Synthèse de la pratique pédagogique
et
du transfert des apprentissages
en vue de l’implantation du nouveau curriculum
Version provisoire
Daniel Coulombe
consultant en éducation
octobre 2000
L’auteur tient a remercier, pour leur collaboration, leurs remarques et commentaires, Jacques Duquette, directeur des services pédagogiques au Mont Notre Dame, Raymond Lepage, directeur général au Pensionnat des Ursulines, Jacques Lamarche, président de Pragma.
Les formes masculine et féminine ont généralement été utilisées simultanément. Cependant, afin d’éviter certaines lourdeurs de lecture, la forme masculine est parfois utilisée seule : elle désigne aussi bien les personnes des deux sexes.
TABLE DES MATIÈRES
Introduction *
PREMIÈRE PARTIE : "Le pourquoi de la réforme du curriculum ou d’une réorientation"
L’échéancier de rénovation et d'application des programmes au secondaire
*La Grille-matières au secondaire
*Le Programme de formation
*Le vocabulaire d’usage
*q
Compétence *q
Compétences transversales *q
Compétences disciplinaires *q
Programmes d’études *q
Domaines d’expérience de vie *q
Stratégies *q
Manifestations *q
Contexte de réalisation *L’enseignement favorisant le transfert des compétences
*q
Le rôle de l’enseignant et le rôle de l’élève *q
Le rôle et les attentes face à l’enseignant *q
L’élève/acteur et l’enseignant *Les activités parascolaires
*La motivation et l’engagement des élèves
*Deuxième partie : " Les outils et le comment réaliser le transfert des apprentissages "
*Méthode quatre temps
*q
Contexte intégrateur (préalable à la méthode Quatre Temps) *q
Mise en situation *q
Recherche de l’information *q
Traitement de l’information *q
Communication de l’information et transfert des apprentissages *Évaluation authentique
*Le portfolio
*Les NTIC ou TIC
*TROISIÈME PARTIE: " Le défie réaliste ou propositions et exemples de contextes intégrateurs en EMRC "
*EMRC, sujets disciplinaires et projets
*Bibliographie
*Annexe 1 : Programme d’éducation internationale
*Annexe 2 : Guide d’analyse du milieu
*Annexe 3 : Compétences transversales
*Annexe 4 : L’interrogation méthodologique
*Annexe 5 : Démarche générale d’apprentissage
*Annexe 6 : La pédagogie de la réforme du Curriculum
*Annexe 7: En vue de la pratique en EMRC
*Annexe 8: Orientations gouvernementales sur la place de la religion à l’école
*
L’implantation prochaine, au secondaire, du nouveau Programme de formation (qui inclut le Programme des programmes et les programmes d’études), laissera place à une plus grande créativité de la part des écoles et des enseignants, notamment dans les activités pédagogiques transdisciplinaires. Celle-ci favorisera également le développement des compétences et leur transfert. De plus, les programmes laisseront une importante latitude aux enseignants quant à l’élaboration des contextes spécifiques aux apprentissages de l’élève et à l’acquisition des compétences par ce dernier. En ce sens, la réforme respecte l’autonomie professionnelle de son corps enseignant.
Présentement, il existe des pratiques pédagogiques centrées sur l’engagement de l’élève dans son apprentissage, assez conformes à l’approche du Programme de formation. Il peut s’agir, notamment, de l’enseignement stratégique, de l’apprentissage coopératif ou de la pédagogie du projet, qui "permet d’intervenir par des situations qui favorisent un certain décloisonnement disciplinaire et qui nécessitent, de la part de l’élève, une contribution active." (Virage). D’autres approches, comme celle du programme d’éducation internationale (PEI), caractérisée par ses aires d’interaction, le soutien et la formation qu’elle offre à tout le personnel (enseignants, intervenants, directeurs), laissent croire que la réforme se fera sans trop d’embûches et qu’elle constituera plutôt, pour le monde de l’éducation, un beau et grand défi. D’autant plus que le Programme de formation, tout en offrant une grande flexibilité, mise sur la créativité, l’initiative et l’innovation pédagogique.
C’est dans cette optique, au printemps 1999, que la direction et les enseignants du Pensionnat des Ursulines de Stanstead ont adopté une nouvelle approche touchant leurs pratiques pédagogiques, par le biais d’un projet axé sur le développement des compétences chez l’élève. Un document de travail a été élaboré (celui-ci), et la méthode " Quatre Temps " a été appliquée, n’utilisant qu’un seul programme disciplinaire, soit l’Enseignement moral et religieux catholique, afin de laisser à tous le temps de se familiariser avec la réalité d’un programme par compétences. Il sera primordial que les écoles se donnent une période de temps nécessaire aux changements apportés par le nouveau curriculum
Il ne s’agit pas d’abandonner toutes les pratiques pédagogiques actuelles. Cependant, pour les enseignants, il importe, dès cette année, de posséder une vision d’ensemble de ces changements, d’expérimenter graduellement de nouvelles pratiques pédagogiques. Tout comme l’élève devant une tâche, au préalable, l’enseignant devra s’interroger sur sa motivation face à la réforme, sur l’effort et le travail qu’il devra fournir pour ce changement --ce questionnement est à la base des trois principales parties de ce document.
Actuellement, ce renouveau pédagogique suscite d’énormes peurs et craintes de la part du milieu enseignant. Et si l’on ne veut pas que le bateau tombe à la dérive, il faut absolument apporter des outils de travail et soutenir les projets qui vont dans cette direction afin d’affronter d’une manière réaliste le défi qui attend les enseignants.
Ce document, qui s’adresse plus spécifiquement aux enseignants, se veut un outil facilitant la transition entre les programmes actuels et l’implantation prochaine du nouveau curriculum au secondaire. Il faut s’assurer que les enseignants posséderont un langage pédagogique commun; qu’ils devront s’exprimer autant sur des connaissances théoriques que sur des expériences basées sur la réalité de l’enseignement (la pratique).
L’annexe 2 se veut, en quelque sorte, un guide d’analyse du milieu afin d’évaluer les forces et les faiblesses des enseignants en vue de l’implantation du nouveau curriculum (deux modèles sont proposés).
Le pourquoi de la réforme du curriculum ou d’une réorientation"
Peu importe la réponse apportée à cette question –une meilleure pratique pédagogique, une obligation, etc--, il semble que cinq facteurs soient à la base de cette réforme que l’on devrait plutôt appeler " réorientation " des programmes actuels :
Chose certaine, cette réorientation (qui est due, en partie, aux apports incontournables de l’information et de la communication) apportera des changements cruciaux quant aux pratiques pédagogiques et éducatives des écoles.
Dans la pratique du milieu, ce nouveau cadre aura comme changements :
Évolution des régimes pédagogiques
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1969 |
1979 |
2000 |
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Programmes |
Cadres |
Par objectifs |
Par Compétences |
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Conception Apprentissage |
Encyclopédique (l’élève reçoit) |
Béhavioriste (l’élève est habile) |
Socio-constructiviste (l’élève traite l’information, intègre les connaissances) |
|
Objets d’app./ d’évaluation |
Savoirs |
Savoirs Savoir faire/habiletés Savoir être/attitudes |
Compétences Intégration |
|
Instruments de mesure |
Examens Choix multiples Réponses courtes |
Examens Choix multiples Réponses courtes Réponses élaborées |
Évaluation plus Authentique : projets, tâche faite en équipe, l’observation, entretiens, échelles d’attitudes, portfolio |
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Mode d'interprétation |
Normatif |
Normatif Critérié |
Critérié |
|
Bulletin |
Notes-cours (cumul de notes) |
Notes Bulletin descriptif (cumul de notes, transformation de notes, jugement) |
Bulletin descriptif? (jugement) |
|
Responsables |
Professeurs MEQ |
Professeurs MEQ Commission Scolaire |
Professeurs, CS, MEQ, les élèves, l'élève, l’école |
Tableau de MUNN Joanne et JALBERT Pierrette, Cégep de Jonquière (Service d’animation et de développement pédagogiques)
L’échéancier de rénovation et d'application des programmes au secondaire
Au secondaire
Au premier cycle, les nouveaux programmes s’appliqueront à compter de l’automne 2003, à quelques exceptions près.
Au deuxième cycle, les changements s’effectueront surtout à l’automne 2004 (pour la 4e secondaire) et à l’automne 2005 (pour la 5e secondaire); encore là, il y aura quelques exceptions
Certaines matières seront enseignées tout le long du secondaire :
De plus, tous les élèves étudieront :
En 2006, un nouveau cours intitulé " Connaissance du monde contemporain " sera enseigné en 5e secondaire.
La Grille-matières au secondaire
La grille/matières pourra subir diverses modifications de façon à maximiser le transfert des apprentissages, à favoriser le climat des contextes de réalisation.
Quant aux programmes d’études, s’il existe de bons programmes, on devra se questionner sur le temps alloué ou nécessaire à leur réalisation.
L’enseignement secondaire s’organise sur deux cycles : le premier s'étend sur trois années scolaires; le second s’étend sur deux années scolaires.
Le cycle est une période d'apprentissage au cours de laquelle les élèves acquièrent un ensemble de compétences disciplinaires et transversales leur permettant d'accéder aux apprentissages ultérieurs.
" Considérant qu'il faut éliminer les chevauchements et les duplications, considérant que les cours ne sont pas toujours le moyen le plus approprié pour favoriser des apprentissages, considérant qu'il y a lieu d'introduire certains savoirs nouveaux, et considérant enfin que la famille est l’institution la plus apte à transmettre certaines valeurs et certains apprentissages, il a été recommandé que certaines matières apparaissant présentement à la grille-matières du secondaire comme cours obligatoires n'en fassent plus partie comme disciplines autonomes, mais que leur contenu soit intégré dans d'autres matières ou que des activités les remplacent ou, enfin, que certains éléments ne fassent plus partie du curriculum d'études ".
Par rapport à l’ancien programme, on note le retrait de sept matières obligatoires :
Cependant, l’Écologie et la Biologie humaine seront intégrées au nouveau cours Sciences et Technologies. Aussi, on semble accorder une attention particulière quant à l’intégration éventuelle des cours contenus auparavant en Éducation au choix de carrière. Mais, ne l’oublions pas, cette discipline est tenue par un ordre professionnel –ce qui empêche les enseignants d’autres disciplines d’utiliser, par exemple, les examens de choix de carrière.
Quant aux matières à option, elles vont permettent aux écoles une certaine liberté quant à leur " couleur ", à leur " orientation ". Comme une unité équivaut approximativement à 25 heures, c'est sur cette base que les programmes d'études devront être élaborés ou révisés. L’école pourra donc augmenter ou diminuer le temps suggéré pour chaque matière, pour autant qu’elle s'assurera que le temps alloué permet l’acquisition des savoirs obligatoires contenus dans les programmes d’études. Elle pourra aussi intégrer le contenu des cours retirés de la grille-matières.
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matières unités de 3e secondaire |
unités de |
Unités de |
|
Matières à option |
||
|
Option 1 4 ou |
4 |
4 |
|
Option 2 4 ou |
4 |
4 |
|
Option 3 4 ou |
- |
4 |
|
Marge de manœuvre 4 |
2 |
2 |
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TOTAL 4 |
10 |
14 |
Grille-matières au secondaire
nouveau curriculum
|
PREMIER CYCLE |
DEUXIÈME CYCLE |
||||||
|
1re et 2e années |
3e année |
4e année |
5e année |
||||
|
Matières obligatoires |
Un. |
Matières obligatoires |
Un. |
Matières obligatoires |
Un. |
Matières obligatoires |
Un. |
|
Français, langue d'enseignement |
8 |
Français, langue d'enseignement |
8 |
Langue d'enseignement |
6 |
Langue d'enseignement |
6 |
|
Anglais, langue seconde |
4 |
Anglais, langue seconde |
4 |
Langue seconde |
4 |
Langue seconde |
4 |
|
Anglais, langue d'enseignement |
6 |
Anglais, langue d'enseignement |
6 |
||||
|
Français, langue seconde |
6 |
Français, langue seconde |
6 |
||||
|
Connaissance du monde contemporain |
- |
Connaissance du monde contemporain |
4 |
||||
|
Mathématiques |
6 |
Mathématiques |
6 |
Mathématiques |
4 |
Mathématiques |
4 |
|
Histoire et éducation à la citoyenneté |
3 |
Histoire et éducation à la citoyenneté |
4 |
Histoire et éducation à la citoyenneté |
4 |
Histoire et éducation à la citoyenneté |
- |
|
Géographie |
3 |
||||||
|
Sciences et technologie |
4 |
Sciences et technologie |
4 |
Sciences et technologie |
4 |
Sciences et technologie |
- |
|
Éducation physique et éducation à la santé |
2 |
Éducation physique et éducation à la santé |
2 |
Éducation physique et éducation à la santé |
2 |
Éducation physique et éducation à la santé |
2 |
|
Enseignement moral et religieux ou |
2 |
Enseignement moral et religieux |
2 |
Enseignement moral et religieux ou |
2 |
Enseignement moral et religieux |
2 |
|
Arts |
4 |
||||||
|
Matières à option |
Un. |
Matières à option |
Un. |
Matières à option |
Un. |
||
|
Arts ou |
6 |
10 |
14 |
||||
|
TOTAL |
36 |
TOTAL |
36 |
TOTAL |
36 |
TOTAL |
36 |
" Le programme de formation constitue avant tout une référence pour planifier l’apprentissage, l’enseignement et l’évaluation, un outil pour centrer les forces de tous les agents d’éducation sur le développement et l’évolution de l’élève et une série de balises pour encadrer la supervision pédagogique " (Programme de formation de l’école québécoise p. 8).
