Envoutement
Auteur:Morgane
Email:[email protected]
R�sum�:Suite de Reve ou Realite
Note de l'auteur:si vous avez des remarques, des critiques ou des encouragements (�a fait plaisir aussi J ) � me faire, n�h�sitez pas.
Disclaimer:Ce site est un site sans but lucratif qui regroupe des oeuvres sur les personnages du Buffyverse et du Angelverse. Les auteurs �crivent uniquement pour leur plaisir. Tous les droits reviennent � Joss Whedon, Mutant Company, Fox, UPN...
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Chapitre 3 : Envo�tement
C��tait impossible. Comment avait-elle pu la tuer ? Quand ? Il y avait forc�ment une explication logique. Une explication qui dirait qu�elle n��tait pas une meurtri�re, ni un vampire. Il fallait s�en persuader. Elle pouvait marcher sous le soleil ce qui �tait tr�s positif. L�id�e d�avoir �t� engendr�e par Spike ne tenait plus. Spike� son corps muscl�, ses yeux bleus� Non. Il faut se concentrer sur ce meurtre. Le plus urgent c�est de r�unir le scooby pour en discuter. Mais je pourrais peut �tre aller voir Spike d�abord pour lui demander des explications ?
Joyce : " Buffy ? Tu r�ves ? "
Buffy : " Non, je r�fl�chissais. Il faut que je sorte pour avertir Willow et Alex. "
Joyce : " C�est hors de question je te l�ai d�j� dit. Pour les pr�venir, il y a le t�l�phone mais tu ne sors pas d�ici. "
Buffy : " Ok. Je les appelle "
Quand elle �tait cat�gorique � ce point, il �tait inutile d�insister. Et mieux valait ne pas �veiller ses soup�ons concernant sa sortie en douce. Apr�s avoir appel� Giles, il fut d�cid� d�organiser une r�union de crise. Elle monta dans sa chambre pour se pr�parer. Quelques armes r�unies dans un sac et elle �tait pr�te. Mais il fallait attendre le soir, apr�s que sa m�re se soit endormie. Elle essaya donc de ce concentrer sur son probl�me et d�y trouver des r�ponses. Peut �tre que ses pouvoirs se d�veloppaient et qu�elle pouvait voir les prochaines victimes � l�avance pour mieux les sauver ? Etait-ce un avertissement ? Dans ce cas, elle avait tout int�r�t � faire encore plus attention que d�habitude lors de ses patrouilles. Mais �a signifiait aussi que Spike n�avait rien � voir avec tout �a. Pourtant son sixi�me sens de Tueuse lui disait que si. Trop de co�ncidences� Ou alors c�est dans l�avenir qu�il jouera un r�le. La peur qu�elle avait eu ce matin au r�veil �tait peut-�tre pr�matur�e mais pas enti�rement fausse� Et tant qu�� devenir vampire, autant que mon ma�tre soit beau et sexy non ? ? Un sourire naquit sur ses l�vres tandis qu�elle pensait � cette possibilit� pleine de promesses.
Le reste de l�apr�s-midi passa ainsi. Perdue dans ses r�flexions, elle ne vit pas le temps passer. Puis ce fut l�heure de d�ner. Elle se d�p�cha d�engloutir son repas pour remonter dans sa chambre et attendit que sa m�re fasse de m�me. Elle se faufila ensuite par sa fen�tre comme elle l�avait d�j� fait tant de fois et se mit en route pour la maison de Giles, lieu du rendez-vous.
Plus elle y pensait, plus elle �tait persuad�e que Spike lui apporterait les r�ponses qu�elle cherchait. Ou du moins, elle voulait s�en persuader. Son envie de le voir s��tait faite insistante, imp�rieuse, aiguis�e par les pens�es qui avaient tourn�es dans sa t�te toute la soir�e. Avant d�avoir choisi la route � suivre, ses pas l�avaient fait pour elle. Elle �tait comme guid�e vers lui. Pas une fois pendant le trajet elle ne se posa la question de savoir comment elle connaissait sa retraite. Elle le savait et c��tait suffisant. Il avait besoin d�elle, elle le sentait. Il fallait qu�elle aille le voir tout de suite. Bient�t, des entrep�ts d�saffect�s se dessin�rent devant elle. Il �tait l� c��tait certain. Elle p�n�tra dans l�un d�eux, et le trouva assis face � la porte comme s�il l�attendait. Elle n��tait pas surprise. Ca aussi elle le savait. Elle d�posa son sac et s�avan�a vers lui. Son esprit ne lui appartenait plus, et son corps non plus. Il pouvait faire d�elle ce qu�il voulait. Elle �tait � lui.
