MONGIS
Corinne GEP :04-ES-10
NOURY
Aurore GEP : 04-ES-04

L’ENFANT SOLDAT
HISTOIRES SOCIALES
Responsable: M. Ward.
Chargé de td: M. Vincendeau.
14 décembre
2004
SOMMAIRE
Page 3 : Introduction
Pages 4-7 : L’enfant
soldat de 1914.
Pages 8-11 :
L’enfant soldat d’hier et d’aujourd’hui.
Page 12 : Conclusion.
Page 13 : Bibliographie.
INTRODUCTION.
Les medias nous relatent
au quotidien, à travers des paroles ou des images violentes pour la plupart,
les conflits armés auquel le monde est confronté ( nous rendant
imperméables tant ces images d’horreur sont banalisées). Ces guerres sont omniprésentes sur notre
planète dans les quatre coins du monde.
Mais aujourd’hui, dans
nos sociétés, à l’heure où tout le monde prône et se bat pour les Droits de
l’Homme et l’Egalité de traitement des êtres humains, beaucoup de droits sont
bafoués et des vies sont brisées à cause de ces conflits. Et plus particulièrement, les droits et les
traitements de l’Enfant.
Ceux-ci sont devenus
malgré eux de véritables « pions stratégiques » dans ces guerres qui
altèrent notre terre et l'humanité toute entière. Beaucoup de ces enfant sont
enrôlés de force dans des milices, des armées plus ou moins obscures et
deviennent des« petits soldats » quelque soit leur age.
Mais est-ce vraiment un
phénomène récent ?
Nous tacherons à travers
ce dossier de vous présenter dans un
premier temps l’enfant soldat de 1914 avec 8 mini portraits d’enfants tiré du
journal de l’époque « Le Miroir » pour ensuite faire un parallèle
entre les enfants soldats d’hier et ceux d’aujourd’hui avec quelques témoignages
d’enfants ayant participé à certains conflits.

I
L’enfant soldat de 1914.
Nous avons choisis ce
thème pour plusieurs raisons.
-
Premièrement, c’est un thème d’actualité, qui a toujours
existé et qui touche de plus en plus
d’enfants dans le monde.
-
Puis, nous voulions
mettre en avant l’intérêt des droits de l’enfant.
-
Et enfin, nous savons que
c’est un sujet important qui est peu traité et surtout mal connu du grand
public.
Le thème de l’enfant soldat
met en évidence la participation d’enfants dans les conflits armées souvent
politique et/ou ethnique voir économiques. (Ex : 1901 en Arménie…)
A cette époque, un enfant
est très vite considéré comme un adulte (les parents ont un droit de propriété
sur leurs enfants qui les envoient très rapidement dans le monde adulte). Il n’était
donc pas considéré sur le plan social comme choquant de rencontrer de très
jeunes soldats qui participent d’une manière ou d’une autre aux conflits armés
et surtout à la sauvegarde de la nation. Ils ne sont plus des enfants mais très
vite des adultes d’où l’inexistence du terme « enfant soldat » à
cette époque.
Le document que nous allons étudier est un extrait du
journal « Le Miroir » datant du 06 décembre 1914. Le Miroir a été
crée par « le Petit Parisien ».
Cet hebdomadaire relatait la première et la Seconde Guerre Mondiale. Il
disparaît le 09 juin 1940. La revue donne un résumé des faits jour par jour sur
une page et les quinze autres sont toutes consacrées à des photos de guerre. Le
Miroir est le grand spécialiste de la
photo choc : explosion d’une maison ou encore la photo d’un cadavre
allemand comme la première page de notre extrait. Cette revue est clairement
orientée politiquement (propagande pour la gloire des jeunes combattants
français et la sauvegarde de la nation).
La page du journal que nous allons traiter se présente
sous la forme de huit minis portraits de jeunes gens. Ce document présente de
façon glorieuse leur participation aux conflits armés de 1914-1918. On peut
parler d’enfants âgés de 13 à 16 ans et venant de différentes origines sociales
(paysans, petit fils de grand combattant, jeune marocain, orphelin). Certains
d’entre eux ont décidé de s’engager alors que d’autres sont arrivés dans ce
conflit par hasard ou pour suivre leur seule famille, une personne qui leur
reste.
