Chez un ami, un samoura� retire son katana dans la salle d�entr�e et le place sur le r�telier pr�vu � cet effet. Chez un �tranger, le samoura� pose son katana devant lui lorsqu�il s�agenouille sur le tatami. S�il est pos� sur sa droite, de mani�re � ne pas pouvoir �tre d�gain� facilement le samoura� affirme implicitement qu�il a confiance en son h�te. S�il la pose sur sa gauche, il laisse entendre qu�il se m�fie de son h�te ou que ce dernier doit se m�fier de lui. Si l�invit� passe dans une autre pi�ce ou m�me dans un autre coin de la salle o� il se trouve, il emm�ne son �p�e. Le wakizashi reste dans son obi, car il est trop court pour le g�ner lorsqu�il s�agenouille.

Il est tr�s impoli de poser le katana garde en avant, de mani�re � ce qu�elle soit face � l�h�te, car cela laisse entendre qu�il est trop maladroit avec cette arme pour s�en emparer et constituer un danger. Il est impoli de la part de l�h�te de porter des �p�es lorsqu�il re�oit un invit�, mais elles se trouvent g�n�ralement non loin de l�, sur leur r�telier.

Il est tr�s impoli de marcher sur l��p�e de quelqu�un au lieu de la contourner ou de la toucher sans la permission de son propri�taire. Les samoura�s dont les fourreaux se touchent par hasard dans les rues encombr�es d�une ville d�gainent souvent imm�diatement et tentent de s�entre-tuer pour effacer l�insulte.

Lorsqu�un samoura� entre dans un th��tre ou dans le quartier des geishas, il laisse ses �p�es � l�ext�rieur (� peu pr�s comme un Occidental laisse son manteau au vestiaire avant d�entrer dans une bo�te de nuit).

On parle quelquefois de l��p�e d�un samoura� comme de son �me. Son katana et son wakizashi sont g�n�ralement des dons de son seigneur, que ce soit directement ou par l�interm�diaire de l�anc�tre qui les a re�us � l�origine. Perdre son �p�e ou se la faire voler est une honte qui ne peut �tre effac�e que par le suicide.., ou la r�cup�ration de l�arme.

Parmi les Buke, il existe une courtoisie sp�ciale dans le port et le maniement des deux �p�es, une marque de rang. Tous les hommes de la caste des Buke ont le droit de porter un Katana et un Wakizashi, le �Daito� et le �Shoto�. Port�s ensemble, cette paire d�armes est appel�e le �Dai-sho�

Tout insulte faite � l��p�e est une insulte au porteur de l�arme et ne peut �tre veng�e que par l�utilisation de l��p�e. M�me toucher le fourreau de l�arme d�un Samoura� est une insulte entra�nant un combat. Les rues surpeupl�es peuvent alors se transformer en champ de bataille si deux guerriers, dont les fourreaux se sont heurt�s quand ils se sont crois�s, d�gainent leur arme pour venger l�insulte.

Le Katana est port� dans la large ceinture du Buke. Quand il est port� sans intention d��tre utilis�, le tranchant de la lame est orient� vers le sol. C�est un signe d�intention pacifique, car d�gai�ner en �Iaijutsu�, une attaque soudaine, est impossible avec l�arme dans cette position. Porter l��p�e avec te tranchant vers le haut est la position normale d�utilisation. Prendre l�arme et la tour�ner en position de combat, en abandonnant la position �paisible�, est consid�r� comme un geste de d�fi.

En entrant dans une maison, la courtoisie demande que le Samoura� retire le Katana de sa ceinture, toujours dans son fourreau, pour le laisser � l�entr�e. Dans les maisons nobles ou riches, une servante attend � la porte pour recevoir les armes. Celles-ci sont rang�es dans un r�telier sp�cial, et sont rendues � leur pos�sesseur quand il part. Dans une maison amie, un visiteur retira son Wakizashi quand il s�assoit face � son h�te, le posant � c�t� de lui. Dans une maison o� la situation est plus tendue, l�invit� garde son arme la plus courte.

En pr�sence d�un Daimyo, seuls ses gardes personnels et ses fid�les les plus �prouv�s ont le droit de garder leur Katana. Une des plus grandes marques de confiance qu�un Daimyo peut accorder est le droit de venir en sa pr�sence en �tant compl�tement arm�.
Iaido
Acceuil

Le mot "Ia�do" signifie la "rencontre" de deux combatants.
(I =�tre, Ai=Harmonie Do= voie) ou JUTSU=Techniques de combat

Auparavant son nom d�pendait des diff�rentes �coles, cependant l'id�e fondamentale consiste � contrer une attaque impr�vue, avec une frappe d�termin�e qui ne laisse aucune chance � l'adversaire de se d�fendre et gagner. C'est cet art du sabre que l'on appelle le Ia�

La naissance du Ia� remonte probablement � l'ancienne �poque de NARA, ou bien au d�but de l'�re du HEIAN. Mais plus g�n�ralement, on estime que c'est une technique de sabre invent�e � l'�poque de SENGOKU (�poque de guerre entre fin 15� et fin 16�). Au commencement, cette technique fut concue pour s'opposer � l'ennemi sur le champ de bataille avec un poignard ou un sabre lorsque la lance �t� cass�e. Depuis, comme le KENDO, le Ia� s'est d�velopp�, puis il a �t� introduit dans plusieurs formes de divers arts martiaux. Aujourd'hui on dit que son fondateur est HAYASHIZAKI JINSUKE SHIGENOBU.

