CRÉER UNE ALTERNATIVE À L'ORGANISATION HIÉRARCHIQUE ET AUTORITAIRE

 

Est-il encore possible, aujourd'hui, de penser que les êtres humains puissent un jour s'unir les uns aux autres pour partager une aventure commune à l'avantage de tous et toutes? Est-il possible qu'il y ait une alternative à l'exploitation capitaliste, à l'élitisme et au dirigisme? Est-il trop utopique de croire à l'abolition graduelle des contradictions entre travail manuel et travail intellectuel, entre exécutant et dirigeant? Et s'il ne s'agit pas d'une utopie, comment se fait-il que cet idéal ne semble pas en voie de réalisation, après deux siècles de luttes, d'abord républicaine puis socialiste et anarchiste?

Aujourd'hui, dans un contexte de paupérisation accélérée et d'humiliation croissante, alors même que l'économie semble vouloir entrer dans une grande crise, il n'est peut-être pas trop tard pour tenter de répondre à ces questions en cherchant à développer un espace démocratique où la révolte et le refus puisse s'exprimer, faisant ainsi des citoyens et citoyennes des acteur-ice-s, et non des objets de l'Histoire.

Ce travail se veut donc un outil de réflexion pour construire une organisation de type nouveau, non hiérarchisée, dont le but serait la libération individuelle et collective des citoyens et citoyennes. Nous commencerons donc par décrire brièvement les formes que pourrait prendre une telle organisation, puis tenterons par la suite de répondre à des questions ayant déjà été soulevées, espérant ainsi susciter de nouvelles interrogations et critiques.

 

1) Une organisation clandestine

La clandestinité ne répond pas ici à un désir de romantisme, mais plutôt à un souci d'éviter l'élitisme. Contrairement à l'organisation publique, l'organisation clandestine n'a pas à prendre position, ce qui évite la nécessité de définir a priori une idéologie, une stratégie et des tactiques. Ainsi, les membres d'une telle organisation ne cherchent donc pas à se mettre d'accord à tout prix, à obtenir une majorité ou un consensus, mais plutôt à s'influencer les uns les autres, en cherchant le dialogue. Cela évite aussi d'avoir des porte-paroles officiel-le-s, souvent identifié-e-s comme des "leaders", ce qui leur permet ainsi d'accroître leur influence, pour ne pas dire leur dominance.

La clandestinité a bien sûr un autre avantage, soit d'assurer la sécurité de l'organisation et de ses membres. La libération individuelle et collective n'étant pas dans l'intérêt de tout le monde, notamment de l'état, il est préférable de prévoir la répression avant qu'elle n'arrive. L'organisation n'aurait donc pas de nom, et ses membres utiliseraient en son sein un pseudonyme, ainsi qu'un numéro lié à l'ancienneté.

 

2) La structure de base: la cellule

Ne cherchant pas ici la démocratie représentative, mais la démocratie directe, l'organisation serait constituée de cellules. Chaque cellule, par exemple de cinq membres, organiserait une réunion hebdomadaire dans un lieu publique défini à chaque fois: café, bar, parc, cégep, université, etc. Lors de chaque réunion, un ou une membre aurait pour tâche d'animer la réunion et de préparer un atelier de formation sur le sujet de son choix: féminisme, question nationale, histoire, anthropologie, philosophie, sciences, situation vécue en milieu de travail ou à l'école, économie, art, etc. Ce ou cette membre serait différent-e à chaque fois, il y aurait donc rotation obligatoire des tâches. De plus, il pourrait y avoir du temps alloué à une revue de presse collective, ainsi qu'une période où s'échangeraient des informations de toutes sortes et où chacun et chacune pourrait faire part de ses préoccupations. Enfin, la cellule devrait décider d'une action à entreprendre, soit en appui à une initiative extérieure(exemples: manif, occupation), ou soit comme initiative propre: campagne de graffitis, coup d'éclat, tracts clandestins dans une usine, théâtre de rue, sabotage, solidarité avec un ou une membre en difficulté, etc.

