| Cantilène |
| dans les lignes flexueuses de ta peau mer vascularisée étouffée par des couleuvres d'air j'étrangle le soleil, noeud coulant tressé de paumes-filaments— lamentations souples du sable aux cous luisants j'ai bu l'air de serpents amourir amarrer Quand la lumière précipitée déclot l'ourlet de tes yeux relâche cette corde amourir amarrer Vas cueillir l'écume des écueils aspirer l'œil du soleil incréé dans l'abîme aux cercueils amourir amarrer Heure disloquace des corps rompus vacillantes membrures éparses pêchons le ciel dans la mer dilacérée |
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| Immergée |
| Tu discours dans la nuit des trompes ligaturées Buvons la lie de l'amer discorps aux soleils brisés |