Un mois après
l’attentat de Sarajevo, la France entre en guerre le 03 août 1914. Alors
qu’elle est prévue courte, la guerre se prolonge et change d’aspect : les
français vivent ainsi pendant 52 mois au rythme d’une guerre totale.
De novembre 1914
au printemps 1918, c’est la guerre de position, le front, la ligne de combat ne
bouge presque plus. En France, 8 millions d’hommes sont mobilisés, l’âge de la
conscription est abaissé. La guerre
s’achève par la signature de l’armistice à Rethondes le 11 novembre 1918. Il y eut 8 millions de morts en Europe dont
1.3 millions de français. Les morts sont
des soldats, des hommes jeunes qui forment la « génération
sacrifiée ».
Le journal Le
Miroir est né en 1910, quatre ans avant la guerre. L’extrait étudié date du 06
décembre 1914, le conflit a donc déjà commencé depuis quelques mois et nous
sommes durant la période de la guerre dite de « position ». En 1920,
Le Miroir devient le Miroir des Sports, cela peut s’expliquer par la fin de la
Première Guerre Mondiale depuis déjà deux ans. En 1939, Le Miroir reprend son objectif
premier avec l’entrée dans la Seconde Guerre Mondiale. Il s’éteint définitivement en juin 1940 lorsque la France est
sous l’occupation allemande jusqu’en 1944.
L’objectif de ce journal est LA PROPAGANDE.
Tout est fait dans l’excès : les commentaires plus que
glorifiant en faveurs des jeunes soldats, le titre de l’extrait donc les mots, le langage employé, les photos où
les jeunes garçons apparaissent forts, heureux et en bonne santé. Tout est mis
en place pour que le lecteur et plus précisément les jeunes garçons sont touché
et aient l’envie, la volonté de s’engager dans cette « glorieuse armée
française ».
Nous
pouvons à partir de cette réflexion, nous demander si ces photographies ne sont
pas truquées car la couverture du journal parait « suspecte ». De
plus, pouvons-nous nous fier à ce journal, à ces auteurs qui ne sont pas objectifs
du fait d’un fort courant de pensée patriotique, du fait également d’être dans
la guerre. On peut même aller jusqu’à se
demander si ces jeunes gens ont vraiment participé à la guerre du fait de son
commencement, de leurs si bonne santé affichée, de leurs si grand
courage !
Nous
pouvons également penser que nous sommes en période de position, où les hommes
sont mis en position d’attente, d’où peut être une certaine liberté d’avoir le
temps de poser pour des photos !!!
Toutes
ces suppositions ne peuvent être vérifiées, ni l’objectivité de ce journal.
Pour travailler sur ce document, nous allons le
décomposer : dans un premier temps nous nous occuperons du titre pour
ensuite s’intéresser aux minis portraits.
- le titre de notre extrait « LE COURAGE ET
L’HEROISME N’ONT PAS D’AGE ».
Ce titre est
très éloquent. Son but est de pousser certains enfants à aller au front en les
touchant, les mettant sur un piédestal. Cela sous-entend qu’avant ce conflit,
le courage et l’héroïsme ne concernaient que les adultes.
En les
qualifiant de Héros, ceux-ci vont s’identifier à leur héro ,car à cet age (
7-15 ans), quel jeune garçon ne rêve pas de sauver sa planète, à protéger le
monde comme le fait son héro préféré ? N’oublions pas également qu’à cette
période, il y avait un fort mouvement patriotique et donc être un héro,
participer à la survie de la nation était et donnait un statut social
glorifiant, reconnu et respecté.
*Portrait n°1 :
Présentation d’un jeune garçon âgé de 14 ans en
tenue de combat. Il s’est engagé en tant que
goumier (un cavalier ou fantassin faisant parti d’un Goum, corps d’armée
du Maghreb) car il était trop jeune pour aller au front. Ce jeune homme s’est
engagé dans cette organisation pour participer à sa façon à la résistance
française contre l’armée allemande.