Pendant longtemps, le Ia� n'�tait qu'une des nombreuses techniques de sabre. Dans le KEN-JUTSU des KORYU, il n'y avait pas de s�paration nette quidistinguait le Ia� du KEN-JUTSU. C'est pourquoi, on pouvait marquer son nom dans l'histoire du sabre en tant que ma�tre de KEN-JUTSU, et non en tant que ma�tre de Ia�.

Puis, par la pression exerc�e par le "HAI-TO-REI", loi interdisant le port su sabre promulgu�e � l'arriv�e de l'�re MEIJI, cette �poque d'�panouissement de la civilisation, le Ia� connut sa s�paration avec le KEN-JUTSU. Alors que le KEN-JUTSU reprenait son souffle � la guerre de SEINAN (guerre du sud-ouest), des 70 �coles de Ia�, il n'en restait plus qu'une vingtaine. Le Ia� n'�tait plus pr�sent� que lors du DAI NIPPON BUTOKU-KAI (Assembl�e des Art Martiaux du Grand Japon. C'�tait la d�cadence du Ia�.

NAKAYAMA HIROMISHI :
L'homme qui sauva cet art fut le fondateur du Ia� moderne, NAKAYAMA HIROMISHI. Il s'int�ressa au Ia� vers le milieu de l'�re MEIJI.
Ainsi le Ia� redevenait petit � petit actif. Apr�s la fin de la deuxi�me guerre mondiale, les forces d'occupation impos�rent la confiscation du NIHON-TO (sabre japonais) et l'abolition du KENDO ; on cr�t � la fin du BUDO. Mais avec la r�surrection du KENDO en 1953, le Ia� aussi ressuscita. La ZEN NIHON KENDO RENMEI (F�d�ration japonnaise de KENDO) fut cr��e, et parall�lement � l'�volution positive du KENDO, le nombre de pratiquants de IAIDO augmenta. En 1957, le Ia�do int�gra la ZNKR, on fonda les grades de SHODAN (1er DAN) � JYUDAN (10�me DAN) et les titres de RENSHI, KYOSHI et HANSHI comme au KENDO.

La ZNKR pensa alors � cr�er une nouvelle forme de IAIDO, simple et facile � apprendre pour les pratiquants de KENDO en vue d'apprendre la manipulation du sabre et d'acqu�rir le TE-NO-UCHI (travail des mains), utile aussi bien en KENDO qu'en IAIDO. Dans les ann�es 1955-60, un programme fut concu et une r�union rassemblant 7 grands ma�tres fut organis�e. Mais cette premi�re rencontre se solda par un �chec. Ce n'est qu'en 1966 qu'une nouvelle tentative fut faite avec la constitution d'un comit� de recherche r�unissant cette fois-ci 12 grands ma�tres. Le leader �tait le Pr�sident OTANI KAZUO et on parle souvent de sa grande contribution � la r�ussite de l'oeuvre.

En 1969 le IAIDO de la ZNKR fut promulgu� sous le nom de SEITEI-IAI. Ce IAI ZNKR fut concu au d�but pour l'�ducation sup�rieure des hauts grad�s de KENDO avec pour devise "On ne doit pas pratiquer le KENDO sans pratiquer le IAIDO". Il fut bien accueilli par ceux qui s'int�ressaient aux KORYU. En mars 1980, 3 techniques suppl�mentaires furent ajout�es aux 7 d�j� existantes. Par ce fait le SEITEI-IAI comportait d�sormais 10 KATA comme le KENDO et sa structure a �t� renforc�e.

Depuis le SEITEI-IAI s'est r�pandu progressivement dans tout le Japon, puis il commenca � �tre �tudi� dans le monde, de plus en plus de personnes d'origines diverses entreront ainsi dans la pratique du IAI. La n�cessit� de la traduction du manuel de IAI de la ZNKR se fit sentir. Le travail s'acheva en novembre 1988. Pour marquer l'int�gration du IAIDO, la f�d�ration japonaise de KENDO prit en 1990 l'appelation ZEN NIHON KENDO RENMEI IAIDO.
D�finition & un peu d'histoire
�tiquette de l'�p�e au japon

