CUISINE ET INTERDEPENDANCE
Retranscrit par Sonia

 

Chez Grams, dans la cuisine

Jack : Voilà (il aide Joey qui cuisine)

Joey : Merci.

Audrey : Attention ! (elle pose des tomates sur la table)

Joey : Ou là ! Ton riz à l�air caoutchouteux

Pacey : C�est du rizotto, Joey. Il est pas caoutchouteux, il a absorbé la sauce.

Jack : S�il te plait Joey, ne freine pas le processus, je meurs de faim.

Audrey : Oui, moi aussi. Il est bientôt cuit ce riz ultra rissolé.

Pacey : C�est du rizotto. Il ne se contente pas de cuire ce riz, il se construit.

Audrey : Bien sur, oui, c�est formidable mais si c�est pour crever de faim, je commande des pizzas et j�économise la manucure.

Joey : Audrey, en dehors du fait que pour une fois on ait maintenu le dîner hebdomadaire entre amis, Pacey cuisine, et le jour où il est de congés. On devrait s�estimer heureux, c�est mieux que le restaurant universitaire.

Audrey : Oui, mais tu m�avais promis une grand-mère et je n�en vois pas à l�horizon. Publicité mensongère. Heureusement que j�aime le décor. Vous n�avez jamais eu envie de croquer dans le mur pour voir.

Pacey : Audrey, je t�avais demandé de couper un oignon.

Audrey : Oui, c�est vrai

Pacey : Tu me le donnes.

Audrey : Non, excuse-moi. Je croyais que c�était pour me donner l�impression de participer, que c�était une tâche, comme ça.

Joey : Tiens Pacey (elle lui donne un oignon coupé.) Où sont Jen et Dawson, le festival devait s�achever hier, non ?

Jake : Jen a téléphoné. Ils sont restés une journée de plus pour � pour profiter de l�ambiance, ils ont dit.

Dawson et Jen sont devant la maison.

Jen : De retour chez grand-mère !

Dawson : Eh oui ! La dure réalité de la vie. L�enfer de la bonne cuisine traditionnelle et des cours de tricot.

Jen : Tu te moques de moi !

Dawson : Oui, je me moque de toi.

Jen : La vérité, c�est que j�ai vraiment adoré notre escapade et je ne sais pas ce que je vais lui dire.

Dawson : Tu n�es pas obligée d�en parler.

Jen : Est-ce que tu me proposerais une histoire cachée, Dawson Leery ? Parce que dans ce cas, c�est tout à fait mon genre.

Dawson : Je te propose simplement de profiter de ce qui nous arrive sans avoir de comptes à rendre à personne.

Jen : Je ne te connaissais pas ce côté simple et libre comme l�air. (ils s�embrassent et rentrent) On ne va pas rester dehors.

(ils s�embrassent dans le hall et les autres arrivent)

Audrey : On est là ! Euh ! � Pacey a fait du riz�

GENERIQUE

Dans la salle à manger, autour de la table. Les six sont assis et mangent silencieusement.

Jen : hm�

Pacey : Normalement, c�est pas aussi gluant. C�est censé être servi avant que quoi que ce soit n�ait eu le temps de coaguler.

Jen : Excuse-moi, c�est sûrement notre � ma faute, la coagulation, mais je ne savais pas que tout le monde serait là �

Dawson : � ni que Pacey cuisinerait.

Jen : C�est vrai, qui l�aurait dit ?

Jake : Vous en êtes déjà à finir les phrases l�un de l�autre.

(Audrey se fait volontairement une tâche)

Audrey : Oh ! Et voilà ! Une tâche de riz, je sais même pas avec quoi ça part. Joey, viens m�aider.

Dans la salle de bain.

Joey : Très subtil

Audrey : Ne me dis pas que tu ne ressens pas le besoin de te confier. Je suis sure que t�as qu�une seule envie maintenant, c�est d�attraper n�importe quel couteau sur la table et de te taillader les veines.

Joey : Non, je vais bien. Y�a pas de quoi faire une scène.

Audrey : Non, je suis d�accord, on n�est pas obligé de faire une scène mais c�est pas de dîner du siècle. On a le droit de réagir. Joey, est-ce que ça va ?

Joey : Oui. Ecoute, ils ont du passer un très bon week-end. C�est tout. Ils s�embrassent. J�ai déjà vu ça. La situation n�a rien d�extraordinaire pour moi.

Audrey : Oh oui, c�est ça. Allez, je t�en prie. T�es pas en train de discuter avec la Audrey du moi de septembre. Tu discutes avec la Audrey du mois de décembre. Je suis plus sage. J�ai eu l�occasion d�étudier tes amis depuis des mois et des mois, et je peux te dire comment vous fonctionnez. Je peux te dire aussi ce qu�est un baiser plus ou moins normal et excuse-moi mais celui de Jen et Dawson avait quelque chose d�inhabituel. Je sais que tu viens de la campagne. Tu as sûrement une jolie petite maison dans la prairie où tu as été bercée d�illusions mais ne me dis pas que tu ne vois pas ce qui se passe.