Parmi les nombreuses visées du Programme de formation, retenons le choix de mettre l’accent sur l’essentiel (assurer la réussite scolaire de l’élève et son développement personnel, son intégration dans la société), une approche par compétences ainsi que l’intégration des technologies de l’information et de la communication (outils et ressources au service de l’apprentissage et de l’enseignement).
Le Programme de formation comprend le Programme des programmes (domaine d’expérience de vie et compétences transversales) et les Programmes d’études (regroupés en cinq domaines d’apprentissage).
Programme de formation
|
Programme des programmes |
Programme d’études |
||
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Domaines d’expérience de vie |
Compétences transversales |
Domaines d’apprentissage |
|
|
|
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|
|
Les compétences transversales, les compétences disciplinaires et les domaines d’expérience de vie sont complémentaires, offrent de multiples combinaisons afin d’élaborer des situations d’apprentissages favorisant le transfert des compétences.
Compétence
On entend par compétence " un savoir-agir fondé sur la mobilisation et l’utilisation efficaces d’un ensemble de ressources " (Programme de formation p. 5).
Une compétence :
Cependant, on ne s’entend pas avec exactitude quant à la définition même de compétence – le milieu universitaire, le MEQ, les pédagogues, etc.).
La compétence est en soi le résultat d’une intégration de connaissances, de manifestations, de composantes. Cette intégration nécessite un processus d’apprentissage plutôt long, répétitif et dynamique.
Selon Intégra, " la compétence renvoie à des situations dans lesquelles il faut prendre des décisions et résoudre des problèmes. Elle se réalise dans l’action ". L’exercice d’une compétence est un projet. Il n’y a pas de compétence sans but.
C’est ce qui explique l’efficacité des projets pour le transfert des apprentissages, car le projet " est susceptible d’engendrer une infinité de conduites adéquates à une infinité de situations nouvelles ".
Selon Gravel, Parent (1995), " une compétence est le résultat d’un processus d’intégration des savoirs (connaissances, habiletés, attitudes, stratégies cognitives) qui s’exprime dans les actions d’une personne et lui permet d’exercer convenablement un rôle, une fonction, une activité ".
Compétences transversales
On distingue les compétences transversales des compétences disciplinaires parce que ces dernières ne relèvent pas du domaine exclusif de l’enseignement d’une discipline. Ce sont des manifestations générique qui s’observent à travers un ensemble de disciplines, dans des situations et des contextes divers.
Les compétences transversales permettent à l’élève d’agir efficacement dans une large variété de situations ayant des compétences disciplinaires et thématiques diverses. Pour assurer le développement des compétences transversales, il faut recourir à des contextes spécifiques liés aux domaines d’expérience de vie et aux domaines d’apprentissage.
Les compétences transversales sont au nombre de onze et sont regroupées en quatre secteurs :
Les compétences transversales
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ORDRE INTELLECTUEL |
ORDRE MÉTHODOLOGIQUE |
ORDRE PERSONNEL ET SOCIAL |
ORDRE DE LA COMMUNICATION |
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|
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Communiquer de façon appropriée |
Chaque compétence est décrite par ses composantes, ses manifestations, son sens et sa portée (voir Programme de formation de l’école québécoise ou pour une liste plus complète des compétences transversales se référer à l’Annexe 3).
" Les compétences transversales permettent d’agir efficacement dans une large variété de situations ayant des composantes disciplinaires et thématiques diverses. Elles sont présentes dans l’ensemble des activités de l’école, que ces activités soient disciplinaires ou non. Elles font partie des apprentissages essentiels, leur développement est progressif et elles doivent être l’objet des préoccupation de tout le personnel de l’école " (Marthe Van Neste).
Chose importante : ces compétences doivent être présentes dans l’ensemble des activités disciplinaires et parascolaires de l’école. De plus, elles doivent être l’objet des préoccupations de tout le personnel de l’école.
Les compétences disciplinaires sont les données, les notions, les faits, les concepts, les règles, les lois, les stratégies et les principes propres à chaque discipline. Elles constituent les principaux éléments de la discipline que doivent maîtriser les élèves dans la poursuite des compétences visées. Ces compétences sont porteuses de culture.
Programmes d’études
Les programmes d’études sont présentés par cycle (cycle pluriannuel) et sont formulés par compétence. Ils établissent l’ensemble des résultats d’apprentissage que les élèves devront manifester à la fin d’un cycle donné.
Domaines d’expérience de vie
Les domaines d’expérience de vie touchent à des dimensions de la vie contemporaine. Elles ne sont pas des compétences. L’élève peut en constater la présence régulière dans sa vie de tous les jours. C’est dans et par les domaines de vie que l’élève se questionne. " Les réponses qu’il se donnera, grâce au développement de ses compétences disciplinaires et transversales, constituent des conditions essentielles à une adaptation et à une contribution positive au monde contemporain " (Marthe Van Neste).
Ces domaines, qui constituent une source de motivation pour l’élève, sont des aspects de la vie contemporaine, des volets de l’activité humaine rassemblant des défis –défis qui requièrent en quelque sorte la mobilisation de compétences chez l’élève. Par le fait même, les situations devraient être des contextes spécifiques ou des situations considérées comme INCONTOURNABLES pour servir à l’acquisition des compétences transversales ou disciplinaires –en quelque sorte, des lieux d’intégration et de transfert des apprentissages de l’élève. :A LA base du contexte intégrateur, d’une situation d’apprentissage significative.
Les domaines d’expérience de vie sont des volets de l’activité humaine qui intéressent l’élève parce qu’il peut en constater la présence constante dans son quotidien. Ces domaines rassemblent tant des défis collectifs qu’individuels.
Pour chaque domaine d’expérience de vie, une intention éducative précise le développement souhaité.
Suite à l’expérience vécue au PUS, il est fort probable que dans la pratique du milieu, les composantes apparentes de certains domaines soient difficiles à définir avec exactitude, à l’occasion, notamment " Vision du monde ", " Développement sociorelationnel ", " Vivre-ensemble et citoyenneté " --cela a d’ailleurs été recommandé par la Commission des programmes des études (novembre 1999)
Dans la pratique aussi, il ne faudra pas " comprendre " ces domaines comme des compétences –transversales, disciplinaires—mais plutôt pour ce qu’ils sont : une " intention éducative liée au domaine d’expérience de vie ". Cette intention agit davantage comme un sens donné à l’intérieur de l’activité, de la tâche ou du projet, un sens qui revient comme une sorte de leitmotiv –puisqu’il apparaît tellement évident que les huit domaines sont incontournables dans l’élaboration d’un programme axé sur le transfert des compétences.
Stratégies
Une stratégie est, en quelque sorte, une façon de faire pour atteindre un but On distingue les stratégies cognitives des stratégies métacognitives. Les stratégies cognitives réfèrent au processus, à la démarche utilisée par l’élève pour réaliser la tâche. Les stratégies métacognitives " référent à la façon de faire de l’élève pour connaître et évaluer le fonctionnement de sa pensée, sa façon d’apprendre et sa façon de fonctionner. Les plus fréquemment utilisées par les élèves qui réussissent sur le plan scolaire sont la planification, le contrôle, la régulation "( GRICS).
Manifestations
Expression de ce qui est principalement mobilisé lors de l’exercice de la compétence à un cycle donné. L’observation de ces manifestations permet de suivre la progression de l’élève dans le développement de la compétence. Les manifestations sont en quelque sorte les habiletés –alors que les composantes, éléments du processus généralement mis en œuvre lors de l’exercice de la compétence, sont les capacités.
Contexte de réalisation
Conditions dans lesquelles l’élève est placé pour développer et exercer la compétence. Ces conditions sont notamment utilisées pour l’évaluation du degré de développement de la compétence. Le contexte de réalisation contribue à délimiter l’étendue de la compétence pour chacun des cycles et il précise les moyens auxquels l’élève peut recourir ainsi que les contraintes imposées dans les situations d’apprentissage et d’évaluation.
* Les disciplines fonctionnent selon un schéma type de la page suivante (pour d’autres définitions aussi).
Schéma type
(Structure des programmes disciplinaires
Programme de formation de l’école québécoise, primaire p. 12)
|
Contribution de la discipline au développement de l’élève.
Énoncé des compétences disciplinaires et précisions concernant leur signification.
Description du cheminement de l’élève tout au long du cycle et indications sur ce qui est attendu de lui au terme du cycle au regard du résultat et du processus de développement de la compétence. |
|
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Énoncé de la compétence |
Contexte de réalisation Conditions dans lesquelles l’élève est placé pour développer et exercer la compétence. Ces conditions sont notamment utilisées pour l’évaluation du degré de développement de la compétence. Le contexte de réalisation contribue à délimiter l’étendue de la compétence pour chacun des cycles et il précise les moyens auxquels l’élève peut recourir ainsi que les contraintes imposées dans les situations d’apprentissage et d’évaluation. |
|
Critères d’évaluation Repères observables et mesurables permettant de suivre les apprentissages de l’élève et d’interpréter les données s’y rapportant en vue de porter un jugement sur le développement de la compétence pour un cycle donné. |
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Composantes de la compétence Éléments du processus généralement mis en œuvre lors de l’exercice de la compétence. |
Manifestations Expression de ce qui est principalement mobilisé lors de l’exercice de la compétence à un cycle donné. L’observation de ces manifestations permet de suivre la progression de l’élève dans le développement de la compétence. |
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Contenu disciplinaire Ensemble des connaissances (données, notions, faits, concepts, règles, lois, stratégies, principes) propres à la discipline. Elles sont sélectionnées en fonction des compétences et de leurs composantes. |
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Suggestions Indications d’ordre pédagogique, non prescriptives, concernant, l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC), l’enrichissement et les travaux personnels des élèves. |
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L’enseignement favorisant le transfert des compétences
Le rôle de l’enseignant sera passablement modifié dans la réforme. Son rôle consistera, entre autres, à rendre compétent l’élève en le plaçant dans des situations complexes, variées, significatives, globales; en l’incitant à agir, à exercer des habiletés, à interagir, à coopérer, à se questionner. Développer des compétences chez l’élève qui serviront non seulement à sa réussite scolaire, mais dans son milieu de vie, dans le développement de sa personne, lors d’activités parascolaires…
Le rôle de l’enseignant et le rôle de l’élève
À l’intérieur de ce document, il n’est nullement question d’élaborer sur l’importance du climat de classe ou de la gestion de classe, sur la motivation de l’élève, etc. Au plus, soulignons qu’il prévaut de créer un environnement pédagogique où l’on favorisera au maximum le transfert des compétences.
Voici, à titre de repère, trois conditions favorables à ce transfert :
Son rôle : guide, animateur, accompagnateur. L’enseignant met l’accent sur la construction des connaissances, privilégie, en classe, le travail coopératif à partir de projets/activités ou de situations problématiques (tâche). Il se veut un collaborateur, un médiateur, parfois un apprenant, et surtout, un constructeur actif de connaissances (traitement de l’information).
On s’attend de l’enseignant qu’il :
Une des principales caractéristiques d’un élève/acteur est qu’il donne du sens à l’information. Il traite l’information, pose des questions, donne des exemples, fait des liens, ne répète pas que l’information reçue.
Pour atteindre cette pratique d’apprentissage, il faut placer l’élève en projet, lui présenter des activités, des tâches authentiques, qui vont l’amener à traiter cette information, car plus l’élève sera impliqué, plus il développera des compétences. On doit d’ailleurs demander aux élèves de construire des représentations ("prendre la parole, non pour répondre à une question, mais pour analyser, communiquer").
Le rôle de l’élève sera donc centré sur le traitement de l’information :
Également, à partir de la prémisse suivante : " L'élève apprend en faisant des expériences et en réfléchissant sur ces expériences, pour corriger ses erreurs, pour améliorer sa performance, ou pour trouver des solutions mieux adaptées ou plus efficaces " (Discas),
… l’enseignant s’attend de l’élève
Principes didactiques de DISCAS
PDG 1 C'est l'élève qui apprend. Apprendre est un processus actif qui exige que l'élève s'investisse et se mobilise. C'est ce à quoi l'on réfère quand on dit que l'élève est un sujet apprenant ou qu'il est l'agent de son propre apprentissage.
PDG2 L'élève doit avoir des raisons d'apprendre. Il faut que l'élève sente un minimum de motivation et de confiance devant l'apprentissage et qu'il trouve du sens à faire ce qu'on lui demande.
PDG 3L'élève apprend pour faire. L'apprentissage doit permettre de réaliser des actions et d'accomplir des tâches qui étaient inaccessibles avant. Sans être exclusivement utilitaire, l'apprentissage doit être utile et trouver des applications dans la "vraie vie". Quand on dit que l'acquisition de connaissances ne se justifie que dans le contexte du développement d'habiletés, on veut dire exactement cela.
PDG 4L'élève apprend en faisant. C'est par l'expérience personnelle, par des manipulations concrètes et par l'accomplissement de tâches, que l'élève peut intérioriser les informations et les stratégies d'apprentissage.
