#9 : La Réponse Finale (et discutable)
CTVL-vs-SamPig
Le 25 octobre 2001, j'ai reçu la lettre redatée du 23 octobre 2001 pour s'en sortir partiquement propre, comme pour dire : «Oh, on vous a oublié durant deux mois et tout à coup, votre lettre est rédigée et nous sommes fiers de vous l'envoyer.» Voici ce que ça disait :
Le 23 octobre 2001

Monsieur Samuel Pignedoli
XXX, rue XXXXXXX
Longueuil (Québec)
XXX XXX

                                                Objet:
Vos correspondances

Monsieur,

J'ai bien pris connaissance de votre courrier du 11 mai dernier et de votre réaction à la parution du premier numéro de Bâtir une ville. Vous y faisiez état de votre stupeur quant à la méthode retenue par le Comité de transition pour consulter la population des huit municipalités touchées par la fusion sur le choix du nom de la nouvelle ville.

Je ne reprendrai pas ici les raisons qui ont motivé le choix du Comité, puisque celles-ci, comme vous le souligniez, étaient clairement expliquées dans notre bulletin d'information. J'ajouterai cependant que votre réaction est partagée par plusieurs personnes qui, elles aussi, auraient souhaité que nous procédions plutôt par référendum, surtout parce que
cette méthode semble, à leurs yeux, offrir aux citoyens « un choix véritablement démocratique ».

Il est vrai que le choix du Comité de recourir à un sondage professionnel a été en partie motivé par des raisons financières. Un référendum aurait coûté au moins le double aux contribuables. Il a semblé au Comité que des résultats tout aussi probants pouvaient être atteints, à coût bien moindre, en recourant aux services d'une firme spécialisée.

Sur ce point, je tiens à préciser que le sondage dont il s'agit ici relève du domaine de la statistique et qu'il n'a rien de commun avec les palmarès de popularité et autres vox populi auxquels les médias et la publicité nous ont habitués. Il s'agit d'une opération hautement spécialisée, étroitement encadrée de paramètres rigoureux et dont les résultats ont été maintes fois avérés. C'est pourquoi nous en avons confié la réalisation à des spécialistes.

J'ai aussi pris connaissance de votre réaction à la réponse que vous faisait parvenir M. Michel Rheault à la suite de votre premier courrier.
Vous avez semblé froissé que M. Rheault vous réponde, plutôt que les membres du Comité de transition auxquels vous adressiez votre missive et que cette réponse ne vous soit pas parvenue par voie « officielle », c'est-à-dire sur papier en-tête avec signature.

Permettez-moi tout d'abord de préciser que M. Rheault est responsable des communications, y compris les relations avec les citoyens. C'est à ce titre qu'il vous transmettait la réponse a votre missive.

Pour ce qui est de l'usage du courrier plutôt que de la poste traditionnelle, nous empruntons le même moyen qu'empruntent les citoyens pour nous faire parvenir leur missive. Comme la vôtre nous est parvenue par courrier, nous vous avons répondu de même. C'est par ailleurs pour satisfaire à votre demande d'une réponse plus officielle que nous avons voulu connaître votre adresse postale, afin de vous acheminer la présente.

Pour répondre à votre remarque concernant vos coordonnées, dont vous nous faisiez part dans votre lettre n' 4,
nous n'avons accès à aucun dossier ni aucune fiche de signalement de quelque nature que ce soit.

J'ose espérer, Monsieur Pignedoli, que mes précisions vous auront été utiles. Vous semblez avoir des opinions très précises sur plusieurs aspects de la présente fusion. Vous comprendrez cependant que je ne puisse les réfuter, chacun ayant droit à son opinion. Puisque la confrontation d'opinions multiples assure l'équilibre de notre vie démocratique, je ne peux que vous remercier de nous avoir fait part des vôtres.

Recevez, Monsieur, mes sentiments distingués

Le président,

André Leroux
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