Des espoirs
Un jour, un jour... mais je cherche les sourires. Je vais peut-être habiter à quelque part où il fait chaud. J'aime fort le soleil, et j'ai découvert mon amour pour la mer. C'est l'inconscient de la vie. Mais la physique... je bouge toujours... et pour l'énième fois un "chez-moi" ou un "avec qui" pour partager la vie, pour vraiment vivre. Voyager. Parfois il fait mal, parfois que du plaisir, mais je ne peux que voyager.
J'habite une autre culture, un autre sens. Je préfère le mot chargé germanique "home". Je ne suivrai pas les règles, n'accepterai jamais l'improvisation de cette signification du "home" d'autrui. Je vais me le trouver, moi même, je crois.
J'ai la passion et la subtilité de la vie. J'apprends a parler. J'aime la vie plus relaxée. Je ne suis pas élevé "en ville" puisqu'où je grandissais c'est plutôt une espèce de région--ils se sentent plus proche de la nature que les newyorkais et les parisiens, même plus que certains "smalltowners", ils se disent des villages d'une collectivité commune, moins urbain. Ce ne sont pas les faubourgs non plus. C'est une reflexion des montagnes et de l'océan. Indominable. Chaotique. Mais, depuis une distance, un ordre magestueux dans lequel on se perd.
J'aime la ville urbaine, mais ce n'est pas moi. Je ne suis pas l'accepté, je suis encore l'exception. Ce "fitting in" ne fonctionne jamais, je suis plutôt quelqu'un de "fitting out".
Deux ans? Je me trouverai peut-être dans l'Hawai'i ou encore en Californie. Ce sont les deux endroits chauds que je connais plus ou moins bien, bien qu'ils soient tout à fait différents. . Habiterai-je à nulle part? Quand je suis plus âgé, peut-être, mais j'aime encore les gens et l'esprit des gens.
Je ne veux plus de la solitude- je serais plus fort et invincible avec quelqu'un d'autre. Mais je n'aime qu'une, la seule que je connais qui dit BAH, et qui enfin me l'a dit à moi. Cinq ans? Une vie, une famille. Pourquoi non? J'aime les gens, et j'aime aimer. Elle m'a appris l'art de l'amour.
J'aime vivre à quelque part-- en faire un petit "home". Je travaille plus lentement-- je veux encore voir le monde, mais d'une façon intime. Je ne suis pas comme les autres. Elle ne l'est pas non plus.
Je viens de perdre presque tous ceux que j'aimais de ma vie, sauf qq'un que j'aime fort, une vraie amie, elle me rassure que mon amour va bien probablement m'accepter après un "time apart"... et que, bien qu'on se trouve en face du mur concret de la haine, il ne faut jamais se rendre. Rien ne se résoud maintenant, mais, si je tiens ferme la main de Dieu, un jour les forteresses deviendront encore des coeurs chauds, et la haine, l'amour. J'y crois avec toute la foi que je possède.
Il se peut que Home est lointain. Il se peut que je chercherai partout sans rien trouver. Je me sens quelquefois trop jeune pour être si vieux.
J'ai faim. Je fais la cuisine. Je suis triste. Je peins. Je tombe. Je lève les yeux vers le soleil pour m'envoler.
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