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Philippines: Manille d�clar�e "en �tat de r�bellion"

La ville de Manille a �t� d�clar�e mardi en "�tat de r�bellion" apr�s l'attaque dans la nuit du palais pr�sidentiel par des milliers de partisans de l'ex-pr�sident emprisonn� Joseph Estrada qui a fait trois morts, des dizaines de bless�s et qui s'est sold�e par des arrestations.La pr�sidente des Philippines Gloria Arroyo a accus� Joseph Estrada d'avoir cherch� � la renverser pour former une junte militaire. L'�tat de r�bellion d�cr�t� par Mme Arroyo qui a succed� � M. Estrada en janvier dernier, autorise la police � d�tenir des suspects pour des p�riodes ind�termin�es. Le porte-parole de la pr�sidente Arroyo, Rigoberto Tiglao, a pr�cis�, en faisant part de cette d�cision, qu'elle "permet au gouvernement de tout faire pour �craser (la r�bellion)".Quelque 8.000 partisans de l'ancien pr�sident ont attaqu� dans la nuit de lundi � mardi le palais pr�sidentiel de Malacanang � Manille. Peu avant l'aube, ces milliers de manifestants, jeunes pour la plupart et arm�s de b�tons ou de pistolets artisanaux, ont tent� d'investir la palais, qui �tait prot�g� par des centaines de policiers. La bataille de rue qui a suivi a fait au moins trois morts, dont deux policiers, selon les autorit�s et la t�l�vision qui a montr� le corps d'un des manifestants. Sur ordre de la pr�sidente, la police anti-�meutes appuy�e par des soldats en armes a dispers� mardi ces milliers de manifestants, toujours assembl�s non loin du palais pr�sidentiel de Malacanang.Les autorit�s ont ordonn� l'arrestation de plusieurs personnalit�s de l'opposition, dont deux s�nateurs et l'ancien chef de la police, proches de l'ancien pr�sident d�chu, � la suite de cette tentative de prise du pouvoir, selon un haut responsable des services de renseignement.Les soldats, plac�s en arri�re de la police, ont tir� des coups de semonce en l'air, tandis que les manifestants jetaient des pierres et des b�tons sur les forces de s�curit� qui les refoulaient lentement sous la pression de leurs boucliers anti-�meutes. Une fum�e noire �tait visible au-dessus des gratte-ciels de la capitale philippine o� ces manifestants furieux de leur attaque manqu�e ont br�l� des voitures, dont un v�hicule de la t�l�vision, et tent� de piller des magasins, tout en fuyant ces policiers charg�s de les disperser. "Nous ne nous attendions pas � cela", a d�clar� le conseiller � la S�curit� Nationale Roilo Golez, expliquant que les autorit�s avaient � pr�sent abandonn� leur politique de "tol�rance maximum". "C'est irrationnel, et nous voulons que cela s'arr�te d�s que possible", a-t-il ajout�.Quelque heures apr�s cette attaque manqu�e, Gloria Arroyo a pris la parole en direct � la t�l�vision pour accuser les partisans du pr�sident d�pos� d'avoir tent� de prendre le pouvoir. "Ils avaient pr�vu de faire tomber le gouvernement l�gitime et de mettre en place leur propre junte", a d�clar� la pr�sidente, indiquant qu'un projet de d�claration de Joseph Estrada pour "annoncer son retour" au pouvoir avait �t� d�couvert dans l'h�pital o� il subissait des examens m�dicaux.L'arm�e a de son c�t� r�affirm� publiquement qu'elle soutenait � 100% la pr�sidente bien que certains "alli�s" de Joseph Estrada aient tent� de recruter "certains officiers". "Les forces arm�es sont intactes et tr�s unies, et toutes les suggestions de ruptures dans leurs rangs sont infond�es", a d�clar� � la t�l�vision le porte-parole de l'arm�e, le g�n�ral Edilberto Edan.Les partisans de l'ancien pr�sident pourraient toutefois disposer en r�serve d'une "unit� arm�e" et leur marche de mardi sur le palais pr�sidentiel pourrait n'�tre "qu'une phase" de leur tentative de reprendre le pouvoir, a d�clar� le chef d'�tat major de l'arm�e, le g�n�ral Diomedio Villanueva.T�t dans la matin�e, le pr�sident d�chu et son fils, Jose Ejercito, qui doivent tous deux compara�tre en justice pour corruption, avaient �t� transf�r�s dans un centre de d�tention � l'ext�rieur de Manille. Parlant par t�l�phone au nom de son p�re depuis ce centre de d�tention, Jose Ejercito avait lanc� un appel au calme � l'adresse des manifestants et des policiers. Mais il avait soutenu l'action des partisans de son p�re en affirmant qu'elle avait comme objectif de prot�ger la "constitution". 1
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