Test� aussi sur :
Retour a la selection
Notre avis

Avis express :

Après Rayman 3 : Hoodlum Havoc, Tom Clancy's Splinter Cell, Beyond Good & Evil et Prince of Persia : The Sands of Time, Ubi Soft termine l'année en beauté avec XIII. Une sacrée année pour l'éditeur/développeur français qui transforme en or tout ce qu'il touche. XIII ne fait pas exception à la régle et s'impose comme un excellent FPS, novateur dans la forme (pas tellement dans le fond), remarquablement réalisé en tous points.

En détail :

Pour ceux qui ne le savent pas, XIII est le nom d'une BD de William Vance et Jean Van Hamme qui, pour résumer, raconte les aventures d'un amnésique en quête de sa propre identité. Comme dans The Bourne Identity (le bouquin de Robert Ludlum d'abord, puis le film de Doug Liman), XIII tourne autour d'un mystérieux complot et s'inspire plus ou moins directement des événements qui ont jalonné l'histoire des Etats-Unis depuis une quarantaine d'années. Au niveau du scénario, c'est donc une trame solide qui sert de base au jeu. A noter, d'ailleurs que celui-ci s'inspire des cinq premiers tomes de la BD.

Les développeurs d'Ubi Soft Paris ont pris le parti de faire de XIII un FPS avec ceci de particulier : d'être intégralement réalisé en cel shading. C'était un pari assez audacieux car, d'une part, le rendu cartoon inhérent à cette technique pouvait décrédibiliser un jeu qui se veut réaliste en terme d'ambiance et d'univers. Et pourtant, il n'en est rien. Les développeurs ont avantageusement utilisés la technique pour donner une véritable identité visuelle à leur soft tout en conservant un feeling très BD.

Le jeu débute lorsque XIII semble avoir été repêché par les Baywatch Lifeguard d'une petite ville balnéaire américaine. Très vite, sa vie sera en danger et il devra découvrir qui veut le tuer et surtout pourquoi. Au fur et à mesure de la progression, XIII trouvera la réponse à certaines de ses questions, tandis que de nouvelles se poseront. Il devra également constamment échapper à "la Mangouste", un mystérieux tueur employé par quelqu'un de très puissant pour l'empêcher de retrouver ses souvenirs. Je n'en dirais pas plus afin de ne pas spoiler la découverte du jeu mais, sachez que la narration a été très bien pensée. En fait, le scénario avance d'une part grâce à des cut-scenes mais aussi grâce à d'excellents flashbacks interactifs, présentés en noir & blanc. La mise en scène, à l'esprit très BD (avec apparition de planches en surimpression, d'onomatopées), apporte beaucoup de dynamisme à la structure narrative et le joueur est constamment sollicité par cette scénarisation parfaitement intégrée au gameplay. On retrouve bien évidemment, les personnages-clés de la série comme le Général Carrington, le Major Jones, le Colonel Amos... etc.

Si la trame scénaristique est de première facture, le gameplay de XIII se défend plutôt bien malgré une structure finalement classique. En effet, hormis le cel shading et les différents effets de mise en scène, XIII est un FPS qui donne une légère impression de déjà-vu. Il est basé sur des objectifs à remplir (dont certains se rajoutent en cours de mission), et globalement il s'agit d'aller du point A au point B. Certaines missions nécessiteront d'être silencieux ou bien encore de protéger quelqu'un mais, globalement, il s'agit principalement d'action. Enoncé comme cela, XIII pourrait paraître fastidieux et pourtant, malgré son classiscisme, il n'en est rien. Tout d'abord, l'ambiance unique du titre agit en sa faveur : on est accroché d'emblée. Ensuite, les missions sont très bien structurées, avec un level design souvent ingénieux et cela contribue à maintenir le joueur en haleine. Et enfin, le décor est interactif : on peut se saisir de différents objets pour les projeter sur ses ennemis, les balles font des dégâts sur l'environnement et le jeu gère une localisation des dommages quelque peu sommaire (tête et ensemble du corps) mais bienvenue. On peut également prendre des gens en otage ou encore cacher les cadavres. La combinaison de ces différents éléments rend le soft très accrocheur. D'une certaine manière, en jouant à XIII, j'ai retrouvé le feeling d'un GoldenEye 007 ou d'un Perfect Dark. On retrouve cette même jouabilité ultra-précise et dans la construction des missions, il y a un élément indéfinissable qui fait penser aux chef-d'oeuvres de Rare. En revanche, sur le plan de l'IA, XIII manque quelque peu de conviction : les adversaires ne sont pas d'une grande intelligence et si parfois ils se révèlent étonnants, d'autre fois ils ont tendance à se jeter simplement sous vos munitions. Attention toutefois car, vos adversaires étant des hommes bien entraînés, ils visent juste. Sans être trop difficile, XIII propose un niveau de difficulté parfois musclé (en mode Normal je précise), cela permet de compenser les quelques incohérences de l'IA.

