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Diane Tessier Clarinettiste, professeur de clarinette et ensemble de clarinette
Diane Tessier Clarinettiste, professeur de clarinette et ensemble de clarinette
Diane Tessier Clarinettiste, professeur de clarinette et ensemble de clarinette
Diane Tessier Clarinettiste, professeur de clarinette et ensemble de clarinette
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Apparitions de la clarinette dans les ensembles La clarinette plus que tout autre instrument devra síarmer de patience avant que ses qualités de soliste ne soient reconnues. Elle devra attendre près díun demi-siècle pour être afin admise dans un ensemble musical et plus encore pour avoir sa place à líorchestre. Dans ses débuts à líorchestre, la clarinettes a un rôle de soutient, très peu de solos lui sont confiés. Les clarinettistes ont de plus en plus de vélocité et de justesse et ils síimposent de plus en plus en tant que soliste. La popularité de la clarinette síélargit au fils des ans. De plus en plus, les compositeurs donnent des parties importantes à la clarinette. Clarinette et ensemble militaire Même si dès 1710, J.A. Faber, maître de chapelle à Anvers, écrit des parties pour la clarinette à líorchestre, la clarinette commencera sa carrière dans les petits ensembles militaires. En France, au début du 18ième siècle, chaque ville avait plus ou moins son orchestre militaire. Ces orchestres se créaient par mode et avec les instruments disponibles, níayant point díorganisation régulière, les compositeurs ne pouvait point orchestrer les úuvres. Ainsi une partie des vents doublait la mélodie et les autres, la partie du clavecin. En 1741, plusieurs régiments possèdent hautbois, basson et cymbale. La clarinette apparaît dans cette formation en 1780. La composition de líorchestre devient hautbois, clarinettes, cors, bassons, cymbale et grosse caisse. Cette formation ne suscite pas líintérêt des compositeurs, le répertoire sera composé de marches, danses et refrains à la mode et líorchestration est faite par le chef díorchestre. En 1809, líinfanterie française augmente le nombre de clarinettes et diminue celui des hautbois, la formation standard des orchestres militaires sera une petite flûte, une petite clarinette, 6 à 8 grandes clarinettes (divisées en 2 ou 3 parties), 2 bassons, une trompette, 2 cors, 2-3 trombones, 1-2 serpents, une cymbale et une grosse caisse. En 1825, la formation de ces orchestres se modifie encore pour former un plus gros ensemble (harmonie), elle sera composée de deux flûtes, 4 hautbois, 2 petites clarinettes, 12 clarinettes, 6 bassons, 2 trompettes, 4 cors, 2 trombones et 2 contrebassons. Au fils des ans, la formation connaît díautres transformations (ajout saxophone 1845) mais la section de la clarinettes demeurera toujours aussi imposante. En Allemagne, líévolution de la musique militaire sera très différente. Les musiciens de cette époque étaient tous tributaires díun mécène (prince, ducÖ), ce qui níest pas le cas des musiciens français. Les débuts de la musique militaire en Allemagne semblent à peu près semblables à ceux de la France. On y retrouve à peu près la même instrumentation et le même manque de structures fixes. Vers la fin du 18ième siècle, les corps de musique allemande se composent de 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 cors, 2 bassons auxquelles on ajoute quelques fois une flûte, 1 ou 2 trompette(s), un contrebasson. Cette formation prend le nom de chúur de hautbois. En Allemagne, le répertoire est plus grandiose que celui des français. Puisque chaque prince et chef díétat a son maître de chapelle, son directeur de concert qui était tenu díalimenter le répertoire de la petite armée. Ainsi Mozart, Beethoven, Schubert compose des úuvres pour cette formation. Le nombre díinstruments restera sensiblement toujours le même (2 hautbois, 2 clarinettes, 2 cors, 2 bassons auxquels on ajoute quelque fois une flûte, 1 ou 2 trompettes, un contrebasson). La formation semble prendre des dimensions plus grandes dans le début du 19ième siècle puisque que Mendelssohn compose une Ouverture pour harmonie pour 23 instruments et percussion (dont 2 petites clarinettes, 2 clarinettes et 2 clarinettes alto). La clarinette à líorchestre La clarinette apparaît à líorchestre aussi tôt quíen 1710, J.A.J. Faber, maître de chapelle à Anvers semble le premier à avoir écrit des parties de clarinette, en 1710 dans une messe. Plusieurs autres compositeurs écrivent des parties pour clarinette dans leurs úuvres pour orchestre mais ils le font díune façon sporadique (A. Stéphanie, A. Vivaldi). Gluck (1714-1787) écrit pour la clarinette dans deux de ses úuvres (Alceste, Orféo). Il écrira dans la préface díAlceste, en faisant référence aux parties de clarinette : " Les instruments doivent être employés pas selon la dextérité de líinstrumentiste mais en fonction des propriétés dramatiques de leurs sons. " Pendant cette période une confusion