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Ecuyer Novice
Il y eut, au cours de l'histoire du R.E.R., des membres de l'Ordre int�rieur, Chevaliers Bienfaisants de la Cit� Sainte, qui n'�taient pas ma�ons. Depuis le Convent g�n�ral du Rite, � Gen�ve en 1969, les C.B.C.S., et par cons�quent les Ecuyers Novices, ne se recrutent pas seulement habituellement, mais n�cessairement parmi les fr�res du R.E.R.
Si l'on discute encore sur les origines des emprunts � la tradition chevaleresque dans la confection des �chelles de grades ma�onniques, sur la part de Ramsay, sur les initiatives allemandes, sur la valeur de la tradition de Kilwinning, personne ne conteste que la r�f�rence � l'institution de la chevalerie est entr�e telle quelle dans la tradition ma�onnique, sinon comme un corps �tranger, au moins avec le destin d'un greffon.
L'institution du noviciat est donc tr�s simplement l'�quivalent de la p�riode de stage qui pr�parait les jeunes gentilshommes � l'adoubement. Elle n'a pas de signification ma�onnique sp�cifique. Le Convent g�n�ral du Rite Rectifi� si�geant � Zurich en 1958, en modifiant et amendant les constitutions et statuts du rite, a stipul� que ce titre d'Ecuyer Novice ne correspondait pas � un grade. Les membres de cette classe, non arm�s Chevaliers apr�s trois ans d'attente, sont replac�s dans la position pr�c�dente de Ma�tre Ecossais de Saint-Andr�.

1. - Le troisi�me degr� de la Stricte Observance  Templi�re comportait pour premier grade celui d'Ecuyer Novice. Le titre, dont les deux mots peuvent sembler contradictoires, �voque l'image � la fois militaire et monastique de l'Ordre du Temple dont la Stricte Observance avait fait son mod�le. ( Ainsi se rapproche-t-elle davantage en esprit du Temple m�di�val, que les autres rameaux ma�onniques de l'�cossisme auxquels d'ailleurs les grades de son deuxi�me degr� l'apparentent ).

Un rituel d'Ecuyer Novice de la Stricte Observance dat� de 1754, a �t� publi� par SteelMaret( ps. Bouchet et Boccard, Archives secr�tes de la  Franc-Ma�onnerie. Coll�ge m�tropolitain de France � Lyon. Deuxi�me province dite d'Auvergne 1765-1852, Lyon, Librairie de la Pr�fecture, 1893, pp. 4143 ). Il est bref, � peu pr�s d�pourvu de contenu doctrinal et correspond � une situation d'attente.

2. - Dans l'Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cit� Sainte, l'Ecuyer Novice est le cinqui�me grade du Rite Ecossais Rectifi�, le premier de son Ordre int�rieur. Il a �t� formellement et nomm�ment repris du grade synonyme de la Stricte Observance.  Le Ma�tre Ecossais qui y est candidat doit avoir un an d'anciennet� dans ce grade et �tre �g� de vingtcinq ans au moins, sauf dispense.
C'est � peine un grade, plut�t une position pr�paratoire, dans la stricte signification du terme �) ( JeanBaylot ).

Mais le noviciat, d'un an au moins, pr�pare au Chevalier Bienfaisant de la Cit� Sainte. On est, avec lui, d�j� en dehors de la Ma�onnerie proprement dite, ou symbolique; on est au-del� des symboles.
Les membres de l'Ordre int�rieur, Ecuyers Novices et Chevaliers Bienfaisants de la Cit� Sainte, sont group�s en Cornmanderies; les Commanderies en Pr�fectures. L'ensemble des Pr�fets constitue le Grand Directoire et l'ensemble des dignitaires des pr�fectures constitue le Grand Chapitre. Les dignitaires les plus �lev�s sont le Grand Prieur, le Grand Prieur adjoint, le Grand Chancelier et le Vicaire g�n�ral qui gouvernent l'Ordre � l'�chelon national, celui du Grand Prieur�.

3. - Le nouveau rituel avait �t� pr�par� par Jean de Turkheim pour le Convent des Gaules ( Lyon, 1778 ). Celui-ci y fit apporter une modification importante, le 4 d�cembre 1778, au cours de sa septi�me s�ance dont voici un extrait du compte rendu ( ms. Lyon 5 482 ):

On donna communication du nouveau noviciat. Le Convent, reconnaissant unanimement la st�rilit� de l'ancienne r�ception, approuva le nouveau formulaire avec la clause qu'en place d'un cat�chisme parfait pour les novices, qui tiendrait trop des grades inf�rieurs, les deux respectables Fr�res Chanceliers seraient pri�s conjointement de r�diger une instruction suivie pour les novices, dans laquelle on leur rendrait compte de tous les rapports de la Ma�onnerie avec le Saint Ordre. Le Convent renvoya � une autre s�ance l'examen de cette instruction.

