It's always you 5

Auteur:Lovely-Bibie
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R�sum�:Que penser d�une femme qui se cache dans le placard de votre salle de bain ? Comment expliquer que vous soyez seul � la voir ? Faut il pr�tendre � la folie ? Ou tout simplement se laisser emporter dans une des histoires d�amour les plus improbables de toute son existence ?
Note de l'auteur:( Bangel ) Cette fanfiction est adapt� du roman de Marc L�vy � Et si c��tait vrai� � . Je recommande fortement la lecture de cette ouvrage � toute personne aimant les histoires d�amour improbables ! L�univers de BTVS et de ATS, � proprement parl�, n�est pas pr�sent dans cette fic . Seul quelques personnages y sont repr�sent�s . Ainsi, le but de mon histoire est de vous d�montrer que certaines personnes sont li�es dans un destin unique � travers les univers et les si�cles .
Disclaimer:Ce site est un site sans but lucratif qui regroupe des oeuvres sur les personnages du Buffyverse et du Angelverse. Les auteurs �crivent uniquement pour leur plaisir. Tous les droits reviennent � Joss Whedon, Mutant Company, Fox, UPN...

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Partie 5 :

Buffy resta paralys�e par la d�claration qu�elle venait d�entendre .
En temps normal, si Angel lui avait avou� ses sentiments de cette m�me mani�re, elle lui aurait saut� au cou en l�embrassant �perdument et aurait passer tout le restant de sa vie blottit contre lui . Mais tant de choses venaient s�immiscer entre eux . Bien s�r, elle aussi avait senti son c�ur chavirer � la seconde o� elle l�avait aper�u plusieurs mois plus t�t, avant m�me que lui ne la voit . Bien s�r, elle avait senti cette force invisible qui les unissait dans chaque geste, chaque parole et chaque pens�e . Mais comment aimer alors que l�on n�existe plus ?

Buffy ravala un sanglots et vint poser sa main sur la joue d�Angel en le regardant intens�ment . Celui ci lui rendit son regard et posa sa main sur la sienne avant de fermer les yeux pour mieux appr�cier le contact .

- Angel�je t�ai aim� � la seconde o� je t�ai vu�lui avoua t elle, la voix enrou�e .
- Buffy�
- Mais c�est sans espoir . On ne peut pas s�aimer, pas comme �a . Mon Dieu, si seulement je t�avais rencontr� quelques mois plus t�t� Ne t�accroche pas � un fant�me, tu dois vivre aupr�s d�une femme qui existe . pleura t elle alors qu�il niait de la t�te chacune de ses paroles .
- Si tu penses ce que tu dis, alors pourquoi pleures tu ? Je me fiche que tu n�existes pas pour les autres, pour moi tu existes et bien plus que tu ne peux l�imaginer ! Et puis arr�te avec ton � fant�me �, tu es tout sauf un fant�me !
- Qu�est ce que tu entend par � tout � ?
- Oublie �a, tu n�est pas un revenant, c�est tout !
- Je suis quoi alors ?
- Une femme, une tr�s belle femme qui a un sale caract�re .
- Nous jouons � un jeux dangereux qui est sans issue�murmura t elle .
- C�est formidable d�entendre �a de la bouche d�un m�decin ! explosa t il . Je croyais qu�il n�y avait pas de fatalit�, que tant qu�il y a de la vie, il y a de l�espoir, que tout est possible ! Pourquoi est ce moi qui y crois plus que toi ?
- Parce que justement, je suis m�decin, parce que je suis lucide ! On perd notre temps, tu perds ton temps . Tu ne dois pas t�attacher � moi, je n�ai rien � t�offrir, rien � partager, rien � donner, je ne peux m�me pas te pr�parer un caf� Angel ! cria t elle .
- Merde alors, si tu ne peux pas me pr�parer un caf�, il n�y a aucun avenir possible ! Buffy je n�ai pas demander � te rencontrer dans mon placard, seulement tu y �tais, c�est la vie, c�est comme �a . Personne ne t�entend, ne te voit, ne te touche, sauf moi .
- Tu va foutre ta vie en l�air Angel !
- Justement, c�est ma vie, et je veux la vivre comme je l�entend . Maintenant si toi tu ne veux pas la partager avec moi, alors va t�en tout de suite et ne reviens pas . la mit il au d�fit .
Buffy le d�visagea avant de fermer les yeux et de dispara�tre . Angel, sous le choc, l�cha son portable, qui �tait encore coll� � son oreille, et prit sa t�te entre ses mains .

