissance des int�r�ts sont parmi les objectifs de la jurisprudence islamique (Chari�a). - La foi et la patience sont deux raisons qui justifient la victoire d�une minorit� juste sur une majorit� injuste. Il est prohib� de s�emparer injustement des biens d�autrui. L��tre humain est r�tribu� pour ses actions et non pour les actions d�autrui. La sagesse de la l�gislation est accessible � la saine raison parce qu�elle vise la v�rit� et la justice ainsi que l�int�r�t des cr�atures. 30- Allah - qu�Il soit exalt� - a montr� que c�est Lui qui a accord� � l�homme la vie et le pouvoir sur terre. Ensuite Il a expliqu� l�origine de la formation de l�homme, ainsi que la connaissance des choses dont Il lui demanda de se souvenir. Rappelle - � Mohammad - un autre bienfait de ton Seigneur envers l�homme; lorsqu�Allah dit � Ses anges: �Je vais placer sur terre celui qui en prendra possession et qui r�gnera en ma�tre; c�est Adam et sa descendance. Je les y laisse pour peupler la terre.� Rappelle - � Mohammad - cette r�ponse des Anges: �Vas-tu y installer celui qui y s�mera la corruption par les p�ch�s et qui r�pandra le sang par l�agression et le meurtre, pouss� par ses instincts naturels; alors que nous Te pla�ons au-dessus de tout manque qui ne sied point � Ta Majest�, que nous c�l�brons Ton nom et que nous Te glorifions�. Leur Seigneur leur r�pondit: �Je sais � ce sujet ce que vous ne savez pas�. 31- Apr�s avoir cr�� Adam et lui avoir appris les noms des choses et leurs caract�ristiques, afin qu�il prenne possession de la terre et en tire profit, Allah exposa ces choses aux anges et leur dit: �Dites-moi les noms et les caract�ristiques de ces choses, si vous avez raison de penser que vous avez plus droit � la succession de la terre et que personne n�est meilleur que vous � cause de votre ob�issance et de votre adoration pour Moi�. 32- Les Anges prirent alors conscience de leur impuissance; ils dirent: �? notre Seigneur, nous Te sanctifions comme il convient de le faire pour Toi et nous reconnaissons notre impuissance et notre soumission. Nous ne poss�dons que le savoir que Tu nous a octroy�. Tu es l�Omniscient, le Sage en toutes Tes actions�. 33- Allah dit alors � Adam: �Fais conna�tre aux anges - � Adam - ce que sont ces choses�. Adam ob�it en montrant comment Allah l�avait privil�gi� sur eux. C�est alors qu�Allah, voulant leur rappeler l��tendue de Son savoir, leur dit: �Ne vous ai-Je pas dit que Je connais tous les secrets des cieux et de la terre et que nul autre que Moi ne les conna�t? Je sais ce que vous divulguez par vos paroles et ce que vous cachez en vous-m�mes�. |
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