Un printemps hâtif
Sur le bord d'une rivière
qui coulait près de la clairière
Malgré les temps gris, le vent incisif
Écoute le bruit du vent
Faire chanter l'engoulevent.
Ses chants mélodieux soufflent à mon oreille
Des mots qui me font frémir sans pareil.
Il transporte avec eux l'écho
Comme une musique, tous tes mots.
Soudain je reconnus ta voix ,
Comme ondule la soie
Sur ma peau mon poil s'hérisse
Mes jambes s'effondrent et je glisse.
Puis-je enfin avoir reconnu
L'appel d'un lointain passé
Que depuis longtemps retenu
Je n'avais plus espéré.
Mon cœur s'était alors refermé
Et à peine du bout de ce chant
S'était ouvert et dénudé
Mon cœur saignait d'avoir déjà perdu
De peur d'avoir égaré depuis si longtemps
Enfin retrouvé un signe d'un geste pur et nu.
Oh beauté de la vie
Pleure avant que le soleil ne meurt
Pousse alors enfin ton dernier cri
Emporte moi avec cette divine fleur.
Denis Drolet 10 mai 2003