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Diane Tessier Clarinettiste, professeur de clarinette et ensemble de clarinette
Diane Tessier Clarinettiste, professeur de clarinette et ensemble de clarinette
Diane Tessier Clarinettiste, professeur de clarinette et ensemble de clarinette
Diane Tessier Clarinettiste, professeur de clarinette et ensemble de clarinette
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Les Écoles françaises et allemandes Il y a deux grandes écoles : líÉcole française et líÉcole allemande. Les clarinettistes allemands eurent longtemps une certaine supériorité et cela vient en partie de la manière de jouer líanche en dessous. Les grands clarinettiste de cette époque, tel Stadler, Bärmann, Muller et Beer jouaient tous de la façon allemande, leur sonorité était plus ronde que les clarinettistes français. Joseph Beer fonde líÉcole allemande de la clarinette à la fin du XVIIIe siècle. Bärmann, un de ses élèves, se rend à Paris en 1818. Son talent fut si apprécié que beaucoup de français adoptent cette nouvelle façon de jouer. Mais en 1844, H. Klosé, célèbre clarinettiste français, présente une clarinette qui enchante à son tour les clarinettistes français. Mais les clarinettistes allemands níadoptent pas cette nouvelle clarinette, ils lui préfèrent la clarinette faite par Muller. Aujourdíhui, la majorité des clarinettistes à travers le monde joue avec le modèle français, sauf en Allemagne naturellement et quelques autres pays germaniques (Hollande). LíÉcole française La perce ainsi que la table du bec de la clarinette française est plus petite, ce qui permet de jouer avec des anches courtes et très fines à líextrémité. Líémission du son est facile, précise et souple. Le son est brillant et lumineux et síadapte parfaitement à la musique française : Ravel (Rhapsodie espagnole), Debsussy (la rhapsodie), Poulec (sonate), Milhaud (scaramouche). Les clarinettistes de líÉcole française possèdent une très grande vélocité et une très grande souplesse dans le legato, parfois au détriment de la sonorité. Les principaux pédagogues français sont : Berr (de 18332 à 1838), Klosé (de 1839 à 1868), Rose (de 1880 à 1900), Mimart (de 1908 à 1918) et Périer (de 1919 à 1947). LíÉcole allemande Les Allemands jouent sur le système Muller. La perce est un peu plus large que sur les clarinettes françaises. Sa partie cylindrique est plus longue. La table du bec est moins large, mais plus longue. Souvent, les anches sont faites de façon artisanale. Cette clarinette a une belle sonorité veloutée et riche qui convient bien à la musique allemande, pensons à Wagner, Malher, etc. Dans leurs désirs de toujours maintenir une qualité de son maximal, les Allemands ont perdu quelques peu de ce beau lyrisme et dégagent même quelques fois un peu de froideur. Depuis fort longtemps, ses deux écoles sont très différentes. Chaque musicien travaillait à líintérieur de son pays avec un répertoire national. Il connaissait très peu la musique díailleurs et níavait aucune idée des instruments des autres pays. Mais depuis líère des communications et que líenregistrement existe, chacune des deux écoles a pu voir les qualités et les défauts de chaque école. En ce moment, nous vivons un rapprochement entre les deux écoles voir même une synthèse. |