| C'�tait trois fr�res qui voyageaient vers la V�rit� Supr�me, recherchant la Nouvelle J�rusalem. Au d�but de ce voyage, ils virent trois routes : celle de gauche �tait nue et pierreuse, ombrag�e et froide. Celle sur la droite �tait sableuse et propre, montagneuse et sans aucun arbre : ces deux routes semblaient assez difficiles � suivre, vu qu'il n'�tait pas vraiment possible de savoir o� elles menaient, tant elles �taient sinueuses. La troisi�me �tait droite et belle, mais �tait hors d'atteinte, car elle semblait flotter dans l'air et ils ne parvenaient pas � voir comment l'emprunter. | ||||||||||||||||
| Alors ils pens�rent que peut-�tre, en prenant la route de gauche ou la route de droite, ils pourraient un jour croiser la route centrale et entrer dans la Nouvelle J�rusalem. Ils se regard�rent et d�cid�rent que l'un d'entre eux prendrait la droite, un autre prendrait la gauche et le troisi�me fr�re dit : 'Je vous attendrai ici, essayant de trouver une mani�re d'atteindre la voie centrale qui semble la meilleure pour nous mener � notre but, la Nouvelle J�rusalem. Retrouvons nous dans un an et un jour, et si personne ne revient, j'essayerai de vous trouver et je vous dirai si j'ai trouv� la voie qui conduit � la route centrale.' | ||||||||||||||||
| Ainsi dit, ainsi fait | ||||||||||||||||
| L'a�n� des fr�res pris la route de droite, le pu�n� pris la route de gauche, et le cadet resta sous un bel arbre et commen�a � m�diter. | ||||||||||||||||
| L'a�n� commen�a a marcher sur cet �trange chemin; sous le soleil, il faisait vraiment tr�s chaud et il n'y avait pas d'ombre pour le prot�ger, mais par sa force de volont�, il voulait continuer. Pendant qu'il escaladait les collines, qui devenaient de plus en plus grandes, il rencontra un petit homme au visage souriant qui lui demanda 'Que cherches-tu?' L'a�n� r�pondit 'Je veux atteindre la voie centrale, et j'ai l'impression que je devrais renforcer ma force de volont�, parce que la voie que j'ai prise est tr�s difficile, mais je n'abandonnerai pas, j'y arriverai.' | ||||||||||||||||
| 'Je vais te montrer comment obtenir ces pouvoirs', dit le petit homme, 'qui sont appel�s siddhis, ils te donneront le pouvoir de gu�rison, de manipulation, de voler, de cr�er des objets � partir de rien', cela pourrait t'aider dans ta recherche.' | ||||||||||||||||
| 'Oh oui, j'imagine que cela me rendra assez fort pour atteindre la voie du milieu et la Nouvelle J�rusalem. Ensuite je peux retourner vers mes fr�res et la leur enseigner, je pourrai devenir leur gourou et aussi les guider en ces lieux.' Il commen�a � �tudier, et bient�t il fut capable de voler dans l'astral, d'utiliser le pouvoir des esprits, de gu�rir les gens, mais jamais il ne pu voler assez haut que pour rejoindre la voie centrale, et cela le f�chait. Ainsi il gu�rissait les gens et en �tait tr�s fier, parce qu'il �tait capable de les faire se sentir bien, et il se demandait pourquoi Dieu ne l'aidait pas plus � atteindre la Nouvelle J�rusalem. Il ne parvenait pas � pardonner Dieu qui ne l'aidait pas � trouver cette voie, alors qu'il faisait tant d'efforts pour aider les gens, voler dans l'astral, utiliser une bonne �nergie chaude. | ||||||||||||||||
| Un jour il arriva � un certain point de la montagne o� il commen�a � voir le futur. Alors il pensa 'Ah, maintenant, je vais bient�t arriver � la Nouvelle J�rusalem;!' Mais tout ce qu?il pu voir du futur fut guerres et destructions. | ||||||||||||||||
| Il arriva en un point de la route o� il pouvait voir que les trois voient se rejoignaient et se dit : 'ah, nous y sommes, je vais maintenant pouvoir prendre la voie centrale pour atteindre la Nouvelle J�rusalem.' | ||||||||||||||||
| Cependant, un homme fort gardait la porte qui se trouvait au carrefour. La porte �tait si �troite qu'il se demandait comment passer au travers. | ||||||||||||||||
| Le gardien lui demanda, 'pardonnes-tu � tous?' | ||||||||||||||||
| 'Non!' dit l'a�n�,' parce que tant de gens ont essay� de me dominer sur ma voie. Et ils n'avaient m�me pas les m�mes pouvoirs que moi.' | ||||||||||||||||
| 'Te pardonnes-tu?' repris le gardien | ||||||||||||||||
