It's always you 7
Auteur:Lovely-Bibie
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R�sum�:Que penser d�une femme qui se cache dans le placard de votre salle de bain ? Comment expliquer que vous soyez seul � la voir ? Faut il pr�tendre � la folie ? Ou tout simplement se laisser emporter dans une des histoires d�amour les plus improbables de toute son existence ?
Note de l'auteur:( Bangel )
Cette fanfiction est adapt� du roman de Marc L�vy � Et si c��tait vrai� � .
Je recommande fortement la lecture de cette ouvrage � toute personne aimant les histoires d�amour improbables !
L�univers de BTVS et de ATS, � proprement parl�, n�est pas pr�sent dans cette fic . Seul quelques personnages y sont repr�sent�s . Ainsi, le but de mon histoire est de vous d�montrer que certaines personnes sont li�es dans un destin unique � travers les univers et les si�cles .
Disclaimer:Ce site est un site sans but lucratif qui regroupe des oeuvres sur les personnages du Buffyverse et du Angelverse. Les auteurs �crivent uniquement pour leur plaisir. Tous les droits reviennent � Joss Whedon, Mutant Company, Fox, UPN...
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Partie 7 :
Sans cesser de lui caresser les cheveux, elle lui murmura � l�oreille :
- Je vais te raconter une histoire . Imagine que tu ai particip� � un jeu et que tu ai gagn� . Ton cadeau serait le suivant : chaque matin une banque t�ouvrirait un compte de 86400 dollars . Mais comme tout jeu, celui ci aurait aussi ses r�gles . La premi�re r�gle est que tout ce que tu n�as pas d�pens� dans la journ�e t�es enlev� le soir, tu ne peux pas tricher, tu ne peux pas virer cet argent sur un autre compte, tu ne peux que le d�penser . Mais chaque matin au r�veil, la banque te rouvre un autre compte, avec de nouveau 86400 dollars pour la journ�e . La deuxi�me r�gle c�est que la banque peut interrompre ce petit jeu, sans pr�avis ; � n�importe quel moment elle peut te dire que c�est fini, qu�elle ferme le compte et qu�il n�y en aura pas d�autre . Que ferais tu ?
Il ne comprenait pas bien o� elle voulait en venir mais r�pondit tout de m�me .
- Je crois que je d�penserai chaque dollar pour me faire plaisir, pour offrir des tonnes de cadeaux aux gens que j�aime . J�utiliserai chaque centime pour apporter du bonheur dans ma vie et dans celle des gens qui m�entourent, m�me aupr�s de ceux que je ne connais pas d�ailleurs, parce que je crois pas que je pourrais d�penser 86400 dollars pour moi et mes proches, m�me en une journ�e . Mais o� veux tu en venir ?
- Cette banque magique, nous l�avons tous, c�est le temps ! La corne d�abondance des secondes qui s��grainent ! Chaque matin au r�veil, nous sommes cr�dit�s de 86400 secondes de vie pour la journ�e, et lorsque nous nous endormons le soir il n�y a pas de report � nouveau, ce qui n�a pas �t� v�cu dans la journ�e est perdu, hier vient de passer . Chaque matin, cette magie recommence mais la banque peut fermer � tout moment : � tout moment, la vie peut s�arr�ter . Alors qu�en faisons nous de nos 86400 secondes quotidiennes ? Cela n�est il pas plus important que des dollars ces secondes de vie ?
- Si, bien s�r . avoua t il en baissant les yeux .
- La vie est magique Angel, dit elle en lui relevant le menton pour qu�il la regarde . Et je te parle en connaissance de cause, parce que depuis mon accident je go�te le prix de chaque instant que la banque m�accorde . Alors je t�en prie, profitons de toutes ces secondes qu�il nous reste .
Angel la prit dans ses bras et lui murmura � l�oreille : � Chaque seconde avec toi compte plus qu�une vie enti�re � .
Ils pass�rent ainsi le reste de la nuit, enlac�s devant leur espoir .
La vie reprit son cours normalement, tant et si bien que chaque jour passant, ils en venaient � oublier de plus en plus l��p�e de Damocl�s qui se balan�ait au dessus de leurs t�tes .
Angel passait de temps � autre � son bureau, y faisant quelques apparitions pour signer de papiers . Le reste de la journ�e, ils le passaient ensemble, allant au cin�ma, marchant de longues heures dans les all�es bois�es du parc � Ils encha�n�rent les spectacles en ville ; Music-Hall, ballets, concerts et th��tres . Les heures �taient semblables � de longues vacances paresseuses, o� rien ne se refusait . Vivre dans l�instant pr�sent en occultant demain . Sans penser � rien d�autre qu�� ce qui se passe maintenant . � La th�orie des secondes �, comme ils l�appelaient .