Joey : Excuse-moi, je vois pas de quoi tu parles.

Audrey : Je parle de ces relations à deux quelque part dans un lit qu�on pratique en tenue légère et parfois complètement nu.

Joey : Oh merci pour cette image.

Audrey : Tu donnes l�impression de recevoir des claques en plein visage. Réveille-toi. Comporte-toi en femme bon sang.

Joey : Désolée de te décevoir. Je ne me forcerai pas à réagir.

Dans la salle à manger.

Jen : Je vais voir si je peux les aider. Je reviens.

Dawson : D�accord.

Dans la salle de bain.

Jen : Audrey, tu veux que je te prête un T-shirt.

Audrey : Oh oui, ce serait gentil

Jen : Viens.

Dans la salle à manger.

Pacey : Alors, Dawson � Dawson Leery.

Dawson : Oui, c�est moi.

Pacey : Allez, envoie � envoie.

Dawson : Envoie quoi ?

Pacey : Premièrement, pourquoi tu ne manges pas ton Rizotto ? Deuxièmement, et nettement plus important, pourquoi as tu décidé d�emmener la ravissante Jen Lindley quelque part pour le week-end ?

Jack : Une femme à qui même moi j�ai du mal à résister.

Pacey : Une femme qui fait vibrer tous les voyous réhabilités, tous les hommes de toutes les confréries et tu es là sans partager aucun détail.

Dawson : Il n�y a rien à partager.

Pacey : Sans blague. C�est pourquoi tu lorgnes vers la salle de bain comme si tu rêvais d�être télé transporté. Ce qui me fait dire que, ou bien tu es passionné par les soucis d�Audrey, ou bien monsieur se pose des questions à propos de Joey.

Jake : Si vous voulez mon avis, Joey ne se formalisera pas d�un baiser. A moins bien sur qu�il se soit passé autre chose entre vous.

Pacey : Tu soulèves un problème intéressant mais je ne vois pas ce qui aurait pu se passer.

Dawson : Je n�ai pas à vous dévoiler ma vie privée.

Pacey : J�ai dit dévoiler ? T�as dit dévoiler ?

Jake : On se fiche des détails.

Dawson : Je reviens tout de suite.

( Dawson sort)

Pacey : Et t�appelles ça un ami !

Jake : Il l�a fait !

Pacey : Tu crois ?

Jake : Ouais c�est certain. T�as un autre avis ?

Pacey : Ouais, j�ai un autre avis ! Un avis tout à fait différent. Je pense que Dawson ne s�attendait pas à nous trouver ici ce soir. J�ai l�impression que ça ne faisait pas du tout partie de son plan. Il est déçu, alors il ne dit rien. Mais argumente !

Jake : C�est en la voyant que j�ai compris. Je l�ai tout de suite vu. C�est son regard.

Pacey : Tu sais qu�elle et moi, on a failli le faire.

Jake : Je sais, avec moi aussi elle a failli le faire.

Pacey : C�est quoi son idéal ?

Jake : Un hétéro vierge.

Pacey : Mince !

 

Dans la cuisine.

Joey : Ça va, rassure-toi. Quand je te vois embrasser une autre fille, ça me fait toujours quelque chose. C�est vrai, mais finalement c�est logique que vous vous remettiez ensemble.

Dawson : Non, attends. Je le voyais pas comme ça. On n�est plus les même individus.

Joey : Oui, on est tous différents. Heureusement !

Dawson : Oui.

Joey : Comment est-ce que �

Dawson : � ça c�est passé ? J�en sais rien. C�est une histoire qui nous est arrivée sans qu�on s�y attende. En fait, je crois que le fait de partir de chez moi ça m�a éclaircit les idées. Ça m�a fait du bien. Le film a eu un bon accueil. C�est ridicule à dire � ils nous ont installés dans la suite « lune de miel ». Et puis, bref, il n�y a pas de manuel pour ça.

Joey : Non, c�est vrai. On devrait penser à l�écrire, toi et moi.

Dawson : C�est vraiment pas évident d�avoir cette conversation.

Joey : Quelle conversation ? On parle d�un baiser, Dawson � Oh � Non, c�est ridicule � c�est fou � J�aurais du m�en apercevoir. C�est vrai, tout à l�heure quand on vous a vu rentrer ensemble. Je comprends pas que j�ai pu être aussi naïve.

Dawson : Joey !

Joey : Non, c�est rien, j�ai compris. Y�a pas de quoi en faire une histoire. D�ailleurs, on n�en fera pas une histoire. D�accord ?

Dans la salle à manger.

Pacey : Désolé de vous annoncer ça maintenant, vu l�ambiance et votre enthousiasme, mais je vais aller préparer la suite.

Joey : Ecoute Pacey, t�as assez cuisiné pour aujourd�hui, et puis, on est tous fatigués. Enfin bref, si tu y tiens, on peut remettre ça.

