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HELIOPOLIS |
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La journ�e avait �t� maussade, le ciel versatile, les br�ves apparitions du soleil, sournoises, lourdes, demi-voil�es mais n�amoins suffocantes; Le tonnerre n'avait cess� de gronder au dessus du mont Liban, pas de ces orages spectaculaires o� le ciel se d�cha�ne, pas de ces pluies diluviennes qui tranforment la moindre fissure de la montagne en torrent, non juste quelques gouttes trop lourdes s'�crasant comme des bouses de vaches sur un sol trop chaud et s'�vaporant imm�diatement. Les borborygmes d'un ciel malade accompagn�s d'�clairs de chaleur un peu minables. Ce jour avait vu l'arriv�e de Tarquitius envoy� de Rome. |
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TIMGAD |
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Un ciel d'apr�s-orage, incertain et gris fonc�, peut-�tre m�me un peu violet. Des nuages lourds, mous et trop bas et, pour remplir l'espace restant : de petits morceaux de bleu. Pas de ce bleu qui fait plaisir, un bleu d'ailleurs, pas encore apprivois�. Une odeur de terre trop chaude et mouill�e, un peu comme la Provence, avec la lavande en moins... mais pas tout � fait �a; d'ailleurs rien n'�tait tout � fait �a, rien n'�tait amical, ni familier � part peut-�tre l'usure des pierres encore humides de la voie qui menait aux deux colonnes encore dress�es d'un temple d�di� para�t-il � Bacchus.
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RITUEL |
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De petits groupes de sorciers se d�pla�aient de villages en villages en psalmodiant des incantations qui para�t-il faisaient venir la pluie. Ces groupes �taient constitu�s de quatre ou cinq personnes , d'une fl�te, d'un zorna, d'une derbouka, d'un tambour rond et plat frapp� avec une baguette de bois recourb�e, qui marquait le rythme de mani�re plus r�fl�chie que la derbouka mais dont j'ai oubli� le nom... ...et de beaucoup de couleurs. Parmi ces hommes il y en avait toujours un plus grand que les autres, � la peau un peu plus fon��e, au nez plus long et fin, dont le turban, plus soign� renfermait tr�s certainement un grand nombre d'amulettes et peut-�tre encore beaucoup de signes qui le distingaient des autres ; tout cela n'avait au fond aucune importance, ce qui importait, c'�tait le regard de ses yeux noirs, per�ants, sup�rieurs, m�prisants et ironiques; il ne jouait d'aucun instrument, ne chantait ou ne parlait qu' avec une extr�me parcimonie. Sa seule pr�sence rendait le groupe "cr�dible". Leurs chants attiraient les paysans du village, qui s'empressaient de faire des offrandes (en fonction de leurs d�sirs de voir arriver la pluie) Le tour du village termin�, ou plut�t lorsque "regard" estimait qu'il n'�tait pas possible de "tirer plus", la petite troupe se dirigeait vers une colline avoisinante et, dans le secret d'un rite magique, plantait d'immenses b�tons munis � leurs extr�mit�s de morceaux d'�toffe aux couleurs bariol�es. Quelquefois, dans les Aur�s, il pleuvait..................... |
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