Spike : " Tu es venue, c�est bien "
Il s�approcha et la mena vers le fond du b�timent. Il la fit s�allonger sur un lit poussi�reux qui devait �tre l� depuis des ann�es et lui menotta les mains au montants de fer. Elle ne r�sistait pas, �a n��tait pas n�cessaire. Lorsqu�il se pencha sur elle pour l�attacher, une forte odeur de cannelle emplit ses narines. Ca lui semblait si familier, si agr�able. Elle le regarda et vit ses yeux si bleus, lumineux dans l'ombre. Un homme avec de tels yeux ne pouvait qu'�tre parfait. Oui, tout �tait comme dans un r�ve. Et le mouvement de balancier de sa cha�ne autour de son cou �tait si reposant� Quand il s��loigna, se fut comme un vide, il fallait qu�il reste avec elle ! Mais il revint tr�s vite et elle laissa s��chapper un soupir de soulagement. Dans ses mains, il tenait un foulard et un long couteau effil�. Il lui banda les yeux puis d�boutonna son corsage. Quant � son soutien-gorge, il ne r�sista pas � la lame tranchante de son arme. Elle sentait ses mains froides qui la fr�lait et c��tait reposant, grisant. Tout d�un coup, la douleur lui coupa le souffle mais aucun son ne franchit ses l�vres. Elle ne voulait pas le mettre en col�re. Le couteau dessinait un sillon rouge passant entre ses seins. Enfin, la souffrance s�apaisa. Il l�chait sa plaie jusqu�� ce qu�il ne subsiste plus une seule trace de sang. Ce qu�elle ne vit pas c�est qu�il en avait d�abord ajout� quelques gouttes au breuvage qui attendait pr�s du lit. Il en but la moiti� avec d�lectation puis lui ordonna de faire de m�me.
Spike : " Bois "
Le son de sa voix �tait la chose la plus merveilleuse qu�elle ait jamais entendu. Elle aurait voulu qu�il parle encore mais elle n�osa pas lui demander. Elle s�empressa donc d�ob�ir et de boire le contenu du verre qu�il pressait contre sa bouche. Ca n��tait pas mauvais, juste un peu fade mais quelle importance. C�est ce qu�il voulait alors elle le faisait. Il finit de la d�shabiller, lui retirant son pantalon puis sa culotte. Elle se sentait si vuln�rable. Mais c��tait excitant. Quelques bruits de froissement lui parvenait, laissant deviner que lui aussi enlevait ses v�tements.
Il s�allongea pr�s d�elle et fit courir ses mains sur son corps, s�attardant sur ses seins, jusqu�� ce qu�ils durcissent puis descendit vers son ventre, dessinant des arabesques compliqu�es. Il resta plusieurs minutes ainsi, � la caresser. Elle adorait ses doigts, �a la ber�ait. Puis il s�arr�ta. Elle sentit une douce chaleur pr�s de son visage, et de la lumi�re. La chaleur se d�pla�a vers son ventre et ne bougea plus. Elle fr�mit lorsque la premi�re goutte de cire lui br�la la peau. Il dessinait quelque chose mais elle n�arrivait pas � deviner ce que c��tait. Peut �tre des cercles. Ca lui �tait �gal. C��tait chaud, un peu trop mais surtout elle ne devait rien dire. Les gouttes tombaient sans discontinuer autour de son nombril. Bient�t elle ne sentit plus qu�une faible piq�re. Tout �a �tait sans int�r�t. Elle �tait l� pour lui un point c�est tout. Enfin il se mit sur elle. Et elle sentit ses l�vres contre les siennes. Avec passion, elle r�pondit � son baiser, cherchant sa langue, demandant plus, toujours plus. Elle sentait son sexe dur contre le sien et elle voulu le pousser � la p�n�trer. Elle le d�sirait trop. Mais il s��loigna. Elle retint un cri de protestation. C��tait � lui de commander le jeu, pas � elle. En fait, il n��tait pas parti bien loin. Il lui �carta les jambes. Elle �tait pr�te � l�accueillir. Mais lui voulait encore attendre. Elle hoqueta de surprise lorsqu�elle sentit non pas son sexe mais sa langue entre ses cuisses. D�abord crisp�e, elle se d�tendit vite sous l�effet de ses caresses intimes qu�elle n�avait encore jamais exp�riment�es. Elle �tait g�n�e mais son plaisir pris vite le pas sur ses r�ticences. Il jouait habilement avec elle et jubilait � la regarder haleter, � retarder l�extase. La chaleur dans son ventre la faisait trembler. C��tait une sensation si forte, nouvelle. Elle g�mit malgr� elle. A chaque coup de langue, il s�immis�ait plus loin dans son intimit�. Sa respiration saccad�e trahissait l�imminence de l�orgasme. Il s�arr�ta et revint sur elle pour lui faire l�amour. Ce fut d�abord lent, sensuel. Puis de nouveau la douleur survint, vite att�nu�e par le plaisir qu�il lui procurait. Il la mordait dans le cou, au m�me endroit que la veille et se faisait de plus en plus violent, brutal. Elle adorait �a. Elle entoura sa taille de ses jambes et le pressa � venir plus profond�ment en elle. L�orgasme vint les cueillir ensemble dans un cri. Il resta encore quelques instants sur elle pour l�cher sa gorge o� le sang avait coul�. Puis il se laissa rouler sur le dos. Leurs corps �taient recouverts d�une pellicule de sueur qui les faisait briller dans la p�nombre.