Ce qui est frappant dans ce portrait, c’est que cet
enfant est le petit fils d’un héro de guerre « le général de
Sonis ». Sa présence dans l’armée n’est donc pas anodine. Ce portrait en
plus de laisser penser que l’age ne compte pas pour participer à la guerre, a aussi la faculté de laisser entendre que l’héroïsme est
héréditaire.
Sur la photographie, le jeune homme a l’air
épanouie (il sourit) et fier (se tient droit). Quelques questions se posent
tout de même : cet enfant a-t-il réellement eu le désir de s’engager dans
l’armée française par conviction ou pour perpétuer la renommé de sa
famille ?
*Portrait n°2 :
Il s’agit d’un jeune homme de 16 ans
« robuste ». Le champ lexical met en avant ses capacités physiques
avec des termes élogieux « robuste », « brave ».il s’est
également engagé car il a suivi les soldats. Ce qui est frappant dans ce
portrait, c’est la photographie. En effet, ce jeune traduit exactement l’idée,
le titre de la revue. Il a les expressions du visage serré (ce qui peut évoquer
se froideur d’esprit), il a comme une arme à la main peut-être un fouet et les
objets à ses pieds peuvent laisser supposer qu’ils appartiennent à l’ennemi.
*Portrait n°3 :
Nous avons ici un enfant de 14 ans, entré par
hasard dans l’armée car trouvé et adopté par des soldats. Il veut faire le même
métier que sa famille adoptive « l’armée », comme un fils qui veut
ressembler à son père !
*Portrait n°4 :
Il s’agit d’un jeune marocain. Ce portrait est
intéressant dans la mesure où c’est le seul a avoir aborder le sujet de soldats
étrangers issus de colonies françaises. Il est entré à l’armée pour suivre son
père. Sur la photographie, il est fier de poser, fier d’être dans cette armée
et peut-être fier d’être entouré de soldats dont son papa !
*portrait n°5 :
Comme
l’indique l’explication sous la photo, ce jeune homme Carlos Schouteten, âgé de
16 ans, est un héros belge. Il a grandit dans un cadre militaire puisqu’il est
« élevé à l’école des pupilles de l’armée belge ». Il est donc
conditionné à la guerre. Il s’est engagé au début du conflit. Il est
« sergent fourrier », c’est-à-dire qu’il est chargé du logement des
troupes, de la nourriture et du couchage des hommes de la compagnie. Il est de plus,
le « plus jeune officier de l’armée belge ».
Nous
pouvons donc supposer qu’il n’a pas participé activement à la guerre, aux
combats vu sa situation militaire, son grade, ses missions.
C’est
le héro typique, qui a gravi les échelons. La photographie montre que c’est un
homme dur, fier avec une position droite qui peut révéler sa
« droiture » de caractère.
*Portrait
n°6 :
Entré
à la guerre dans le cadre d’une séparation avec ses parents, Jean est
recueillit par les soldats français et est devenu « l’enfant du
régiment ».
Nous
avons ici une mise en avant de la générosité, de l’amour des soldats français
envers leurs prochains. Cela sous entend que c’est une chance pour cet enfant
qui est devenu « l’idole, la coqueluche des soldats » on peut même
voir la main protectrice d’un officier sur son épaule (sur la photo). Pourtant,
cet enfant a l’air pétrifié, l’expression de son visage est froide, vide. De
plus, on a l’impression que celui-ci tient
de façon gauche dans ses mains une arme. On peut donc suspecter que Jean
n’en avait jamais tenu auparavant d’où l’hypothèse de sa
non participation aux combats et de ses
véritables sentiments (est-il si heureux, si fier d’être là ?).
*Portrait
n°7 :
c’est
le portrait d’un jeune médaillé de 16 ans qui a eu la charge d’être éclaireur, c’est-à-dire que sa mission était de reconnaître le
terrain en avant d’une armée, d’une unité en marche ou des positions qu’elles
occupent. Sa mission était donc dangereuse et périlleuse d’où le fait qu’il
« se rie superbement du danger » ce qui, nous supposons, lui
facilite à accomplir sa tache.
