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Diane Tessier Clarinettiste, professeur de clarinette et ensemble de clarinette
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La clarinette en pièce détachée La clarinette díaujourdíhui comprend cinq (5) pièces : le bec, le barillet, le corps du haut ou corps de la main gauche, le corps du bas ou corps de la main droite et le pavillon. Ces différentes sections sont jointes ensemble par emboîtement. Occasionnellement, plus spécifiquement pour les petites clarinettes (mi-bémol) et les clarinettes basses et contrebasses, le corps du haut et le corps du bas ne sont pas scindés en deux parties. La clarinette possède 24 trous et 17 clés. Elle est généralement faite en bois díébène du Mozambique ou de matériel plastique, líébonite. Les clés sont en maillechort, alliage inoxydable de cuivre, de zinc et de nickel imitant líargent. Plusieurs clarinettistes feront plaquer les clés de leur clarinette en argent et même parfois en or. Le barillet Petite pièce cylindrique, légèrement galbée, sa forme fait penser à un petit tonneau. Il existe de différentes tailles : 64 à 67 mm environ. Cette partie de líinstrument est vraiment líextension de bec. Les anciens clarinettistes ne possédaient de barillet, quelques-uns un avaient un bec plus long, tandis que díautre avaient un corps du haut plus long. Ce barillet sert à accorder la clarinette soie en le poussant ou en le tirant. En faisant ceci, on raccourci ou on allonge la colonne díair. La qualité du barillet semble influencer la qualité sonore. Le corps du haut De forme cylindrique et conique à la fois, il compte 15 trous, 9 clés et 3 anneaux reliés à une tige pour la correspondance. Le trou situé face au pouce est le trou qui permet de passer au registre plus de la clarinette soit élever le son díun douzième. Il est souvent, par erreur, appelé le trou díoctave. Tout ce mécanisme est actionné par la main gauche. Le corps de bas Comme le corps du haut, le corps du bas est de forme cylindrique et conique à la fois : le corps du bas va en síallongeant vers le pavillon. Il possède 9 trous, 8 clés et 3 anneaux reliés à une tige fixe pour la correspondance. Le poids de la clarinette est supporté par le pouce de la main droite au moyen díun appui-pouce fixé au-dessous du corps du bas. Le bec Auparavant, le bec était de bois. Aujourdíhui, il est généralement en ébonite matière moins sensible aux variations atmosphériques. Certains sont aussi faits en cristal. Le bec est une chambre de résonance de forme conique. Il est composé díune table, díune chambre, díun trapèze et díun tenon qui síemboîte dans le barillet. La table, partie où repose líanche, est plane et doit le rester, sinon le résultat sonore serait désastreux. Líouverture, síouvrant sur la chambre suivant ses dimensions, donne un bec plus ou moins ouvert ou fermé. Plus le bec est fermé, plus il faut une anche forte ; plus le bec est ouvert, plus il faut une anche faible. Líanche Líanche est une lame taillée dans le roseau que líon fixe sur le bec pour permettre la vibration de la colonne díair. Le choix du roseau est très important. Le roseau du Var est à cet usage de réputation mondiale. Les principales régions productrices sont celles des plaines de Fréjus, Le Muy, Les Arcs, Cogolin et le Lavandou. Les cannes destinées à la fabrication des anches sont ébranchées en juin, puis elles sont débitées en 1,20m et 1,80m. Elles sont disposées en bottes que líon met à sécher au soleil en les retournant chaque jour díun quart de tour. Ce séchage demande du temps et beaucoup de précautions : la qualité de líanche en dépend. Ce séchage devrait en fait durer trois (3) années mais certaines producteurs, pour pouvoir produire suffisamment de roseaux, utilisent maintenant des fours sécants qui réduisent de beaucoup la durée du séchage. Devenu jaunâtre par líaction du soleil, le roseau est bon à expédier chez les fabricants díanches. La fabrication díanches est maintenant mécanisée. Suivant la finesse de la taille, elles seront faibles ou fortes. Pour quíune anche ait une grande qualité de son, il faut quíelle soit coupée de façon régulière. Il est très difficile de trouver une anche sortie de la fabrique qui nous convienne parfaitement, alors líinstrumentiste doit travailler lui-même ses anches et les adapter à ses besoins. Naturellement, beaucoup díécoles de pensée ont leurs idées bien précises tant quíà la façon de travailler líanche : certain en travailleront que le bout de líanche, certains sableront son dos afin de maximiser ses vibrations, certains autres gratteront dans la partie médiate de líanche. Bref, milles recettes existent pour maximiser le potentiel de líanche, à nous les clarinettistes díexpérimenter. La ligature La ligature sert à fixer líanche sur le bec. À líorigine, cíétaient des ficelles qui retenaient líanche au bec mais depuis Muller, la ligature en métal règne, sauf en Allemagne, où les ficelles sont encore utilisées. La difficulté de fabriquer une bonne ligature réside dans sa double fonction qui est de bien maintenir en place líanche afin quíelle ne bouche pas et de lui laissée assez de place pour bien vibrer. |