Spike : " Ce soir tu as cel� ton destin, Tueuse "
Toujours engourdie de plaisir et fatigu�e du fait de la morsure, elle ne r�pondit rien. De toute mani�re elle ne comprenait pas le sens de cette phrase et peu lui importait. Elle lui appartenait. Et elle �tait heureuse : il �tait l� tout pr�s d�elle et venait de lui faire l�amour comme jamais personne ne l�avait fait. Bien sur, elle n�avait eu qu�une seule exp�rience avant lui mais il avait �t� bien meilleur. Elle s�endormit ainsi, apais�e, un sourire planant sur ses l�vres.
Lorsqu�elle se r�veilla quelques heures plus tard, elle eut du mal � se resituer. Elle essaya de se lever mais n�y parvint pas. Ses mains �taient apparemment attach�es. Elle r�ussit � faire glisser le foulard qui cachait ses yeux. S�habituant � l�obscurit�, elle d�tailla l�endroit o� elle se trouvait. Ce lit sale, elle ne le connaissait pas. Et pourquoi �tait-elle enti�rement nue et attach�e ? Une boule d�angoisse vint lui serrer la gorge. Elle scruta les ombres autour d�elle mais ne descella aucun mouvement. Tout �tait calme, elle semblait �tre seule. L�unique bruit audible dans ce silence �tait les battements de son c�ur. Rien d�autre. On l�avait abandonn�e dans un endroit inconnu, attach�e sans aucun v�tements. Ou suis-je ? Et qu�est ce qu�on m�a fait ? La panique faillit la submerger. Elle regarda par une des fen�tres crasseuses et s�aper�ut qu�il faisait nuit. Depuis quand suis-je ici ? La derni�re chose dont je me souvienne c�est que je devais rejoindre le groupe chez Giles� et apr�s ? Elle essaya vainement de se d�tacher, sans succ�s. Elle se sentait faible, trop faible. Et il faisait si froid. Plusieurs heures (ou ce qui lui sembla des heures) pass�rent ainsi, dans un demi sommeil lorsqu�enfin des bruits se firent entendre � l�ext�rieur. Une porte s�ouvrit et un homme s�avan�a. Elle essaya tant bien que mal de se cacher, de s��chapper mais c��tait impossible.
L�homme : " Buffy ! "
Cette voix lui �tait famili�re pourtant elle se m�fiait. Qui pouvait savoir ce qui venait de se passer�
L�homme : " Mon dieu Buffy, qu�est ce qu�on t�as fait ? ! "
Le son de la voix trahissait une grande d�tresse. Il s�approcha et elle le reconnut. Angel. Il venait la sauver, enfin. Il la recouvrit d�une couverture qui tra�nait par terre et la d�tacha en brisant les menottes d�un coup sec. Elle se blottit dans ses bras, se serrant le plus possible contre lui. Des larmes roulaient sur ses joues qu�il essuya du bout des doigts.
Angel : " Ne pleure pas je t�en prie. Tout va bien, je suis l� maintenant. "
Buffy : " Je suis rest�e l� pendant des heures sur ce lit. Il faisait froid et j��tais si fatigu�e. Je ne me rappelle plus de rien. Je ne sais pas ce qu�on m�a fait ni depuis combien de temps je suis l�. Je ne me souviens de rien ! "
Sa voix se brisait, proche de l�hyst�rie.