Dans
l’explication, nous avons un champ lexical du patriotisme «
courageux » ; « accomplir son devoir »… cet enfant n’a pas
attendu d’être un homme pour participer à la survie de son pays. Il est donc un
homme à en voir l’explication, son travail et par la posture sur la photo (en
effet, celui-ci parait grand, fort, médaillé…).
*Portrait
n°8 :
Nous avons ici le portrait d’un héros Louis Guilly
qui s’est engagé dans l’armée, qui a participé activement aux combats mais qui a été blessé. Il est au moment de la publication du journal
en repos et n’attend qu’une chose : retourner au front. L’ambition, la
volonté, le désir sont 3 mots récapitulatifs de l’explication du portrait et de
ce que l’on peut voir sur le portrait.
Tous ces enfants soldats sont présentés comme s’ils
avaient été au front, certains l’ont désiré, d’autres l’ont été par concours de
circonstances. Tous sont en tenue de combat, donc tous apparaissent comme prêts
à combattre.
Mais nous pouvons nous interroger sur la fiabilité
de ces photos et de l’objectivité des dires de l’auteur car à travers le titre,
les portraits (photos et explications), celui-ci met en avant le devoir
patriotique de chacun en essayant d’influencer le lecteur par l’aspect
héroïque, courageux de ces enfants.
Il existait peut-être et sûrement un enrôlement de
force des enfants dans les conflits armés de l’époque mais par ce document, il
n’en serait pas le cas.
Aujourd’hui, il existe toujours des enfants soldats
mais contrairement au document étudié ceux-ci sont enrôlés pour la plupart de
force ( enlèvements, rapt,chantage, séquestrations…) et souvent pour des
milices rebelles, des mouvements illégaux.
II L’ENFANT SOLDAT D’HIER ET D’AUJOURD’HUI
HIER
Cette
partie aborde les façons dont les enfants sont enrôlés dans des milices, des
organisations d’opposition gouvernementale et même les armées officielles de
certains Etats. Ce qui différencie plus particulièrement l’enrôlement d’enfants
dans les « corps d’armées » hier et aujourd’hui se sont les
moyens d’y arriver.
En
effet, hier, les enfants qui arrivaient dans ces organisations obscures ou
régulières ont pour là plupart du temps pris l’initiative de s’y engager ;
que ça soit par conviction idéologique ou pour perpétuer un nom de famille glorieux (exemple : le portrait 1 de
notre document). Il y a aussi le cas du
jeune enfant marocain (portrait 3) qui lui a décidé de suivre son père sur le
champs de bataille pour ne pas être séparer de lui.
Toutefois
d’autres enfants y sont arrivés suite à des concours de circonstances
(exemples : les portraits n° 3 et 6). Ceux-ci ont y accéder parce qu’ils y ont été accueillis par ces
corps d’armées, ils étaient en fait des enfants isolés (sans parents pour les
prendre en charge, suite à des conflits dans leurs villages respectifs) ou
orphelins.
Le
cas du portrait 5 est très particulier, en effet il s’agit d’un jeune enfant
belge pupille de l’armée belge. Ce cas, nous pose problème ; car peut-on parler ici de volontariat de sa
part ?
En
effet, celui-ci a été accueilli puis pris en charge par l’armée belge et donc
prédestiné à suivre une carrière de militaire. De part la formation
professionnelle précoce qu’il reçoit
dans cette institution d’accueil.
En ce qui
concerne l’enfant du portrait 6, nous pensons qu’il servait plus de
mascotte que d’acteur actif dans l’armée (même si nous avons l’impression qu’il
a entre ses mains une arme).
Certains
enfants entrent en guerre par le biais de la RESISTANCE (exemple : GUY
MOQUET), en servant de messagers ou en se faisant explosés « KAMI
KAS » exemples en Palestine (promesse du paradis et statut de martyre,
tant convoité par beaucoup de jeunes habitants cette région) ou au SRI LANKA.
