22 octobre 2003

Clap première sur Bruxelles !
L’activité du Centre Ariane toujours réduite
Vent d’optimisme pour les fonds structurels
La Grand-Place au bout de 42,195 km
Fin d’un chancre à Matonge ?
Bruxelles en mission à l’Est
CFE rénove le Gresham
Arrachées d’une filière de prostitution
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Erasme vient en aide au Cameroun
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Trente-cinq squatteurs délogés manu militari
21 octobre 2003 - Le Soir

PIERRE VASSART

C’est sans doute sans surprise que les trente-cinq squatteurs qui occupaient depuis mercredi l’ancienne usine Léonidas de la rue du Rempart des Moines – dans le quartier Dansaert, au centre-ville – ont vu débarquer lundi matin, vers 6 h 30, un nombre impressionnant de policiers venus les en déloger à la suite d’une plainte déposée par le propriétaire des lieux, la « Erasmus Hogeschool ».

Les squatteurs, regroupés en un collectif baptisé « Une semaine à Bruxelles », agissaient dans le cadre d’une semaine d’ouverture des squats, qui selon le compte rendu disponible sur le web d’une de leurs réunions, se donne pour objectif d’ouvrir un minimum de quatre lieux. Cela, notamment, vu la crise immobilière insensée (...), vu la métamorphose d’une Bruxelles vivante (...) en centre d’affaires et de tourisme propre et insipide et vu la pression policière face aux fêtes non commerciales, précise un communiqué diffusé sur le site d’informations alternatif « Indymedia ».

Dès l’occupation du bâtiment, la « Erasmus Hogeschool », qui rénove l’espace afin d’y installer des studios pour ses étudiants, avait déposé plainte. Elle avait obtenu vendredi un jugement en référé qui ordonnait aux squatteurs d’évacuer les lieux. Ce jugement leur avait été signifié par huissier. C’est celui-ci qui a demandé l’assistance de la police afin de faire exécuter cette décision judiciaire, a expliqué Christian De Coninck, porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles.

Les squatteurs ont été emmenés par la police pour être interrogés. Comme il semble que beaucoup d’entre eux soient Français, Néerlandais, Canadiens ou Italiens, il est possible que certains reçoivent un ordre de quitter le territoire, a estimé Christian De Coninck.

Un peu partout en Europe, une nébuleuse de mouvements altermondialistes attire régulièrement l’attention du public sur les problèmes de logement par des actions de ce type.•

 
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