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Un noble libéral: Armand-Joseph Duc de Béthune-Charost (1738-1800) Né à Versailles d’une famille apparentée à celle de Sully, ministre d’Henri IV, il se consacra à la gestion de ses biens dès 1766. Pair de France, puis membre de l’Assemblée provinciale du Berry dès 1779, le Duc de Béthune-Charost fut un de ces nobles physiocrates qui donnent la prépondérance à l’agriculture dans l’économie et exigent la libération du commerce. Avant 1789, il abandonna certains de ses droits féodaux et proposa l’égalité devant l’impôt. En 1795, il crée la Société d’agriculture de Meillant qui anima une école pratique dans son domaine de la Bluise. Philanthrope, il créa de nombreuses fondations charitables. Lors de l’Assemblée générale des électeurs des trois ordres qui se réunissait à Bourges le 18 mars 1789, il proposa à la noblesse d’abandonner ses privilèges pécuniaires. Tenu par la noblesse du Berry en dehors des choix pour la députation aux Etats Généraux, il fut proposé par la bourgeoisie berruyère au grade de colonel-général de la Garde Nationale de Bourges le 21 octobre 1789. Pendant la Terreur en 1794, l’inculpation d’émigration de son fils plaça le ci-devant duc sur la liste des suspects. Arrêté le 8 germinal an II (28 mars 1794), il fut incarcéré à la prison de la Force à Paris, puis libéré après le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) sur les témoignages favorables d’habitants du district de Saint-Amand. Le 19 pluviôse an III (7 février 1795), le Comité de législation mit fin au séquestre de ses biens et raya définitivement son fils de la liste des émigrés. Sous le Consulat, il fut le premier Président du Conseil Général du Cher en 1800 et mourut à Paris le 28 octobre de la même année. |
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