Notre prison
Plonger dans l'incertitude,
Je tente le tout pour le tout,
Enfin, c'est ce que je me dis,
Mais je sais que je n'aurai jamais le courage,
De faire la même chose que mon père nous a fait subir.
Il l'a fait pour nous, pour lui?
Un geste égoiste, de courage,
D'amour?
J'ose comprendre,
De peur de comprendre,
J'aime mieux l'incertitude,
De peur de comprendre des choses qui me feraient peur,
J'y plonge tête première,
Dans l'incertitude,
Je tente le tout pour le tout,
Mais je sais que je n'aurai pas le courage,
De refaire la même erreur que mon père.
J'préfére fuir,
Mais on me retient,
Je lance mon regard dans ces chaînes qui me retiennent,
Tentant d'avoir une réponse,
Mais leurs regards est comme de fer,
Je ne distingue aucun scintillement.
Alors je cris au mur qui ont tout entendu,
De me dire ce qu'il c'est passé,
De m'aider à comprendre seulement un peu,
Qu'ils m'encouragent à continué,
Suivre mon chemin sans questions,
Mais j'oubliais,
Les murs n'ont que des oreilles,
S'ils auraient une bouche,
Personne n'en voudrait,
Car ce serait indiscret,
Et un mur avec un trou, c'est plutôt laid.
Je cherche une solution,
Je me sens en prison,
Mes barreaux sont mes questions,
Que ma mère s'entête à ne pas répondre,
Elle aussi, elle est peut-être dans une prison,
Un peu comme la mienne,
Rempli de question qui l'inonde,
Dans sa tête et qui la noieront,
Ou comme moi, l'étoufferont.
On souffre du geste que tu as décidé,
Puisqu'on a le même sang,
Un jour ou l'autre, on te rejoindra,
Ton poison est dans nos cœurs,
Dans nos tête comme dans nos esprits,
Je ne veux pas mourir. Une solution pour sortir de cette prison,
La clé pour déverrouillé ces chaînes,
J'ai une hypothèse, une arme contre le noir,
Mais, j'ai peur de l'utiliser,
Puisque leur cœur semble déjà contaminé.
Je rêve de casser ces chaînes,
Avec les larmes de notre désespoir,
Te montrer comment on a souffert,
Nos pleures viendront à bout de ces chaînes en fer,
Mais seule, je n'y peux rien. 8 février 2004
|