Le fonctionnement de la cellule serait de type coopératif. Le rôle de l'animateur-trice (et organisateur-trice de l'atelier) consisterait à favoriser la participation de tous et toutes, recherchant le dialogue plutôt que l'affrontement, la liberté de parole plutôt que la censure. Enfin, un retour collectif (feedback) sur la réunion pourrait avoir lieu, et ce, dans une perspective d'autocritique et d'amélioration. Après la réunion, l'animateur ou l'animatrice, muni-e de son expérience de cellule et de son autocritique, quitterait la cellule pour se joindre à une nouvelle cellule. L'ancienne cellule, elle, accueillerait un membre d'une autre cellule, s'imprégnant ainsi des expériences et du savoir des autres unités, contribuant ainsi à la cohésion de l'ensemble de l'organisation.

 

3) Croissance et développement

Le plus souvent, la réunion de cellule comporterait plus de cinq personnes. C'est que les membres auraient constamment pour tâche de chercher de nouveaux-elles candidat-e-s pour l'organisation. Ces candidat-e-s seraient invité-e-s comme observateur-trice-s aux réunions, où ils-elles auraient droit de parole. En fin de réunion et à huis clos, les membres décideraient de la réinvitation ou non des observateur-trice-s. Ceux-ci et celles-ci pourraient ensuite être reçu-e-s comme membres, dans la mesure où ils ou elles seraient suffisamment conformes aux exigences de l'organisation (ex. capacité d'autocritique, respect des autres, discipline personnelle, attitude non-autoritaire, etc.).

Ayant atteint dix membres, la cellule se diviserait en deux cellules de cinq membres. Les membres se répartiraient également dans chacune des deux cellules selon leur ancienneté, identifiée par leur numéro de membre.

À ce stade, on se demande comment peut fonctionner un tel système à grande échelle. Le principe est assez simple lorsqu'on ne considère que quelques cellules, mais il devient démesurément compliqué lorsqu'il s'agit de gérer des centaines de cellules. On est donc amené à parler d'une autre structure, le Comité central de logistique, dont tou-te-s les membres de l'organisation seraient amené-e-s à faire partie à un moment ou à un autre, selon leur ancienneté.

 

4) Le Comité central de logistique (C.C.)

Le Comité central ne serait pas une élite définissant l'idéologie, la stratégie et la tactique, mais un simple appareil s'occupant de logistique. Ses membres (en petit nombre) seraient graduellement changé-e-s (par exemple, chaque membre pourrait siéger au C.C. pendant 4 ou 5 semaines), et chacun-e d'eux-elles continuerait de se réunir en cellule normalement, et n'aurait d'ailleurs pas à faire part de son appartenance au C.C. Il ne s'agirait d'ailleurs pas d'un privilège que l'on pourrait exhiber, mais de simples responsabilités que tout-e membre de l'organisation devrait périodiquement assumer. Les membres du C.C. se réuniraient donc à part dans un lieu public changeant à chaque semaine pour y effectuer certaines tâches ayant trait à la logistique.

 

5) Circulation de l'information et communication

Nous avons vu que chaque cellule devrait être constituée de cinq membres (par exemple), et que l'un-e d'eux-elles changerait de cellule à chaque réunion. Bien entendu, cette circulation d'information entre cellules, concrétisée par l'échange de membres, ne peut se faire de façon confuse si l'on veut créer une dynamique d'ensemble de l'organisation, c'est-à-dire une cohésion empêchant les parties de se disloquer.

Par exemple, si nous avons 5 cellules, soit: A, B, C, D et E, dont les membres de départ (25) étant respectivement: aaaaa, bbbbb, ccccc, ddddd, eeeee, nous devrions retrouver, après cinq réunions, des cellules ayant les compositions suivantes: A(abcde), B(abcde), C(abcde), D(abcde) et E(abcde). De cette manière, les expériences de chacune des cellules sont partagées uniformément avec toutes les autres cellules, ce qui, avec le temps, devrait favoriser un enrichissement collectif, tant en ce qui a trait à l'autogestion qu'au partage des connaissances et expériences.

Par ailleurs, nous avons vu que les cellules, via ses membres, inviteraient des observateur-trice-s. Si ces dernier-ère-s sont reçu-e-s comme membres, les cellules, arrivées au double d'effectif, se diviseraient, créant ainsi de nouvelles cellules devant être intégrées au système.