Angel poussa la porte de chez lui et posa machinalement son manteau sur le canap� . Lorsqu�il leva les yeux, il l�aper�ut, assise sur le rebord de la fen�tre, les yeux plong�s dans l�horizon . Il esquissa un petit sourire et s�approcha d�elle . Bien s�r, elle l�avait sentit arriver, avant m�me qu�il ne passe cette porte, mais elle ne se retourna pas, redoutant son regard . Il lui intima de lui laisser le droit de l�aider au moins, insistant en lui disant que la seule chose de la vraie vie qui lui restait �tait bien d�accepter de recevoir � d�faut de pouvoir donner .
- Tu n�as pas r�fl�chi avant de t�engager dans cette histoire ! lui lan�a t elle enfin .
- Non, tu as raison, je n�ai pas r�fl�chi une minute . Parce que c�est pendant qu�on r�fl�chi, qu�on analyse les pour et les contre, que la vie passe, et qu�il ne se passe rien . Je ne sais pas encore comment mais on te sortira de l�, si tu avais du mourir, �a serait d�j� fait .
- Tu aurais pu �tre avocat !
- J�aurais d� �tre m�decin !
- Pourquoi ne l�as tu pas �t� ?
- Parce que mes parents sont morts trop t�t !
- Tu avais quel �ge ?
- Trop t�t, et je ne souhaite pas vraiment aborder le sujet . Le pass� est ce qu�il est, voil� c�est tout . Je dirige une boite de d�tective et j�en suis ravi . J�aime ce que je fait et les gens avec qui je travaille .
- Qui t�as �lev� apr�s la mort de tes parents ?
- Tu n�es pas du tout t�tue ?
- Non, pas le moins du monde .
- C�est sans int�r�t tout �a !
- Si, moi �a m�int�resse .
- Pourquoi ?
- Parce que je veux savoir ce qui s�est pass� dans ta vie pour que tu sois capable de �a .
- Capable de quoi ?
- De planter tout pour t�occuper d�une ombre de femme que tu ne connais pas, et ce n�est m�me pas pour le cul, alors �a m�intrigue .
- Tu ne vas pas me psychanalyser, parce que je n�en ai ni l�envie ni le besoin . Il n�y a pas de zone d�ombre, tu comprends ? Il y a un pass� tout ce qu�il y a de plus concret et d�finitif, parce qu�il est pass� justement .
- Donc je n�ai pas le droit de d�chiffrer le myst�re d�Angel ?
- Si tu as le droit, bien s�r que tu as le droit, mais l� c�est mon pass� que tu veux d�chiffrer, pas moi .
En disant ces mots, Angel s��tait rapproch� un peu plus encore de Buffy, et chuchotait presque . Elle posa ses deux bras autour de son cou tandis qu�il la prenait par les hanches .
- Tu as eu beaucoup de femmes dans ta vie ? demanda t elle sans d�tacher ses yeux des siens .
- Quand on aime, on ne compte pas ! ria t il .
- Et � part �a, tu n�as pas besoin d�un psy ! Et des � qui comptent �, tu en as eu beaucoup ?
- Et toi ?
- C�est moi qui ai pos� la question .
Il r�pondit qu�il avait eu trois amours, un d�adolescent, un de jeune homme et un de � moins jeune homme � .
- � Darla � c�est �a ?
- Ca n�est pas tomb� dans l�oreille d�une sourde ce matin !
- Pourquoi �a n�a pas march� ?
- Peut �tre parce que j��tais trop entier et elle trop infid�le .
- Peut �tre que tu �tais trop possessif ? corrigea t elle .
- Non, je dirais trop entier . insista t il . Ma m�re m�a gav� d�histoires � d�amour id�al � quand j��tais enfant, c�est un lourd handicap que d�avoir des id�aux .
- Pourquoi ?
- Ca place la barre tr�s haut .
- Pour l�autre ?
- Non, pour soi-m�me .
Elle voulait qu�il d�veloppe mais il souhaita s�abstenir par crainte de � faire vieux jeu et d��tre ridicule � . Elle l�invita � tenter sa chance . Il se lan�a :