Il y a � peu pr�s une demi douzaine de personnes impliqu�es dans la construction d'un sabre. Le forgeron s'occupe de la lame. Il commence avec un acier traditionnel appel� Tamahagane et plie et replie le volume d'acier au marteau un certain nombre de fois. Puis il fabrique deux objets d'une part le shinganae, un volume d'acier creux et d'autre part le Kawagane ou acier plein. Kawagane est pli� maintes et maintes fois et fini par �tre dur et ductile. Dans les assemblages simples, une pi�ce Kawagane est pli�e autour d'une pi�ce shinganae. Ainsi le shinganae permet � la lame de plier au lieu de casser � l'impact et le Kawagane quant � lui permet d'avoir un tranchant fabuleux. Des m�thodes plus compliqu�es peuvent produire des �p�es faites avec 5 pi�ces d'acier diff�rentes toutes forg�es diff�remment. Le proc�d� de pliage est suivi attentivement de tr�s pr�s pour contr�ler l'uniformit� et la teneur de l'acier en carbone. Un forgeron accomplie peut dire � l'�il et au dixi�me de pourcentage pr�s la teneur en carbone de l'acier. Lorsque la lame du sabre est pli�e convenablement, qu'elle est de longueur ad�quate et qu'elle poss�de une courbe qui si�e au forgeron, ce dernier d�grossit les d�fauts � l'aide d'une pierre polie et peaufine les d�tails. Puis vient le moment du polissage. Celui qui polie utilise successivement diff�rentes pierres pour finir la lame. C'est lui qui est responsable du tranchant, mais ce n'est qu'une partie de son vrai labeur qui consiste � faire ressortir la beaut� de ce qu'a produit le forgeron. Bien polie, la complexit� de l'assemblage est alors r�v�l�. Autrement, la lame est g�ch�e. Puis vient le tour du menuisier qui fabrique le saya (fourreau). Chaque saya est traditionnellement sculpt� dans l'arbre nomm� Ho. Il doit parfaitement �pouser les formes de la lame. Par cons�quent chaque saya est unique. Le bijoutier lui, fabrique le habaki, qui est ce petit morceau de m�tal situ� entre le sabre et le fourreau et qui emp�che la lame de tomber du saya. L'ouvrage est finit par diff�rents artisans. Ils s'occupent de faire la Tsuba (garde main), la Tsuka (poign�e) et le Menuki (l'ornementation). Combien peut-il y avoir de couches dans un sabre ? Des pliages et repliages successifs, il en r�sulte un nombre de couches qui d�pends strictement du forgeron lui-m�me. Shinganae est g�n�ralement pli�10 fois, il en r�sulte 1000 couches diff�rentes. Kawagane est pli� de 12 � 16 fois, c'est selon le type d'acier et le forgeron, ce qui produit un nombre de couches allant de 4000 � 65000 !!
La fabrication des sabres
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�tiquette de l'�p�e au japon
La fabrication des sabres
Serment du samourai

"Je n'ai pas de parents, je fais des cieux et de la terre mes parents.
Je n'ai pas de demeure, je fais de Tan t'ien ma demeure.
Je n'ai pas de pouvoir divin, je fais de mon honn�tet� mon pouvoir divin.
Je n'ai pas de fortune, je fais de ma docilit� ma richesse.
Je n'ai pas de pouvoir magique, je fais de ma personnalit� mon pouvoir magique.
Je n'ai ni de vie ni de mort, ma vie et ma mort ne font qu'un.
Je n'ai pas de corps, je fais de mon sto�cisme mon corps.
Je n'ai pas de Yeux, je fais du flash de l'�clair mes yeux.
Je n'ai pas d'oreilles, je fais de ma sensibilit� mes oreilles.
Je n'ai pas de membres, je fais de ma promptitude mes membres.
Je n'ai pas de lois, je fais de mon autod�fense ma loi.
Je n'ai pas de strat�gie, je fais du droit de tuer celui de prot�ger ma strat�gie.
Je n'ai pas de dessein, je fais de la saisie instinctive de l'opportunit� mon dessein.
Je n'ai fais pas de miracle, je fais du respect de la loi mon miracle.
Je n'ai pas de principes, je fais de mon adaptation en toutes circonstances mon principe.
Je n'ai pas de tactique, je fais de la vacuit� et de la pl�nitude ma tactique.
Je n'ai pas de talents, je fais de mon esprit pr�t � r�agir mon talent.
Je n'ai pas d'amis, je fais de mon esprit mon ami.
Je n'ai pas d'ennemis, je fais de l'imprudence mon esprit.
Je n'ai pas d'armure, je fais de ma bienveillance mon armure.
Je n'ai pas de ch�teau, je fais de mon esprit in�branlable mon ch�teau.
Je n'ai pas d'�p�e, je fais de mon non-�tre mon �p�e."
Serment du samourai
Capsule Combokar
le samoura� est l'homme parmi les hommes.
Composition du Katana
FUCHI - collier du fourreau
KASHIRA - pommeau de la poign�e
KATANA - �p�e port�e dans l'obi, tranchant vers le haut
KOJIRI - extr�mit� du fourreau
KOSHIRAE - fourreau avec les garnitures
MEKUGI - cheville qui fixe le tang dans le manche
MEKUGI-ANA - trou pour le mekugi
MENUKI - ornement
SAGEO - cordon utilis�e pour attacher le saya � l'obi
SAME ' - peau de requin utilis�e pour recouvrir la poign�e
SAYA - fourreau
SEPPA - rondelles ou entretoises
SHIRASAYA - fourreau en bois pour entreposer la lame
TSUBA - garde
TSUKA - poign�e
TSUKA-ITO - la�age pour la poign�e
Laido page 2 >
Partie du Katana
Acceuil
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