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"Eli, Eli, lama sabahtani ?"

40 x 55 cm

Huile sur carton, 1977

 

 

" Au clair du silence "

101 x 101 cm

Huile sur toile, 1991

 

" Autoportrait "

130 x 75 cm

Huile sur carton, 1976

 

" Psaume "

51 x 62 cm

Huile sur toile, 1992

 

" Votre âme est un paysage choisi "

( Paul Verlaine )

63 x 123 cm

Huile sur toile, 1994

 

" La fuite est verdâtre et rose..."

58 x 75 cm

Huile sur toile, 1993

 

" Médée "

70 x 100 cm

Huile sur carton, 1975

 

" Beethoven - 9ème Symphonie "

62 x 120 cm

Huile sur toile, 1991

 

" Rouge "

52 x 64 cm

Huile sur toile, 1994

 

"...A présent, nous voyons dans un miroir et de façon confuse, mais alors, ce sera face à face. "

( I Corinthiens 13,12 )

77 x 102 cm

Huile sur toile,1992

 

" Sunt lacrymae rerum "

( Virgil - Aeneid )

73 x 92 cm

Huile sur carton, 1976

 

" Pour me tirer des pleurs, il faut que vous pleuriez ."

( Boileau - Art Poetique )

46 x 64 cm

Huile sur carton, 1975

 

" Le cinquième sceau "

77 x 103 cm

Huile sur toile, 1993

 

" L'anonyme "

70 x 90 cm

Huile sur carton, 1975

 

" Tapisserie nocturne "

58 x 65 cm

Huile sur carton,1975

 

" Tempête "

59 x 75 cm

Huile sur toile, 1994

 

 

 

" Vae soli ! "

41 x 53 cm

Huile sur carton, 1976

 

 

 

 

 

" De profundis clamavi a te, Domine ! "

60 x 114 cm

Huile sur carton, 1977

 

PIERRE ROUVE


Les peintures que Doru Imbroane Marculescu a choisi être exposées à Cambridge, pourraient déconcerter, à première vue, le spectateur fasciné de sa "Crucifixion", fougueux sermon en plein déchaînement. C'est fondamental que nous comprenions que la raison de cette perplexité est à trouver au côté du spectateur et non pas au côté pictural avec lequel il se confronte. A cause de leur sobriété sans ostentation, ces peintures sont beaucoup plus difficile à déchiffrer qu'elles laissent l'impression.

Elles, tout comme la "Crucifixion", demandent aux sens d'éliminer la signification consacrée des offres visuelles similaires. De plus, leur sensualité chromatique répand une succession d'obstacles tout le long du voyage naturel du regard vers l'esprit, esprit éduqué à vénérer les notions historiques apprises, autoritaires mais tout de même stériles, tel que l'Expressionnisme, admirablement défini par Kurt Pinkhus en 1919 : "Menscheit's Dammerung" - Le Crépuscule de l'Humanité : une confession macabre d'un désespoir ultime. L'un après l'autre, les psychanalystes perspicaces se sont efforcés à prouver que l'étiquette inoffensive "Expressionnisme" dissimule tant une combinaison de couleurs qui se déchaînent, que des coups de pinceau vibrants qui fouettent la toile à l'apogée d'une frénésie pathologique, vérifiable cliniquement dans la turbulence de Van Gogh, Munch ou Kokoschka.

Il n'existe, cependant, aucune trace de tel désespoir violent dans les peintures de Marculescu, malgré l'apparence trompeuse du style rapproché à l'Expressionnisme tardif. En outre, il insiste explicitement pour souligner le courant sous-jacent réligieux, ininterrompu dans son oeuvre, et il choisit, délibérément, des titres éloquents pour guider le spectateur indécis dans la direction spirituelle juste. Et moins le regard de ce spectateur est perverti et détourné par des notions mal assimilées et incorrectement utilisées, plus il sera capable d'avancer vers une plus profonde communion avec les pieuses ouvrages de Marculescu. Heureux les pauvres d'orgueil epistémologique livresque, car la rayonnante tranquillité axiologique d'esprit sera à eux.

Une fois conscient que, malgré toute leur modestie sans ostentation, ces peintures s'élèvent sur les valeurs chretiennes suprèmes, le spectateur ne manquera de comprendre pourquoi l'artiste rejette la violence déchaînée des cris sans espoir et pourquoi il détèste les révoltants coups de pinceau, symptômes d'un delirium tremens spirituel.

Son expression visuelle favorise les tensions résolues parmi les taches d'une seule couleur, juxtaposées. Quelles que soient nos peines de faire allusion à la lointaine descendance expressionniste de l'art de Marculescu, nous ne parvenons qu'à sceller la notion de "Expressionnisme Meditatif" et, malgré l'apparente contradiction dans les termes, la chose la plus appropriée reste d'évoquer les échos allusifs des plus profonds états d'esprit qui provoquent cet humble croyant à peindre en priant et à prier en peignant pour la grande gloire de Dieu.

1-er Avril 1997

Londres

 

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