existe entre le chalumeau et la clarinette. La clarinette surtout utilisée pour son registre du chalumeau (le registre aigu avait un son plus aigrelet et díintonation difficile). Les partitions des opéras Orféo et Alceste, représentant les versions viennoises et françaises, révèlent certaines différences dans líinstrumentation. La version de Vienne contient des parties de chalumeau, tandis que la version de France contient des parties de clarinette. Gluck considère les clarinettes comme une autre pair de hautbois mais de moindre capacité, la clarinette possède alors trois clés. Aucun vrai solo ne leur est confié. Dans les passages mélodiques, elles doivent soit le hautbois soit le violon. Bref, elles sont appréciées pour leur facilité à se marier aux autres sonorités et la richesse sonore quíelles ajoutent à la sonorité globale de líorchestre. Un autre point important, líharmonieuse combinaison des sonorités de la clarinette et du basson remplace peu à peu la vieille alliance hautbois et basson. Vers la fin du 18ième siècle, beaucoup de grandes villes a son orchestre : Mannheim, Dresden, Berlin, Naples, Paris (3), Leipzig, Salsburg, Prague, Londres, St-Petersburg, Vienne, Munich, Stuttgart, Rome, Venise, Florence et Milan. Peu díorchestres contiennent des clarinettes. Líorchestre de Coblemz en compte deux en 1782. Et líorchestre de Mannheim, en a trois en 1882. Il semble très probable que síest la clarinette à cinq clés que connaissent Haynd et Mozart. Cíest aussi pour une clarinette cinq clés que Beethoven écrit. Pendant cette période, la clarinette aura différentes tonalités : Gluck ne semble connaître que la clarinette en ut, Backofen nomme des clarinettes en la, Sib est en ut, Mozart écrit pour la clarinette en la, Sib, si naturel, est en ut. Il semble que la clarinette en ré a aussi existé. La petite clarinette en Mib et la petite clarinette en ré ont connu aussi une certaine popularité mais níauront jamais de place permanent à líorchestre. Gossec intègre les clarinettes à son orchestre en 1757, les parties de clarinettes figurent assez régulièrement dans les partitions. Les orchestres de Manheimm et de Dresden semblent avoir ajouté des clarinettes à líorchestre en 1767 et 1786. Selon une personne anonyme, il y a des clarinettes à Berlin en 1887 et on en trouve dans différents orchestres : Koblenz, Mainz, Pressburg, Regensburg et Ansbach dans les années 1782 et 1783. Si la présence de la clarinette est devenue très commune. La présence de parties de clarinette dans les úuvres níest pas universel. La clarinette apparaît dans la majorité des opéras de Mozart mais se retrouve que dans cinq de ses symphonies Haynd écrira des parties de clarinette que dans quelques-unes unes de ses dernières symphonies. Dans beaucoup díopéra écrit par Salieri, Bianci, Paisiello et díautres ont trouvés des parties de clarinette. Plusieurs compositeurs exclus le hautbois lorsquíil inclut des parties de clarinette. Quand les deux apparaissent ensemble la clarinette a nettement un rôle plus secondaire. Lorsquíen 1812, Muller présente sa nouvelle clarinette peu de clarinettiste de líorchestre, líadopte. Le conservatisme, respect aveugle pour la tradition, ralentit la venue de ses nouveaux instruments à líorchestre. Plusieurs années síécouleront avant que ses modernisations soient essayées et reconnues. H. Klosé affrontera le même mutisme de la part des musiciens díorchestre. Les trois grandeur de clarinette utilisées, pendant le 19ième siècle, sont la clarinette en ut, en sib et en la. La plus employée est la clarinette en ut. Líouverture de conservatoire de musique dans plusieurs grandes villes, améliore de beaucoup la qualité des instrumentistes. Paris sera la première à fonder un conservatoire (1795), díautres suivront : Milan (1808), Naple (1808), Prague (1811), etc. Dès le début du 19ième siècle, la clarinette devient membre permanent de líorchestre. Mais elle devra attendre jusquíen 1825 environ, avant que sa qualité de soliste soit reconnue. Sa grande facilité à se mélanger à líautre sonorité la relègue au rôle de soutient. Weber (1786-1826) sera le premier à vraiment comprendre toutes les capacités de la clarinette. Ses solos de clarinette exploitent tout líétendu de líinstrument. Cíest dans cette période que les nouvelles clarinettes sont enfin reconnues par les musiciens díorchestre. La plus grande facilité de ses instruments et sa meilleure intonation, créé en plus haut standard de qualité, qui rend la section des vents de plus en plus flexible. Wagner saura comment tirer profit de ses grandes flexibilitées. La section des vents sera de plus en plus indépendante des cordes. Au fils des ans, le compositeur tentera de créer de nouvelles couleurs orchestrales et la clarinette sera de plus en plus utilisée. Beaucoup de concertos seront composés pour elle. Aujourdíhui la clarinette nía plus rien à envier, à quelques instruments que se soit.
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