Trente-cinq squatteurs délogés manu militari
21 octobre 2003 - Le Soir
PIERRE VASSART Cest sans doute sans surprise que les trente-cinq squatteurs qui occupaient depuis mercredi lancienne usine Léonidas de la rue du Rempart des Moines dans le quartier Dansaert, au centre-ville ont vu débarquer lundi matin, vers 6 h 30, un nombre impressionnant de policiers venus les en déloger à la suite dune plainte déposée par le propriétaire des lieux, la « Erasmus Hogeschool ». Les squatteurs, regroupés en un collectif baptisé « Une semaine à Bruxelles », agissaient dans le cadre dune semaine douverture des squats, qui selon le compte rendu disponible sur le web dune de leurs réunions, se donne pour objectif douvrir un minimum de quatre lieux. Cela, notamment, vu la crise immobilière insensée (...), vu la métamorphose dune Bruxelles vivante (...) en centre daffaires et de tourisme propre et insipide et vu la pression policière face aux fêtes non commerciales, précise un communiqué diffusé sur le site dinformations alternatif « Indymedia ». Dès loccupation du bâtiment, la « Erasmus Hogeschool », qui rénove lespace afin dy installer des studios pour ses étudiants, avait déposé plainte. Elle avait obtenu vendredi un jugement en référé qui ordonnait aux squatteurs dévacuer les lieux. Ce jugement leur avait été signifié par huissier. Cest celui-ci qui a demandé lassistance de la police afin de faire exécuter cette décision judiciaire, a expliqué Christian De Coninck, porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles. Les squatteurs ont été emmenés par la police pour être interrogés. Comme il semble que beaucoup dentre eux soient Français, Néerlandais, Canadiens ou Italiens, il est possible que certains reçoivent un ordre de quitter le territoire, a estimé Christian De Coninck. Un peu partout en Europe, une nébuleuse de mouvements altermondialistes attire régulièrement lattention du public sur les problèmes de logement par des actions de ce type.
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