| Sans un bruit Tes doigts cerclés passent sur mes lèvres et scellent le jour Le ciel s'enserre sous la coupole de nos yeux Le lendemain est un enfant mort-né dont le cadavre de soleil s’éparpille par la fenêtre et déjà mes mains s’écaillent —poissons de sable Je m’en vais comme la pluie s’évapore sans un bruit sur la vitre Ivre de froideur Tu bois l’indifférence dans une coupe de porcelaine —parfaite— Le temps passe comme une immense gerçure |
| Cernes |
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