144.APOCALYPSE NOW REDUX De Francis Ford Coppola (usa) 1979 Avec Martin Sheen ,Robert Duvall, Marlon Brando� Jaquette : le visage des 2 persos principaux avec en fond une sorte de coucher de soleil. Intrigue : Un soldat est charg� d��liminer un colonel devenu compl�tement fou au Cambodge. Avis : Le meilleur film de guerre de tous les temps ! Coppola nous offre une plong�e hallucinante dans la d�mence et l� absurdit� de la guerre. Cette plong�e est des plus brutale via l�intro (culte) o� l�on voit le h�ros (le capitaine Willard) clo�tr� dans sa chambre sans mission et en train de p�ter compl�tement les plombs avec pour fond musical les Doors (Martin Sheen serait rest� enferm� 2 jours dans la pi�ces et bourr� comme jamais, il aurait totalement improvis� la sc�ne). Cela va aller tout de m�me crescendo plus le film avancera et les passages d�anthologie se succ�dent � un rythme effr�n� : le d�jant� colonel Kilgore (Duvall excellent) prend une position ennemie plus pour aller surfer sur de bonnes eaux que pour � h�liporter � Willard, le camp m�dical abandonn� (ressemblant �trangement � celui de � Mash �) o� l��quipage de Willard va passer un moment intime avec les Playmates plus n�vros�es les unes que les autres, le combat pour la possession d�un pont strat�gique o� l�on voit de jeunes am�ricains fuir � la nage en criant q u�ils veulent rentre chez eux�.Et le clou du spectacle est bien entendu l�arriv�e du convoi dans le sanctuaire du colonel Kurtz gard� par une arm�e de ren�gat indig�ne vouant un culte � ce m�me Kurtz. Ce dernier est souvent film� dans l�ombre � m�taphorant � ainsi la complexit� de son esprit d�rang�. Brando compose magistralement ce r�le. Ajoutons aussi que dans sa r�flexion assez d�lirante sur la guerre du Vi�t-Nam, Coppola n�oublie pas de remettre le spectateur dans la r�alit� quand Willard se fait ouvrir les yeux sur l�absurdit� de la politique am�ricaine par des c�lons fran�ais ou encore lorsque Kurtz fait une sorte de revue de presse � Willard prisonnier . Je pense que l�on pourrait disserter des heures sur cette �uvre majeure et qui gagne certainement en profondeur avec sa nouvelle version (49 min. suppl�mentaire). BER 145. MULHOLLAND DRIVE De David Lynch (usa) 2001 Avec Naomi Watts, Justin Theroux, Laura Harring� Jaquette : Une vue a�rienne d�une ville en pleine nuit. Intrigue : Une jeune actrice aide une jolie inconnue � recouvrer la m�moire. Avis : Les m�mes qualificatifs reviennent lorsqu�on veut d�crire un film du Dieu Lynch : �nigmatique, myst�rieux et envo�tant. Ici, il se surpasse en nous contant l�histoire de 2 jeunes femmes. L�une est blonde, simple et r�ve de percer � Hollywood tandis que l�autre, une bombe brune, est en pleine crise d�amn�sie. C�est leur rencontre fortuite qui les emm�neront � enqu�ter et par la m�me occasion nous r�v�ler certaines v�rit�s insondables sur cette histoire. A un moment clef (une repr�sentation th��trale bizarre), les masques tombent et tous les protagonistes changent de r�les ! Le spectateur subit ce revirement avec stupeur le cerveau en �bullition afin d�essayer d�approcher la logique Lynchienne (existe-t-elle ?). Pour conf�rer encore plus de magies, Lynch peuple son univers de personnages troublants dont la symbolique pr�sence reste assez floue et alimente encore les forums de discussions des fans. Je pense �videmment � l�effrayant clochard pour la partie frisson et au nostalgique cow-boy donneur d�ordres. Pour moi, un de des meilleurs film du r�alisateur tellement le r�cit est riche visuellement et passionnant tant il brasse les genres tout en gardant sa propre identit�. Il d�bute par une sc�ne au suspense incroyable teint�e de mysticisme lorsque les 2 hommes vont dans un resto pour v�rifier les souvenirs d�un cauchemar. Ce passage trouve son apoth�ose avec l�apparition brusque du clochard qui fera sursauter les plus courageux d�entre vous. Il agr�mente son histoire d�une bonne enqu�te � polici�re � des 2 femmes et il n�oublie pas la note d�humour lorsqu�il nous montre un tueur en action qui sans le vouloir blesse une dame � travers un mur ce qui l�oblige � la tuer mais il sera vu par un concierge qui deviendra sa prochaine victime. Mais comble de chance, il d�truit au passage sa machine � nettoyer qui br�lera et d�clenchera l�alarme du b�timent�En plus, Lynch nous offre au passage une critique acerbe du syst�me hollywoodien et qui lui reprochera ? Quasi la perfection ! BER |
| SUITE |