134.TAXI DRIVER

De Martin Scorcese (usa) 1976
Avec Bob De Niro, Jodie Foster, Harvey Keitel�

Jaquette : Un gars se promenant seul la main dans les poches en rue.

Intrigue : Un taximan insomniaque pris dans les m�andres de sa schizophr�nie.

Avis : �uvre majeure des ann�es 70 (palme d�or � Cannes), Taxi Driver est toujours aussi fascinant aujourd�hui. Ce film suit un chauffeur de taxi, ancien marines au Vi�t Nam, qui sombre peu � peu dans la folie. Scorcese nous plonge directement dans l�ambiance avec les premi�res images o� l�on voit un taxi surgir d�un �pais brouillard et en faisant un gros plan sur les yeux du h�ros qui vont lentement de gauche � droite. On se dit tout de suite que le film va �tre d�rangeant et complexe. Le d�go�t de sa ville (� Un jour, il tombera une pluie qui nettoiera toute la ville �), le rejet des autres (sa copine qui le laisse tomber) et l�isolationnisme provoqueront la chute de Travis. Son esprit, d�j� perturb� d�s le d�part (il invite une femme pour leur 1i�re sortie dans un cin� x !!!), va irr�m�diablement sombrer dans la folie. Travis va se croire investi d�une mission gouvernementale et se procurera des armes. La sc�ne que tout le monde conna�t du � C�est � moi que tu parles ? � devant le miroir est symptomatique d�une sorte de d�doublement chez le h�ros. Il s�amuse � se provoquer et � se tirer dessus avec toutes les armes (non charg�es) qu�il poss�de. Sur le premier plan o� il se vise, on voit clairement que sur le reflet que l�arme se trouve � la main oppos�e comme pour montrer que c�est une autre personne qui lui fait face. Scorcese ne filme rien par hasard. Quand Travis confie son �tat � un coll�gues sans pouvoir r�ellement l�exprimer. Ou encore quand Travis mange avec les autres chauffeurs et met une pastille d�Alka Seltzer dans son verre. Il regarde fixement les bulles tandis que la discussion des autres s�estompe peu � peu pour nous montrer que Travis vit dans son monde bien � lui. Et que dire de la fin ! Scorcese ose terminer son film par un happy-end qui offusquera la critique de l��poque qui la jugeait immorale. Il faut pourtant aller au-del� de cela et on pourra voir qu�elle peut �tre interpr�t�e de 2 fa�ons. Soit l��pilogue doit �tre pris comme une sorte de r�demption du h�ros accept�e par un monde encore plus dingue que lui ou encore plus vraisemblablement pour moi, la fin n�est qu�un fantasme de Travis juste avant de rendre l��me. La note de xylophone enregistr�e � l�envers qui cl�ture le film peut lui aussi trouver deux significations : si la fin se situe dans le r�el, on l�associera � la possible nouvelle d�rive de l�esprit de Tavis qui � l�air dans le final en paix avec lui-m�me. Si c�est son imagination, ce son repr�sentera la mort clinique du h�ros. C�est ind�niablement un film d�une richesse infinie et il atteint ce niveau en grande partie gr�ce � la composition hallucin�e de De Niro . Un must !!!  BER 

135.L�ATTAQUE DES CLONES


De Georges Lucas (usa) 2002
Avec Hayden Christensen, Ewan McGregor, Natalie Portman�

Jaquette : Les persos principaux.

Intrigue : La R�publique et ses Jedi aux prises avec un mouvement S�paratiste qui ne cesse de grandir.

Avis : Pass� l��preuve de la Menace fant�me des plus enfantin (seulement destin� � mon humble avis � r�unir une nouvelle g�n�ration de fan), Lucas nous prouve qu�il est capable d�alimenter intelligemment le mythe par un r�cit riche et dense. Tous les ingr�dients sont r�unis sans temps morts pour distraire le spectateur. De l�action (le combat de l�arm�e de Jedi dans l�ar�ne est  la sc�ne que tout le monde attendait), de la r�flexion ( l�enqu�te de Kenobi sur les tentative de meurtre sur la s�natrice  Amidala l�am�nera � d�couvrir les terribles plan d�un Jedi qui a gliss� vers le c�t� obscur), de la romance (entre Anakin et l�exquise Amidala, futur parent de Luke Skywalker) et bien entendu les obligatoires r�f�rences au futur que l�on conna�t d�j� (je pense surtout au gentil Anakin qui arbore d�j� une inqui�tante cape noire et s�est rendu responsable d�un massacre sous le coup de la col�re pr�sageant �videmment sa � m�tamorphose � en Dark Vador). On est heureux de retrouver Lucas en grande forme et on attend beaucoup de l�apoth�ose final.                                                   BER

Sc�ne : Le combat de Yoda aux sabro-laser contre Dooku d�une �poustouflante fluidit� pour un perso qui se d�place difficilement avec une canne !!!!!                               BER
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