Angel : " Chhhh�. Tout va bien c�est fini. Tu es � l�abri, je suis avec toi. Il ne t�arrivera plus rien. "
Il la ber�a dans ses bras, essayant de la rassurer de son mieux en lui chuchotant des mots tendres. Pourtant lui aussi �tait anxieux. En entrant, il avait senti plusieurs odeurs m�l�es. Celle de la cannelle d�abord, la m�me que ses cheveux l�autre jour, mais ici elle �tait beaucoup plus forte, quasiment irrespirable. Et ensuite, celle de Spike. C�est lui qui avait fait �a c��tait certain. Lui qui avait fait du mal � l�amour de sa vie, qui l�avait attach� et dieu sait quoi d�autre� Car il avait aussi renifl� autre chose, qu�il aurait pr�f�r� ignor�. L�odeur du sexe. Et �a il ne voulait pas y penser. Les cons�quences �taient bien trop dures.
Dans la soir�e, Alex �tait pass� le voir et lui avait expliqu� la situation concernant le r�ve et la femme retrouv�e morte. Il l�avait donc suivi jusque chez l�observateur. Ils avaient attendu plusieurs heures qu�elle les rejoigne. Ne voyant venir personne, ils s��taient inqui�t�s et avaient d�cid� d�aller la chercher. Ils s��taient donc s�par�s pour avoir plus de chance de la trouver rapidement. A l�approche du cimeti�re, il avait senti son odeur et l�avait suivie. Maintenant, il la retrouvait l�, vuln�rable, d�sempar�e, ayant subi des choses� Et il n�avait pas �t� l� pour elle.
Buffy : " Je veux rentrer. Je ne veux pas rester ici. Je veux partir tout de suite, s�il te pla�t."
Ses yeux l�implorait. Il avait si mal pour elle. Spike� Je le tuerai.
Angel : " Bien sur. On s�en va. "
Il lui apporta ses v�tements qu�il trouva par terre. Elle laissa alors glisser la couverture sur ses hanches pour refermer son chemisier. C�est l� qu�il la vit. Une longue z�brure passait sur sa poitrine, entre ses seins, descendant presque jusqu�� son nombril o� la peau �tait �trangement rouge.
Angel : " Qu�est ce que c�est ? Tu as mal ? "
Buffy : " Non, je ne sens rien. "
Elle ne voyait pas grand chose dans ce noir mais elle avait ressenti l�affolement dans sa voix. Elle passa ses doigts sur son ventre et rencontra la plaie qui le traversait. Ca n��tait pas franchement douloureux. Ca picotait un peu rien de plus. Cependant, un l�ger tremblement vint agiter ses mains. On m�a bless� ? Mais alors qu�est ce qu�on m�a fait d�autre ? Plus bas, sa peau �tait comme recouverte par une pellicule. Elle n�osait plus toucher son corps, de peur d�y d�couvrir d�autres choses plus horribles. Angel, lui, n�avait pas autant de r�serves. Il l�examina attentivement.
Angel : " Non ! ! "
Buffy : " Quoi ? ? ? "
Le ton de sa voix �tait encore plus effrayant que l�ignorance. Il venait de soulever ses cheveux pour mieux la voir. Par r�flexe, elle effleura son cou mais elle savait d�j� ce qu�elle allait y trouver.
Angel : " Il t�as mordu ! L�ordure, il t�as mordu en plus du reste. Je te jure que je vais le retrouver et le tuer. "
Ses traits crisp�s, ses yeux durs ne refl�taient que la col�re et le d�sir de vengeance. Il �tait si distant maintenant, alors qu�elle avait tant besoin de lui, qu�il la serre dans ses bras, qu�il la prot�ge et lui fasse oublier cette nuit o� la m�moire lui faisait curieusement d�faut.
Buffy : " Angel� "
Il la regarda quelques instants sans la voir puis r�alisa sa froideur. Elle peinait � retenir les sanglots au fond de sa gorge et lui ne pensait qu�� Spike pendant qu�elle r�clamait sa tendresse.
Angel : " Mon amour, excuses-moi. Rentrons. On r�fl�chira � tout �a demain. "
Il la prit contre lui et la serra fort, faisant de son corps une barri�re contre tout ce qui pourrait lui faire du mal. Elle se sentait en s�curit�, la t�te pos�e sur sa poitrine, recroquevill�e comme une enfant. Il caressa ses cheveux tout en y d�posant quelques baisers. Elle ferma les yeux et se laissa bercer par sa main qui la calmait.