PDG 5L'élève apprend en se regardant faire. L'apprentissage vise, en bout de ligne, la correction des erreurs. Mais ce sont aussi les erreurs qui servent à apprendre. Pour cela, il faut que l'élève apprenne à se connaître et à se comparer, identifie ses erreurs et ses réussites, sache quelles façons de faire aboutissent à des erreurs et quelles stratégies aboutissent à des réussites, et pourquoi. En conséquence, l'apprentissage doit intégrer des phases de rétroaction, d'objectivation, de métacognition… : autant de termes techniques désignant l'action de réfléchir sur ce qu'on a fait pour mieux faire ce qu'on va faire.
PDG 6L'élève utilise des stratégies pour apprendre. Même quand il semble apprendre peu ou mal, l'élève n'apprend pas au hasard: il part de ce qu'il sait et essaie de ramener les nouvelles situations à d'autres qu'il connaît. Quand une méthode a bien fonctionné, il va l'utiliser à nouveau jusqu'à ce qu'il en découvre les limites ou qu'il en invente une meilleure. Il va facilement généraliser, se donner des recettes, sinon des règles. L'enseignement doit capitaliser sur cette capacité en la rendant explicite et en l'encourageant.
PDG 7L'élève apprend à partir de ce qu'il connaît déjà. Devant une situation nouvelle, il essaie de trouver des éléments connus, des structures familières qui peuvent servir de point de repère. Avant d'inventer de nouvelles stratégies, il essaiera d'abord celles qu'il connaît. Bref, pour apprendre, il fait appel à son expérience et à ses connaissances antérieures.
DISCAS : document de référence
Jacques Henry et Jocelyne Cormier
source :
http://discas.educ.infinit.net/
Dans ce document, inutile d’élaborer sur l’importance des activités au sein d’une école. Plusieurs études et rapports d’enquête auprès des jeunes démontrent le rôle essentiel et primordial des activités. Les sondages mentionnent, entre autres, l’intérêt d’implication des adolescents dans le choix et l’organisation des activités. C’est également en ce sens que se présente le Programme des programmes. Donc, pour les activités parascolaires, l’implication de l’élève dans le processus sera essentiel.
Les écoles doivent offrir non seulement un grand nombre d’activités, mais doivent regrouper ces dernières selon les compétences du Programme de formation (disciplinaires, transversales, domaine d’expérience de vie). À titre d’exemple, mentionnons qu’au Collège Sainte-Anne de Lachine on offre quelque 90 activités aux élèves, celles-ci étant regroupées en quatre catégories de champs de compétences : développement personnel, arts et culture, science et technologie, activité physique et santé. Rappelons ici que l’intégration des apprentissages est étroitement associée à la capacité d’agir. Par le biais de l’activité, l’élève peut percevoir l’utilité de ses apprentissages.
Il faudra également une coordination avec les activités parascolaires et les activités et projets intégrateurs des domaines. Aussi, l’établissement d’un protocole d’entente entre le récréologue, s’il y a lieu, ou le coordonateur aux activités, et le personnel enseignant, la direction, sera de mise.
L’élaboration de la grille d’activités devrait se faire sur le modèle des créations d’activités-projets-tâches des cours, c’est-à-dire, on devra partir des besoins des élèves, des compétences de son personnel, de ce qui existe déjà dans le milieu comme activité. Par la suite, on pourra vérifier les compétences et les domaines ciblés pour éventuellement palier à ces manques. Idéalement, chaque discipline devrait avoir un lieu autre que scolaire pour le développement de compétences. Surtout, cela permet davantage de créer des liens entre la " vraie vie " et l’école, les cours et la réalité. Par exemple, un Club Sceptique, favorisant l’esprit critique et rationnel face aux phénomènes paranormaux, fait constamment les liens entre la science et la religion.
Quant à l’évaluation des activités, puisqu’il en faudra nécessairement une, le cahier de bord semble être un bon outil. Semblable au portfolio, le cahier de bord permet la réflexion et la découverte des différents liens possibles.
Pour sélectionner les animateurs d’une école en fonction des activités qu’elle favorisera, ou d’un domaine d’activité qu’elle favorisera (sportif, culturel, social ou international), on peut identifier trois approches :
Également, on ne doit pas nécessairement limiter le nombre d’activités par bénévole ou imposer une activité-enseignant, par exemple.
Les activités parascolaires devront posséder plusieurs critères, que l’on peut regrouper en trois principales catégories.
Les responsables d’activités devront recevoir, certes, une formation sur le transfert des compétences afin de maximiser les lieux de ce transfert. Les activités seront, comme autrefois, des lieux d'apprentissage et des occasions de développer surtout les compétences transversales d’ordres personnel et social. Dans la pratique du milieu, cela prendra la forme de rapports, d’une dimension plus administrative, car pour chaque activité, on aura identifié les compétences et le transfert des compétences, semblable en ce moment, où l’on demande d’énoncer les objectifs éducatifs. Toutefois, ne nous leurrons pas, il serait très probable de retrouver, surtout durant les premières années de l’implantation des programmes, un transfert de compétence déguisé. Il est très facile d’identifier, pour n’importe quelle activité, une série de compétences, une série d’objectifs éducatifs; d’insérer les activités dans le transfert des compétences. En pratique, cela ne devrait donc rien changer pour le choix ou la sélection des activités-écoles. Par exemple, " Faire de la voile " (géographie, orientation, écologie, travail d’équipe, éducation à la santé (alimentation sur l’heure du dîner, activité sportive), photographie et NTIC, etc.); " Aller à la ronde " (NTIC, responsabilité, affirmer son identité personnelle et sociale, interagir positivement dans le respect de la diversité et de la différence, faire preuve de sens éthique dans ses rapports avec autrui et avec l’environnement, etc.)
En pratique, cela veut dire que la sélection des activités se veut le reflet du milieu. Il ne faut pas créer des activités en fonction du Transfert des compétences, mais l’inverse : créer des activités en fonction de la réalité du milieu –réalité qui tient compte des forces et des faiblesses des animateurs, de la vie économique, de la culture en place, du budget d’une école, etc. Par la suite, on peut chercher à répondre aux manques, palier les faiblesses observées. Aussi, une programmation d’activités diversifiées et équilibrées serait souhaitable (sportif, culturel, et social).
Si la tendance à offrir la gratuité complète de l’éducation (matériel scolaire tels les manuels, cahiers d’exercices, calculatrices…) s’intensifie, il peut être possible d’imaginer un scénario similaire en ce qui concerne les activités. L’autofinancement ou les activités de masse seront de mise. Du moins, il faudra que les activités soient financièrement accessibles aux élèves –privilégions le financement collectif à la tarification individuelle. Il serait utopique, cependant, de parler de gratuité totale.
La motivation et l’engagement des élèves
Pour plusieurs, la motivation est au cœur de l’enseignement et elle est souvent pointée comme principale instigatrice de l’échec scolaire et du décrochage des élèves.
Aussi, le sondage du MEQ sur la vie scolaire au secondaire (voir Bibliographie) est révélateur quant aux suggestions pour l’amélioration du milieu académique. Les activités parascolaires surviennent en tête de liste pour ce qui est des améliorations de la vie scolaire dans une école. Aussi, les élèves veulent obtenir, notamment, trois choses :
Autre constatation de ce sondage, qui résume tant les propos des intervenants que des élèves : tous sont d’avis que les élèves doivent être davantage CONSULTÉS; obtenir plus de RESPONSABILITÉS et s’ENGAGER encore plus dans les activités et projets de l’école.
De plus, on sait que l’élève conjugue sa vie au présent et se questionne chaque fois sur l’utilité pratique ou la pertinence de l’enseignement qu’il reçoit de l’école, de l’enseignante. Cette nouvelle réalité amène les enseignants à questionner leurs pratiques pédagogiques, à renouveler ces pratiques.
L’élève semble davantage motivé lorsque les activités pédagogiques sont signifiantes et variées --dans la mesure du possible, globales, complexes et significatives. Il recherche des situations pédagogiques qui touchent la "Vraie vie"; des activités de résolution de "Vrais problèmes" qui ne sont pas limitées aux seules activités dans la salle de classe, aux activités pédagogiques "traditionnelles". Ces situations offertes dans des contextes différents (salle de classe, locaux à l’intérieur de l’école, site à l’extérieur...) agiront comme élément motivateur et faciliteront le transfert des compétences, la transdisciplinarité.
Ici, on peut se questionner sur le paradoxe du système actuel --système dans lequel on retrouve rarement, sinon aucunement, les cours de la " Vraie vie " : conduite automobile, le cours de santé et sécurité de l’Ambulance Saint-Jean, le cours de survie en forêt, le cours d’autodéfense, le cours de sécurité aquatique, etc. Ces cours pourraient être donnés avec transfert de compétences, avec d’autres liens!
Finalement, il ne faudra pas prendre pour acquis que parce que les situations ou les contextes concernent la " Vraie vie ", elles rejoignent la réalité de l’élève, que l’élève sera automatiquement motivé. Programme des programmes ou non, l’enseignant devra trouver autant de sources de motivations qu’auparavant.
L’engagement des élèves dans le transfert des compétences, dans cette réforme, est primordial. Mais contrairement à une activité ou à un projet, il s’agit de l’engagement de tous les élèves.
Les enquêtes des dernières années, concernant les activités parascolaires et le milieu de vie des élèves, révèlent qu’un tiers seulement des élèves s’engagent dans les activités parascolaires, que, selon les dires des enseignants, " ce sont toujours les mêmes élèves que l’on retrouve dans les activités tant comme participants que comme organisateurs. Les enseignants auront donc les mêmes défis qu’actuellement : motiver les élèves –surtout les 2/3-- à l’intérieur de ces projets/activités.
Également, il faudra que les enseignants, en classe, n’aient pas l’idée de tout faire à la place des élèves afin que l’activité ou le projet soit un " succès ".
Deuxième partie : " Les outils et le comment réaliser le transfert des apprentissages "
Les directions d’école devront fournir le matériel, les perfectionnements et les outils pédagogiques nécessaires à cette nouvelle pratique pédagogique. De même, le temps de cette adaptation devra être considéré comme un facteur important dans la réussite du changement souhaité –il faudra se le dire, se le répéter, " donnons-nous le temps nécessaire ". On favorisera l’implantation par différentes transitions : certaines disciplines en premier; quelques cours à l’intérieur d’une discipline la première année; par cycle; activités parascolaires par compétence; etc..
On suppose que "les interventions pédagogiques des enseignants sur le transfert auraient des retombées beaucoup plus grandes et beaucoup plus significatives qu’elles en ont maintenant dans un curriculum intégré et intégrateur privilégiant la transdisciplinarité par rapport à la monodisciplinarité" (Jacques Tardif).
Toutefois, modifier et changer ses pratiques pédagogiques ne signifient pas qu’auparavant tout ce qui était fait, réalisé, enseigné, ne valait rien, mais plutôt évoques une adaptation aux nouvelles découvertes, à l’évolution de la société. Il faudra établir un parallèle entre les anciennes activités et les nouvelles. Il faudra effectuer ce changement progressivement, collectivement.
Également, cette transférabilité des apprentissages exigera un haut degré d’engagement personnel de la part des enseignants. Chaque enseignant devra s’engager activement dans le processus même de construction de leurs connaissances et dans celui du développement de leurs compétences.
Dans la réalité de l’enseignant, cela se traduira de plusieurs façons :
Il importera aussi de varier non seulement le nombre de situations (projet, tâche, activité) mais le nombre d’élèves par équipe. Règle générale, plus ce nombre est élevé (3 ou 4 élèves ou un groupe classe) plus l’enseignant doit maîtriser sa gestion de classe. En début d’année, favoriser le moins possible les activités d’équipe –et, tout comme actuellement, accorder une attention particulière aux activités qui se déroulent au moment où les élèves sont plus agités que coutume : vendredi après-midi, avant un congé, etc.
Peu importe la pédagogie utilisée afin de favoriser le transfert des apprentissages, que ce soit l’approche coopérative ou la pédagogie du projet, par exemple, "ce sont toutes des approches et des modalités d’organisation pédagogiques auxquelles le personnel enseignant saura recourir selon les besoins, sachant qu’aucune ne constitue en elle-même une solution universelle." (Virage). En ce sens, le cours traditionnel, qu’il soit magistral, documentaire ou basé sur l’exercice, aura toujours sa place comme approche pédagogique, à condition d’être remanié en fonction des compétences.
La méthode " Quatre temps " est un modèle de base pouvant servir à la construction d’une banque d’activités, projets, tâches, favorisant le transfert des compétences. Globalement, les étapes sont les suivantes : mise en situation, recherche de l’information, traitement de l’information, communication de l’information. Elle ressemble à d’autres méthodes comme celle du travail en projet : temps global, temps analytique, temps synthétique, temps de communication et d’action (Annexe 4) ou une démarche générale d’apprentissage telle que proposée par Discas (Annexe 5).
Avant d’utiliser la méthode " Quatre temps ", l’enseignant doit préparer le contexte intégrateur ainsi que la fiche d’évaluation de l’activité, tâche ou projet. À la fin, une rétroaction sera faite par l’enseignant afin d’améliorer, de corriger, de renforcer les liens entre disciplines, domaines, compétences, etc.
Également, l’élève doit être en mesure de répondre positivement à certaines composantes de la motivation :face à l’effort et au travail qu’il doit fournir pour ce changement.
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Contexte intégrateur |
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Évaluation |
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Rétroaction |
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On doit procéder sensiblement comme le font plusieurs enseignants en Éducation physique : cibler d’abord les activités, c’est-à-dire les sports qui seront pratiqués par l’élève; ensuite, insérer les compétences à atteindre (en Éducation physique : opposition, manipulation, etc.); enfin, inclure les objectifs des contenus disciplinaires. Donc, l’enseignant doit partir des activités qu’il a déjà réalisées, d’activités existantes dans son milieu, de son " vécu " pédagogique, et par la suite les transposer en contexte de réalisation, les ajuster selon les compétences à atteindre.