Les gens qui les croisaient dans la rue prenaient Angel pour un fou ou pour un veuf vivant dans l�ombre de sa femme disparu trop t�t . Angel n�y prenait plus garde, il go�tait chacun de ces instants qui tissaient les mailles de leur amour .
En quelques semaines, ils �taient devenus complices, amants passionn�s et compagnons de vie .
Doyle et Cordy ne s�inqui�taient plus, ils s��taient fait une raison de la crise que traversait leur ami . L�important �tait qu�il aille mieux ou aille bien tout court, quelque soit le monde dans lequel il vivait .
Cela se produisit un mardi soir . Ils s��taient endormis dans les bras l�un de l�autre apr�s une �treinte passionn�e, tendre et complice .
Vers six heures du matin, Buffy se dressa d�un bond dans le lit et cria le nom d�Angel . Il se r�veilla en sursaut et ouvrit grand les yeux . Elle �tait assise en tailleur, son visage �tait p�le et cristallin .
- Qu�est ce qu�il y a ? demanda t il d�une voix pleine d�inqui�tude .
- Prends moi vite dans tes bras, je t�en supplie .
Il s�ex�cuta sur le champ et sans qu�il eut � renouveler sa question elle posa sa main sur sa joue ombr�e par la barbe naissante, elle le caressa, glissant vers son menton, entourant sa nuque avec une infinie tendresse . Ses yeux se gonfl�rent de larmes et elle lui murmura :
- C�est le moment mon amour, ils m�enl�vent, je suis entrain de dispara�tre .
- Non ! cria t il en la serrant plus fort .
- Mon dieu, je ne veux pas te quitter ! J�aurais tellement voulu que cette vie avec toi ne cesse jamais �
- Tu ne peux pas partir, il ne faut pas, r�siste-leur, je t�en supplie !
- Ne dis rien, �coute moi, je sens que j�ai peu de temps . Tu m�as donn� ce que je ne soup�onnais pas ; je n�imaginais pas avant de vivre avec toi que l�amour puisse apporter tant de choses aussi simples . Rien de ce que j�ai v�cu avant toi ne valait une seule des secondes que nous avons pass�es ensemble . Je veux que tu saches pour toujours � quel point je t�aurai aim� ; je ne sais pas si il existe un ailleurs o� je vais pouvoir aller, mais je continuerai � t�y aimer avec toute cette force et toute cette joie dont tu as empli ma vie .
- Je ne veux pas que tu partes ! pleura t il .
- Chutttt�
Tandis qu�elle lui parlait son apparence se faisait transparente . Sa peau devenait claire comme de l�eau . D�j� au creux de ses bras, Angel sentait son �treinte se resserrer sur un vide qui s�installait petit � petit .
- J�ai la couleur de tes sourires dans mes yeux, reprit elle . Merci de tous ces rires, de toute cette tendresse . Je veux que tu vives, que tu reprennes le cours de ta vie quand je ne serai plus l� .
- Je ne pourrais plus sans toi .
- Non, ce que tu portes en toi, ne le garde pas pour toi, tu devras le donner � une autre, ce serait trop de g�chis .
- Ne pars pas, je t�en supplie . Lutte .
- Je ne peux pas, c�est plus fort que moi . Je n�ai pas mal tu sais, j�ai juste l�impression que tu t��loigne, je t�entends comme dans du coton, je commence � te vois trouble . J�ai si peur, Angel . J�ai si peur sans toi . Retiens moi encore un peu .
- Je te serre, tu ne me sens plus ?
- Plus tr�s bien mon amour .
Ainsi pleuraient-ils tous les deux . Ils s��treignirent . En quelques minutes d�un baiser inachev�, elle finit de dispara�tre . Les bras d�Angel se referm�rent sur le vide ; il se recroquevilla de douleur et se mit � pleurer en hurlant . Ses doigts �taient serr�s si forts que la paume de ses mains en �tait griff�e jusqu�au sang . Le � Non � qu�il hurla en une plainte animale r�sonna dans la pi�ce � en faire vibrer les vitre . Il essaya de se relever mais vacilla et tomba � m�me le sol . Il perdit ainsi connaissance pendant plusieurs heures . Il ne reprit ses esprits que bien plus tard . Son teint �tait p�le . Il se sentait sans force . Il se tra�na jusqu�au bord de la fen�tre, l� o� elle aimait tant se poser, et s�y laissa choir, le regard sans vie .