Ne
peut-on pas parler de manipulation
mentale dans ces cas ?
AUJOURD’HUI
Les modes de « recrutement » ont bien changé
Hélas !!!!
(Si
on peut parler de réel changement car peut être, que ce fait était méconnu, pas ou peu étudié ?)
Peut-être
que ces méthodes de recrutement sont aussi propres aux pays en voie de
développement ?
Ces
enrôlements sont nettement plus
brutaux et violents. En effet, dans la
grande majorité des cas les enfants sont
kidnappés dans leurs villages, dans des lieux de culte, leur lieus de jeu et
même au sein de leurs propres familles (en laissant leurs parents morts ou
impuissants face aux armes qu’ils brandissent les « recruteurs ») exemples :
en Somalie, au Congo, au Cambodge et au SRI LANKA etc…….)
Plus
grave encore, certains parents vendent leurs propres enfants à ces
organisations en échange de bons alimentaires ou de vêtements.
Les enfants qui refusent de suivre ces armées
sont exécutés sur le champ comme pour donner un exemple et dissuader les plus
récalcitrants.
Nous
allons à travers des témoignages vous relater des faits qui parlent
d’eux-mêmes en matière de brutalité faites aux enfants.
« J’étais
allée chercher des tomates dans le jardin, il devait être 8h00 ou 9h00 du
matin. Soudain, j’ai été encerclée par
une cinquantaine de rebelles. Ils ont commencé à prendre les tomates et à les
manger. Ils m’ont arrêtée et se sont mis à me battre très fort. Finalement, je
les ai conduits chez moi. Nous sommes arrivés et nous avons pris mes vêtements.
Puis ils ont tué ma mère. Ils m’ont forcé à partir en laissant derrière moi mon
frère et mes deux petites sœurs. Ils étaient encore très jeunes. J’essayais de
leur expliquer que je ne pouvais pas laisser ces enfants parce qu’ils étaient
trop jeunes pour se débrouiller tout
seuls. Je résistais. Alors ils en commencer à me battre jusqu’à ce que perde
connaissance. »
« Si un combattant ou un enfant était soupçonné
d’avoir des doutes sur les massacres, il était passé à tabac. Nous avons
l’ordre d’avancer en faisant en faisant tout ce que nous pouvions pour
terroriser la population civile. Un jour, l’un des jeunes a demandé au
commandant pourquoi il fallait tuer tous
ces gens…….il s’appelait Sheriff kahia. Il avait 17 ans. Il a été tué pour
avoir posé cette question. Un autre garçon a été tué parce qu’il avait refusé
de trancher la main d’une personne originaire de son propre village.
Armesty International, juin 2000
Enrôlés
de force, vendus ou encore recrutés par des armées régulières comme en Birmanie
aux Etats-Unis ou en Palestine. On peut
se demander où se trouvent les droits des enfants dans tout ces abus ?
QUEL
TYPE D’ENFANTS SONT
« RECRUTES » ?
Dans
les cas d’enlèvement :
Ce sont des enfants qui ont tous le même profil.
Des
enfants de milieu populaire, côtoyant la pauvreté voire la misère, la faim,
ayant très peu ou pas d’instruction et une éducation très primaire et avec des
familles n’ayant pas de moyens pour les
rechercher.
Dans
les cas d’enfants isolés (perte géographique des parents) ou orphelins :
Certains sont en quête d’une protection, de nourriture et
l’impression d’appartenir à une « nouvelle famille ». D’autres
souffrant de discriminations ethniques ou religieuses et se dirigent vers des
combattants ayant le même profil qu’eux.
Il
existe une autre catégorie d’enfants qui est minoritaire. C’est celle des
jeunes sont avides de vengeance et
qui adhérent à une idéologie.
POURQUOI
CES ENFANTS EN PARTICULIER ?
Tout le monde sait que les enfants sont des proies
faciles. En effet, ils sont vulnérables facilement intimidables, influençables
et me réclament pas de salaire. Aujourd’hui ceux qui sont embrigadés par ces
organisations ont des particularités manifestes. Ils sont pauvres, orphelins ou isolés.