Durant la mise en situation, l’élève est prêt, motivé, a une idée précise de ce qu’il doit faire; durant l’expérimentation, l’élève accomplit le travail; au cours de la phase d’objectivation, l’élève s’évalue, se corrige, termine son travail; au stade du transfert/réinvestissement, l’élève accomplit une autre tâche similaire, plus difficile, dans un autre contexte de réalisation, une autre situation d’apprentissage. C’est ici que l’enseignant doit s’intéresser aux compétences acquises ou non car, avec le Programme de formation, il se doit d’insister sur le transfert des apprentissages --alors qu’auparavant, le résultat de l’examen ou de l’étape signifiait la fin de l’apprentissage, en quelque sorte.
La méthode " Quatre temps " s’inspire également de divers concepts issus du processus créatif des individus. Dans un processus créatif, l’élève fait preuve d’ouverture; puisque le monde l’intéresse, il l’explore avec une certaine passion. Si l’élève possède les principales caractéristiques du processus créatif (curiosité, sensibilité aux problèmes, empathie, autonomie intellectuelle, individualisme, goût du risque, originalité, fluidité et flexibilité conceptuelle
s, capacité d’abstraction, de bi-sociation et de synthèse…), il sera plus apte à atteindre les apprentissages souhaités. En créant un contexte de la sorte, en cherchant à éliminer les freins de la créativité (conformisme, crainte du ridicule, peur de se tromper, de l’échec, auto-blocage, monotonie causée par l’habitude…), l’enseignant favorise chez l’élève le transfert des compétences (voir le tableau à la fin de ce document).De même, autre rapprochement à faire, on retrouve plusieurs éléments avec l’approche de la gestion mentale, " une pédagogie de l’évocation (représentation mentale) guidée par un projet de sens qui mobilise l’attention de toutes les ressources mentales de la personne dans la poursuite d’un but que l’on veut atteindre " (Nadeau Bouffard et Philippon). La méthode peut se résumer à trois temps (Nadeau Bouffard et Philippon):
Méthode " Quatre temps "
Créativité et transfert des apprentissages
Créativité Transfert des apprentissages
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Prémices initiales
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Mise en situation
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Préparation
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Chercher l’information
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Incubation/Illumination
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Traiter l’information
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Vérification/Communication et Réalisation |
Communiquer l’information
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En favorisant une approche par compétence, le Programme de formation donnera lieu à plusieurs incidences pédagogiques, notamment, celui des apprentissages faits à l’école qui devront être réinvestis dans des contextes autres que scolaires.
Aussi, les apprentissages faits à l’école devront être réinvestis d’une situation à une autre ou d’un contexte disciplinaire à un autre, car l’élève doit percevoir l’utilité des ressources qu’il développe au regard des problèmes auxquels il se trouve confronté dans sa vie quotidienne (l’élève découvre l’usage qu’il peut faire des apprentissages au moyen des domaines d’expérience de vie).
Afin de favoriser le développement de compétences transversales, le personnel enseignant est invité à une plus grande concertation pédagogique et à une collaboration interdisciplinaire. Il faudra chercher des moyens, des activités, etc., qui amèneront les enseignants à échanger (rapidement, efficacement) sur leurs pratiques sans pour autant accroître leur travail. Un système de fiches d’évaluation sommaire des différents projets/activités disciplinaires centralisé sur une base de données communes serait un bon exemple où l’information, accessible à tous, mise à jour continue, adaptée au temps libre des utilisateurs, serait partagée rapidement et efficacement par tout le personnel.
L’école doit reconnaître l’existence chez l’élève de ressources personnelles, les exploiter, les développer et les enrichir. Une approche pédagogique variée, tenant compte des différences chez les élèves, est souhaitée.
Pour atteindre la plupart de ces objectifs, le personnel enseignant et les écoles devront créer des contextes spécifiques ou des situations intégratrices qui favorisent le transfert des compétences.
Par définition un contexte intégrateur est une situation complexe, contextualisée (viable en dehors des cours de la classe, dans la réalité) et signifiante (vécu de l’élève), qui oblige l’élève à traiter l’information et qui implique souvent la réalisation d’une production (tâche, activité, projet). On dit que le contexte est intégrateur lorsqu’il permet à l’élève de développer au moins une compétence disciplinaire, une compétence reliée à un domaine d’expérience de vie et une compétence transversale. Donc, dans un contexte intégrateur, on peut effectuer le transfert de compétences.
Un contexte intégrateur doit corresponde à certaines caractéristiques :
Lié à la vie courante (domaine d’expérience de vie)
Significative et stimulante (le pourquoi de la tâche, la motivation)
Souple et adaptable (permet à l’enseignant de l’adapter selon les groupes, les années, le milieu, etc.)
Réaliste (le défi est-il de taille)
Rigoureuse et cohérente
Un contexte intégrateur doit tenir compte des ressources humaines, des ressources matérielles et techniques (NTIC surtout) et des ressources environnementales (lieux, secteur de la culture, etc.).
Également, il est admis que le transfert de compétences peut être étroitement associé à un travail interdisciplinaire et transdisciplinaire. D’ailleurs, en favorisant la transdisciplinarité, en créant des situations complexes, et en suivant des modèles établis, il sera sans doute plus facile de favoriser le transfert des compétences.
Un contexte intégrateur est généralement structuré en quatre étapes (voir la méthode Quatre temps) : la situation (conditions propices à l’apprentissage, rappel des connaissances antérieures pertinentes, etc.), l’expérimentation (exécution), l’objectivation (manifestations) et le réinvestissement (utilisation dans un contexte différent ou transfert des compétences) –même si certains parlent de trois étapes: préparation, réalisation, intégration/réinvestissement.
Mais attention! Il ne faudrait pas croire qu’une activité transdisciplinaire est nécessairement une activité qui concerne plusieurs disciplines --comme il est coutume d’entendre dans le milieu. Se rendre à pied, au cimetière, à quelques kilomètres de l’école, n’est pas nécessairement une activité transdisciplinaire (éducation physique, géographie, histoire, arts des sépultures, religion, etc.). La transdisciplinarité, est une " stratégie d’enseignement consistant à coordonner plusieurs apprentissages pertinents à différents programmes d’études, de façon à exploiter, à l’aide d’outils méthodologiques, les processus cognitifs communs à ces apprentissages, indépendamment du thème ou de l’objet d’étude " (Discas). Pour certains auteurs, on distingue l’interdisciplinarité (entre discipline appartenant à un même domaine) de la transdisciplinarité (entre discipline n’appartenant pas au même domaine).
ATTENTION : ne pas tomber dans l’excès (en raison de l’évaluation) ou de la perte de la matière (sexualité en 4) ou du ridicule (compter le sacré-cœur avec des feuilles de cartable)
Par ailleurs, il ne suffit pas que les programmes d’études rendent possible l’interdisciplinarité ou la transdisciplinarité, il faut qu’ils la favorisent, en fassent la promotion, illustrent concrètement les liens à établir entre les différentes disciplines, domaines.
Il sera donc de mise d’utiliser des outils existants, une variété de documents, notamment, les composantes du curriculum, la structure des programmes, un profil des compétences, une banque d’activités pour développer des habiletés génériques, etc. Un de ces outils est le Guide d'intégration des programmes d'études, de DISCAS. Ce document, travail d’une réflexion pédagogique étoffée de DISCAS, en plus d’établir des liens entre les programmes d’études et la formation des adolescents, classe les objectifs aussi par catégorie taxonomique, ce qui permet de regrouper, de façon transdisciplinaire, des objectifs provenant de divers programmes. Le Guide d'intégration des programmes d'études se veut un outil destiné à accroître l'efficacité des apprentissages réalisés dans le cadre des programmes d'études secondaires, en faisant ressortir explicitement ce que ces apprentissages, multiples et divers, ont en commun. C'est donc un outil de relecture et de réinterprétation des programmes d'études, mais aussi, et principalement, un outil d'intégration des apprentissages. " 53 programmes de formation générale, constituant l'essentiel du curriculum scolaire québécois.
Présentement, le guide est composé de deux sections distinctes : une section consacrée aux Concepts ainsi qu’une section consacrée aux processus (habiletés, attitudes), analyse et présente les 131 concepts généraux transdisciplinaires présents dans les programmes d’études du MEQ. Vision synoptique des programmes, il contient également des listes d’exploitation pédagogique et des suggestions d’activités. Il s’agit d’une immense boîte à outils. Toutefois, dans le milieu de l’enseignement, le professionnalisme de Discas étant reconnu, ce guide sera sans aucun doute remanié en fonction du Programme de formation d’ici son implantation officielle.
Mise en situation
Lorsqu’on propose un contexte de réalisation aux élèves, il faut que celui-ci soit réaliste. Il importe aussi d’éviter les situations " fictives ", bien qu’intéressantes à plusieurs égards.
On se doit d’éviter les formules du genre : " Vous êtes expert en…, vous êtes professeur, vous êtes spécialistes… ". Les élèves sont ce qu’ils sont!
Il faut également éviter les situations faussement réalistes qui, bien que complexes et favorisant la transdisciplinarité, créent des utopies – du moins, il ne faut pas utiliser trop souvent ce type de situation. Voici un exemple : " En tenant compte des futurs développements technologiques et des futurs besoins d’exploitation spatiale, douze pays, dont le nôtre, planifient la création d’une station spatiale géostationnaire dotée d’une gravitation artificielle. Cette station, composée de plusieurs modules, pourra subvenir aux besoins d’un équipage de douze personnes adultes de façon autonome, c’est-à-dire sans apprivoisement de l’extérieur. Plusieurs équipes travailleront à différents projets menant à la réalisation de cette station spatiale. Votre équipe est chargée de la planification du module Vie."
En fait, la mise en situation consiste à présenter la tâche/activité/projet à l’élève. On devrait y retrouver : l’énoncé de la situation, la tâche/activité/projet, les consignes aux élèves, les moments de réalisation, l’intention éducative ainsi que les intentions d’évaluation - les intentions d’évaluation doivent être en lien direct avec les manifestations et les composantes des compétences.
Élément important :
À la suite de l’expérimentation du PUS, il s’avère essentiel, à cette étape, de présenter en même temps que le projet-activité un exemple concret du résultat attendu (peu importe la forme : vidéo, photographies, objets, etc.). Dans le cas où l’on présente des projets-activités sans exemple concret, les élèves ont beaucoup de difficulté à réaliser les autres étapes.
Dans un premier temps, les élèves font le point sur les connaissances qu’ils possèdent, sur ce qu’ils ont lu, vu ou entendu. C’est la mise en commun des connaissances mais aussi des intérêts et des interrogations de l’élève ou du groupe.
Dans un second temps, l’enseignant favorise l’intérêt d’autres sources d’information (témoignage, visite de lieux historiques, etc.).
Mise en garde : à cette étape, on a constaté qu’il faut utiliser la bibliothèque à bon escient. La bibliothèque n’est pas toujours le lieu idéal pour trouver des documents sur les sujets d’actualité. De plus, on n’y retrouve pas nécessairement du matériel pour tous les élèves. Finalement, si chaque enseignant utilise systématiquement cet endroit, lors de l’instauration du Programme de formation, il risque d’y avoir des problèmes d’achalandage excessif de la bibliothèque de l’école.
Le profil culturel de l’élève d’aujourd’hui est différent de celui d’hier dans la mesure où il ne traite pas l’information, mais il la consomme! Ses sources de connaissances sont nombreuses, variées, attrayantes et on constate qu’il possède davantage de connaissances que jadis. De plus, les élèves obtiennent ces connaissances à l’extérieur de l’école par le biais d’hypermédias, très puissants et très influents (cinéma/télévision, Internet/informatique, jeux de rôles, musique, etc.) –médias sur lesquels les parents comme les enseignants ont une influence ou un contrôle réduits.
Ce contexte entraîne de nouvelles situations : l’élève a cette impression de connaître le sujet abordé en classe –disons qu’il en a " entendu parler "--, alors qu’en fait, il n’a qu’une connaissance générale du sujet, alors qu’en fait il n’a pas traité cette information. Également, l’information d’aujourd’hui se transmet sous forme de parataxes, de référents entre différents médias (un sujet est exploité simultanément par la musique, le cinéma, Internet, les journaux, etc.). Cette masse de connaissances croît à un rythme accéléré dans tous les domaines, au point, où même certains enseignant-es ont peine à suivre ce rythme. Il est assez fréquent de constater que les élèves ont en leur possession plus d’informations sur un sujet que l’enseignant, surtout si le sujet concerne des éléments de la sous-culture.
Par contre, l’enseignant observe que ce savoir est non intégré, non hiérarchisé : les connaissances de l’élève demeurent donc fortement désarticulées –il sait beaucoup de choses, mais isolées, fragmentées, détachées les unes des autres.
Cela dit, une des fonctions importantes de l’enseignant sera, non de rechercher cette information en constante évolution –d’ailleurs, cela lui est impossible--, mais de guider l’élève dans la sélection de cette information, l’aider à la traiter, à l’analyser, à l’utiliser à bon escient, à utiliser divers moyens technologiques, ressources humaines et lieux de recherche.