Il est donc évident que cette logistique est assez lourde, et que le Comité central ne peut le faire qu'en s'aidant de la technologie moderne, notamment de l'informatique. Il faudrait donc créer un logiciel 1 qui permettrait de gérer l'organisation en suivant la création de cellules (croissance) et le déplacement des membres (circulation de l'information). Il serait aussi intéressant de renforcer encore la circulation d'informations en faisant en sorte que l'ensemble des cellules puissent communiquer entre elles.

Mais comment assurer toute cette communication, d'abord celle entre le C.C. et chacune des cellules, mais aussi celle reliant entre elles les cellules? La réponse se trouve dans l'utilisation du réseau Internet 2. Si le C.C. possède une adresse électronique 3 ainsi que chacune des cellules, il serait facile pour celles-ci d'envoyer au C.C. les informations nécessaires à la gestion (nouveaux membres, nouvelles cellules, etc.). Après avoir géré (à l'aide du logiciel) les informations, le C.C. communiquerait ensuite avec l'ensemble des cellules (ce qui serait automatisé) précisant à chacune avec quelle autre cellule elle devrait communiquer pour donner le lieu et l'heure de la prochaine réunion. Par ailleurs, le C.C. ayant des membres dans plusieurs cellules, il devrait être en mesure de conseiller les cellules en matière de vitesse de recrutement, car la santé de l'organisation, notamment la "conscience collective" et la cohésion, devrait avancer en proportion de l'effectif. Enfin, comme le C.C. devrait se renouveler selon l'ancienneté des membres (rotation des tâches), il devrait alors, pour remplacer un-e membre sortant-e, communiquer aux cellules les numéros de membres des remplaçant-e-s.

De plus, pour renforcer la sécurité lors de l'échange d'information, le C.C. et les cellules pourraient utiliser, lors de leurs communications, un logiciel comme PGP (Pretty Good Privacy), qui permet de crypter et de signer les messages envoyés de part et d'autre, rendant ainsi à la police la tâche plus difficile.

 

6) Synthèse et anticipation

Il s'agirait donc d'une organisation clandestine et centralisée, mais non hiérarchique. L'idéologie, la stratégie et la tactique apparaîtraient de facto sans que des dirigeant-e-s (élu-e-s ou non, ça n'enlève rien à la dominance) aient eu à la définir; ce serait donc une conscience collective qui émergerait des échanges, du dialogue et des expériences de ses membres.

Une telle organisation devrait être ouverte à tous et toutes, ou à tout le moins, à tous ceux et celles n'étant pas des exploiteurs-euses: travailleur-se-s, étudiant-s, décrocheur-se-s scolaires, assisté-e-s sociaux, chômeur-ses, retraité-e-s, travailleurs et travailleuses du sexe, itinérant-e-s, etc. Quant à son étendue géographique, on pourrait penser à la ville, les distances étant un facteur limitant pour les réunions et les actions. Toutefois, chaque ville pourrait créer sa propre organisation indépendante, qui pourrait alors s'associer à d'autre villes dans une fédération libre, dépassant ainsi les barrières nationales. Enfin, si un jour le pouvoir (l'État capitaliste) s'effondrait, une telle organisation devrait survivre et RESTER CLANDESTINE: elle garantirait alors la continuité révolutionnaire.

 

 

QUELQUES QUESTIONNEMENTS ET OBJECTIONS POSSIBLES:

 

  • Qu'est-ce qui différencie une telle organisation d'une secte?

L'une des particularités des sectes est habituellement la présence de gourous, protégeant les "fidèles" des influences néfastes de "l'extérieur" allant à l'encontre de la doctrine. Or, ici, on cherche précisément à éliminer l'élitisme, et par le fait même d'éventuels gourous. De plus, il n'y a pas dans ce projet de doctrine établie ou à établir; on cherche au contraire un échange continuel d'idées dans la liberté de parole la plus complète. Enfin et surtout, les membres de l'organisation n'auraient pas pour but de se fermer au "monde profane", mais au contraire, d'interagir le plus possible au sein de leur communauté et à l'intérieur des institutions officielles: groupes communautaires, syndicats, partis politiques de gauche, collectifs, associations étudiantes, groupes de pression, mouvement de femmes, etc. Les valeurs démocratiques de l'organisation influenceraient alors les institutions officielles, et les idées de "l'extérieur" viendraient à leur tour influencer et enrichir l'organisation.