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Diane Tessier Clarinettiste, professeur de clarinette et ensemble de clarinette
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La famille des clarinettes La petite clarinette en la bémol Très petite clarinette qui ne fait que 25 cm de longueur. Elle était employée autrefois dans les musiques militaires pour sa sonorité très criardes. Verdi écrit des parties pour elle dans le Bal masqué. Certains compositeurs de musique contemporaine líutilisent. La petite clarinette en mi-bémol La clarinette mi-bémol sonne une quarte au-dessus de la si bémol et mesure environ 49 cm. Cet instrument peu prendre une sonorité très criarde, très stridente, elle peut aussi quant elle joue dans son registre moyen et grave, nous amener dans le royaume de la mélancolie et de líindéfinissable. Ses belles qualités sonores seront employées par plusieurs compositeurs : Stravinsky, Strauss, BerliozÖ Ravel. Elle sera aussi beaucoup utilisée dans les harmonies. La clarinette en ut Elle sera très utilisée au début du XIXème siècle : L.V. Beethoven, F. Schubert, F. Mendelssohn et díautre écriront pour elle. Mais sa sonorité trop pointue, la reléguera aux oubliettes au profit de ses deux (2) súurs Si bémol et La. La clarinette en si bémol Cíest la clarinette la plus utilisée. Son timbre est brillant et doux à la fois. Chaque clarinettiste commence son apprentissage sur cet instrument. La grande majorité des úuvres écrites pour clarinette est écrite pour le si bémol. Elle est utilisée en grand nombre dans les harmonies. Sa place à líorchestre est aussi très importante beaucoup de solos lui sont attribués. La clarinette en la La clarinette en la a une sonorité quíon pourrait qualifier de plus ronde et chaude que la clarinette en si bémol. Elle est très utilisée aussi à líorchestre, un clarinettiste díorchestre se doit de posséder une clarinette en si bémol et une clarinette en la. Plusieurs compositeurs la préféreront à la clarinette si bémol pour leurs úuvres de musique de chambre (Quintette pour clarinette en la et cordes de Mozart, Quintette pour clarinette en la et cordes de Brahms). Quelques fois même le compositeur dans une même úuvre orchestrale alternera entre la si bémol et la la (symphonie no. 3 de Brahms, Carnival overture de DvorakÖ). Je crois quíaujourdíhui, les compositeurs choisissent plus de líinstrument par sa tonalité que sa sonorité. Le cor de basset Cet instrument sonne une quarte au-dessous de la clarinette si bémol. Il semble que son premier exemplaire a été produit dans les années 1770. Il fut díailleurs très apprécié par Mozart entre autres qui líemploiera dans plusieurs de ses úuvres (Requiem, líopéra La Clemenza di Tito). Le premier mouvement de son célèbre concerto a été écrit pour cor de Basset. Mendelssohn aussi écrira deux úuvres concertantes pour lui (Concertpiece no 1 & 2 pour clarinette et cor de basset). Malheureusement, à líorchestre, le cor de basset est souvent remplacé par la clarinette en si bémol. Le cor de Basset changera plusieurs fois de physionomie au court des siècles, aujourdíhui, on la construit de la même façon que la clarinette basse. Peu de partitions existent pour cet instrument aujourdíhui. La clarinette basse en si bémol Elle sonne une octave au-dessous de la clarinette si bémol. Elle possède une clé supplémentaire permettant de descendre au mi-bémol grave. Sa sonorité est large et généreuse. Bien que probablement crée en 1772 par G. Lot de Paris sous le nom de bassetube. Ce ne sera que dans la deuxième moitié du IXIème siècle quíelle sera utilisée. Sa plus belle sonorité est dans le grave de líinstrument. Wagner líemploi dans tous ses opéras. Stravinski et Ravel líutilisent beaucoup dans leur úuvres symphoniques. La clarinette contrebasse en si bémol Elle sonne une octave plus bas que la clarinette basse. Elle est assez lourde techniquement et le registre grave propose une sonorité très profonde. Elle est employée par Schoenberg dans les cinq (5) pièces pour orchestre ainsi que par Varèse et Xénakis. |