Le lendemain on � fix� les signes, mots et attouchements de l'Ecuyer Novice.

A Wilhelmsbad, en 1782, le Convent ent�rina et perfectionna dans la continuit�.

De nombreux documents relatifs au noviciat du Rite Ecossais Rectifi� sont conserv�s, principalement � la Bibliotheque  Municipale de Lyon ( fondsWillermoz ) et dans les archives du Grand Orient des Pays Bas ( fonds Kloss ). Plusieurs ont �t� publi�s par Steel-Maret( op. cit. pp. 52-53 et 92-115 ). Cfles bibliographies du Rite Ecossais Rectifi� ( manuscrits et imprim�s ) �tablies par Amadou ( hors commerce ) et par Jean Saunier ( El�ments d'une bibliographie, Le Symbolisme, octobre-d�cembre 1968, pp. 56-68 ) et la bibliographie g�n�rale que ces deux auteurs ont compil�e en collaboration ( � para�tre ).

Je n'ai pu mettre la main sur un exemplaire de l'ouvrage ainsi d�crit: Rituel pour la r�ception au grade d'Ecuyer de l'Ordre des Chevaliers Bienfaisants ( Brunswick, 1782,  f, 15 p ) en fran�ais et en latin et ne suis pas m�me s�r, quoique je le croie, que ce soit un imprim�.

4. - Dans la forme de l'Ecuyer Novice de la Stricte Observance, et en d�pit du caract�re provisoire de ce grade, Willermoz et Turkheim suivant leur mouvement g�n�ral, ont infus� de la doctrine martin�siste.

On retrouve quelques phrases du rituel de la Stricte Observance; le mot du grade, qui r�f�re directement, quoique par anaglamme, � la succession templi�re post�rieurement � Jacques de Molay, a �t� conserv�. Mais,comme on verra, I'histoire est cont�e d'une mani�re neuve.

5. - La doctrine du grade est sugg�r�e dans les questions pr�paratoires auxquelles le M��tre Ecossais est tenu de r�pondre par �crit, avant sa r�ception, et que voici:

I. - Le Temple �lev� par Salomon dans la Cit� Sainte, elant le type g�n�ral de la FrancMa�onnerie, pensez-vous que ce type ait �t� choisi d'une mani�re arbritraire ou qu'il y ait des rapports enssentiels entre ce type et l'instruction ma�onnique, et quels pourraient �tre ces rapports ?

II. - D'apr�s l'�tude que vous avez d� faire des symboles et embl�mes ma�onniques, et d'apr�s les instructions morales que vous avez re�ues dans vos grades pr�c�dents, quelles id�es vous formez-vous sur l'origine historique et sur le but essentiel de l'instruction ma�onnique ?

III. - Si la Franc-Ma�onnerie se rapportait � quelques connaissances rares et essentielles, pensez-vous qu'il serait au pouvoir des hommes de communiquer toutes ces connaissances ? Et, dans le cas contraire, quels seraient les vrais moyens de se les procurer ?

6. - Les id�es qui forment l'armature doctrinale du grade sont � chercher dans la longue instruction. Nous analyserons donc ce morceau d'Apprenti Chevalier.

En pr�ambule, I'importance du Temple comme symbole est r�affirm�e. Le voile se l�ve un peu plus sur la signification: c'est que les vrais Ma�ons , ainsi que la c�r�monie l'a montr�, sont destin�s � devenir Chevaliers de la Cit� Sainte, que, zeles d�fenseurs de la religion du divin Christ, vivant dans l'esp�rance, la foi et la charit�, ils b�tissent dans le Temple du Seigneur, et sous le voile des symboles et embl�mes ma�onniques, ils cherchent par une douce persuasion � y conduire ceux qui en sont le plus �loign�s.
Mais le voile tout entier ne sera �t� que plus loin dans la carri�re. On fixera le novice sur l'origine et le but primitif de la Franc-Ma�onnerie.
  La premi�re partie de l'instruction propose, � cette fin, une vue g�n�rale du R�gime Rectifi� consid�r� sous ses rapports moraux. Il y a l'Ordre primitif et il y a l'Ordre ma�onnique. Le premier a donn� naissance au second. Le R�gime Rectifi� comprend deux classes: la classe symbolique, celle des Ma�ons, et l'Ordre �questre, avec ses deux grades. La r�union de toutes les classes consid�rees relativement au but fondamental de l'Ordre primitif et essentiel constitue l'Ordre ma�onnique en g�n�ral et les deux classes dont nous venons de parler constituent le R�gime Rectifi�. ))

Dans cette seconde classe les embl�mes cessent . Vous avez appris sous le voile des symboles qu'il est des devoirs importants pour l'homme; I'on vient de vous faire entrevoir la n�cessit� de les remplir avec fid�lit�; cherchez par cette voie la science et avant elle vous trouverez, mon bien-aim� Fr�re, un tr�sor plus pr�cieux, c'est la sagesse. ))

La deuxi�me partie traite de l'origine de l'initiation ma�onnique. Ce n'est pas l'Ordre du Temple ni celui des Chevaliers de la Cit� Sainte, c'est un Ordre sublime et secret qui vise un but tr�s �lev� et ne peut �tre appel� que le Haut et Saint Ordre. Entre cet Ordre par exellence et la Franc-Ma�onnerie, I'Ordre du Temple forme un anneau de la cha�ne.