Pacey : Ah non ! C�est gentil mais non, parce qu�il y a plusieurs plats qui arrivent et même s�ils ne sont pas assez raffinés pour la fine bouche que tu es, j�y ai mis suffisamment d�énergie pour que ça vaille la peine d�y goûter.

Joey : T�as besoin d�aide ?

Pacey : Non, ça va merci.

Audrey : Y�a plus de sel.

Jack : Viens on va le chercher.

Jen et Dawson sont seuls dans la salle à manger.

Dawson : Ils savent tout !

Jen : Oh, c�est pas vrai.

Dawson : Et Joey le sait.

Jen : Bon. Comment elle a réagit ?

Dawson : Comme Joey.

Jen : Elle est fâchée ?

Dawson : Elle est fâchée et elle l�est pas. Je ne sais pas comment il faut interpréter ça.

Jen : C�est drôle, la semaine dernière elle me disait que pour te remonter le moral, elle ne voyait personne d�autre que moi. Elle ne se doutait pas de ce qui allait se passer.

Dawson : Je les aime tous. Se sont mes amis, mais j�aime ce que tu m�apportes plus que tout. D�accord. Je ne laisserai personne me priver de ça.

Jen : Oui.

Dans la cuisine.

Jack : Bon, allez, je vous le dis. Moi, je trouve ça bizarre.

Audrey : Bizarre.

Joey : Non, c�est bien pour Jen de se retrouver avec quelqu�un comme Dawson. Il est gentil, sensible �

Jack : � fragile, vulnérable. Bon, allez, ça suffit l�hypocrisie. C�est pas le moment, ni pour l�un, ni pour l�autre de faire des expériences. Moi, j�ai le courage de le dire.

Audrey : D�accord, d�accord, mais j�ai une question. Où est la grand-mère ? Vous avez évité la discussion toute la soirée. Vous la cachez dans le grenier ou quoi ? Qu�est-ce qui se passe ?

Joey : Audrey a raison. C�est vraiment pas sympa de faire ça sans Mme Ryan. On est chez elle. On devrait remettre ça.

Jack : Non, si je reste, tu restes.

Joey : Tu vis ici toi !

Jack : De moins en moins. Autrefois je m�y sentais chez moi, mais plus maintenant.

Pacey : Attendez, on est d�accord que partir maintenant, ce serait tentant mais on sait aussi que la facilité ne ressoud pas tout � à long terme.

Audrey : Eh ! Qu�est-ce qui se passe là dedans ? (elle ouvre le four)

Pacey : Poulet rôti au citron !

Audrey : Et c�est normal que le citron déborde de partout ?

Jack : Si ça excite pas vos papilles, je sais pas ce qu�il vous faut.

Pacey : Oui, j�ai farci le poulet de citron pour le parfumer.

Joey : Génial, on va le servir.

Pacey : Non, non c�est pas prêt.

Joey : Moi personnellement je préfère quand c�est pas trop cuit, alors où est le problème ?

Jack : Ben, bien sur, y�a qu�à le manger cru.

Pacey : Bien sur, comme vous voudrez. Sortez les assiettes. On va servir du poulet saignant.

 

Joey entre dans la salle à manger.

Dawson : Je peux vous aider ?

Joey : Si tu veux

(Dawson sort)

Jen : Joey, je te le dis, j�ai besoin de te le dire, tu en fait ce que tu veux. Je n�ai absolument rien décidé, je n�ai rien prémédité de ce qui arrive.

Joey : Je ne crois pas avoir dit le contraire.

Jen : Je le sais mais finalement, Dawson s�est toujours retrouvé entre nous d�une manière ou d�une autre. Depuis quelques temps, on s�est rapproché toi et moi et je � j�aurais de la peine de voir notre amitié en péril à cause � de ce qui s�est produit.

Joey : C�est curieux, tout le monde se comporte comme si une énorme crise se préparait, comme si tout ce qui c�était passé entre vous devait provoquer en moi une réaction apocalyptique. Eh bien ! Aussi étrange que ça puisse paraître, je vais très bien. Vraiment. Tu es une fille bien, Jen. Dawson a besoin de quelqu�un comme toi.

Tous sont dans la salle à manger, assis devant leur assiette de poulet.

Jack : Si je lui transperce une veine, je gagne un prix !

Pacey : Le poulet est peut-être sorti du four un peu trop tôt mais sachez que je vous ai servi les parties bien cuites ! J�aime plaisanter mais quand il s�agit de la santé de mes amis, je ne rigole plus. Mangez en toute tranquillité. Bon appétit.

Jack : Bon, Dawson, a part ce qu�on sait, le festival, c�était comment ?

Dawson : Je craignais que ce soit le festival des ratés. Ça l�était un peu mais dans le bon sens. Je crois � J�ai rencontré quelqu�un qui étudie le cinéma à Boston. Je vais aller me renseigner.

Joey : C�est vrai ?

Dawson : Ouais. L�idée de se réveiller le matin avec un truc à faire c�est mieux que de traîner toute la journée.