Dans l’expérimentation du PUS, il a été observé que l’accès à l’information sera une grande difficulté rencontrée par les enseignants. D’une part, certains élèves oublient leurs documents lors du cours, d’autres préfèrent travailler davantage à la maison qu’en classe; d’autre part, il risque d’y avoir une congestion à la bibliothèque ou à la salle des ordinateurs, ou encore, la bibliothèque n’est pas nécessairement et toujours le lieu idéal pour la cueillette d’informations. Comme constaté, cette cueillette d’informations se fait le plus souvent à l’extérieur du temps de classe et exige donc une gestion différente, une pédagogie particulière.
Également, on devra se questionner sur le type d’information recherché chez les élèves. Il semble que l’on soit davantage attiré par un discours encyclopédique, présentement, qu’un discours éthique, que l’opinion. Il faudra donc s’ajuster (par exemple, exiger l’opinion de l’élève suite à un discours –texte, documentaire, etc.—et non la recherche informative ou " savante " du sujet).
Traitement de l’information
Dans un premier temps, les élèves cherchent des points communs, des liens, des regroupements possibles; ils sélectionnent, réorganisent, traitent les données.
Dans un second temps, ils précisent le but de leur projet, l’objectif à atteindre de façon à ce qu’il soit évident pour tous d’identifier ce que l’équipe veut faire, veut savoir, veut faire connaître. Il s’agit en quelque sorte du plan, mais c’est aussi le moment du choix, par exemple, des TIC pour présenter cette information, des tâches à accomplir; de la prise en considération des contraintes de temps, de moyens, etc.
Le cours magistral peut être donné à cette étape plutôt qu’à l’étape précédente. Cela est laissé à la discrétion de l’enseignant, selon la gestion qu’il préfère. Cependant, l’élève observe davantage les liens entre les compétences, cible mieux ses besoins d’information, est plus attentif à l’information véhiculée, etc., une fois qu’il a réalisé la seconde étape. C’est un peu comme si l’on organisait une visite au Parlement d’Ottawa, en septembre, et que, tout au long de l’année, on faisait des liens entre cette visite et les explications données – alors que, malheureusement, la majorité des enseignants font l’inverse, organisent cette visite à la fin de l’année, apportent des exemples en classe durant l’année, avant la visite.
Important : une rétroaction est souhaitable avant d’accéder à l’étape suivante. L’enseignant est alors en mesure de déceler les forces et les faiblesses des élèves, de les préparer à l’évaluation du transfert des compétences.
Communication de l’information et transfert des apprentissages
À cette étape, il est souhaitable, voire primordial, d’avoir en main une évaluation critériée des compétences, du transfert des compétences, ainsi que divers rapports illustrant le processus d’apprentissage, sur le " comment on en est arrivé là ", etc.
Autre observation : lors de l’échange, comme l’ont démontré les expériences au PUS, on peut amener les élèves à vouloir réaliser un autre projet similaire dans le milieu ou, encore, à vouloir étendre la communication à un public plus large (à l’école ou à l’extérieur de l’école).
PLAN D’ACTION
Noms des membres de l’équipe: ____________________________
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Titre/thème : _____________________________________________________________
Date d’aujourd’hui: __________
Date du début de l’activité/projet: ________ Date de fin de l’activité/projet: _________
Date de la première rétroaction: __________
Tâches Responsables À compléter v Commentaires
Initiales pour le
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La rétroaction s’est bien déroulée: Oui + ou - Non
Indiquez, s’il y a lieu, les modifications à apporter à cette activité/projet:
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Tâches Responsables À compléter v Commentaires
Initiales pour le
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L’évaluation porte sur différents aspects de l’apprentissage :
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Aspects de l’apprentissage |
Outils |
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Processus d’apprentissage |
Portfolio, évaluation formative, exercice avec contexte |
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Manifestations |
Grille d’observation, autoévaluation, situation signifiante ou authentique |
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Réalisation |
Examen, portfolio, présentation de projets, journal de bord |
L’enseignant doit, au préalable, évaluer l’importance qu’il accorde aux activités d’évaluation tout comme le temps qu’il consacre aux situations d’apprentissage (voir GRICS, ci-dessous).
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% 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 |
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Exercices |
Exercices avec contexte |
Situations signifiantes |
Situations authentiques |
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Situations d’apprentissage |
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% 100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 |
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Examens (q.c.m et ou réponses courtes) |
Examens (réponses courtes et ou construites) |
Tâches (projets, études de cas, etc.) |
Entrevues, observation |
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Activités d’évaluation de l’apprentissage |
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Cahier de Évaluation Dossier Bulletin Auto-éval. Agenda
l'élève personnel
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Élève |
X |
X |
X |
X |
X |
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Parent |
X |
X |
X |
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Professeur |
X |
X |
X |
X |
X |
À développer (objectivité et subjectivité ainsi que les compétences et le socioconstructivisme : paradoxe. "
Le socioconstructivisme met l’accent sur la dimension relationnelle de l’apprentissage. Il ajoute la dimension du contact avec les autres et avec l’environnement afin de construire les savoirs. En pédagogie, on dira que l’élève élabore son intelligence d’une réalité par la confrontation de ses perceptions avec celles de ses pairs et celles de l’enseignant " (Rachèle Lavoie)).).Depuis l’automne 2001, les grandes orientations du MÉQ, quant à l’évaluation, sont déterminées, et que l’on sanctionne par discipline ou par compétence, l’important est que l’enseignant évalue tout au long de l’apprentissage. L’évaluation est une occasion d’apprentissage et inversement aussi –l’occasion d’apprentissage favorise l’évaluation. Il ne s’agit de dire " si cela est bon ou n’est pas bon ", mais de situer l’élève dans son processus : " tu es rendu à telle ou telle étape ".
Caractéristiques de l’évaluation authentique (GRICS)
-- L’enseignant tient compte des acquis antérieurs, apporte son soutien aux élèves qui en ont besoin, permet de collaborer quand la situation le demande.
-- Les tâches proposées sont semblables à celles accomplies au quotidien. Elles sont plus ou moins bien définies, comportent des obstacles et se déroulent généralement sur plusieurs jours.
-- La démarche utilisée et le résultat de l’activité s’avèrent assez différents d’un élève à l’autre.
L’évaluation fait donc partie intégrante de l’apprentissage. L’enseignant planifie la démarche d’évaluation et les apprentissages de façon concomitante, c’est-à-dire, instaure des outils intégrant l’évaluation en cours d’apprentissage, semblable à celui proposé par Nicole Tardif (Annexe 5).
Les trois fiches d’évaluation présentées un peu plus loin sont des modèles comportant des forces et des faiblesses –par exemple, la fiche d’évaluation 2 est beaucoup trop générale. Il importera de donner des repères précis aux élèves, de créer des fiches détaillées un peu comme la fiche d’évaluation 3. La rigueur demeure. D’ailleurs, plus que jamais, avec la réforme, on accordera une importance au jugement professionnel de l’enseignant --n’oublions pas que la note est la représentation d’un jugement! On se devra donc d’être rigoureux.
Puisque les apprentissages visés sont tout autant définis en fonction des processus que des résultats, il faut que l’évaluation porte sur les processus et les résultats.
Mise en garde toutefois : il faudra éviter les évaluations de groupe (puisqu’on favorisera le travail d’équipe) ou éviter d’accorder des résultats au travail d’équipe - c’est l’élève qui est évalué et non le groupe.
L’évaluation est centrée sur l’apprenant, donc, elle implique une plus grande responsabilisation de l’élève dans l’évaluation de ses apprentissages. " Dans une perspective métacognitive, au moyen de l’autoévaluation, de la coévaluation et de l’évaluation des pairs, l’élève est invité, tout au long de son cheminement, à prendre conscience de sa démarche, à l’analyser, à confronter ses idées avec celles de ses pairs et de ses parents ainsi qu’à échanger avec son enseignant pour ajuster ses façons de faire. "(Programme de formation, p. 7)
Les enseignants posséderont une grande latitude quant aux choix des modes d’évaluation. Mais, globalement, on peut dire au sujet de celle-ci que :
Il existe, pour l’instant, sans caractère officiel, divers outils pour évaluer les apprentissages (journal de classe, carnet de bord, portfolio, grille critériée, etc.). Le portfolio est présentement à l’essai.
On évaluera les compétences disciplinaires, au nombre de quatre ou cinq. À noter que les objectifs des programmes actuels sont en quelque sorte des compétences disciplinaires, mais à la différence que ces objectifs n’ont pas été nécessairement intégrés –en ce sens, disons que les sujets disciplinaires sont des contextes de réalisation mais qui, trop souvent, ne favorisent pas le transfert de compétence ou des apprentissages.
L’évaluation des compétences (communes d’un cycle à l’autre) devra se transmettre d’une année à l’autre, d’un enseignant à un autre. Il faudra aussi identifier un lieu physique pour l’entreposage des dossiers, un responsable des dossiers aussi. Au secondaire, cette gestion de l’information risque d’être laborieuse! Il faudra sans doute attribuer des tuteurs aux élèves, dont la responsabilité sera la supervision des compétences de l’élève.
Aussi, semblable à ce qui se fait dans certaines écoles d’éducation internationale, une évaluation devant un jury pourrait bien être mise en place à la fin d’un cycle par exemple, ou annuellement, pour un projet transdisciplinaire, en lien avec un ensemble de compétences.
Finalement, en ce qui a trait aux projets/activités hors classe, ou pour certaines activités parascolaires, le cahier de bord est un outil adéquat qui permet une réflexion et un bilan quant au transfert de compétences.
Observer le développement des compétences, c’est :
. comportant des tâches complexes et globales
. construisant sur les connaissances antérieures
. intégrant plus d’une discipline et reproduisant un contexte réel
. donnant l’occasion aux élèves d’organiser leurs connaissances
. demandant aux élèves d’exercer des habiletés supérieures pour agir
à bon escient et résoudre des problèmes
Devenir compétent c’est
:
Source : GRICS, Service de consultation en développement pédagogique, Pierrette Jalbert et Joanne Munn, septembre 2000.
Comme l’élève réalise progressivement ses apprentissages dans un contexte authentique, l’évaluation doit être perçue davantage comme un soutien à l’apprentissage, une aide ou un guide à l’élève. Le portfolio répond bien à ces exigences.
" Le portfolio est une collection significative des travaux de l’élève qui illustre le progrès des apprentissages (processus et produit) dans une compétence visée et qui prend forme dans le temps. La sélection, faite en concertation élève et enseignant, inclut des travaux qui sont des indices pertinents du développement de la compétence. Ce choix témoigne de la réflexion de l’élève sur ses efforts, ses stratégies, ses progrès en rapport avec les critères de réussite établis au départ " (Bourque, Dansereau, Mukarugagi).
Le portfolio peut être différent d’un niveau à l’autre, d’un élève à l’autre –l’élève a une certaine liberté dans le choix des documents. Il peut être complexe et regroupe plusieurs types de dossiers, dont un dossier d’évaluation, un dossier d’apprentissage, un dossier de présentation de l’élève.
Le dossier d’évaluation permet de documenter ce que l’élève a appris. On peut évaluer l’atteinte des compétences. Pour ce faire, il importe de respecter certaines étapes : 1 (identifier les compétences que l’on veut évaluer); 2 (élaborer les évaluations pour les compétences); 3 (définir les critères pour chaque activité, tâche, projet, et rédiger les indicateurs de performance pour chaque critère); 4 (déterminer qui va évaluer les documents du portfolio).
Le dossier d’apprentissage sert principalement à illustrer la progression des apprentissages de l’élève. Il peut rassembler différents documents allant du brouillon (plan), aux premières productions, aux productions finales, en passant par les bilans d’apprentissage, avis, témoignages, défis.
Le dossier de présentation dresse un portrait de l’élève. Il ne fait pas que rassembler les meilleurs travaux de ce dernier, il dresse un portrait complet de ce qu’il est (intelligences multiples, orientation scolaire, autobiographie…). Ici, on peut faire appel à cette dimension de l’élève quant au format pratique du portfolio (chemise, boîte, pochette, etc.).
Le portfolio permet d’évaluer le processus de l’élève et ses résultats; permet de réaliser une évaluation en cours d’apprentissage; l’observation de l’élève en action. On parle ici d’évaluation qui " privilégie l’interprétation critériée (détermination du degré d’acquisition d’une compétence par l’élève selon les différents degrés de cette compétence) et l’interprétation dynamique (détermination du degré d’acquisition d’une compétence par l’élève selon le degré qu’il a atteint précédemment et celui qu’il atteindra par la suite) " (MEQ). Dans la programme de formation, on parle de " portée " de la compétence.
On peut également donner une évaluation plus " instrumentée " en utilisant des outils tels la grille d’observation, la liste de vérification, la grille d’autoévaluation, le questionnaire, l’entrevue…
Le portfolio offre de nombreux avantages à l’enseignant, notamment, il permet une évaluation continue, multidimensionnelle, étroitement reliée à l’apprentissage, en collaboration avec l’enseignant, les pairs… Toutefois, ce portfolio gagnerait énormément s’il était intégré à l’ordinateur, aux NTIC. Présentement, Agora, propose ce type de portfolio informatique (ou numérique) qui semble des plus intéressants (voir la bibliographie).
Le Portfolio numérique
" De nos jours, la notion de pratique réflexive fait partie du quotidien dans l'enseignement. Il semble, en effet, qu'un bon nombre de professeurs l'aient adoptée. La pratique réflexive est définie comme la capacité à faire des inférences et d'utiliser à bon escient ses expériences antérieures. C'est cette même pensée qui anime le portfolio qu'il soit destiné aux enfants du primaire, aux étudiants du collégial ou encore aux finissants universitaires. Le portfolio est donc un moyen ou un outil qui favorise la pratique réflexive " (Source : CEMIS).
