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Tchuang-tesu; Tchuang-tesu, chapitre 25 小知 (= un homme qui a eu peu de connaissances) a demandé à 大公調, "On entend le mot 丘里之言, qu'est-cd que ce mot signifie?" 大公調 a répondu, "丘里 signfie la village où des hommes qui ont des noms et des prénoms divers s'assemblent et ils forment des mœurs régionales. Là des choses 'différentes' s'assemblent et ils forment la seule 'même' chose. Et la 'même' chose se sépare et devient des choses 'différentes'. Par exemple, quand on pense aux parties diverses d'un cheval, (puisque la tête, le tronc et les pattes, etc sont différents, donc) les chaques parties ne sont pas la conception même du cheval total. Mais quand on voit le cheval qui est tenu en laisse à notre face, on regarde que ces parties diverses forment un corps et on l'appelle le 'cheval'. (...) Et quand on voit une grande montagne, elle contient des arbres et des pierres. On appelle ce phénomène 丘里之言."
Pascal; Pensées, [Brunschvicg 115, Lafuma 65, Le Guern 61] Diversité. La théologie est une science, mais en même temps combien est-ce de sciences? Un homme est un suppôt, mais si on l'anatomise, que sera-ce? la tête, le cœur, l'estomac, les veines, chaque veine, chaque portion de veine, le sang, chaque humeur de sang. Une ville, une campagne, de lin est une ville et une campagne, mais à mesure qu'on s'approche, ce sont des maisons, des arbres, des tuiles, des feuilles, des herbes, des fourmis, des jambes de fourmis, à l'infini. Tout cela s'enveloppe sous le nom de campagne. Tchuang-tesu; Tchuang-tesu, chapitre 22 Alors, quand 泰淸 a demandé à 无窮 (= un homme infini), "Connaisez-vous le Tao?" et il a répondu, "Je ne le sais pas." Et puis quand il a fait la même question à 无爲 (= un homme qui ne fait aucune chose), il a répondu, "Je connais le Tao." (...) 泰淸 a parlé à 无始 (= un homme sans début) de cette histoire et lui a demandé, "Et alors, 无窮 qui a répondu qu'il n'a pas connu le Tao et 无爲 qui a répondu qu'il la connu, lequel est dans le juste et lequel est en faute?" 无始 a répondu, "L'homme qui a répondu qu'il ne connaissait pas le tao sait le Tao plus profondément et l'homme qui a répondu qu'il le connaissait n'a que des connaissances superficielles. Le premier est à l'intérieur du Tao mais ce dernier en est à l'extérieur. Alors, pendant il a répondu, 泰淸 a poussé un soupir et dit, "Ne pas savoir est savoir et en fait savoir est ne pas savoir, Qui sait l'ignorance de savoir et le savoir de ne pas savoir?"
Platon (traduit par Léon Robin et M.-J. Moreau); Apologie de Socrate, 21-d Voilà un homme qui est moins sage que moi. Il est possible en effet que nous ne sachions, ni l'un ni l'autre, rien de beau ni de bon. Mais lui, il croit qu'il en sait, alors qu'il n'en sait pas, tandis que moi, tout de même que en fait, je ne sais pas, pas davantage je ne crois que je sais! J'ai l'air, en tout cas, d'être plus sage que celui-là, au moins sur un petit point, celui-ci précisément : que ce que je ne savais pas, je ne croyais pas non plus le savoir! La diversité, c'est un des principes que je respecte. Mais devant les enseignements éminents de ses devanciers, il n'y a rien à ajouter. Et je suis ému par les points communs entre leurs idées. Séparés par le temps et l'espace, il ne se sont jamais croisés. Mais ils ont eu les même idées. Donc ce sont les essences. Mais les moyens des expressions sont différents. La relation entre la diversité et l'identité est subtile et délicate. Sur le problème de la caricature de Mahomet, bien sur la religion et la libération, toutes les deux sont importantes. Mais plus important est de se mettre à la place des autres. Si on peut faire ça, il n'aurait pas fallu ni dessiner une caricature ni faire une émeute. Ne pas faire aux autres ce qu'on n'aime pas si on était à leur place. La chose la plus simple, c'est en effet la plus difficile. |