| 'Non!' r�pondit l'a�n�, 'je suis f�ch� contre moi, parce qu'apparemment, je n'ai pas �t� capable d'avoir assez de pouvoir pour atteindre la Nouvelle J�rusalem.' | ||||||||||||||||
| La derni�re question que le gardien demanda fut 'Peux-tu demander pardon � Dieu?' | ||||||||||||||||
| 'Pourquoi lui demander pardon?' s'exclama-t-il, 'Je n'ai rien fait de mauvais. Il devrait me demander pardon pour m?avoir fait croire que cette voie me m�nerait � la Nouvelle J�rusalem.' | ||||||||||||||||
| 'Alors, je suis d�sol�, tu ne peux pas passer par la porte. Reviens quand tu auras le pouvoir de pardon, d'innocence et d'humilit�.' Par la force de ces mots, l'a�n� tomba sur le sol et perdit conscience, se retrouvant � la place m�me qu'il avait quitt�e un an auparavant. | ||||||||||||||||
| Le fr�re pu�n� pris le c�t� gauche. C'�tait une route tr�s humide, avec des arbres morts et le soleil ne brillait pas du tout, seule la lune �tait pr�sente, montrant le chemin. Il se sentait triste sur cette voie et les souvenirs de son enfance et de ses vies ant�rieures revenaient � la surface. Alors nombreux esprits morts vinrent � lui et dirent 'Nous pouvons t'aider � trouver la voie qui m�ne � la Nouvelle J�rusalem.' et le fr�re pu�n� dit, 'Oh oui, je voudrais cela, je perd courage sur cette voie et j'ai besoin d'aide, je ne peux rien faire par moi-m�me, j'ai perdu tous d�sires.' Alors les esprits commenc�rent � tout faire pour lui et il commen�a � boire de l'alcool pour avoir plus de courage pour continuer sa route. Les esprits le conduisaient quelque part, il ne savait pas o�. Sa volont� �tait totalement domin�e par leur volont� et il en �tait heureux. Il n'avait aucun d�sire de se guider lui-m�me tant il se sentait impuissant. Il se sentait aussi coupable d'avoir laisser seul son jeune fr�re, mais il n'avait pas assez d'�nergie pour revenir sur ses pas. Il ne savait pas o� il �tait, errant sans but, avec lassitude. Il avait perdu la paix, et ne parvenait pas � la satisfaction. Il commen�ait quelque chose et ne le finissait jamais, et parfois il sentait comme s'il devrait en terminer avec la vie. Bien s�r, les esprits morts lui disaient que c'�tait une bonne id�e, et qu'ils seraient tr�s heureux qu'il les rejoignent, mais m�me pour cela, il n'avait pas d'�nergie. Il essayait de prier, d'�tre tr�s d�vou� � Dieu afin qu'Il l'aide � atteindre ce but incertain qu'�tait la Nouvelle J�rusalem, mais ne parvenait pas vraiment � en avoir le pur d�sir. La route devenait de plus en plus lourde et de plus en plus glac�e. | ||||||||||||||||
| Apr�s un long chemin, il arriva � la m�me porte que son fr�re, et le gardien lui demanda, 'as-tu le d�sire de pardonner � tous?' | ||||||||||||||||
| 'Je ne sais pas' dit le fr�re pu�n�, 'si j'en suis capable, je n'ai pas le d�sire � faire quoi que ce soit.' | ||||||||||||||||
| 'Te pardonnes-tu?' repris le gardien. | ||||||||||||||||
| 'Comment pourrais-je me pardonner?' s'exclama le fr�re pu�n�, 'j'ai laiss� seul mon plus jeune fr�re, j'ai tout abandonn� et rien ne c'est pass�; je n'ai m�me pas pu avoir le d�sire de rejoindre la voie centrale, et j'imagine que je ne serai incapable maintenant de passer cette porte �troite. | ||||||||||||||||
| 'Peux-tu demander pardon � Dieu?' demanda encore le gardien. | ||||||||||||||||
| 'Comment pourrais-je?' demanda le fr�re pu�n�, 'Je suis si fautif, comment oserais-je demander pardon, j'ai fait tant d'erreur sur mon chemin vers Lui, je ne m�rite pas Son amour.' | ||||||||||||||||
| 'Alors,' dit le gardien, 'ce n'est pas encore le moment pour toi de passer au-del�, quand tu sera capable de te pardonner sans te sentir coupable, d'avoir confiance dans le pardon immense de Dieu, tu pourras revenir et passer la porte.' Et ainsi le fr�re pu�n� tomba endormi et se r�veilla au point de d�part. | ||||||||||||||||
| L� les attendait le fr�re cadet, �tincelant de joie. Il leur demanda 'Avez-vous trouv� la voie qui m�ne � la Nouvelle J�rusalem? | ||||||||||||||||
| 'Non,' dit l'a�n�, 'le Gardien a eut l'arrogance de me dire que je devrais �tre plus humble et pardonner.' | ||||||||||||||||