Aussi la troisi�me partie donne les motifs de la filiation avec l'Ordre du Temple: Les Chevaliers Templiers ont occup� un rang distingu� chez ceux qui ont poss�d� des connaissances d'un Ordre sup�rieur relatives � la vraie Ma�onnerie )); ils en confi�rent quelques-uns aux Ma�ons qu'ils avaient avec eux.

C'est donc uniquement comme Ma�ons (...) que nous conservons une filiation avec l'Ordre du Temple.

Avant de s'occuper en d�tail des Chevaliers du Temple, il faut parler de l'ancienne chevalerie. La quatri�me partie s'efforce d'en communiquer une id�e succincte. L'Ordre de Chevalerie a un caract�re d'antiquit� et de myst�re qui peut permettre d'y voir des analogies avec l'Ordre essentiel, le Saint Ordre.

Les Templiers font l'objet de la cinqui�me partie qui en all�gue la tradition secr�te. Consid�rons les neuf fondateurs de l'Ordre du Temple. Soit que le Haut et Saint Ordre les ait instruits directement, soit que les Ess�ens ( sc. Ies Ess�niens ) aient �t� les interm�diaires dont le Saint Ordre s'est servi, ou qu'apr�s s'�tre communiqu�s sur quelques objets il ait permis aux Ess�ens de les initier � leurs myst�res, on est convaincu assez g�n�ralement que ies Templiers furent choisis pour devenir d�positaires de quelques connaissances dont la propagation importait au bonheur des hommes; aujourd'hui, on ne doute plus que ces connaissances n'aient des rapports essentiels avec la Franc-Ma�onnerie et que, par son secours, on ne parvienne � les recouvrer, surtout depuis qu'on s'est confirm� dans l'opinion que les Templiers ont connu l'initiation ma�onnique et n'en sont pas les instructeurs. En effet, il a �t� constat�, � l'�poque du Convent de 1782, qu'ils ont pratique et profess� la Ma�onnerie dans ses principaux et plus anciens embl�mes.

Jacques de Molay, dans sa prison, initia aux connaissances secr�tes son neveu le Comte de Beaujeu. Beaujeu fut �lu Grand Ma�tre. Pierre d'Aumont lui succ�da qui se r�fugia avec quelques Chevaliers en Ecosse, o� il rencontra George Haris qui lui succ�da � son tour. Haris permit aux chevaliers de se marier, comme �tant l'unique moyen de conserver l'Ordre, en concentrant tous ses secrets dans leurs familles; ils se perp�tu�rent d'abord par leurs enfants, ensuite ils s'associ�rent d'autres personnes par des initiations � diff�rents degr�s afin de s'assurer de leur discr�tion.

Il ne s'agit donc pas de vouloir expliquer les grades symboliques de la Ma�onnerie par les faits historiques de l'Ordre du Temple.

Les symboles signifient des connaissances plus g�n�rales et plus importantes ; les sciences et connaissances primitives de l'homme, connaissances profess�es par les sages d'Orient et successivement r�pandues par eux dans les diff�rentes contr�es de l'Europe. Les Templiers n'en ont connu qu'une partie; elles ne se peuvent plus retrouver dans leur integrit� que dans le Haut et Saint Ordre.

Conclusion: pas d'autre motif pour avoir conserv� le titre de Chevaliers et pris celui de Chevaliers Ma�ons de la Cit� Sainte. ~�

Et que le novice garde son regard attach� sur les symboles et all�gories � l'homme physique, moral et intellectuel. �~ C'en est assez, mon bien-aim� Fr�re, pour vous instruire: � mesure que vous avancez, le cercle s'agrandit; le pas que vous venez de faire est important. Vous cherchez � remonter au but primitif de la Franc-Ma�onnerie et l'on vous a attach� a un Ordre qui correspond avec ceux qui seuls peuvent vous instruire. Si vous savez quelque jour vous faire reconn�~tre pour un vrai Chevalier Ma�on de la Cit� Sainte, si vous b�tissez constamment dans le Temple du Seigneur, vous pouvez concevoir l'espoir de parvenir � un but si d�sir�.
A G.'.D.'.G.'.A.'.D.'.U.'.
R.'.L.'.Casa Real dos Pedreiros Livres da Lusitania
Rito Escoces Rectificado
A Oriente de Sintra
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