Les jours qui suivirent, Angel resta prostr� chez lui, compl�tement enferm� dans l�absence, isol� de la vie . Il ressentait le manque, celui de l�autre, de l�amour, jusque dans sa chair, de l�envie du corps, du nez qui cherche une odeur, de la main qui cherche le ventre pour y poser une caresse, de l��il qui au travers de ses larmes ne voit plus que des souvenirs, de la peau qui cherche la peau �
Il resta ainsi enferm� chez lui de longues journ�es et de tout aussi longues nuits . Il allait de son bureau o� il �crivait des lettres � un fant�me, � son lit o� il contemplait le plafond sans m�me le voir . Son t�l�phone �tait d�croch�, renvers� sur le c�t� et ce depuis longtemps, sans qu�il n�y pr�te attention . Cela lui �tait �gal, il n�attendait d�sormais plus aucun appel . Rien n�avait plus d�importance .
Le ciel blanchissant annon�ait le lever d�un jour sans couleur . Tous les petits matins sont silencieux, m�me ceux qu�il avait pass� avec Buffy, mais seuls certains sont synonymes d�absence, d�autres sont parfois riches de complicit� . C�est � ceux l� qu�Angel pensait � l�instant . Il �tait allong� sur le canap� du salon quand on tambourina violemment � la porte . Il ne se leva pas .
- Angel, tu es l� ?
Pas de r�ponse .
- Je sais que tu es � l�int�rieur . Ouvre moi bon sang ! Ouvre cette porte ! hurlait Doyle . Ouvre ou je la d�fonce !
Le chambranle vibra au premier coup d��paule .
- Putain, je crois que je me suis d�bo�t� la clavicule !
- Ca va ? demanda Cordy, � ses c�t�s .
- Ouai, ouai je crois .
- Angel, je t�en pris, ouvre nous, on est inquiet pour toi ! Angel ? Oh mon dieu Doyle, imagine qu�il ai fait une b�tise�
Sur ces mots, Angel se leva et se rendit � la porte, il fit tourner le verrou et retourna sans attendre se vautrer dans le canap� . Lorsque Cordy et Doyle entr�rent dans le salon, ils furent saisis par le d�sordre qui y r�gnait . Des dizaines de feuilles de papier jonchaient le sol, toutes manuscrites de la main de leur ami . Dans la cuisine, des boites de conserve recouvraient le plan de travail . L��vier d�bordait de vaisselle sale .
- Waou, il y a eu la guerre ici ? s�exclama Cord�lia .
Angel ne r�pondit pas .
- O.K, quelqu�un t�as tortur�, ils t�ont coup� les cordes vocales, c�est �a ? Ho, dit tu es sourd ? C�est moi, ton associ� !
Cordy vit qu�Angel s��tait mit � sangloter . Elle s�assit pr�s de lui et le prit par l��paule .
- Angel, qu�est ce qui se passe ?
- Elle est morte, il y a dix jours . Elle est partie comme �a, un matin . Ils l�ont tu�e . Je n�arrive pas � reprendre pied, Cord�lia, je n�y arrive pas .
Elle le serra dans ses bras .
- Pleure Angel, pleure autant que tu le peux . Il para�t que �a nettoie les chagrins .
- Je ne fais que �a, pleurer !
- Eh bien continue, tu as encore du stock, ce n�est pas encore vid� .
Doyle posa son regard sur le t�l�phone et le raccrocha .
- J�ai essay� d�appeler au moins cinq cent fois, �a t�aurais d�ranger de le raccrocher ?
- Je n�ai pas fais attention .
- Tu ne re�ois pas un coup de t�l�phone pendant 2 semaines et tu ne fais pas attention ?
- Je m�en fous du t�l�phone, Doyle ! cria Angel .
- Ecoute, il faut que tu arr�te �a mon vieux ! s�emporta Doyle . Tu ne travailles plus, tu as l�air d�un SDF un soir de grande forme, tu es maigre comme un clou et tu as une mine de documentaire de guerre . On ne t�as pas vu au bureau depuis des semaines, les gens se demandent si tu existe encore ! Tu es tomb� amoureux d�une femme dans le coma, tu t�es invent� une histoire hallucinante et maintenant tu es en deuil d�un fant�me ?! Tout �a n�a �t� qu�un r�ve qui est entrain de virer au cauchemar .
Doyle fut interromput par la sonnerie du t�l�phone . Cord�lia se leva et d�crocha . Elle tendit ensuite le combin� � Angel .
- Un certain Alex Harris, il � l�air en p�tard . Il dit qu�il essaye de t�appeler depuis des jours, il veut te parler tout de suite .
- Je ne sais pas qui c�est et j�ai rien � lui dire .
Cord�lia avait pos� sa main sur le combin� : � Tu lui parles ou je te fait bouffer l�appareil ! � . Elle lui colla l��couteur � l�oreille . Angel �couta et se leva d�un bond . Il remercia son interlocuteur et se mit � chercher fr�n�tiquement ses clefs dans le capharna�m qui r�gnait .