 

  • S'il n'y a pas une idéologie claire, ne risque-t-il pas d'y avoir des dérapages?

Il est certain que lorsque des chefs préservent une doctrine et une stratégie, il y moins de chance que les troupes s'en écartent, l'acceptation de celles-ci allant de paire avec la soumission. Le prix à payer est alors une faiblesse d'effectif (les gens n'acceptant pas la doctrine a priori ne se joignent pas à l'organisation), le non enrichissement de la doctrine qui se transforme en dogme, et une faiblesse théorique des bases qui perdent leur esprit critique. Inversement, en faisant confiance aux membres et surtout au dialogue, on met l'intelligence au dessus de la soumission. Les doctrines peuvent alors s'enrichir d'une réflexion collective, et ce dans la mesure où les tenant-e-s de ces doctrines ne cherchent pas à les imposer par la force, mais à les partager de manière pédagogique.

 

  • Pourquoi les gens s'intéresseraient-ils à une telle organisation plus qu'à une autre?

Probablement parce qu'ils y trouveraient un espace où ils pourraient se développer comme individus, non pas par la compétition et la dominance comme la société le préconise, mais en harmonie avec les autres. Les espaces de liberté, où l'individu peut devenir sujet, sont de plus en plus rares. À l'école, les jeunes sont des objets soumis que l'on remplit d'informations parcellisées et inutilisables. Au travail, il faut se soumettre aux impératifs de production, exerçant son ultraspécialité dans la plus complète soumission. Sans travail et sans école, on se soustrait à l'exploitation, mais on se désocialise, on devient des objets inutilisés, sans moyen de gratification, n'ayant plus d'espace pour agir, pour retrouver sa dignité de sujet. Une organisation telle que celle préconisée serait une aventure individuelle et collective, ou chaque personne y trouverait son compte. Tous et toutes apprendraient les uns des autres, deviendraient des pédagogues, des hommes et des femmes d'action, trouvant ainsi l'opportunité de comprendre leur environnement, de le modifier, enfin, de devenir des sujets. De plus, avec le temps, il se créerait un sentiment d'appartenance, l'organisation devenant alors à la fois une école, un réseau d'entraide, de soutien et de lutte.

 

  • N'est-ce pas naïf de croire qu'en changeant la structure, la dominance et l'autorité disparaissent mécaniquement?

Ayant tous et toutes, par notre socialisation, appris à se soumettre à l'autorité et à l'exercer par compensation, il est évident que la structure à elle seule ne change pas les individus du jour au lendemain. Toutefois, une telle structure, impossible autrefois par manque d'infrastructure (informatique, autoroute électronique, etc.), rend les conditions favorables pour le développement d'une nouvelle culture plus humaine. Bien entendu, la structure ne remplace pas les techniques d'animation et de gestion de type coopératif déjà existantes. Au contraire, elle les rend plus que jamais indispensables, et on devrait d'ailleurs continuellement chercher à les améliorer, de manière individuelle et collective. De plus, la circulation des membres entre les cellules permet aux bonnes expériences de se généraliser plus rapidement, et des mauvaises, de s'atténuer. Car la personne qui aura reçu une mauvaise rétroaction (feedback) de ses pairs pourra se reprendre dans un nouveau milieu où l'on n'attendra pas d'elle une performance négative (effet pymalion 4).

 

  • Quelles garanties auraient les membres d'une telle organisation pour que le C.C. ne s'approprie pas le pouvoir pour ses propres fins?