Joey : Et donc, tu étudieras à Boston finalement.

Dawson : Ouais, c�est possible.

Jack : C�est génial. Et pas de soucis pour te loger. Y�a de la place chez grand-mère !

(malaise général)

Dawson : Oui, c�est aussi une possibilité.

(Audrey se fait volontairement une tâche)

Audrey : Oh ! Décidément ! Quelle soirée ! Joey.

Joey : Excusez-moi.

Joey et Audrey, dans la cuisine.

Joey: Ton plan n�est pas au point. On n�est pas crédibles. En général, c�est celui qui a besoin de parler qui renverse son assiette sur les genoux de son ami. Tu comprends.

Audrey : J�ai besoin de discuter, c�est urgent.

Joey : Et qu�est-ce que je peux faire pour te rendre la vie plus confortable. Audrey, tout le monde me traite comme si j�étais une petite fleur fragile. Et tout ça parce que tu m�entraînes dans la cuisine toutes les demi-heures.

Audrey : Mais qu�est-ce qu�il t�arrive au juste ? Pourquoi tu n�es pas une petite fleur fragile ? Tu n�as pas d�âme ? Pas de tripes ? Pas de c�ur ?

Joey : A quelle question je réponds en premier ?

Audrey : Bon, il va venir vivre à Boston. Qu�est-ce que ça te fait ?

Joey : Rien. Ça ne me fait rien. Rien. Rien. Il se passe des choses beaucoup plus graves dans le monde. Ecoute, Audrey. La mort du père de Dawson a tout anéantit. Je sais que c�est surprenant.

Audrey : Oui.

Joey : Il y a eu quelque chose, c�est vrai � une possibilité, oui � enfin � je crois. J�en serais jamais sûre. Quelque chose � quelque chose devait se produire mais ce qui s �est produit, c�est qu�il a perdu son père. Et à partir de là, je ne pouvais qu�essayer de le comprendre. Alors oui, peut-être que � même si j�ai mal, je le garderai pour moi, c�est tout.

Audrey : Oh ! Joey ! Tu as le droit de tout dire, dès lors que c�est pour expliquer ce que tu ressens au fond de toi.

Joey : Ce n�est pas important. Désolée. C�est comme ça.

Jack, Jen, Dawson et Pacey sont dans la salle à manger. Quelqu�un sonne.

Jen : J�y vais.

Charlie : Salut !

Tous sont dans la salle à manger, sauf Jen.

Audrey : Pacey, la salade, ça se sert pas en entrée ?

Pacey : Chère Audrey, les fins gourmets dégustent la salade après le plat principal, pour nettoyer le palais avant le dessert.

Joey : Ne l�écoute pas Pacey ! Elle sait à peine se servir d�un four à micro-ondes.

Audrey : Je te l�ai déjà dit, y�en avait pas chez moi. Ma mère avait peur des radiations. Elle ignorait qu�elle-même était plus nocive que les radiations.

Jack : On mange ou quoi ?

Pacey : On devrait peut-être attendre Jen, Dawson.

Jack : Les gens bien élevés attendraient mais vue la situation, et le joli garçon, ça risque de � Oh ! du pain �

Dawson : J�y vais. Je vais voir ce qu�elle fait.

Audrey : Merci.

Dawson : Je reviens.

Dans le hall.

Pacey : Dawson, t�en fais pas, elle va revenir.

Dawson : Je vais pas lui faire une scène, je vais juste voir ce qu�elle fait.

Pacey : Moi, je suis doué pour les scènes, je servirais bien ce type en garniture avec la salade. Toi, c�est pas ton genre. Et puis, tu vaut cent fois mieux que ce type.

Dawson : C�est Charlie je suppose ?

Pacey : Tu vaut mieux que Charlie et mieux que tous ceux qui ne laissent pas les autres respirer. Ecoute, si tu démarres ta relation avec Jen en paniquant dès qu�elle s�absente deux minutes, que tu cours la retrouver pour t�assurer que tout va bien, et c�est ce que tu es en train de faire, tu t�engages sur une mauvaise route, tu risques de te perdre et tu finiras par regretter de t�y être engagé.

Dawson : Ce que tu décris là, ce n�est pas moi, j�ai même plutôt l�impression que c�est toi.

Pacey : C�est normal, d�habitude, tu es plus sage.

Dawson : Dans ce cas, merci, j�apprécie ton conseil.

Pacey : Mais tu y vas �

Dawson : Ouais, exact.

Pacey : C�est rien, je t�en veux pas.

Dehors, devant la maison.

Dawson : Jen ; tout va bien ?

Jen : Oui, vous ne m�attendez pas ?

Dawson : Non, t�en fais pas.

Jen : D�accord, merci, j�en ai pour une seconde.

Dawson : Prend ton temps (il rentre).

Charlie : Ravi de t�avoir rencontré.

Jen : N�en veux pas à mes amis s�ils n�insistent pas pour te connaître. Ils ont été très déçus.