Qu’il soit numérique ou non, le portfolio demeure une stratégie d’évaluation basée sur les productions et la réflexion des élèves, sur leur processus d’apprentissage –certains enseignants le considèrent davantage comme une approche pédagogique qu’une méthode d’évaluation.
Il peut comporter plusieurs étapes :
La première étape est celle de la collecte. À cette étape, ilest important de conserver les travaux. Lors de la deuxième étape, celle de la sélection, les travaux devraient être sélectionnés en fonction des objectifs qui auront été déterminés au préalable. Les travaux et performances seront choisis en fonction du type de portfolio que vous désirez réaliser. Les réflexions et la projection sont les dernières étapes ainsi que le but ultime de la démarche. (Source : CEMIS).
Mais, collectionner ou transporter les portfolios de30 ou 200 élèves peut causer des désagréments, voire devenir un obstacle. Le transférer d’une année à l’autre, d’une matière à l’autre aussi. Le portfolio électronique ou numérique se veut une solution.
Il se veut un outil d’évaluation authentique et offre d’autres avantages :
Utilisation des TIC
Accent sur les compétences transversales
Intégration de plusieurs médias (son, séquence vidéo, photographie… texte)
Il permet à l’élève de mettre l’accent sur son processus d’apprentissage
Rapidité des informations et flexibilité des horaires de travail
Facilité pour la réalisation des bulletins (enseignants)
Plusieurs avantages qu’il soit numérique ou informatique,
Le portfolio doit permettre à l’élève d’amorcer une réflexion sur ses apprentissages, son processus créatif, son processus de travail et de réalisation de projets, ses difficultés et ses réussites, la connaissance de sa personne. Il se veut aussi le socioconstructivisme*…
Sites Internet sur le portfolio
Version d'évaluation du portfolio de la Montégrégie
http://ntapo.csvdc.qc.ca:591/portfoliorm/
Portfolio-Références W3-Yvan Lessard- CEMIS des Sommets
http://station05.qc.ca/CSS/cemis/portfol/portfolio.htm
Portfolio électronique professionnel et CV (sur CDRom)
http://ntic.org/obs/projetslargebande/pfolio/index.htm
La pédagogie du portfolio - Par Tanya Kathleen Hamm et Isabelle Gariépy
http://www.aquops.qc.ca/colloque/18colloque/echosdesateliers.html#lape
http://www.aquops.qc.ca/colloque/18colloque/echosdesateliers.html
Le portfolio dans le projet ProTic
http://www.protic.net/profs/menardl/3d_portfolio/structure_du_portfolio.htm
Les outils papier du portfolio de Suzanne Harvey
http://www.cssh.qc.ca/enseignants/api/portfolio/index.html
Les nouvelles tendances en évaluation des apprentissages
http://www.cegep-chicoutimi.qc.ca/reflets/reflet05.htmKeeBoo, un logiciel gratuit pour créer des portfolios en ligne (pour PC seulement) http://www.keeboo.com/
Fiche d’évaluation 1 (modèle)
(inspiré du Programme de formation, premier cycle primaire)
|
Compétence |
Portée de la compétence |
Composantes de la compétence |
Manifestations |
Évaluation Outil % |
|
|
Actualiser la signification de textes bibliques |
1er cycle. L’élève est en mesure d’énoncer, en ses mots, un certain nombre de convictions chères à la sagesse humaine et à la tradition chrétienne, en les rattachant à des faits, des événements ou des récits qui leur servent de fondements et en identifiant des situations de vie dans lesquelles se manifeste la conviction. 2e cycle. L’élève est capable d’énoncer d’autres convictions en les reliant à des fêtes, des rites, des symboles et en rappelant des faits, événements, récits. Aussi, il est en mesure d’identifier des situations actuelles ou passées où se manifestent ces convictions, de décrire des comportements actuels associés au patrimoine religieux ou culturel.
3e cycle. En plus des caractéristiques des autres cycles, l’élève peut donner des exemples d’engagements de personnes ou de groupes qui incarnent cette conviction; peut signaler des réactions favorables ou défavorables suscitées par cette conviction. |
L’élève raconte un récit biblique
L’élève explique une signification importante du récit biblique
L’élève applique une signification importante du récit biblique au contexte actuel
|
|
Grille Grille Grille Portfolio
Etc. |
25% 25% 25% 25%
Etc. |
Fiche d’évaluation 2 (modèle)
Titre de l’activité
Discipline/niveau
Nom : _______________________________ Nom des autres membres de l’équipe:
______________________________
______________________________
______________________________
______________________________
Date du début du projet: ___/ ___/ ___/
Date de la fin du projet: ___/ ___/ ___/
____ % (pondération de l’étape) accordé à ce projet/activité
RÉSERVÉ À L’ENSEIGNANT-E
Plan d’action ___ /5% remarque: ____________________________________
Bilan ___ /5% remarque: ____________________________________
Total ___ 10%
Remarque de l’élève :______________________________________________________
_______________________________________________________________________
Compétences disciplinaires (30%)
La connaissance du sujet
(les informations et les réponses aux questions étaient…)
10 8-9 6-7 0-5
excellente bonne satisfaisante insatisfaisante
Réservé à l’enseignant
10 8-9 6-7 0-5
excellente bonne satisfaisante insatisfaisante
Moyenne des deux notes: _________ total: _______/30%
2
Autres compétences (50%)
La communication
(le vocabulaire, la prononciation, le débit et l’intonation de la voix)
10 8-9 6-7 0-5
excellente bonne satisfaisante insatisfaisante
Réservé à l’enseignant
10 8-9 6-7 0-5
excellente bonne satisfaisante insatisfaisante
Moyenne des deux notes: _________ total: _______/10%
Qualité de l’animation et les TIC et NTIC
(a-t-on cherché à maintenir l’intérêt?… a-t-on utilisé une variété de stratégies d’animation?…)
10 8-9 6-7 0-5
excellente bonne satisfaisante insatisfaisante
Réservé à l’enseignant
10 8-9 6-7 0-5
excellente bonne satisfaisante insatisfaisante
Moyenne des deux notes: _________ total: _______/10%
3
Autoévaluation du travail en équipe
2 1 0
1. J’ai apporté des suggestions pertinentes à mon équipe: oui + ou - non
2. J’ai écouté et respecté les autres: oui + ou - non
3. J’ai accompli mes tâches à temps: oui + ou - non
4. Je me suis montré disponible pour des rencontres d’équipe: oui + ou - non
5. Je me suis présenté aux rencontres d’équipe: oui + ou - non
total: ___/10%
Mon point fort en travail de groupe est (explique):
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
Un point que je devrais améliorer est (explique):
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
Évaluation par l’enseignant
2 1 0
1. L’élève a apporté des suggestions pertinentes à son équipe: oui + ou - non
2. L’élève a écouté et respecté les autres: oui + ou - non
3. L’élève a accompli ses tâches à temps: oui + ou - non
4. L’élève s’est montré disponible pour des rencontres d’équipe: oui + ou - non
5. L’élève s’est présenté aux rencontres d’équipe: oui + ou - non
total: ___/10%
Remarque:
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
BILAN
Commentaires
La partie du projet/activité que j’ai aimée le plus… (explique):
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
La partie du projet/activité que j’ai aimée le moins… (explique):
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
Réservé à l’enseignant
Je suggère que l’élève améliore (Voir tableau des compétences transversales):
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
________________________________________________________________________
Note finale: _____ /100%
Annexe sur l’intégration des aires d’interaction*
Nom : ___________________ Groupe : ________
Date : _____________
Titre du projet : ________________________________________________________________
En te référant à ton projet, compose un texte dans lequel tu précises quels liens tu peux faire entre ton travail et les aires d’interaction. Assure-toi :
Il sera important de faire une bonne réflexion qui montre bien le cheminement de ta pensée.
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
Évaluation critériée de :
Aires d’interaction Maximum : 8
|
Niveau |
Descripteur |
|
0 |
L’élève n’a atteint aucun des niveaux décrits ci-dessous. |
|
1-2 |
L’élève parvient à identifier d’une manière simpliste des liens avec au moins une des aires d’interaction. |
|
3-4 |
L’élève parvient à identifier et à élaborer quelques liens avec au moins une des aires d’interaction. Sa compréhension des aires est juste. |
|
5-6 |
L’élève parvient à identifier et à élaborer une série de liens avec plus d’une des aires d’interaction. Sa compréhension des aires est juste. |
|
7-8 |
L’élève parvient à identifier et à élaborer en profondeur une série de liens significatifs avec plus d’une des aires d’interaction. Sa compréhension des aires est juste. |
Commentaires
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
Engagement personnel et attitudes Maximum : 6
Il s’agit par ce critère de procéder à une évaluation globale de l’attitude de l’élève lors de la planification et de la réalisation de son projet. On considérera des qualités telles que l’engagement personnel, l’enthousiasme, le sens de l’initiative, l’intérêt personnel, le sens de l’effort, le respect des échéances et des procédures.
S’il s’agit d’un travail d’équipe, on considérera aussi le respect des autres membres de l’équipe, le respect des tâches attribuées, la contribution positive de l’équipe.
|
Niveau |
Descripteur |
|
0 |
L’élève n’a atteint aucun des niveaux décrits ci-dessus. |
|
1-2 |
Le projet n’a pas été traité avec le sérieux requis, et on y retrouve peu les qualités énumérées ci-dessus. |
|
3-4 |
Le projet est satisfaisant par rapport aux qualités énumérées ci-dessus. |
|
5-6 |
Le projet est excellent par rapport aux qualités énumérées ci-dessus. |
Commentaires
____________________________________________________________________________________
____________________________________________________________________________________
Évaluation critériée de l’intégration des aires d’interaction
Nom : _________________________________
Matière : _______________________________
Titre du projet : ______________________________________________________________
Description : ________________________________________________________________
___________________________________________________________________________
|
Aires d’interaction |
Transdisciplinarité |
Compétences Transversales |
Domaine d'expérience de vie |
Mode d'évaluation |
|
|
|
Les TIC sont des ressources et non des outils. Les TIC poussent les enseignants à délaisser leur rôle traditionnel (encyclopédique) vers d’autres fonctions axées davantage vers la médiation, l’accompagnement, etc.
En fait, on favorisant l’utilisation des TIC on développe une des deux compétences transversales d’ordre méthodologique " Exploiter les technologies de l’information et de la communication ".
En favorisant le transfert des compétences, les directions d’école devront s’assurer d’avoir, au préalable, les installations électroniques et médiatiques à la disposition du personnel. En favorisant la recherche et le traitement de l’information, de la communication de cette information, inévitablement, on augmentera le temps d’utilisation du téléviseur-vidéo, des appareils photographiques, des cinécaméras, de l’Internet, des ordinateurs, des téléphones, etc. Les directions devront estimer les coûts liés aux adaptations, à l’entretien et à l’achat de tout cet équipement –fragile, coûteux et pourtant nécessaire. Cette gestion des équipements et de ses utilisations devra être implantée, de préférence, avant le changement de cette nouvelle pratique pédagogique.
Aussi, il faudra instaurer un horaire " hors-classe " afin d’avoir le plein contrôle de la situation. Si le transfert des compétences amène l’établissement d’activités ou de projets, les directions devront se pencher sur cette gestion qui pourrait devenir, dans une école de plus de 500 élèves, une véritable "une de ponte " de la circulation.
C’est connu du milieu de l’enseignement, grâce aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, et particulièrement Internet, les écoles devront développer de nouvelles stratégies d'enseignement. Aussi, présentement, les compétences transversales constituent l’aspect le plus important de la réforme en cours. Et parmi les quatre compétences transversales, celle d’ordre méthodologique (maîtriser des TIC comme outils de communication, réaliser des projets) exigera un certain vécu pratique et technique. Car, au-delà des présupposés valeurs psychopédagogiques que l'on attribue aux méthodes d'enseignement qui utiliseront les TIC, les élèves auront à développer des compétences en cette matière, lesquelles constitueront un atout important dans leur préparation au travail ou aux études universitaires.
Selon l’expérience du PUS, il faudra inévitablement instituer un cours " Cours Arts, Médias et TIC ", qui se veut d’abord une connaissance technique des TIC --l’élève devra obtenir rapidement une autonomie face aux TIC. Aussi, à partir de la grille-matières du nouveau curriculum, nous constatons que le domaine des Arts sera largement négligé –il occupera quelque 2% des cinq domaines!--, on devra porter une attention particulière de l’application des TIC au domaine des Arts. On devrait d’ailleurs opter pour la Méthode Quatre Temps –méthode qui cherche à favoriser le transfert des apprentissages en utilisant une méthode connue du processus créatif.
Voici, sommairement, ce à quoi pourrait ressembler, au premier cycle, les activités de ce cours :
Il serait pratique, selon l’expérience du PUS, d’attribuer des "cartes de certification" afin de faciliter le travail des enseignants lorsqu’ils insèrent des TIC dans leurs activités, projets –l’élève qui ne maîtrise pas telle ou telle TIC devra obtenir sa carte au préalable ou encore l’enseignant sera à même de juger s’il doit insérer telle ou telle TIC, déceler plus facilement les élèves qui vivront avec cette problématique. Les " cartes de certification " ne sont qu’un des moyens pour palier à ce problème.