Être conscient du problème est déjà une manière de chercher à l'éviter. À ce chapitre, il existe déjà des mécanismes, mais d'autres, résultats de réflexions collectives, devraient s'y ajouter. D'abord, la non-permanence du C.C. (tous et toutes y allant à tour de rôle), si elle est institutionnalisée et garantie (dans le fonctionnement même du logiciel), enlève certains risques. Ensuite, les tâches du C.C. devraient être balisées dans des limites claires au sein d'une constitution, et le C.C. devrait rendre des comptes à l'ensemble des cellules de manière suivie. De plus, chaque cellule communiquerait directement avec l'ensemble des cellules où elle pourrait ainsi rendre "publique" des critiques adressées au C.C. Enfin, un C.C. suppléant pourrait être mis sur pied, pour que, le cas échéant, la majorité (par exemple 60%) puisse désactiver un C.C. pour le remplacer par un autre. Enfin, on pourrait dire que si l'objectif de créer une conscience collective est atteint, les membres ne se laisseront pas duper facilement.

 

  • Une telle organisation ne risque-t-elle pas de reproduire, comme l'a fait les autres organisations progressistes, l'oppression historique des femmes ou celle de d'autres groupes?

Encore là, il faudrait être très vigilant-e. L'objectif est d'éliminer les contradictions soumission et dominance, et à ce chapitre, les femmes, pour leur oppression historique, sont souvent plus perspicaces que les hommes. Elles devraient donc être encouragées à dénoncer les attitudes machistes ou autoritaires, non pas dans une perspective de rectitude politique (politicly correct), mais dans une recherche d'autocritique des membres (pédagogie plutôt que censure). Enfin, les femmes (ou d'autres groupes) pourraient décider de mettre sur pied une organisation parallèle non mixte fonctionnant d'une manière analogue, ce qui ne pourrait que renforcer l'organisation mixte.

 

  • Et si les autorités arrivaient à infiltrer l'organisation, cela ne mettrait-il pas en péril tout le projet?

Ce problème n'est pas spécifique à cette organisation, mais à toute organisation menaçant l'ordre établi. À tout le moins, cette organisation aurait certains mécanismes de défenses dont en voici quelques-uns:

1.     Les membres n'utiliseraient pas leurs noms et adresses.

2.     Les réunions seraient toujours en des lieux publiques différents.

3.     L'organisation et ses cellules ne revendiqueraient aucune action, illégale ou non.

4.     Un C.C. suppléant pourrait exister en cas de dissolution du premier

5.     Les cellules communiqueraient entre elles de manière indépendantes.

6.     Les informations sur les heures et lieux de réunions ne seraient pas centralisées par le C.C.

7.     L'information échangée serait codée et signée (PGP).

8.     Si s'infiltrait un indicateur, il devrait, pour ne pas être dépisté, bien se comporter. Les torts qu'il pourrait faire seraient donc limitées. Même son éventuel passage au C.C. serait bref. Il ne risquerait pas d'imposer quoi que ce soit puisque personne n'imposerait rien.

 

  • Comment une telle organisation se financerait-elle?

Dans un premier temps, l'organisation pourrait se financer à partir de ses membres, dans la mesure où les coûts ne seraient pas très élevés. Toutefois, comme il est prévisible que les moyens des membres soient aussi limités, des membres pourraient créer des initiatives pour financer l'organisation. Il faudrait toutefois que ces initiatives ne mettent aucunement en question l'indépendance de l'organisation, et qu'elles n'aient pas à l'encontre de grands principes généraux liés à l'exploitation. On pourrait penser à des coopératives, des organismes communautaires servant de façade, ou d'autres initiatives qu'il est préférable de ne pas préciser ici.

 

 

SUGGESTION D'OUVRAGES

  1. Bakounine, M., Marx, K. et Ribeill, G. Socialisme autoritaire ou libertaire? Tomes I et II, Union Générale d'Édition, Paris, 1975.
  2. Bezoukof, A. Que faire? Montréal, 2000.
  3. Freire, P. Pédagogie des opprimés. François Maspero, Paris, 1977.
  4. Guérin, D. L'anarchisme. Gallimard, Paris, 1965.
  5. Guérin. D. Pour un marxisme libertaire. Robert Laffont, Paris, 1969.
  6. Illich, I. Une société sans école. Édition du Seuil, Paris, 1971.
  7. Laborit, H. La nouvelle grille. Gallimard, Paris, 1982.
  8. Milgram, S. Soumission à l'autorité : un point de vue expérimental. Calmann-Lévy, Paris, 1974.
  9. Toffler, A. La troisième vague : essai. Denoël, Paris, 1980.

  

 

 

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