POURQUOI
DES ENFANTS ?
Ils sont enrôlés pour remplacer les pertes humaines
d’adultes car les conflits armés durent de plus en plus longtemps. Cet
enrôlement est aussi un stratège sadique car ces enfants passent inaperçus
auprès de l’ennemi, (qui peut se méfier d’un enfant ?). Il sont hélas
très« pratiques »
Pour
remplir certaines missions exemples : espionnage, passer dans des endroits
étroits etc.
QUELLES
SONT LEURS « MISSIONS » ?
Ces enfants sont considérés par leurs bourreaux comme des
« MACHINES DE GUERRE ». Ils sont envoyés au combat pour y effectuer
des tâches très diverses en tant que boucliers humains, chair à canon, espions,
éclaireurs, poseurs ou « détecteurs »
de mines, sentinelles, messagers, kamikazes dans des missions suicides
(SRI LANKA ou PALESTINE ETC…..).
Beaucoup
sont hélas violés (esclaves sexuels et livrés à la prostitution),
domestiques et même mariés de force avec des adultes.
« Un jour un commandant a voulu que je devienne sa
femme, alors j’ai essayé de m’enfuir. J’ai été rattrapée, fouettée et violée.
Plus tard, quand j’avais tout juste 14 ans, j’ai eu un bébé.
Jeune fille de 16 ans, en Angola
« Le commandant nous attribuait des maris. Sauf pour
les plus jeunes, celles qui avaient moins de 13 ans. Mais à partir de 13 ans, nous étions toutes données
comme épouses. Il n’y avait pas de cérémonie de mariage mais celles qui
refusaient étaient tuées.
Ces petits soldats accomplissent des actes d’une barbarie
insoutenable.
Nous
essayerons à travers la prochaine partie de ce dossier de vous exposez quelques
exemples des actes qu’ils ont pu
commettre sous la menace de leurs tortionnaires.
QUELS
CRIMES ONT-ILS COMMIS ?
Torture, viol, pillage, mutilation, meurtre de leurs
proches ou voisins, décapitation, meurtres gratuits, l’amputation, enlèvement,
pillage de leurs propres villages etc….
PAR
QUEL MOYEN EN ARRIVENT-ILS A COMMETTRE CES ACTES ?
Les organisations qui utilisent ces enfants usent des
moyens de plus en plus barbares pour les terroriser. Afin de les dissuader de quitter
celles-ci.
En
effet, certains des enfants ont été obligés d’exécuter leurs propres parents
suite aux ordres donnés par les chefs de milice qui les ont enlevé (comme un
rite d’initiation. Car un enfant qui peut tuer ses propres parents et près
à tous pour survivre »). Ou encore tuer des individus qui ont eu le
malheur d’être sur leur chemin ;
et boire leur sang (il parait que
ce geste rend les enfants plus féroces, d’après un chef de milice au Congo).
En
fait, ces stratèges ont pour but d’atteindre le PROCESSUS DE DESHUMANISATION,
l’Anéantissement TOTAL de tout sens moral et sensibilité humaine.
Pour
perfectionner ce processus certains
chefs de milices usent de la drogue, l’alcool (plus d’inhibitions), des
coups, de la torture, de la manipulation
mentale (aliénation) et de meurtres sommaires d’autres enfants sous leurs yeux.
Une
fois arrivés à ce stade les enfants n’ont plus de notion de bien de mal. Ils
veulent juste SURVIVRENT quelque en soit
le prix. Ils n’ont plus peur de rien et en arrivent à l’état d’animal
sauvage qui doit juste « manger
pour ne pas être mangé ».
QUE
DEVIENNENT-ILS ? QUEL AVENIR POUR CES SOCIETES DECIMES ?
Ces
questions sont devenues des préoccupations majeures des organisations non
gouvernementales et de la communauté internationale
En
effet de nombreuses organisations dont
ARMNESTY INTERNATIONAL ou MSF se sont penchés sur le devenir des ces enfants.