Au cours de sa formation, l’élève devra:
Voici les composantes de la compétence transversale:
Au regard de l’appropriation
a) l’élève connaît ce qu’il s’est approprié (objets, concepts, vocabulaire, structures, environnements, procédures, techniques de dépannage, etc.)
b) il reconnaît le connu en contexte nouveau
c) il explore les fonctions inconnues
Lorsqu’on construit un contexte intégrateur, on doit se demander ce que telle ou telle tâche amènera l’élève à utiliser comme TIC (courriel, recherche sur Internet, numériseur, etc.).
Finalement, les écoles doivent établir un tableau de passation des élèves quant à l’utilisation des TIC et de leur portée (Voir annexe).
Six manières d’apprendre et les TIC
Il existerait six manières d'apprendre, six critères pour analyser une application. Du point de vue de la psychologie cognitive, nous apprenons et retenons:
10 % de ce que nous lisons
20 % de ce que nous entendons
30 % de ce que nous voyons
50 % de ce que nous entendons et voyons
70 % de ce que nous disons nous même
90 % de ce que nous faisons nous-même
Conséquences: le multimédia est donc relativement efficace dans les didacticiels, puisque il permet de réunir son texte et image. Une efficacité maximale est atteinte uniquement lorsque didacticiel permet à l'utilisateur de prendre des initiatives et d'être créatif, donc quand il peut agir lui-même sur ce qu'il apprend.
Un bon didacticiel doit donc - dans la mesure du possible - permettre à l'apprenant de:
(Source : http://it-resources.icsa.ch/Pedagogie/Retentn.html)
Les sections du scénario
L'identification
Les contenus et les compétences visés
La phase de préparation
La phase de réalisation
La phase d'objectivation
Le réinvestissement
Les TIC et la méthode Jigsaw
Il faut que le rôle de l’élève devienne essentiel au sein du groupe. Il faut créer ce sentiment de l’importance.( À développer).
5 ans, 3 ans pour un programme.
Rappelons qu’une des finalités visées par ce renouveau est de " favoriser chez les élèves la conquête et la maîtrise progressives des compétences qui caractérisent l’être humain : penser, créer, agir, apprendre, mémoriser, s’organiser, communiquer, être présent à soi et à autrui par la conscience et s’accomplir dans un sens éthique et esthétique ".
Créer cet environnement pédagogique adéquat, qui maximise les conditions de transfert, démontrera à l’élève qu’il peut "apprendre à se connaître autrement qu’en classe", qu’il peut utiliser des compétences autres que scolaires.
Dans la variété d’activités tout le monde va y trouver son compte, à un point tel, que lorsqu’on construit une situation (tâche, activité, projet), on transfert automatiquement de nombreuses compétences (domaine disciplinaire, compétences transversales, compétences liées au domaine de l’expérience de vie) . " La transversalité des apprentissages peut être étroitement associée à l’intensification d’un travail interdisciplinaire " (Jean Hénaire).
En définitive, même si l’implantation du Programme des programmes semble lointaine, il importe dès maintenant de se préparer à ces nouvelles pratiques qui offrent un défi d’importance : " faire apprendre à l’élève à reconstruire un savoir et à l’utiliser dans sa version adaptée à une nouvelle situation ". Car, unanimement, les compétences transversales constituent l’aspect le plus important de cette réforme en cours. Ces changements demanderont donc aux enseignant-es temps, énergie et bonne volonté.
EMRC, sujets disciplinaires et projets
La loi 118, maintenant connue dans les écoles –qui fait suite, en quelque sorte, aux États généraux (1995), puis au rapport Proulx (1999)--, va modifier le régime pédagogique actuel à la fin de l’année 2001.
Au premier cycle, on va passer de six à quatre unités et trois options seront possibles : on choisit entre " enseignement religieux " ou " moral " ou un cours " d’éthique et culture religieuse " –ce cours devra être élaboré localement et soumis à l’approbation du ministre, sur recommandation du nouveau comité sur les affaires religieuses.
Au deuxième cycle, on va passer de quatre à deux unités et seul le cours " d’éthique et culture religieuse " est obligatoire –il sera probablement élaboré par le MÉQ.
Mais rien n’empêchera les écoles d’utiliser les unités libérées pour offrir l’enseignement religieux. Aussi, l’école privée ne sera pas tenue, en vertu de la loi, d’offrir de choix au 1er cycle du secondaire –en fait, elle pourrait le faire, mais pourrait tout aussi bien décider de n’offrir que l’enseignement religieux.
De même, l’animation pastorale traditionnelle fera place à un service d’animation spirituelle et d’engagement communautaire qui sera offert aux élèves de différentes convictions ou confessions.
Les nouvelles insistances de la réforme ne devraient pas avoir d’effets négatifs sur l’EMRC mais, au contraire, rendre davantage stimulante cette discipline; " plus chargé de sens pour les élèves, plus en prise sur les grands défis du monde contemporain ".
Le domaine " Développement personnel " comprend les disciplines suivantes : Éducation physique et à la santé, Enseignement moral, Enseignement moral et religieux catholique, Enseignement moral et religieux protestant.
Il existe des apprentissages communs aux quatre disciplines du domaine. Même si, actuellement, seules les compétences au primaire sont connues (celles du premier cycle sont approuvées), il y a de fortes chances que les compétences disciplinaires soient sensiblement les mêmes au secondaire, du moins celles concernant le pluralisme religieux, l’ouverture aux autres cultures et religions.
En EMRC, l’élève devra acquérir " une formation morale basée notamment sur la découverte des valeurs, sur la construction d’un référentiel moral et sur la résolution de problèmes moraux… L’élève s’intéresse au fait religieux dans son ensemble et découvre les multiples facettes de la diversité culturelle et religieuse, en plus de s’approprier l’héritage judéo-chrétien tel qu’il est interprété par différentes confessions chrétiennes " (Programme de formation p. 405)
" L’Enseignement moral et religieux catholique représente, pour l’élève, une occasion particulière de s’investir dans la recherche du sens de la vie… En proposant une vision du monde et un ordre de valeurs hérités de l’univers chrétien, l’EMRC cherche ainsi à répondre à divers besoins de l’élève (spirituels, religieux et moraux, en particulier) et à lui faire apprécier une certaine manière de vivre, porteuse d’un grand humanisme de même qu’une ouverture à l’absolu et au transcendant .
La raison d’être en EMRC n’est pas d’amener l’élève à croire ou à s’intégrer à l’Église catholique, mais de recourir aux ressources humaines et spirituelles de l’expérience chrétienne pour éclairer et soutenir la croissance humaine de l’élève dans les passages et les défis qui sont les siens aux différentes étapes de son développement (Programme de formation p. 467) ". L’action de l’enseignant relève plutôt du service que de la mission, elle tend à éclairer le monde de la foi, à l’explorer plutôt qu’à y faire entrer " (Le Nouvel horizon de l’éducation religieuse à l’école, p. 49).
Cette discipline peut apporter, à l’élève, un enrichissement culturel et un appui à son développement personnel, à son autonomie, à sa socialisation. Et dans l’attente des compétences disciplinaires de la réforme, les enseignants peuvent expérimenter, à partir des sujets disciplinaires actuels (bien que le programme de deuxième secondaire n’ait pas encore vu le jour), diverses activités et pédagogies favorisant le transfert des apprentissages (voir Annexe 7 pour une étude de la situation de l’enseignement religieux dans son milieu en vue de la pratique pédagogique du nouveau curriculum).
Les activités pourront tenir compte des thèmes suivants :
Enseignement Moral et Religieux Catholique
(Sujets disciplinaires)
Sec. I Sec. II Sec. III Sec. IV Sec. V
|
Les Départs Diverses expériences qui illustrent les caractéristiques d’un départ : difficultés, attitudes négatives et positives, étapes et processus. |
La Nouvelle Qu’est-ce qu’une nouvelle? Ses composantes (impact, destinataire, moyen de diffusion). Les différents genres littéraires (poésies, contes, miracles). Exégèse ou méthode historico-critique. |
Le Monde D’où vient le monde? Où va-t-il? Invitation à explorer différentes réponses scientifiques et religieuses. |
Les Valeurs et la conscience morale Valeurs, morale, conscience dans la pratique du discernement et du jugement moral.
|
La Diversité religieuse Les mouvements religieux dans le monde; les attitudes à adopter envers la diversité religieuse, les grandes religions, la compréhension du phénomène religieux. |
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Les Obstacles Les différents obstacles que l’on peut rencontrer dans un projet, dans un départ et comment les aborder.
|
L’existence personnelle Le cœur, le corps et l’esprit, composantes de l’humain. Beaucoup de possibilités sont offertes à l’humain, mais il a aussi des limites. |
Le Mal et la souffrance Les différentes formes de violence, le satanisme, le mal, les médias et la violence. |
La liberté et la responsabilité Liberté et libération. Libération et responsabilité. |
L’Église Histoire de l’Église; le protestantisme, la vie des premiers chrétiens, les grands défis d’aujourd’hui.
|
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Les Relations humaines Les relations humaines peuvent apporter beaucoup à l’individu. Elles peuvent devenir heureuses ou malheureuses à certaines conditions. |
Les Espoirs Rêves, espoirs, qu’est-ce que " espérer " (agir)? L’humain aspire à mille choses pour construire sa vie, la rendre belle et signifiante. |
Les Symboles Les différents symboles religieux, profanes, universels, et leurs significations. |
L’Amour et la sexualité Sexualité humaine et particularité; attitudes devant la différences, stéréotypes, etc.
|
Des Questions sociales Trois volets sont à traiter : la violence, la pauvreté et le travail. |
|
Une Discipline de vie Le réussite de projets ou de sa vie est souvent reliée ou liée à des règles, à une discipline, à une méthodologie.
|
Le rejet ou la reconnaissance Être rejeté ou accepté, valorisé. Comprendre l’autre, le différent de soi. |
La Vie Différentes approches pour donner un sens à la vie, à l’importance de la quête de sens. Le suicide, la mondialisation, le travail, etc., sont des sujets qui peuvent être abordés. |
La Justice et le respect Justice, dignité humaine. On y traite des grands sujets : euthanasie, génétique, jeu compulsif, suicide, peine de mort, avortement, etc.
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L’Actualité Les événements de l’actualité vus sous l’angle de la religiosité, du religieux.
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Tel qu’énoncé précédemment, le Programme de formation n’élimine pas nécessairement le cours magistral, les exercices traditionnels, le visionnement de documentaires et la visite d’intervenants dans les classes.
Voici quelques pistes, au deuxième cycle du secondaire, pouvant favoriser davantage le transfert des apprentissages. On pourrait développer davantage chacun des degrés. Dans l’expérimentation du PUS, plus d’une trentaine d’activités, de projets, de tâches ont été réalisés durant l’année.
Ce programme offre une grande ouverture à l’altruisme, au respect d’autres valeurs, à la découverte d’autres cultures, de différentes religions. Voici une activité/projet (4-6 cours) pour le module le " Pluralisme religieux ".
EMRC 516*
Chaque équipe (4 élèves) doit préparer le repas traditionnel d’une religion et présenter ce banquet aux élèves de l’école, le 24 mars 2000, de 11h45 à 12h45. Chaque équipe possède un budget maximum de 10$. Aussi, le repas traditionnel doit être composé d’au moins trois différents mets (une entrée, un plat principal et un dessert). De plus, l’ensemble d’un repas traditionnel d’une équipe doit offrir au moins 50 portions de dégustation.
Auparavant, vous devez soumettre les documents suivants:
1. Un plan illustrant votre kiosque ainsi qu’une prévision de l’espace requis; les besoins nécessaires à la réalisation de votre kiosque (cartons, nappes, nombre de chaises, grandeur de la table, etc.), les besoins nécessaires à la dégustation des mets (verres, etc.), les besoins nécessaires à la préparation des mets.
2. La documentation présentant la religion choisie, les interdits et habitudes alimentaires de celles-ci.
3. La recette du repas présenté au kiosque.
4. La liste des ingrédients nécessaires à la réalisation du repas, leur quantité et les coûts reliés à leur achat.
5. Une stratégie publicitaire.
5. Un échéancier de réalisation
*activité de Daniel Coulombe
Remarque : Il est préférable que les élèves prennent leurs informations chez les communautés religieuses et dans les familles plutôt que dans les livres. Il faut aussi tenir compte de la gestion et de l’organisation lors du " cuisinage ". Aussi, on peut favoriser une décoration religieuse, avec des chants traditionnels, ou encore y insérer les NTIC.
On peut multiplier les situations favorisant les compétences liées au pluralisme religieux. Par exemple, en tenant compte des coutumes, rites, mythes, du sacré, des fêtes et interdits des religions, l’équipe (4 personnes) devra planifier la vie quotidienne, sur une période d’une année scolaire, d’une personne de leur âge, de religions différentes, habitant le même appartement qu’eux. On pourrait y ajouter, pour le module " L’Église ", un diaporama ou un document audio-visuel qui présenterait la religion dominante (en l’occurrence, le catholicisme). Aussi, utiliser les NTIC pour illustrer les caractéristiques " d’un mouvement religieux pernicieux " pour les individus et pour la société.
On peut favoriser les NTIC pour le module les " Grandes questions sociales ". Par exemple, démontrer le traitement de l’information du travail, de la pauvreté et de la violence à l’intérieur de différents médias, de quotidiens différents, etc. (2-6 cours).