Il la raccompagna chez elle, l�aidant � remonter dans sa chambre sans r�veiller sa m�re. Il l�embrassa encore, tendrement puis la laissa en lui faisant promettre de ne pas sortir seule le lendemain. Il ne voulait pas l�abandonner mais elle devait se reposer. Et il voulait en parler aux autres, les avertir et essayer de comprendre. Pourquoi avait-elle tout oubli� ? Pourquoi Spike ne l�avait pas tu� alors qu�elle �tait apparemment � sa merci ? Et que lui avait-il fait exactement ? Beaucoup de questions se posaient sans avoir de r�ponses satisfaisantes. Les marques qu�il avait vu sur son corps �taient �tranges. Elles ne devaient certainement pas �tre le fruit du hasard. Mais dans quel but ? Ce d�mon de l�enfer, si je le retrouve, je lui ferai regretter d��tre mort� Qu�est ce que son esprit tortur� a encore mijot� ? Il le connaissait bien pourtant, son petit-fils vampirique. Toujours pr�t pour le meurtre, impatient, inconstant. C��tait le plus �tonnant. Lui qui habituellement tuait sans �tat d��me (et pour cause), il l�avait laiss�e l�, vivante.
Angel s��loigna rapidement de la maison de la Tueuse pour retrouver le reste du groupe et leur apprendre ce qui venait de se passer, ou du moins ce qu�il en savait.
Buffy quant � elle, se coucha et s�endormit aussit�t, rompue de fatigue. Son sommeil fut lourd et sans r�ve.
Loin de l�, hors de la ville, Spike �tait au volant d�une voiture vol�e. Une cigarette aux l�vres et une bouteille de whisky dans une main, il chantonnait. Tout c��tait bien pass�. Maintenant il ne restait plus qu�� attendre. Quitter cette ville, se faire tout petit quelque temps, jusqu�� ce que le moment soit venu. Le rituel s��tait d�roul� comme pr�vu. Pour quelques heures, il �tait redevenu vivant. Tout ce qu�il regrettait, c��tait cette part d�humanit� qu�il n�attendait pas. Celle qui l�avait pouss� � l�embrasser, � faire preuve de douceur. J�aurais tant aim� la torturer un peu plus, lui faire mal. Mais �a n�avait pas �t� possible. Sur le moment, il n�avait voulu que l�aimer. Seule l�odeur du sang lui avait fait un peu retrouver sa hargne mais pas assez � son go�t. Il avait juste bu un peu plus de sang que n�cessaire et peut �tre un peu trop enfonc� la lame du couteau mais rien d�autre. Pour un vampire comme moi, c�est presque une honte. En la quittant, il n�avait m�me pas eu envie de la tuer, pas du tout ! Et en disant qu�il aurait aim� un peu plus de souffrance, il essayait de se rassurer. M�me les menottes n�avaient �t� qu�une simple mesure de pr�caution, au cas o� l�envo�tement avait c�d� plus t�t que pr�vu. Mais tout avait fonctionn� � merveille. Cela faisait longtemps qu�il n�avait pas vu dans les yeux d�une femme qui le contemplait, autant d�admiration. A son entr�e, il avait tout de suite compris qu�elle aurait fait n�importe quoi pour lui. Et �a lui avait fait mal. Parce que �a n��tait qu�un artifice. Alors il lui avait band� les yeux, pour ne pas voir son regard pos� sur lui. Drusilla avait quitt� la ville et il ne savait pas o� elle �tait. Depuis le retour d�Ang�lus, elle ne le consid�rait plus comme avant. Elle ne l�aimait plus. Il avait eu mal et toujours aujourd�hui, son souvenir �tait plein de nostalgie. Un amour d�un si�cle ne s�efface pas d�un revers de la main mais la douleur s�estompait progressivement. Lui aussi avait sans doute fini par se lasser de sa folie. Il fallait aller de l�avant et penser � l�avenir. Le plan qu�il avait �chafaud� devait marcher et pour cela il devait s��loigner. Il ne restait que quelques heures avant le lever du jour. Mieux valait mettre le plus de distance possible entre lui et Sunnydale.
Les feux de la voiture disparurent rapidement dans la nuit ne laissant entendre qu�un faible vrombissement vite oubli�.