Charlie : Je ne souhaitais pas que tu m�invites à boire quelque chose chez toi, je venais te rendre ça avant les examens. L�idée que tu puisses réviser sans ton joli T-shirt, ça me faisait de la peine.

Jen : Merci.

Charlie : Et au fait, c�est pas pour t�attendrir ou pour quoi que ce soit, mais avec Nora � c�est �

Jen : Génial.

Charlie : Mais toi, apparemment, tu � oui ?

Jen : Il s�appelle Dawson, on se connaît depuis longtemps. Je te l�aurais présenté avec plaisir si la situation était moins tendue.

Charlie : Oui.

Jen : Ecoute, c�est pas pour te trouver des excuses, mais c�était presque devenu une habitude chez moi de me tromper en ce qui concerne les garçons. Et pour une fois, je crois avoir fait le bon choix.

Charlie : Je te souhaite d�être très heureuse avec ton ami, Jen, c�est sincère.

Jen : Je le sais.

Charlie : Bon, a un de ces jours peut-être.

Jen : Peut-être, mais de lion. A la remise des diplômes.

Charlie : Au revoir.

Jen : Au revoir.

Dans le salon.

Jen : Oh ! Excusez-moi.

Dawson : Ça va ?

Jen : Oui, ça va. T-shirt rendu, l�affaire est close.

Joey : C�est bon la salade, je vais en chercher. (elle sort)

Dawson : Je reviens. (il sort)

Jack : Il est temps de remettre de la musique, Jen.

Jen : Excusez-moi encore.

Dans le salon.

Jen : Voilà, monsieur est content ?

Jack : Pas tout à fait.

Jen : Quoi ? Ça ne te plait pas ?

Jack : Est-ce qu�on pourrait redevenir bons amis pour cinq minutes ? Et discuter. Tu couches avec Dawson. Tu pourrais au moins m�en parler, me dire quelque chose.

Jen : Non.

Jack : Pourquoi ?

Jen : Non, non, non, je n�ai rien à te dire. C�est arrivé parce que ça devait arriver, Jack. Tu pourrais comprendre.

Jack : Je comprends. Je comprends parfaitement. Et je suis suffisamment proche de vous deux pour savoir que quand c�était platonique entre vous, déjà vous placiez votre relation sur le piédestal du premier amour, mais son père vient de mourir.

Jen : Jack.

Jack : Il essaie de se reconstruire. Il réapprend à vivre et à aimer et toi, tu viens d�être larguée par Charlie il y a à peine une semaine.

Jen : Ne parle pas de Charlie parce qu�il n�existe plus, mais alors vraiment, vraiment plus.

Jack : Je te parles pas de Charlie, je te parle de toi. Je sais pas si tu t�en rend compte, mais ce petit scénario devient très inquiétant.

Jen : Je sais pertinemment que c�est une situation délicate. Excuse-moi, tu qualifie mon histoire de petit scénario, c�est ça ? Si tu crois que ce qui se passe en ce moment dans la cuisine ne m�affecte pas, tu te trompes, ça me touche.

Jack : Justement, c�est la preuve que c�est un petit peu tôt.

Jen : Un peu tôt pour quoi ? Avec Dawson, on essaie tout juste de comprendre ce qui se passe entre nous. Et je m�aperçoit qu�on aurait mieux fait de décaler notre retour ici, ça aurait été plus facile.

Jack : Je t�en prie, Jen, Pacey a décidé de cuisiner, c�est un dîner entre amis, qu�est-ce que tu vas chercher ?

Jen : Ça ressemble à un complot. J�ai une question : depuis quand ma vie t�intéresse ? Parce que tu as quand même déserté la maison depuis quelques mois.

Jack : Arrête. Je suis à deux rues d�ici. Et t�as pas fait d�efforts non plus pour me retrouver.

Jen : Oui, mais j�ai du mal a communiquer avec ceux qui laissent tomber leurs petits copains pour un bande de buveurs de bière.

Jack : Ah ouais ! Pourquoi perdre son temps à convaincre une fille qui est pleine de préjugés sur moi ?

Jen : Tant mieux ! Au moins, tu sais ce que ça fait. Si tu crois que je suis capable de faire du mal à Dawson, c�est que tu ne me connais pas. Comment peux-tu penser ça ?

Jack : J�en sais rien. Et toi, comment oses-tu me juger et traiter mes amis de « buveurs de bière » ?

Jen : Arrêtons Jack. Laissons de côté ta confrérie et Dawson. Entre toi et moi, ça fonctionnait parfaitement bien. Tu savais comment j�aimais mon caf é et je savais comment beurrer tes biscottes. Je comprends pas ce qui nous est arrivé.

Dans la salle à manger.

Pacey : Audrey, c�est pas dans mon tempérament de douter de mes talents mais le repas est-il mauvais à ce point là ?

Audrey : Non, entre nous, on devrait te décerner une médaille. Tu as beaucoup de mérite ce soir.

