| Fin d'Hiver |
| Douceur labile des lèvres qui glissent sur ta peau lac frémissant dans mon sillage --blanc mais le ciel se brise --et dans mes yeux infiniment agonise une promesse de mers roulant brûlant leurs violettes en sang Le soir vibre oscillant le silence encore mais venue la nuit de pierre gelée le jour est tombé au fond de ma gorge La lumière bat des ailes au cœur de la pierre --Ouvre tes yeux de chrysalide Les yeux sous les paupières de la terre J'attends l'explosion solaire de la fleur d'agavé --Ouvre tes yeux de chrysalide Nulle pierrerie ne brille Seul l'oeil noir relève l'aile livide des piérides Nul ne pénètre la coquille vide du temple Nul ne déflore l’abysse du temps ouvert comme une oreille Enclave circulaire des yeux caves Je suis un cerne autour du vide de la nuit La sterne stellaire aspire se consume tombe de cendres en un chant d’asphodèles blancs Mes mains s'égrènent toujours se tourne le sablier des souhaits Chaque jour meurt dans l’attente— Je perds le pouls fragile de la réalité mais quand vient l’instant —rouge— La fleur de grenadier explose dans le ciel |
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