Créer des tâches " Contrer la violence d’une foule, d’un groupe " soit à partir d’un événement malheureux, soit pour quelque chose de local, du milieu; " Créer des situations qui élimineront la manifestation de la violence, qui favoriseront la non-violence ", etc.
Quant au volet " Actualité ", il est le lieu idéal pour que se manifestent les NTIC.
Ce programme vient tout juste d’être approuvé.
Le module " La Morale " laisse place à un questionnement pratique sur les règlements d’une école, le portrait moral de l’institution. Les élèves pourraient travailler à un projet sur le fondement même des règlements d’une école en tenant compte de toute la dynamique morale de cette approche –c’est un couteau à deux tranchants, mais ce sont des activités très près de la réalité (6-10 cours).
Le module " Amour et sexualité " ouvre des portes au cours FPS Éducation à la sexualité ainsi qu’à la compétence sur la santé du domaine d’expérience de vie (4-8 cours).
Enseignement Moral et Religieux Catholique 416*
La direction d’une école secondaire te commande d’organiser une journée d’information sur l’éducation à la santé et à la sexualité, sous forme de kiosque, sur l’heure du dîner. De plus, la direction précise la date : 14 février 0000 et les cinq thèmes qui devront être abordés : les maladies transmissibles sexuellement, contraception et avortement, les attitudes face aux différents comportements sexuels, le vocabulaire d’usage en sexualité, la sexualité et le point de vue des grandes religions.
*activité de Sylvain Breault et Daniel Coulombe
On pourrait proposer une autre activité dans ce module : " Des publicités stéréotypées " (2 –4 cours). Les élèves doivent présenter des publicités (cinéma, revues, panneaux, télévision…), via des TIC, et démontrer les stéréotypes sexuels, le sexisme, etc.
Finalement, le module " La justice et le respect " est le lieu idéal pour une recherche présentée en classe en utilisant des outils multimédias (6-10 cours).
Ouvrages généraux
ARSENAULT Diane, " Le renouveau pédagogique au privé ", Le Point en administration scolaire, automne 1999, p. 20-21.
BARETTE Diane, Différences et particularités de l’approche par compétences par rapport à l’approche par objectifs, Programme d’études DÉFIS, Québec, Ministère de l’Éducation du Québec, 1996.
BÉLAIR Louise M., L’Évaluation dans l’école. Nouvelles pratiques, ESF Éditeur, 1999, 125 p.
BROSSARD Luce (sous la direction de), Pour des pratiques pédagogiques revitalisées, Éditions Multimondes, 2000, 188 p.
BROSSARD Luce et MARSOLAIS Arthur (sous la direction de), Des pistes prometteuses. Propos de leaders pédagogiques, Éditions Multimondes, 2000, 186 p.
CLOUTIER J., Synthèse portant sur le curriculum de quelques provinces canadiennes, de quelques états américains et de quelques pays, Groupe de travail sur la réforme du curriculum, Québec, 1997.
COMMISSION DES PROGRAMMES D’ÉTUDES, Réactions et commentaires sur le programme de formation de l’école québécoise (premier cycle), version consolidée, novembre 1999, 32 p.
GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, Réaffirmer l’école : prendre le virage du succès, Rapport du Groupe de travail sur la réforme du curriculum, Québec, Gouvernement du Québec, 1997, 151 p.
GUITTET André, Développer les compétences, ESF Éditeur, 1995, 230 p.
MORISSETTE Rosée, document de travail sur quelques éléments d’une démarche d’enseignement/apprentissage qui favorisent le développement des compétences et le transfert des apprentissages, avril 1999, 30 p.
NANTEL Yolande, Outil pratique pour un projet centré sur le développement des compétences chez l’élève, CSDM, août 1999, 21 p.
PERRENOUD Philippe, Construire des compétences dès l’école, ESF, 1998, 125 p.
--------, L’évaluation des élèves, Pédagogie en développement, De Boeck Université, 1998.
PROGRAMME DE FORMATION DE L’ÉCOLE QUÉBÉCOISE (Éducation préscolaire, enseignement primaire), version approuvée (15 juin 2000), 2000, 560 p.
REY Bernard, Les compétences transversales en question, ESF, 1996, 216 p.
ROUILLARD Sylvain, La créativité : concepts de base, Collège de Sherbrooke, 1996, 78 p.
SOCLES DE COMPÉTENCES dans l’enseignement fondamental et au premier degré de l’enseignement secondaire, Cabinet du Ministère de l’Éducation, Bruxelles, 1994, 159 p.
TARDIF Jacques, Le Transfert des apprentissages, Éditions Logiques, 1999, 223 p.
TARDIF Nicole, La pédagogie de la réforme du Curriculum, 1999.
VIE PÉDAGOGIQUE, dossier " Faire acquérir des compétences à l’école ", septembre/octobre, 1999, 60 p.
DISCAS (http://discas.educ.infinit.net/) : un site produit par les consultants en éducation Jaques Henry et Jocelyne Cormier.
MEQ (http://www.meq.gouv.qc.ca) : site officiel du Ministère de l’Éducation du Québec. Par ce site, on peut accéder au Programme d’acquisition de logiciels et de cédéroms éducatifs (http://www.autoroute.gouv.qc.ca)
FCSQ (http://www.fcsq.qc.ca) : on y découvre quelques 1000 sites sur l’éducation. Le site de BouScol a pour principal objectif de favoriser l’exploitation des ressources éducatives d’Internet, l’intégration des TIC aux activités quotidiennes vécues en classe. Également, sous la supervision du CEMIS, les guides APO l’utilisation de cédéroms ou de logiciels en classe, présentent des documents d’accompagnement. Présentement, le tout n’est pas terminé (http://csrs.qc.ca/Cemis/projets.html). Aussi, Cyberscol (http://www.cyberscol.qc.ca), Prof-Inet (http://www.cslaval.qc.ca); etc.
L’infobourg de l’éducation (http://www.infobourg.qc.ca).
Mais, considérant la vitesse à laquelle les nouveautés apparaissent sur le web, il est plus facile de dire aux enseignants " écrivez le mot pédagogie sur la Toile du Québec " et, en quelques secondes, vous pourrez naviguer sur plus d’une centaine de sites.
Personnes ressources/entreprises spécialisées
Ressources pour la conception de scénarios pédagogiques
Cyberscol : http://www.cyberscol.qc.ca/scenarios/
Prof-Inet : http://www.cslaval.qc.ca/prof-inet/index.asp
Station 5 - BouScol : http://station05.qc.ca/csrs/BouScol/
WebQuest : http://edweb.sdsu.edu/webquest/matrix.html
La fenêtre pédagogique : http://csaffluents.qc.ca/ped/fenetre.htm
Activités variées : http://www.contenu.com/prof/IndexProf.asp
CEE - scénarios pédagogiques : http://www.csdm.qc.ca/cee/cee4.htm
Université de Sherbrooke : http://callisto.si.usherb.ca/~fbreton/
Travaux TIC d'étudiants de l'Université de Montréal
http://facvirtuelle.scedu.umontreal.ca/information/fv_travcours.asp
Intégration au secondaire, Séminaire de Sherbrooke - Jean-Luc
Turcotte : http://www.seminaire-sherbrooke.qc.ca/pays/frameset1.html
James Rainville's ESL Page : http://www.james.rtsq.qc.ca/
Québec English School Network : http://www.qesn.meq.gouv.qc.ca/
http://station05.qc.ca/css/Aiguill'Art/projets/projet.html
UQAM : http://logos.math.uqam.ca/mat2027/scenario/default.html
UdeM : http://www.scedu.umontreal.ca/profs/viens/scenarios/Tempo/Site_scenaristes
Pédagogie par projet : http://www.cspi.qc.ca/pont-com/Pc9798/pages/dprojet.htm
Enseigner par dessus l'épaule :http://www3.sympatico.ca/michel.morissette/Enseigne.htm
Comment intégrer Internet en anglais langue seconde : http://www.james.rtsq.qc.ca/internet.htm
CEE - scénarios pédagogiques : <http://www.csdm.qc.ca/cee/
Carrefour - éducation :http://carrefour-education.telequebec.qc.ca/
Carrefour des ressources didactiques informatisées : http://c-rdi.qc.ca/
NTIC et Portfolio
L’AGORA, " L’encyclopédie de l’Agora : un portail éclairé, avril-mai 2000, 44 p.
BOYER Diane, Le Portfolio et le Programme primaire de l’O.B.I., Colloque de la S.E.E.I, 2000.
LAURENDEAU Ginette et FRENETTE Claude, " Le Portfolio numérique ", Les Actes du Congrès Le Privé au cœur de la réforme, octobre 2000, atelier 110, 3 p.
FARR Roger et TONE Bruce, Le portfolio au service de l’apprentissage et de l’évaluation, Éditions de la Chenière, 1998.
GOUPIL Georgette, Portfolios et dossiers d’apprentissage, Éditions de la Chenière, 1998.
GUAY Mireille, "Le portfolio—vers une évaluation authentique", Les Actes du Congrès Le Privé au cœur de la réforme, octobre 2000, atelier 306, 9 p.
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC (direction des ressources didactiques), La Maîtrise des Tic –un référentiel québécois, document de travail, 1998.
NADEAU S. et DESJARDINS A., " Bulletins scolaires de la maternelle ", Les Actes du Congrès Le Privé au cœur de la réforme, octobre 2000, atelier 503, 8 p.
TARDIF Jacques, Intégrer les nouvelles technologies : quel cadre pédagogique?, Pratiques et enjeux pédagogiques no 19, ESF Éditeur, 1999.
Groupe de travail régional sur le portfolio (Montérégie)
http://station05.qc.ca/CSS/cemis/portfol/portfolio.htm. Il est possible d’obtenir une version gratuite auprès de Michel Arcouet ([email protected]) et une version d’évaluation est disponible à l’adresse électronique : http://ntapo.csvdc.qc.ca :591/portfoliorm/. Utilisez l’identification et le mot de passe INVITE.
Agora (http://www.agora.qc.ca)
Habitudes de vie des adolescents/activités
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION DU QUÉBEC, La Vie scolaire au secondaire : sondage auprès des élèves et des responsables de la vie scolaire, 1995, 56 p.
Ados, familles et milieu de vie/La parole aux ados!, menée par le Bureau québécois de l'Année internationale de la famille et l'Association des Centres jeunesse du Québec en collaboration avec l'équipe du Centre de recherche sur les services communautaires de l'Université Laval, Québec, 1994, 125 p.
GIROUX Lise, En vacances et à l'école: les loisirs des élèves du secondaire, Gouvernement du Québec, 1994 (rapport de recherche).
HONE Geneviève et MERCURE Julien, Les adolescents: les encourager, les protéger, les stimuler, Novalis, 1996, 192 p.
PHILIBERT Christian et WIEL Gérard, Accompagner l'adolescence: du projet de l'élève au projet de vie, Éditions Chronique Sociale, 1995, 217 p.
CLOUTIER R., LEGAULT G., CHAMPOUX L. et GIROUX L., Les habitudes de vie des élèves au secondaire: Rapport d'étude, Québec, Ministère de l'éducation, 1991.
Enseignement Moral et Religieux Catholique
CADRIN-PELLETIER C., LEGAULT G., BÉDARD-HÔ F. et NADEAU S., Au-delà des apparences..., Sondage sur l'expérience morale et spirituelle des jeunes du secondaire, Direction de la recherche et Direction de l'enseignement catholique, Ministère de l'éducation du Gouvernement du Québec, 1992, 181 p.
CARREFOUR 92, Rapport/synthèse de la cueillette d'informations auprès des jeunes de cinquième secondaire, Office de l'Éducation, Archevêché de Montréal, septembre 1991, pro manuscripto, 31 p.
CONSEIL SUPÉRIEUR DE L’ÉDUCATION, Comité catholique. L'évaluation du vécu confessionnel: l'école catholique, un choix éducatif et culturel, Québec, édité par le Comité catholique du Conseil supérieur de l'éducation, février 1996, 33 p.
CONSEIL SUPÉRIEUR DE L’ÉDUCATION, Comité catholique. Rapport d'une étude du Comité catholique, juin 1991: la situation de l'enseignement moral et religieux catholique du secondaire, Québec, Direction des communications, juin 1991, 136 p.
CONSEIL SUPÉRIEUR DE L’ÉDUCATION, Comité catholique et Comité protestant. Une place nouvelle pour la religion à l’école, Québec, septembre 2000, 16 p.
CONSEIL SUPÉRIEUR DE L’ÉDUCATION, Comité catholique. Le nouvel horizon de l’éducation religieuse à l’école, 22 juin 2000, 56 p.
HUILLIER Charles, Vie et foi des adolescents, Droguet/Ardant, 1992, 218 p.
RICHARD Réginald, Religion de l'adolescence, adolescence de la religion, Presses de l'Université Laval, 1985, 176 p.
GRAND’MAISON Jacques (sous la direction de), Le drame spirituel des adolescents, Profils sociaux et religieux, (Cahiers d'études pastorales, no 10), Fides, 1992, 244 p.
Annexe 1 : Programme d’éducation internationale
Mont Notre Dame
Annexe 2 : Guide d’analyse du milieu
Annexe 3 : Compétences transversales
Annexe 4 : L’interrogation méthodologique
Intégra
5 : Démarche générale d’apprentissage
Annexe 6 : La pédagogie de la réforme du Curriculum
Nicole Tardif
Annexe 7: En vue de la pratique en EMRC
Annexe 8: Orientations gouvernementales sur la place de la religion à l’école