Pacey : Bon, heureusement que tu es là, parce que malgré toute la compassion que je peux avoir pour cette histoire, ça fait du bien d�avoir en face de soi quelqu�un qui n�est ni sur le point de se suicider ni sur le point d�assassiner son voisin.

Audrey : Sur ce, je bois à la fin de la haine.

Pacey : A l�amitié.

Dans la cuisine.

Dawson : Quand Mme Ryan va rentrer, elle sera furieuse de voir que tu as raclé tous les motifs de son bol. Joey, je tiens à te remercier. J�apprécie le fait que tu retiennes tes émotions devant les autres, mais tu peux les exprimer avec moi.

Joey : Est-ce que je te manque ? ça te manque d�être près de moi ?

Dawson : Oui. Bien sûr que ça me manque d�être près de toi.

Joey : En fait, c�est quand tu avais parlé de partir à Los Angeles pour étudier. J�ai cru que je n�accepterais pas cette distance entre nous deux. On avait toujours vécu presque ensemble Dawson. Et je crains qu�une partie de toi ne me pardonne pas d�avoir changé ton avenir.

Dawson : C�est moi qui ai changé mon avenir. Je suis resté.

Joey : Pourquoi ?

Dawson : Tu le sais pourquoi.

Joey : Alors que s�est-il passé ? Dawson, comment est-ce qu�on peut passer de quelque chose de probable à plus rien du tout ?

Dawson : Non, ce n�est pas rien du tout, tu comptes toujours beaucoup pour moi et j�aimerais avoir une explication à te donner.

Joey : Non ! Dawson, non, je ne veux pas d�une explication sous prétexte que je le mérite. Je ne veux pas être traitée avec compassion. Je veux juste que tu me parles.

Dawson : La mort de mon père a tout changé. ça a brisé quelque chose. Et, une partie de moi � la partie de moi pleine d�optimisme pensait que tout était possible entre nous. Et puis, cette idée que je trouvais merveilleuse, cette belle perspective n�a plus eu aucun sens, et plus je m�y accrochais et moins j�arrivais à respirer. Quand je me suis retrouvé seul avec Jen, je me suis senti revivre.

Joey : Tu penses que ça aurait pu se passer autrement si c�est moi qui t�avais accompagnée.

Dawson : Je n�en sais rien Joey, je ne peux pas te répondre. Tout ce que je sais, c�est qu�avec Jen j�ai enfin été moi. Pas le moi censuré, ni le moi triste, qui fait semblant de ne pas l�être. J�ai enfin été moi, pour la première fois depuis un bon bout de temps. Et ça fait du bien.

Joey : Tu as du mal à être toi-même quand tu es avec moi.

Dawson : Non Joey, ne me fais pas dire ce que je n�ai pas dit.

Joey : Non, je crois que je te fais dire ce que tu n�arrives pas à dire.

Dawson : C�est douloureux la vie avec toi. Quand je te vois, même à l�autre bout de la pièce, je me remémore des tas de souvenirs avec toi, tout ce que nous avons vécu avant. J�ai l�impression de stagner, d�être pétrifié, c�est l�horreur. Tu comptes tellement pour moi. Aujourd�hui, tout me ramène à toi. Les bons et les mauvais souvenirs finissent par encombrer ma mémoire. Notre relation devient trop douloureuse. Tu comprends ?C�est tout ce que je peux te dire, c�est douloureux.

Dans la salle à manger. Pacey apporte le dessert.

Joey : Pacey ! Alors là, tu m�épates !

Audrey : Chez quel traiteur tu l�as trouvé ? !!!

Pacey : Après avoir critiqué tous les plats précédents, ne vous gênez surtout pas pour critiquer le dessert. Goûtez, vous m�en direz des nouvelles.

Jen : Merci.

Dawson : C�est un vrai délice, Pacey !

Joey : Y�a du café à l�intérieur ?

Pacey : Oui, une fine crème au café. J�ai passé la nuit entière à étudier cette recette.

Jack : Impressionnant !

Pacey : Merci. J�ai au moins réussit quelque chose, mais je vous promet que la prochaine fois, je me casserai moins la tête.

Joey : Prochaine fois ?

Pacey : Oui, on ne va pas tout arrêter maintenant. C�est pas parce qu�on s�est planté une fois que�

Joey : C�est vrai, seulement, avec � disons, tout ce qui vient de se passer, je pense qu�il est préférable de faire une pause.

Dawson : On arrête de se voir ?

Joey : Je sais pas comment on en est arrivé là. La vie semble vouloir nous séparer malgré nos efforts.

Pacey : C�est pas sûr. On ne fait peut-être pas assez d�efforts, justement. Un verre ou un café de temps à autres, c�est peut-être pas suffisant.

Jen : Je suis d�accord.

(Jack lui verse du lait dans son café).

Merci ! Peut-être que si on s�en était tenu au dîner tous les dimanches à la maison, le gouffre ne se serait pas creusé à se point là.

Pacey : Il fallait bien que je laisse mon talent culinaire mûrir aussi !

Dawson : Moi, je crois qu�il est normal de s�éloigner un peu les uns des autres avec le temps. On n�est plus au lycée. Ça, il faut qu�on s�y fasse.