On trouve également un autre élément réminiscent du grand GoldenEye : le mode multijoueurs. Bien que proposant moins de modes de jeu que ce dernier, le feeling est vraiment similaire. Jouable de 1 à 4 (avec ajout de bots), on trouve le classique Deathmatch, Team Deathmatch, Capture the Flag et Power Up. Les maps sont très bien pensée et notamment une carte qui se veut une variation de la légendaire map Bunker de GoldenEye. La classe, je vous dit ! A noter également la possibilité de jouer online à huit joueurs.

Sur le plan technique, XIII est une belle réussite. Le cel shading fait que le graphisme est assez simple dans sa modélisation mais le rendu reste très agréable et l'ensemble est réhaussé par de nombreux effets réussis (lumière, transparence, explosion... etc.). D'autre part, XIII est extrêmement fluide et tourne la plupart du temps à 60 fps sans le moindre ralentissement même lorsque l'écran est surchargé d'ennemis. L'autre avantage est que, même à quatre joueurs, la perte graphique est infime et la fluidité toujours présente. La bande-sonore est également excellente avec une musique funky-jazz aux sonorités très 70's et de nombreux bruitages de qualité et, enfin, le doublage des voix (assuré par David Duchovny en anglais et Daniel Beretta en français) achève de confirmer l'excellence de la bande-son. Un petit regret toutefois, l'absence d'un codage Dolby Surround Pro-Logic 2.

Au final, avec un design unique, un scénario solide, une jouabilité ultra-précise, des missions captivantes et un mode multijoueurs excellent, XIII s'impose comme le FPS de l'année sur PlayStation 2. Ses quelques défauts (un certain classicisme et une IA parfois défaillante) sont compensés par l'agressivité de l'intelligence artificielle qui donne lieu à des gunfights pimentés et par un fort sentiment d'immersion. Ubi Soft nous offre encore un jeu indispensable en 2003. Décidément, ça commence à devenir une habitude.

Note Globale : 18/20

Intérêt : 17
/20
La BD culte de Van Hamme et Vance adaptée en jeu vidéo pour le plus grand plaisir des fans.
Graphisme : 17/20
Un style graphique BD qui surprend. Palme d’or de l’originalité sans hésiter !
Animation : 17/20
On est loin de la rigueur des Quake-like réalistes. Mais les développeurs ont su apporter aux animations une touche "papier" du plus bel effet.
Son : 16/20
Onomatopées et bruitages se marient à ravir. Et les voix françaises des différents protagonistes ont reçu l’attention qui leur était due.
Jouabilité : 16/20
Alliant phases de tir traditionnelles et infiltration, la jouabilité s’apprivoise aisément.
Difficulté : 15/20
Si la progression est relativement bien pensée, on peste souvent contre le système de sauvegarde par point de passage trop arbitraire.
Durée de vie : 16/20
Un scénario solo s’étendant sur 5 albums, des modes multijoueurs originaux. XIII a tout du hit pour les fans de la bande dessinée et les joueurs qui veulent sortir de la norme.

Par Hung-nhan

 

 

Hosted by www.Geocities.ws

Les images
Hosted by www.Geocities.ws

1