
Si vous désirez savoir pourquoi je suis là...
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La réponse n'est évidemment pas simple mais je vais tâcher d'être la plus claire, la plus synthétique et la plus sincère possible. Je ne peux pas cependant me livrer à cette tentative sans vous faire un peu d'histoire... Aussi loin que remonte mes souvenirs, je crois que j'ai toujours été habitée par le Désir. Je le porte en moi depuis ma plus tendre enfance, aimant déjà sentir le frôlement du drap sur mon corps impubère ou, les chauds après-midis d'été, m'alanguir dans le tas de paille du grenier. Là, dans les vapeurs odorantes qui m'enivraient, ma jupe retroussée sur mon ventre nu, je frissonnais de plaisir à l'idée même de cette nudité que j'osais à peine toucher... Non par pudeur ou réserve, mais parce que je savais mon corps gorgé d'un merveilleux pouvoir. Un pouvoir que je percevais comme un don du Ciel , étant persuadée que j'étais la seule fille au monde à en être dotée. Et puis à l'orée de mes quatorze ans, j'ai fait la connaissance d'Annick, une fille de mon âge qui venait passer ses vacances scolaires chez ses grands-parents qui n'étaient autres que nos voisins. Chaque fois que le calendrier l'amenait à rejoindre ces derniers, nous passions le plus clair de nos journées dans ce même grenier. Lui ai-je appris à aimer l'odeur forte de la paille, ou bien a-t-elle découvert que nous avions des habitudes et des inclinations communes? Un lundi de Pâques, nous nous sommes retrouvées dans notre grenier, et là, étendues sur ce même lit de paille, si je me souviens de nos jambes découvertes jusqu'à nos petites culottes blanches, je serais bien incapable de dire aujourd'hui laquelle de nous deux a a été la première à faire glisser la sienne sur ses cuisses.... Le lendemain, nous avons recommencé, et le mercredi, nous ne nous sommes pas cachées que nous partagions les mêmes secrets et que nos corps paraissaient détenir les mêmes pouvoirs. Et ce grenier est rapidement devenu notre lieu favori, notre repaire, notre coin et notre jardin secrets. Allongées l'une face à l'autre sur notre douce, chaude et bien douillette couche végétale, nous ne nous cachions rien des parties de nos jeunes corps qui savaient nous donner tant d'émotions, et nous aimions nous ouvrir au regard de l'autre, prenant un même plaisir à contempler longuement la vulve écartelée dont les doigts de celle-là nous offraient la vision, qu'à donner la même au regard de notre vis à vis, heureuses que nous étions des émois qui nous faisaient nous ouvrir plus largement encore, et qui n'en finissaient pas de faire frémir nos jeunes corps. Lorsque nous avons atteint notre seizième année, nous nous sommes physiquement rapprochées, et durant un après-midi d'orage, nous avons connu notre premier baiser et nos premières caresses, touchées que nous étions par l'infinie douceur de nos bouches, et émerveillées de pouvoir faire courir nos doigts et nos lèvres sur ces formes et dans ces creux, que nos propres doigts étaient jusque-là seuls à connaître. Si le plaisir que nous avons tiré de cette étreinte a été multiplié par trois ou quatre, il n'a pas pour autant éteint, ou seulement réduit, le désir que nous avions de nous montrer l'une à l'autre, et le plus souvent nos bras ne se nouaient et nos lèvres ne se soudaient qu'après nous être longuement et visuellement offertes à nos regards... Nous venions d'avoir dix-huit ans lorsque Annick a fait la connaissance de l'homme qui allait devenir son époux. A cet âge, je n'avais encore pas connu de garçon et, très vite, j'ai voulu savoir si, à leur contact, j'allais connaître des émois aussi vifs que ceux que j'avais pu éprouver auprès de ma jeune amante. En laissant ma virginité, j'ai su que j'avais trouvé là une autre gisement, qui savait fort bien griser mes sens, faire naître le désir et m'apporter tout autant de plaisir, mais différemment. Et lors de ma première année de Fac, j'ai compris que j'étais parfaitement bisexuelle, étant tout autant émue par le sourire d'une femme que par le regard d'un homme, et tout aussi sensible au galbe des jambes de la première qu'au torse velu du second. Il m'a fallu attendre de venir habiter Paris pour savoir que si j'aimais la compagnie des deux sexes, je prenais également un vif plaisir à me montrer. Je n'emploierai pas le mot qui, dans le dictionnaire ou les traités de sexologie, caractérise ce comportement, et je ne le ferai pas pour deux raisons : d'abord le mot me heurte bien plus que son contenu, ensuite parce que j'ai le sentiment que l'on apparente des biches à des animaux de basse-cour, et que ces classifications zoologiques m'insupportent. Oui c'est vrai, j'aime me montrer..., j'aime sentir un regard peser sur moi, m'ouvrir et se repaître de l'affolante et forte vision que je lui offre..., j'aime voir les yeux de celle-là ou de celui-là s'enflammer, et j'aime m'observer dans ces derniers comme dans un miroir, m'excitant de mon propre corps ainsi exposé. Ai-je été marquée par ces années passées auprès d'Annick, dans ce grenier, ou bien suis-je ainsi faite, cette inclination étant naturelle, comme est innée chez moi la couleur claire de mes yeux? La science et la psychologie pourraient peut-être répondre à cette question, mais je me moque de connaître la réponse car elle ne me referait pas. Et c'est tant mieux!... Remerciant tous les matins le Ciel de m'avoir faite à 32 ans ce que je suis, quelle que puisse en être la raison ou le motif. L'on me dira sans doute, oui mais pourquoi avoir choisi de dire cela ainsi, en optant pour la froide écriture d'un site informatique? N'aviez-vous pas d'autres moyens à votre disposition, ceux-là plus valorisants, comme la littérature ou la peinture?... Certes. Mais cela ne vaudrait cependant que si j'étais certaine de voir mes "oeuvres" éditées ou exposées, et je ne suis pas en revanche persuadée d'avoir le talent requis pour intéresser quelque responsable artistique que ce soit. Je recours donc à ses pages Web pour faire savoir et connaître ce que j'ai envie de confier et de faire découvrir, et je ne regrette finalement pas d'avoir opté pour cette démarche, peu commune, je vous le concède. Inspirée par l'honnêteté intellectuelle qui a toujours été la mienne et qui ne me quitte pas dès lors que j'ai décidé de me livrer à cette entreprise, ma production plaît, intéresse, passionne, provoque, scandalise..., bref, ne laisse pas indifférent. Et ce sont justement ces réactions à "chaud" et les échanges qu'elles induisent qui me font me féliciter tous les jours d'ouvrir la fenêtre devenue magique de mon PC, et de tirer en grand, pour vous, le rideau qui ne vous cachera rien de ce que je peux vivre de plus excitant, cela au coeur même de mon univers le plus intime. |
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