Audrey : Vous vous rendez compte de la chance que vous avez. Moi, je serais incapable de citer les noms de deux personnes que j�ai connu quand j�avais quinze ans. D�abord, y�avait personne de sympa ni de drôle, et alors, qui sache cuisiner, n�en parlons même pas !

Jen : Oui, c�est drôle qu�on continue à se voir après toutes ces années.

Joey : Cela dit, il est clair qu�on n�est plus du tout la même personne qu�on était cinq ans auparavant.

Dawson : Ce serait trop demander !

Joey : C�est pas évident à accepter.

Jack : En tout cas, on est tous là. C�est qu�à mon avis, ça doit en valoir la peine.

Audrey : Oui, ne serait-ce que pour le dessert ! Oh ! C�est aussi qu�il doit y avoir de l�amitié.

Dawson : Buvons à tout ça !

( Ils trinquent.)

Joey : A nous tous !

(Mme Ryan entre dans la pièce.)

Audrey : A l�amitié !

Grams : Bonsoir à tous !

TOUS : Bonsoir !

Audrey : Oh ! Oui ! Serait-ce la grand-mère ? Sans vouloir vous vexer, vous êtes beaucoup plus cool que ce que j�imaginais.

Grams : Non seulement je ne suis pas vexée mais je le prends pour un compliment. Et vous, qui êtes-vous ?

Audrey : Oh !

Joey : Excusez-moi Mme Ryan, c�est ma camarade de chambre, Audrey !

Grams : Oh ! Voue êtes la fameuse Audrey. Votre réputation vous a devancé.

Audrey : Pas étonnant ! C�est souvent le cas.

Grams : Vous avez enfin réussit à dîner tous ensemble ! C�est un immense plaisir de vous voir tous réunis. J�aimerais beaucoup que tu me racontes votre week-end mais pas ce soir, je suis trop fatiguée. Oh ! Dawson, il est trop tard pour rentrer à Capeside, tu passeras la nuit ici.

Dawson : Bien sûr !

Grams : Bonne nuit !

Tous: Bonne nuit !

Grams : C�est du chocolat ?

Pacey : Oui, c�est du chocolat, et il se trouve que justement, j�en ai une part pour vous, Mme Ryan.

Grams : Oh ! Pacey Witter, vous me gâtez.

Pacey : Bonne nuit !

(elle s�en va.)

Jack : Sans vouloir gâcher l�ambiance de cette fabuleuse soirée. Je vais devoir vous quitter. J�avais prévu d�aller boire un verre avec des copains.

Joey : Je dois y aller aussi, j�ai du travail, et il commence à se faire tard.

Audrey : Je viens. Pacey, je reviendrais avec plaisir pour le gâteau au chocolat.

Pacey : Je risque de te prendre au mot !

Audrey : Tu peux ! Ça vient du fond du c�ur.

Jack : (A Dawson et Jen) Vous voulez qu�on petit déjeune ensemble demain matin.

Jen : Oui, avec plaisir.

Joey : Merci encore Pacey.

Pacey : Tout le plaisir était pour moi.

Joey : Bonne nuit, bonsoir.

Dawson : Bonsoir.

Pacey : Bon, ben � je vais ranger la cuisine, elle est dans un salle état.

Dans la cuisine.

Pacey : Alors ?

Jen : J�ai eu à peu près tous les sons de cloche sur la situation sauf le tien. Dis-moi ce que tu en penses.

Pacey : Je regrette Jen, je ne peux pas t�aider. Tu n�auras aucun jugement de ma part.

Jen : C�est regrettable parce que les jugements de Pacey sont souvent les meilleurs.

Pacey : C�est simple en fait. Ce qui me fait plaisir, c�est de savoir que les gens sont heureux et qu�ils font tout pour le rester sans se soucier des autres.

Jen : Mais la planète exploserait, l�ennuie tuerait des milliers de gens parce que ce serait trop beau.

Pacey : Tu veux mon avis ? Eh bien ! Tu semblais très heureuse , les cinq premières minutes et après, beaucoup moins.

Jen : Merci. Laisse, je m�en occuperai demain. Allez, je rangerai avec Dawson.

Pacey : Je sais pas si c�est parce que tu as pitié de moi mais j�insisterais pas.

Jen : Je serai tentée de dire qu�il faut renouveler ça, mais je préfère attendre demain et voir les choses à la lumière du jour.

Pacey : Je comprends, bonne nuit !

Jen :Toi aussi.

Dans la rue.

Audrey : Joey, tu vas vraiment travailler toute la soirée ? T�aurais pas plutôt envie d�aller boire un verre quelque part ? Ou de casser la figure à n�importe qui ?

Joey : Pourquoi pas à toi ?

Audrey : Ah ! C�est ça, rigole, rigole. Vas-y.

Joey :Non, ce soir je me sens incapable de faire autre chose que de travailler.

Pacey :Je suis là !

Joey : Pacey !