| 'Non,' dit le pu�n�, 'J'ai �t� tellement indigne, je n'ai pas m�rit� la Gr�ce de Dieu.' Et touts les deux� racont�rent leur histoire respective. | ||||||||||||||||
| Ensuite ils demand�rent au fr�re cadet, 'Et toi, as-tu trouv�? Tes yeux p�tillent et tu sembles si joyeux! | ||||||||||||||||
| 'Oui' dit le cadet, 'Ecoutez' | ||||||||||||||||
| 'Durant une ann�e, j'ai observ� la voie centrale et j'ai senti que je devait avoir un vrai d�sire de l'atteindre, et j'ai fait beaucoup d'effort, mais rien ne s'est pass�. Ensuite j'ai d�cid� de m'en remettre � la volont� de Dieu, et j'ai simplement commenc� � prier Dieu, 'S'il Te pla�t, guide moi vers la voie centrale.' Alors une belle dame est apparue devant moi, souriante, aimante, paisible et si sage. Elle dit 'Place tes mains vers moi, paumes vers le haut, et demande, avec le plus pur d�sire et innocence, du plus profond de ton coeur : S'il Vous pla�t M�re Int�rieure, guidez-moi vers la Nouvelle J�rusalem et permettez moi de r�aliser qui je suis vraiment' . J'ai fais ainsi, et soudain, une brise fra�che a commenc� � souffler spontan�ment, emplissant l'espace entre l'arbre et la voie centrale, et ainsi j'ai pu emprunter cette voie. C'�tait une voie joyeuse et paisible, sur laquelle j'ai appris qui j'�tais � l'int�rieur, j'ai r�alis� que j'�tais l'Esprit, le Soi, qui est le reflet de Dieu en chacun de nous. J'ai r�alis� que Dieu est mes P�re et M�re, et qu'Ils prennent soin de moi, me donnant s�curit� et confiance. J'ai pu alors pardonner � tous, m�me mes pires ennemis, sentant qu'ils �taient aussi les enfants du Divin, m�me s'ils ont pris des voies erron�es. J'ai pu aussi me pardonner, par exemple, pour vous avoir laisser prendre des voies si dangereuses. J'ai pu demander pardon � Dieu et j'ai senti en moi Son pardon sans fin.' | ||||||||||||||||
| 'Je suis arriv� humblement chez le gardien de la porte, qui de mani�re tr�s aimante m'a laiss� passer par la porte �troite. Je suis entr� dans la Nouvelle J�rusalem. J'ai vu beaucoup de gens l�, avec des yeux p�tillants. J'ai ressenti l� tout l'amour, la compassion, la b�atitude que Dieu veut nous donner. Il me dit, 'Redescend et partage ton exp�rience avec les �tres humains, tes fr�res qui ont pris des voies dangereuses de vie, tu n'es pas diff�rent d'eux, mais tu peux maintenant sentir que tout est en toi. Chaque fois que tu m�diteras, ta M�re int�rieure soufflera le vent et te guidera vers nous dans la Nouvelle J�rusalem et, chaque fois, tu exp�rimenteras le m�me silence des pens�es, la m�me b�atitude, la m�me paix.' | ||||||||||||||||
| 'Quand j'ouvris les yeux, j'�tais toujours sous l'arbre et r�alisai que je ne l'avais jamais quitt�,� que tout c'�tait pass� en moi.' | ||||||||||||||||
| 'Voudriez-vous exp�rimenter cette V�rit�?' leur demanda alors le fr�re cadet. | ||||||||||||||||
| Il dit � son fr�re a�n� 'Tu dois abandonner ton �go � Dieu et pardonner � tous, lui demander pardon pour avoir dout� de Ses pouvoirs sur ta voie, pour avoir �t� arrogant et d�pourvu d'amour.' | ||||||||||||||||
| Il dit � son fr�re pu�n�, 'Tu dois abandonner ton super�go � Dieu, te pardonner et demander pardon pour ne pas avoir �t� ce que tu croyais qu'Il voulait que tu sois. Ne te sens pas coupable et prends responsabilit� de tes actes.' | ||||||||||||||||
| 'Tout les deux,' dit le fr�re cadet, 'simplement sentez la pr�sence de l'Esprit en vous, car vous �tes �tincelles du Divin. Laissez Son Amour Omnipr�sent p�n�trer votre coeur emplire tous les besoins de votre �tre. Laissez la paix entrer dans votre coeur et vous guider en conscience sans pens�e. Pardonnez, pardonnez et retrouvez l'innocence en vous, qui a �t� cach�e depuis si longtemps. Pardonnez � vous m�me, aux autres, et essayez d'�tre humbles, afin de sentir que Dieu vous aime vraiment, quoi que vous aillez pu faire.' | ||||||||||||||||
| Tous les deux, apr�s un certain temps, sentirent la brise fra�che souffler, ils sentirent en leur �tre l'amour inconditionnel, et le Silence int�rieur. Ils purent ainsi avoir une vision de la Nouvelle J�rusalem, o� chacun � les yeux p�tillants et le coeur ouvert. | ||||||||||||||||
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