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1- Case de N'bemba Alfa Kabine Kaba , le fondateur et Saint-patron de Kankan
2- Arbre sacré près de « N'bemba Koro », la tombe de N'bemba Alfa Kabine Kaba
3- Domaine familial des Cherif, père et fils, à Kankan
| Histoire de
Kankan
Kankan est une ville d'environ 25.000 habitants, qui s'étend sur la rive gauche du Milo, sur une superficie de près de 2.500 hectares. Sa situation de plaque tournante de la Haute-Guinée et l'attraction du Cheick-Chérif Mohamed Fanta Mahdy en ont fait une ville où se coudoient (écartent) les originaires de tous les territoires africains français et étrangers. Les autochtones sont commerçants et agriculteurs. Avant l'ouverture des routes N'Zérékoré-Monrovia et Kissidougou-Dabola, Kankan était la métropole des transporteurs. Les artisans, notamment les ivoiriers et les bijoutiers, y sont nombreux et prospères. KANKAN : Capitale de la Haute-Guinée,
c'est la seconde ville de Guinée au point de vue de l'importance.
Elle vient d'être érigée en Commune de plein exercice.
Son équipement urbain se poursuit (voirie, adduction d'eau, électrification,
etc.).
L'Administration, le commerce
et les éléments européens commencent à y édifier
des immeubles assez importants. A leur tour, les populations emplacent
progressivement leurs cases en paille par des maisons en dur couvertes
en tôles.( Voir preuve photos). En mettant à l'abri des incendies
nombreux pendant la saison sèche, cela améliore les conditions
d'hygiène, et d'habitabilité. Mais les moyens dont disposent
ces populations sont limités et il serait souhaitable que la Société
Immobilière de Guinée grâce à laquelle Conakry
se transforme, y étende davantage son action.
Daouda Kaba, eut un fils unique nommé Fodé Mamoudouba Kaba dit " Fode Toman ", ce qui, en Malinké, veut dire homonyme de Fode (Fode Mamoudouba). Fode Toman eut à son tour quatre fils dont les descendants donnèrent naissance aux quatre quartiers actuels de Kankan: 1- Timboda, qui tire son
nom de Timbo, résidence des Almamy du Fouta, qui ont entretenu
2- Kabada, probablement en souvenir de Kaba, dernière Capitale de l'empire de Mali sur le Niger au Soudan. 3- Banankoroda (sous le fromager). 4- Salamanida: voisinage de la mare Salamani, qui se se trouvait à l'est de la cité. Lorsque Kankan fut assiégé par les troupes de l'Almamy Samory, Karamoko Dai Kaba, l'un des fils d'Alfa Mamoudou, alla au devant d'Archinard, à Ségou, et la ville fut occupée par l'Armée française en 1891. Au point de vue religieux, Kankan doit son rayonnement actuel au Cheick Mohamed Chérif dit " Le Chérif ". Le Chérif, décédé le 8 septembre 1955, était certainement de son temps le Marabout le plus populaire et le plus vénéré de la Guinée et des Territoires voisins. Son ancêtre, Chérif Lamine, un Arabe, est venu de la Mauritanie pour rendre visite aux Marabouts locaux en propageant les litanies de " Qadria ". Son fils, Alkaly Mahamoud, était versé dans les sciences juridiques et assura de ce fait les fonctions de juge à Kankan. C'est probablement de lui que parle René Caillié dans sa relation de voyage à Tombouctou. Son fils, Karamoko Sidiki, épousa à Samatikya (Côte d'Ivoire) la nommée Fanta, qui devait donner le jour à Mohamed Chérif surnommé Fanta-Mady (Mamadi, fils de Fanta) dont la sainteté se révéla vers 1922. Alors, il eut une grande influence maraboutique qui lui attira, des pays voisins, des étudiants et de nombreux visiteurs. Ceux-ci lui portaient beaucoup de cadeaux: chevaux, argent, or, tapis, habits, etc... qu'il distribuait aussitôt dans son entourage. C'était un homme vertueux, charitable, aimant son prochain. Dans ses prières, il bénissait toujours la France qu'il a toujours considérée comme la meilleure des nations. A sa mort il fut inhumé dans la case où il se recueillait chaque jour. Sa concession, sur laquelle débouche la rue de la Mosquée du côté Sud, se reconnaît par un portail monumental du style oriental. Ses enfants se sont groupés autour de leur frère aîné El Hadj Sidiki Chérif et se consacrent à l'islamisme. Sa succession spirituelle n'est pas encore assurée. D'après les anciens, la ville de Kankan abritera toujours simultanément deux saints : l'un, qui présentera les signes extérieurs de la Sainteté l'autre restant caché, conformément à cet adage malinké : " Une montagne ne se voit pas derrière l'autre ". Ces Saints peuvent être de familles autres que celles de leurs prédécesseurs. Quelque temps après la mort du premier, le second doit nécessairement se manifester. C'est ce qui est actuellement attendu à Kankan. Le Cheick Mohamed Chérif a emporté un regret: celui de n'avoir pu achever la reconstruction de la Mosquée. Tous les fidèles, tous les Amis de l'Islam et tous les admirateurs du Chérif se doivent de contribuer à l'achèvement de cette Mosquée qui, au point de vue de l'architecture et à cause de ses dimensions, n'aurait pas sa pareille en Afrique Noire. |