- On peut savoir ce qui se passe ? demanda Cord�lia .
- Pas le temps, il faut que je trouve mes clefs !
- Les flics viennent pour t�arr�ter ? demanda Doyle au hasard .
- Quoi ? Mais non ! Aide moi au lieu de dire des conneries .
- Il va mieux, il recommence � m�engueuler ! dit il � Cordy .
Angel trouva enfin son trousseau, il s�excusa aupr�s de Doyle et Cordy, leur dit qu�il n�avait pas le temps de leur expliquer, que le temps pressait mais qu�il les rappellerait ce soir . Cordy et Doyle rest�rent �bahis devant son attitude .
- Je ne sais pas o� tu vas, mais si c�est un lieu public, je te conseille vivement de changer de fringues et de te passer un gant sur le visage .
Angel h�sita puis jeta un �il sur son reflet dans le miroir, courut vers la salle de bain en d�tourant les yeux de la penderie, il y a des lieux qui ravivent la m�moire de fa�on douloureuse . En quelques minutes, il fut lav�, ras� et chang� . Il ressortit en trombe et sans m�me dire au revoir, d�vala les marches de l�escalier jusqu�au garage .
La voiture traversa la ville � toute allure jusqu�� ce qu�il se gare sur le parking de l�H�pital . Il ne prit pas le temps de fermer la Viper noire, et courut jusque dans le hall d�accueil . Lorsqu�il arriva, essouffl�, Willow et Alex l�attendaient d�j�, assis sur des fauteuils de la salle d�attente . Alex se leva et se dirigea vers Angel . Ils ne s��taient jamais vus mais le jeune interne n�aurait pas pu se tromper sur l�identit� du nouvel arrivant . Il le prit par les �paules et lui d�voila son identit� . Willow vint les rejoindre et salua Angel . Sans un mot de plus, les trois acolytes prirent l�ascenseur et mont�rent au 5eme �tage .
La m�re de Buffy �tait assise sur une chaise, � l�ext�rieur de la chambre 505 . Quand elle vit Angel arriver, elle se leva et se dirigea vers lui . Elle le prit dans ses bras et l�embrassa sur la joue .
- Je ne vous connais pas, nous ne nous sommes crois�s qu�une seule fois, vous vous souvenez . La chienne vous avait reconnu elle ! Je ne sais pas comment tout cela a pu arriver, je ne l�explique pas, mais je vous doit tant que je ne saurais jamais comment vous remercier .
Giles arriva � son tour du couloir d�en face, et sans un mot, il s�approcha du jeune homme et lui serra la main avant de le prendre dans ses bras . Ses yeux le remerci�rent, mieux que toutes les paroles du monde auraient pu le faire . L�anglais se recula et prit sa femme par les �paules . A son seul regard, le couple comprit qu�Angel d�sirait plus d�information, Alex ne lui ayant dit que le strict minimum au t�l�phone : Buffy �tait sortie du coma et elle le r�clamait .
- Buffy est sortie du coma depuis dix jours, pour une raison que tout le monde ignore , expliqua Willow . Un matin, son �lectroenc�phalogramme, plat depuis tant de mois, s�est agit� . C�est une infirmi�re de garde qui a per�u le signal . Elle a alert� imm�diatement l�interne de service, autrement dit moi . Les premiers jours, elle est rest� inconsciente . Puis progressivement, elle a commenc� � boug� ses doigts, ses mains, ses paupi�res . Puis, elle fut capable d�ouvrir compl�tement les yeux, observant chacun de nos mouvements, mais elle �tait encore incapable de parler . C�est hier seulement qu�elle a commenc� � �mettre des sons, jusqu�� ce qu�elle prononce � plusieurs reprises votre pr�nom . On a eu du mal � comprendre au d�but, jusqu�� ce que Mme Summers fasse le lien .
Angel n��coutait plus, son cerveau marchait � mille � l�heure . Il ouvrit la porte et se pr�cipita dans la chambre .
Buffy dormait, les paupi�res ferm�es .
Son teint avait retrouv� de sa couleur par rapport � la derni�re fois o� il l�avait vu dans ce lit .
Il s�assit au bord du lit, les larmes aux yeux, et prit sa main dans la sienne, y d�posant un baiser au creux de la paume . Buffy cligna doucement des yeux et quand elle le vit, son regard s�agrandit de surprise . Ses yeux p�till�rent et elle esquissa un sourire en posant sa main sur la joue d�Angel . Il ferma les yeux et recouvra sa main de la sienne .
- Je te sens . murmura t elle, �mue .
- Je te sens aussi, mon amour .
The End