Il est apparu lors de leurs enquêtes et interventions sur le terrain que
beaucoup de ces enfants sont souvent rejetés par la population locale qui les
perçoit comme des tueurs en puissance ou comme des « objets » de
malheur.
Suite
à la guerre, beaucoup d’entre eux survivrent « grâce » à la prostitution ou à des méfaits (vols,
vente de drogue etc …..) drogue qu’ils consomment quelquefois eux même.
Certains réintègrent de nouvelles
d’armées obscures. Beaucoup souffrent de traumatismes psychologiques,
psychiatriques ou physiques. Ils sont seuls face à leurs souffrances multiples
et leur solitude. Dans l’incapacité de
se reconstruire.
Beaucoup
souffrent ou meurent suite à la transmission de MST.
Certains
d’entre eux ont la chance d’être pris en charge par des associations ou des
organismes caritatifs et humanitaire qui se chargent de les aider se
reconstruire sur le plan humain (psychologique, socialisation, autonomie,
scolarisation, affectif, intellectuel
etc……
CONCLUSION.
Le
phénomène de l’enfant soldat est encore d’actualité malgré la convention des
Droits de L’Enfant de Genève de 1923 et malgré les nombreuses avancées
concernant l’enfant et sa vie future, dans sa constitution de citoyen.
En
effet, nous pouvons montrer le paradoxe du rôle de l’enfant dans les conflits
et la date tardive de la déclaration des Droits de l’Enfants.
Premièrement,
ceux-ci apparaissent pour la première fois 100 ans après les Droits de L’Homme
(1789), alors que ceux-ci sont nés de la Révolution Française. Mais ne faut-il
pas rappeler que les enfants et les femmes ont également participé à cette
révolution.
Mais à
aucun moment, il n’est spécifié sur la Déclaration des droits de l’Homme un
quelconque semblant de reconnaissance pour ces enfants, ceux-ci apparaissent toujours comme une
propriété, une chose qui appartient aux parents.
De
plus, la participation d’enfants dans les conflits armés entraîne spontanément
une mise en danger de l’avenir du pays car qui dit morts d’enfants dit problème
du taux de mortalité, du taux de
natalité et problème de vieillesse de la
population.
Deux
problématiques nous semblent incohérentes :
Ø
En
effet, certains Etats encouragent et/ou cautionnent ce phénomène d’enfants
soldats (ex : Cambodge, Soudan). Certains
états n’ont pas ratifié la Convention des droits de l’Enfant comme la Somalie
où il y eut des guerres civiles où les enfants ont soit été les cibles ou les
acteurs de ces conflits et les Etats-Unis qui interviennent sans cesse dans les
conflits armés et donc qui envoient leurs militaires (souvent de jeunes
américains 17-20 ans).
Ø
On
peut également se demander quel sera l’avenir de ces enfants soldats ?
Pourront-ils vivre normalement, sans séquelles physiques ou
psychologiques ? Doivent-ils se considérer comme des victimes ou des
bourreaux ? Et enfin, quels sont les moyens mis en place pour reconstruire
ces enfants sur le plan physique, affectif, psychologique et relationnel ?

BIBLIOGRAPHIE
*ŒUVRES :
-
Transit, de ABDOURAHMAN A.
WABERI
- Allah n’est pas
obligé, de KOUROUMA
- Johnny, chien
méchant, de EMMANUEL DONGALA
*REVUES :
-Titre de la revue :
Groupe familial.
Thème : « histoires singulières
d’enfant dans la guerre » de Francis MAQUEDA.
-Titre de la revue :
Perspectives psychiatriques.
Thème : « les lendemains d’enfants
dans le guerre » d’Alfred BRAUNER.
-Titre de la revue :
L’école des parents.
Thème : « le droit des enfants dans
la guerre » de Catherine BONNET.
-Titre de la revue :
Enfant d’abord.
Thème : « volontaires pour la
Guérilla » de Karl HUPPERT.
-Titre de la revue :
Le monde diplomatique.
Thème : « guerre des enfants »
de Jacky MAMOU.
*SITES INTERNET :
http://www.fraternet.com/human/soldat.htm