| Tapisserie Chaque fin de la cr�ation est tenu en position Par encore autres brins des choses vivantes Dans une tapisserie terrestre, suspendue du horizon Des villes brulantes, si gris and si vulgaires Qu'elles ne sont pas satisfaites de leur n�gativisme, Mais ont besoin de toucher tous qui vivent aussi. Chaque brise qui souffle doucement est une haleine cristalline Que nous exhalons sur le ciel bleu diamante Aussi doux � toucher que les mains du Gu�risseur Aussi tendre que les adieux chuchot�s au-del� du cercueil Nous sommes empoisonn�s par le venim avec chaque haleine que nous aspirons Du chemin�e en soufre brune, et le serpent noir de la grande-route. Chaque aurore qui est n�e en or, est tenu en suspension Comme le joug de l'oeuf en albumine O� la naissance et la mort des g�n�rations inaper�ues Sont interd�pendantes dans une orchestration vaste, Et peintes dans les couleurs du fin de la tapisserie Quands les mourants naissent, et les vivants meurent. Chaque pulsation de ton coeur est un moment liquide Qui coule au travers des veines de ton �tre Comme un fleuve de vie coulant depuis la cr�ation, Approchant la mer avec chaque nouvelle g�n�ration Tu es maintenant juste une disgr�ce, stagnante et rancie, Qui noye rapidement toute la race humaine. Chaque poisson qui nage silencieusement, chaque oiseau qui vole librement, Chaque daine qui fait doucement un pas Chaque feuille cr�p� qui tombe, tous les fleurs qui poussent Sur cette tapisserie color�, de fa�on ou d'autre, ils savent Que si on permet le genre humain de d�truire tout dont nous avons besoin, Bient�t il devra payer avec sa vie, pour sa cupidit�. |