- Identifier le bonheur lorsqu�il est � ses pieds, avoir le courage et la d�termination de se baisser pour le prendre dans ses bras �et le garder . C�est l�intelligence du c�ur . L�intelligence sans celle du c�ur, �a n�est que de la logique et �a n�est pas grand chose .
- Donc c�est elle qui t�a quitt� apr�s t�avoir tromp� . en d�duit elle . Angel ne r�pondit pas .
- Et tu n�es pas tout � fait gu�ri .
- Oh si, je suis gu�ri, mais je n��tais pas malade .
- Tu n�as pas su l�aimer ?
- Personne n�est propri�taire du bonheur, Buffy, on a parfois la chance d�avoir un bail, et d�en �tre locataire . Il faut �tre r�glo sur le paiement du loyer, sinon on se fait vite expulser !
- C�est rassurant ce que tu dis ! remarqua t elle, ironique .
- Tout le monde a peur du quotidien, comme si il s�agissait d�une fatalit� qui d�veloppe l�ennui, l�habitude, je ne crois pas � cette fatalit� - Tu crois � quoi ?
- Je crois que le quotidien est la source de la complicit�, c�est l� qu�au contraire des habitudes, on peut y inventer le luxe et le banal, la d�mesure et le commun .
- Tu as exp�riment� tout �a ?
- Jamais vraiment, juste de la th�orie . Je crois � la passion qui se d�veloppe et qui envahit la tendresse .
Buffy posa sa main sur la joue d�Angel, puis sur sa nuque, et rapprocha tendrement son visage du sien . Leurs l�vres se fr�l�rent, elle recula .
- Pourquoi fais tu cela pour moi, Angel ? murmura t elle .
- Parce que je t�aime et �a ne te regarde pas . souria t il avant de se rapprocher d�elle � nouveau .
Leurs l�vres se touch�rent d�licatement puis elle lui embrassa voluptueusement la l�vre sup�rieure avant d�approfondi son baiser . Leurs corps tremblaient � l�unisson et leurs l�vres se livraient une bataille acharn�e dict�e par leur c�ur . Elle se leva lentement, sans cesser de l�embrasser et lui d�boutonna les boutons de sa chemise un par un .
- Mais comment fais tu, tu as dis que tu ne pouvais pas�
- Ne pose pas de question, je ne sais pas .
Elle fit tomber sa chemise le long de ses �paules, passant ses mains sur ses omoplates . Elle l�embrassa sensuellement dans le cou, tandis qu�il d�couvrait ses courbes de ses mains avides de touch� .
Soudain, il se sentit d�sempar�, comment d�shabillait on un fant�me ?
Elle sourit, ferma les yeux et fut instantan�ment nue . Il lui rendit son sourire et la serra le plus fort qu�il pu contre son torse en lui arrachant de tendres baisers .
L��me de Buffy fut p�n�tr�e par son corps d�homme, et entra � son tour dans le corps d�Angel, le temps de leur amour, comme dans la magie d�une �clipse �
Ce matin l�, le soleil s��leva au dessus de la baie � peine voil�e par les brumes oc�anes . Buffy s��tait �veill�e t�t . Elle �tait sortie de la chambre et fulminait d�j� de ne pouvoir lui pr�parer un petit d�jeuner au lit . Puis, finalement, � choisir, elle s�avoua reconnaissante qu�au c�ur de tant d�aberrations, il ait pu la toucher, la ressentir, et l�aimer comme une femme en pleine possession de sa vie . Il y avait toute une s�rie de ph�nom�nes qu�elle ne comprendrait jamais et qu�elle ne chercherait plus � comprendre . Elle se souvint alors de ce que Giles lui avait dit un jour :
� Rien n�est impossible, seules les limites de nos esprits d�finissent certaines choses comme inconcevables . Tout est une question de temps pour que l�impossible devienne possible, la science en est le parfait exemple . Si tu crois en quelque chose, m�me si cette chose te para�t improbable, laisse toi du temps et continue d�y croire jusqu�� ce qu�elle soit r�elle . �

Les jours qui suivirent, tout ce qu�elle vivait et exp�rimentait fut illogique, inexplicable et contraire � toutes les bases de sa culture scientifique, mais cela �tait . Et depuis une semaine, elle faisait l�amour avec un homme en ressentant des �motions et des sensations ignor�es, m�me lorsqu�elle �tait vivante, quand corps et �me ne faisait alors qu�un . Ce qui comptait d�sormais pour elle, alors qu�elle le regardait dormir � ses c�t�s, �tait que cela dure . Buffy posa sa t�te sur sa mains droite, et de l�autre caressa le dos de son amant en longeant sa colonne vert�brale . Celui ci frissonna et se retourna vers elle . Elle le regarda intens�ment .