Pacey : Ils m�ont libérés. J�ai laissé la cuisine en l�état.

Jack : Super, tu viens avec moi ?

Pacey : Non, merci. C�est gentil, j�ai eu ma dose de vie en communauté pour ce soir.

Audrey : Excuse-moi Jack. Je ne me vois pas du tout m�enfermer avec le professeur Potter et je suis certaine que tu me comprendras. Je peux venir avec toi ?

Jack : Bien sûr !

Audrey : Bye !

Joey : Salut !

Jack :Salut !

Audrey : Bon, je veux qu�on aille dans un bar d�homosexuels. Je réclame une vengeance pour toutes les fois où tu t�es moquée de moi �

Jack : Non, non, non.

(ils s�éloignent.)

Joey : Tu sais ce que j�envie chez toi ? C�est ta faculté à prendre du recul.

Pacey : Oui, je suis le visionnaire de notre génération �

Joey : Non, c�est sérieux. Lorsque les choses deviennent trop difficiles à gérer, tu as une capacité à ne pas trop t�investir émotionnellement. Je pense que c�est ton aventure en mer. Tu t�es construis en prenant du recul sur toi-même.

Pacey : C�est gentil d�en parler de cette façon, mais la vérité, c�est que j�en pouvais plus, qu�il fallait que je parte. C�est après que l �aventure est devenue belle. Et, en fait, je crois que c�est être adulte, tout simplement.

Joey : Moi, j�ai toujours l�impression de réagir comme Joey Potter est censée réagir. Tu vois, j�ai le sentiment que tout ce que j�étais censée vouloir, tout ce que j�espérais c�est envolé et j�ai l�impression de patauger.

Pacey : Joey, je t�ai jamais vue aussi forte. Tu as une nouvelle école, l�écriture, de nouveaux amis. Tu es en train de devenir la femme que j�étais sûre que tu deviendrais. Alors, je vois pas pourquoi tu prends cet air déçu.

Joey : Tu as sûrement raison. Je devais m�y attendre, c�était prévisible. Je vois pas pourquoi tout changerait autour de nous et pas nous. On n�est pas immuable. On évolue, on mûrie. On peut tenir les promesses qu�on s�était faites sans savoir ce qu�on allait devenir. C�est de la folie.

Pacey : Les choses qu�on veut vraiment sont toujours les bienvenues à tout moment.

Joey : L�ennuie, c�est que je n�étais pas certaine de le vouloir. Tout au fond de moi, j�étais presque soulagée de savoir qu�on se séparait, et encore plus soulagée de savoir qu�une autre personne allait s�occuper de lui et être là pour lui. Et maintenant �

Pacey : � tu souffres d�avoir perdu ta place.

Joey : Ça doit sembler horrible.

Pacey : Ça semble pas horrible, ça semble vrai, c�est tout. Je suis convaincu que les choses n�arrivent pas par hasard. Et, les choses ont une étrange faculté à se régler d�elles même, quelques soient les efforts qu�on fait pour obtenir le contraire.

Dans le grenier, chez Mme Ryan.

Dawson : C�est là que tu emmènes tes amants pour les assassiner.

Jen : J�espère que t�as pas peur du noir !

Dawson : Tu ne vas pas me laisser dormir tout seul ?

Jen : Dawson, je ne me vois pas faire ça ici, dans le grenier, chez ma grand-mère. Arrête, repose-moi ! Tu sais ce qu�il y a de pire qu�un grenier ?

Dawson : Non !

Jen : La cave, en bas.

Dawson : Pourquoi ?

Jen : Parce qu�il y a un escalier et que les monstres se cachent sous les escaliers.

Dawson : Tu as peur des monstres sous l�escalier ?

Jen : Ouais ! Il y en a sous les lits aussi et dans les placards.

Dawson : Oh ! C�est mignon ! Je te croyais pas comme ça. C�est adorable.

Jen : Oui ! C�est le genre de choses qu�on ne peut avouer qu�à son petit ami. Alors, tu veux parler de ce qui s�est passé ce soir ?

Dawson : Non.

Jen : Oh ! C�est la réalité, on ne peut pas la changer.

Dawson : Non. Tout le monde à laissé parler ses émotions.

Jen : Oh ! J�en ai assez ! Je prends des vacances jusqu�à la fin de l�hiver.

Dawson : Non, tu ne peux pas faire taire tes émotions. Il y a le nouvel an qui arrive !

Jen :Dawson, s�ennuyer, ça a du bon. Est-ce qu�on ne pourrait pas simplement s�ennuyer, se prélasser ?

Dawson : Je ne voudrais pas te décevoir mais l�ennuie, malheureusement, c�est tout sauf ce que tu m�inspires.

Jen : Ah bon ? Dawson, je crois que cette chambre offre des possibilités.

Dawson : Quel genre de possibilités ?

Jen : Des possibilités dont je te parlerai demain �

( Ils sont tous les deux allongés sur le lit, à regarder en l�air.)

 

FIN !

 

 

 

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