- Je te sens . lui confirma t il avant de la prendre dans ses bras et de l�embrasser fougueusement .
Ils rest�rent enlac�s quelques minutes en silence avant qu�elle ne se d�tache de lui pour lui dire :
- Tu sais, je pense qu�� d�faut de pouvoir concevoir le futur, nous pourrions vivre dans le pr�sent, tout les deux .
- Et qu�est ce qui vous a fait changer d�avis mademoiselle ? souria t il, malicieux .
- Hum�je ne sais pas, un homme peut �tre � proposa t elle en faisant la moue .
- Seulement peut �tre ?
- Je ne sais plus, je ne me souviens pas�tu peux me montrer ?
- Je vais te montrer ! lui dit il en l�embrassant fougueusement avant de la recouvrir compl�tement de ses caresses .
La couette les happa d�une seule vague et leurs rires �clat�rent sous les flots de leurs baisers .

Angel tenait Buffy serr�e contre lui, tout deux blottis au creux du lit dans le jour qui se levait sur leur amour . De ses petits doigts fins, elle dessinait de petits ronds sur le torse de son amant, perdue dans ses pens�es .
- Cette apr�s midi, j�irai faire les courses en ville, nous n�avons presque plus rien � manger . d�clara t il en brisant le silence .
- Angel, tu comptes renoncer � toute ta vie pendant combien de temps ?
- C�est obligatoire d�avoir cette discussion maintenant ?
- Je vais rester dans cet �tat pendant peut �tre des ann�es et je me demande si tu r�alises dans quoi tu t�es engag� . Tu as ton travail, tes amis, tes responsabilit�s, ton monde .
- C�est quoi mon monde ? Je n�ai pas de monde, Buffy, nous sommes ensembles depuis moins de deux semaines et je n�ai pas pris de vacances depuis deux ans, alors donne moi un peu de temps .
Il la prit dans ses bras et fit mine de vouloir s�endormir .
- Si, tu as un monde . Nous avons tous notre univers . Pour que deux �tres vivent l�un de l�autre, il ne suffit pas qu�ils s�aiment, il faut qu�ils soient compatibles, il faut qu�ils se rencontrent au bon moment . Et pour nous ce n��tait pas vraiment le bon moment, tu ne crois pas ?
- Je t�ai dit que je t�aimais ?
- Tu m�as donn� des preuves d�amour, dit elle, c�est beaucoup mieux . Elle ne croyait pas au hasard . Pourquoi �tait il la seule personne de cette plan�te avec qui elle puisse parler, communiquer ? Pourquoi s��taient ils entendus comme �a, pourquoi avait elle cette sensation qu�il devinait tout d�elle ?
- Pourquoi me donnes tu le meilleur de toi en recevant si peu de moi ?
- Parce que si vite et si soudainement tu es apparu, tu as exist�, parce qu�un moment avec toi c�est d�j� immense . Hier est pass�, demain n�existe pas encore, c�est aujourd�hui qui compte, c�est le pr�sent .
Il ajouta que maintenant il n�avait plus d�autres choix que de tout faire pour ne pas la laisser mourir�
Mais justement, Buffy avait peur de � ce qui n�existait pas encore � . Angel, pour la rassurer lui dit que le jour suivant serait � l�image de ce qu�elle voudrait en faire . Elle vivrait au gr� de ce qu�elle donnerait d�elle et de tout ce qu�elle accepterait de recevoir . � Demain est un myst�re, pour tout le monde, et ce myst�re doit provoquer le rire et l�envie, pas la peur ou le refus. � Il posa un baiser sur ses paupi�res, prit sa main dans la sienne et l�enla�a avec la sensation qu�il ne la laisserai plus jamais s��vader de ses bras .

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